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ou vie siècle. Ciampini, Vetera Monumenta, t. II, pl. xxx.
ANTIOCHE (1), capitale de Syrie. — Voir V Atlas du Voyage pittoresque de la Syrie, de la Phénicie, Palestine, etc., par Cassas; Paris, 1798, 5 vol. in-folio, t. I, pl. ni. Ouvrage d’une magnifique exécution, mais dont il faut se métier, comme de tous les ouvrages pittoresques.
Le Patriarcat d’Antioche, carte dressée par d’Anville. Voir sa grande Géographie.
Vue de la ville d’Antioche, telle qu’elle était en 1630. Quoique celte planche paraisse faite d’imagination plutôt que sur nature, cependant elle est curieuse à consulter, et se trouve dans le Dictionnaire de la Bible deDom Calmet, t. I, pl. de la p. 174.
Monnaies des princes chrétiens d’Antioche, à l’époque des croisades. Planche des Mélanges de numismatique et d’histoire du baron Marchand, in-8°, 1818, pl. de la p. 62.
ANTIOCHUS (Saint), moine. — Figure en ied, dans la collection des saints du Cainet des estampes, à Paris.
ANTIPHONAIRES (2). — Presque tous les anciens livres de ce nom sont détruits. On en trouve cependantquelques-uns échappés aux mains des vandales, et qui sont recueillis depuis la disparition des abbayes, des couvents et monastères, dans les bibliothèques publiques, ou dans les dépôts des archives des provinces. Quelques fragments de ces précieux spécimens de la calligraphie monastique, sont reproduits dans divers ouvrages, dont nous signalerons ici quelques-uns de ceux que nous avons pu découvrir.
Le Comité historique de France a fait pu-
(1) Pour son histoire, voir Morisson , Voyage au moni S inaï, in-4" M. Forbin, Voyage dans le Levant. Taylor, Voyagea Jérusalem , en Syrie, etc.
(2) Sur ce genre de livre, voir les liturgistes, tels que Bergier, Dictionnaire de théologie ; Macri, Hierolexicon ; Du Gange, etc.
(3) Nous n’ignorons pas qu’il existe plusieurs ouvrages intitulés: Antiquitates christianœ ; celui de Paciaudi est du nombre et renferme bien des planches curieuses, mais qu’on sait consacrées spécialement à ce qui concerne les monuments du culte de saint Jean- Baptiste. Bingham n’offre aucune planche. Mamachi en renferme plusieurs ; mais il n’a pas eu l’intention de faire un traité complet sous le point de vue de l’art chrétien proprement dit , mais bien de la liturgie. Casalius, Goar, Durandus , Duranli , Thiers , Gerbert, Angélus Rocca, Cancellieri, Lebrun, Fabricius dans la Bibliolheca anliquaria, et bien d’autres, n’ont pas pensé à exécuter ce plan, ou s’ils y ont pensé, ils ne l’ont pas rnis à exécution. Bianchini avait conçu le plan d’un Musée chrétien, mais il ne l’a couduit que jusqu’au me siècle, et lorsque les monuments lui manquaient pour sa classification il en composait.
blier dans une de ses Instructions à ses correspondants, les fac-simils des notes de plain-chant d’un Antiphonaire, dont le tnanuscritdela main de saint Grégoire le Grand (vne siècle), appartient à la bibliothèque de l’abbaye de Saint-Gall, sous len°359.
La bibliothèque de Monza (Lombardie) possède un Antiphonaire manuscrit du ixe au xne siècle, où l’on trouve une miniature représentant saint Grégoire le Grand assis devant un pupitre, et composant le chant qui porte le nom de chant grégorien ou plain-chant. Près de la tête du saint une colombe, emblème du Saint-Esprit. Frisi donne une copie de cette miniature dans ses Memorie di Monza, t. III.
Les éditeurs -des Voyages pittoresques dans l’ancienne France ont publié dans celui du Languedoc, t. I, pl. 33 et suivantes, deux grandes lettres majuscules ornées de figures et d’ornements, provenant d’un Antiphonaire du xve au xvie siècle, qui appartient à la bibliothèque de la Société archéologique de Toulouse.
Une belle miniature d’un Antiphonaire du xive au xve siècle, publiée par Langlois, p. 65, pl. îx de son Essai sur la calligraphie au moyen âge , offre une très-curieuse représentation de la sainte Trinité avec plusieurs anges en adoration.
Plusieurs Antiphonaires manuscrits des bir bliothèques de Sainte-Geneviève, de celle dite Royale (fonds de Sainl-Germain-des-Prés), celle de l’Arsenal, du Louvre, etc., sont aussi à voir et à consulter. On ferait des in-folios si on voulait analyser les richesses graphiques que renferment ces précieux volumes.
ANTIQUITÉS CHRÉTIENNES, ou ecclésiastiques, prouvées par les monuments (3). — Il serait impossible de réunir ici toutes les
( Voir à Luc, Prédication). Beaucoup se sont occu-
Fés de diverses branches de la liturgie; quelques-uns ont embrassée dans toutes ses faces, mais aucun ne l’a exécutée comme nous en traçons ici le plan iconographique La liste que nous présentons ici ne sera donc pas sans intérêt, même avec toutes ses imperfections. Nous intliquerons-aussi comme ouvrages modernes et spéciaux sur cette matière , le Glossaire liturgique publié avec quelques spécimens dans les Annales de philosophie chrétienne, t. XII, p. 43 et suiv. ; l. X V, p. 332 et suiv.; t. XVI, p. 29 ; t. XVII, p. 201 ; t. XXI, p. 303, 405. M. de Gaumont a terminé son Cours d’antiquités monumentales par un volume intitulé: 6e partie, consacré à la description des objets qui forment comme le mobilier des églises depuis les temps les plus reculés ; on y trouve des dissertations sur les autels, crédences, bénitiers, fonts de baptême, baptistères, tabernacles, boiseries des églises, etc. Ce précieux volume, que ce savant archéologue a été forcé d’abréger et même de tronquer, est accompagné d’un allas présentant les plus curieux spécimens de ces divers objets.
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matières qui peuvent servir à composer un traité complet sur ce genre d’études sous le point de vue monumental, d’architecture, peinture, sculpture, écriture, ciselure, broderie, orfèvrerie, tentures, tapisseries, vases, etc. Nous nous bornerons donc à citer, en manière de sommaire, les mots les plus curieux , tels que les suivants :
Abbayes , abb<js , absides, acolytes , actes des apôtres , actes des martyrs , adoption par le baptême , adoration, agapes, agiothyride, Agneau pascal, ailes, alba, alacritas, alphabet en croix, altare, ambon, âmes, amict, amphithéâtre, amphores, ampoule, anabolagium, anagolagium, analogion, ani maux symboliques, anneaux, Annonciation, antathemata , antependium , antimensia , antidoron, antiphonaires, apôtres, archevêques, archiprêtre, circula [artophorium , artos , ascension, aspersion, aspersorium, assistants , assomption, aster , atrium , attributs, aumusse, aube, auréole, auscultantium locus , autels, auxiliatores.
Baisement des pieds, bain chez les chrétiens, balustrades, bancs des églises, bannières, baptême, baptistères, bas-côtés, basiliques , bâtons d’abbés et d’autres , béatification, bénédictins, bénédictionnaires, bénédictions, bénitiers, Benoît ( Saint-), (ordre), béquilles, ou Tau, Bethléem, Bibles, Blaquernes (église des), Bollandistes, bonnets d’évêques, Bons-hommes, bref d’indulgence, bréviaires, broderies, bulles, burettes, butro.
Cachets chrétiens, calamus, calendriers chrétiens, calices, camail, campaniles, Campo Santo, candélabres, canons des évangiles, canonisation, cantharus, cantoria, capellani, capes, ou capuces, cardinaux, carmes et carmélites, Casa-Santa, casula, catacombes , catéchumènes, Catena Grœca , cathedra , cathédrales, catino-sacro , célestins, cemelia, cénacle, cène, ceraptum, cérémonies chrétiennes, pontificales, cerfs, chaires, chalumeau eucharistique, chandeliers, chanoines, chantres, chapes, chapelles, chapelles ardentes, chapitres d’ordres , châsses , chasubles, chœurs des églises, chrétiens, chrisma, Christ, christianisme, ciboire, ciboria, cierge pascal, cierges, cimelia, cimetières, circoncision, cire baptismale, cire votive, clergé, clercs, clochers, cloches, cloîtres, clôture des chœurs, cochlear, coiff ure ecclésiastique, collégiales, commémoration , communicantes, communion, concha, conciles, concilia martyrum, conclave, concordances, confesseurs, confession, confessionnal, confirmation, confréries, consécrations, conserve, consistoire, contre-retable, corona, corporal, Corpus Domini , couronne ecclésiastique,
crédence , Credo , crepitaculum , crocea , croix, croix de consécration, crosses, crucifix, cucule, custode, cuve, cryptes chrétiennes.
Dapiferi, Décalogue, décrétales, dédicace, dégradations, dépositions, devant d’autel, Diable, diaconat , diaconesses, diaconicon, diacres, Dieu, dignités ecclésiastiques, diptyques, discipline, cliscos , disques, domini cum , dominical, dominicales, donations, dorsale.
Eau bénite, élections, élévation du corps, emunctoria, encens, encensoirs, encolpium, énergumènes, enfer, épargne, épreuves, éternité, étole, étoupes, Eucharistie, évangile, évangélistes, évangéliaires, évêques, exaltation, excommunications, exorcismes, exorcistes, extrême-onction, Exultet, exvoto . |
Fanon, ferculum, feretrum, ferula, feu sacré, fioles, ftabellum, foi, fondation des églises, fondateurs d’ordres, fonts de baptême , funérailles.
Gabatha, gamma, gammadée, gants d’évêques , Genèse, gésine de Notre-Dame, gloire, Gloria in excelsis, goupillon.
Heures, hexaptériges, hibernantes, hiératomie , hostie, humanæ salvationis, humérale ou amict, hyemantes,
Iconostase, images saintes, immersions, indulgences, Innocents, invention de la croix des reliques, investiture, Jérusalem céleste, jubés, jubilés , jugement de Dieu.
Labarum, lavabo, lavatorium, lavement des pieds , des mains par le prêtre , lecteurs, lectorium , légendes, lettres d’absolution,. liber pontificalis, limbes, litanies, listes épiscopales, liturgie, livres liturgiques, lorum, Lucifer, lutrins.
Manipule, martyrium, Martyrologes, martyrs, menées, ménologes , messe , missels , mitre, monastères, monastica, mosaïques chrétiennes, mules du pape, musique sa- i crée, mystères, mysticisme.
Naos, nartex, navette, nefs des églises, niblatus, nimbe, nymphœum.
Oblatorium, oblations, obsèques de religieux, offrandes, onctions , orariumy ora- , toire, orclo, ordre, ordres majeurs et mineurs, orfroi , orgue, ornements sacrés, osculatorium, ostensoirs.
Pain dit signato , pains eucharistiques, paix, pallium, panagia, panegriœ, panetarium, parer, parements d’autel, paschalia , pastophoria, pectoral, pénitents, penula, peribolum, peristerium, pesée des âmes, philactères, piscines, plages, planétarium, plenarium, plombeaux, plombs des bulles, pluvial, pontifical, porches des églises, porta speciosa, porte-sainte, pouvoirs des ciels.
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presbyterium, présence réelle, prêtres , prêtres-clercs , prieurés, prise d’habit, prise de possession, Prophètes, prosternations, prosternés, prothèses, psalterium, psautiers , pupitres, purgatoire.
Quadratum.
Reliquaires , reliques , repositorium,, retables, rits sacrés, rituels, rose pontificale, rotulum.
Sacraires, sacramenlaires 7sacrarium, Sacrement (saint), sacres, Sacrifice (le saint), sacristie, sacro-catino, sacro-sancte, saint ciboire, sanctuaire, sanctus (le), sarcophages chrétiens , scapulaire , sceaux ecclésiastiques, scholarius capellæ, scolastique (la), secretarium-minus, Séraphins, Sybilles chrétiennes, sièges pontificaux , signets, signum Tau, sista, solea, sophia, sort des saints, sous-diacres, spéculum humanœ salvationis , stalles des églises, stola, suaire (saint), subdiaconus , sudarium, superhumeral, surplis à la romaine, symbole, symbolique, synagogue, synaxis angelorum, synode.
Tabernacle, table pascale, tau, tenailles, terre sainte, tessères chrétiennes, theocodia, théologie, tiares, titre de la croix, tombeaux, tradition des clefs, translation de reliques, triclinium, triforia, Trinité, triomphe de l’agneau ou de Jésus-Christ, del’Église, ou de la foi, triptyques, troncs, trônes épiscopaux, tunique (talaris), turricula.
Umbella, umbracula, urna gratiarum, ur ceus, urnes chrétiennes.
Vases sacrés , veglones , veni Creator, vertus théologales, vestiaire, viatique, vigne , visitation.
Zodiaques chrétiens, etc. Voir chacun de ces mots dans ce Dictionnaire, où l’on trouvera indiqués les monuments qui s’y rattachent.
ANTIQUITÉS NATIONALES. — A proprement parler, ce sont les antiquités de notre pays. On trouve le détail de ces antiquités monumentales dans l’ouvrage de Montfaucon sur la Monarchie française, qui est toujours comme le point de départ de ce genre d’étude. Il existe sous ce titre un ouvrage de Millin, en cinq volumes in-4° avec planches.
Les planches de l’ouvrage de Montfaucon
(1) La table des planches de cette publication est tout aussi mal conçue que celle des 5 volumes de 1 ouvrage original ; on y trouve une classilication en monuments divers et monuments religieux, et aux monuments divers, l’on rencontredes chapelles, le baptistère de Saint-Louis, des églises, des croix, des reliquaires et autres objets qui sont cependant très-religieux. Dans les monuments religieux l'on en trouve qui ne sont ni sacrés ni profanes, et qui eussent été assez bien classés dans la première catégorie, ce sont :
sur les Monuments de la monarchie française, sont reproduites dans l’ouvrage intitulé le Trésor de la couronne de France; celui de Beaunier et Ratifier, sur les Costumes français ; l 'Histoire de l’abbaye de Saint- Denis, par dom Félibien; la grande collection d’estampes concernant Yïlistoire de- France , réunie par Fevret de Fon telle, en 71 vol. in-folio , et déposée au Cabinet des estampes.
V Atlas des Arts en France , \ vol. infolio, par M. Alex. Lenoir, offre d’une manière chronologique les monuments les plus curieux de la France, d’après les statues des anciennes églises, les peintures des manuscrits, les armes, les sceaux de chaque règne , ainsi qu’une suite bien exécutée de leurs monnaies, depuis les temps les plus reculés, des vitraux, des tournois, des fêtes, des assemblées nationales, etc. Il faut joindre à cet Atlas les 8 volumes de la Description du Musée des monuments français ,, remplis de planches , dont plusieurs ne se trouvent pas dans Y Atlas de M. Lenoir.
L’ouvrage de Millin, en 5 volumes in-4°, renfermant 250 planches de monuments, soit de Paris, soit des départements; quoique généralement très-faibles de dessin et de gravure, elles offrent la représentation de plusieurs monuments curieux qui sans elles seraient totalement anéantis. Nous donnons l’indication de tous les monuments que renferment les 5 volumes, et dont on trouve la représentation dans les planches; il ne faut que chercher au mot indicatif, au nom de lieux ou de personne, ou de chaque objet. Si dans une église il y a des stalles, des vitraux, des portes, des reliquaires, un clocher, des tombeaux, des chapiteaux, des fonts de baptême, etc., qui soient intéressants à étudier, on les trouve à leur désignation spéciale.
L’ouvrage de Millin a été publié de nouveau, en 1857, par le libraire Barba, en 1 volume de texte et 1 de planches. Il y existe des lacunes (1). Quelques monuments ne sont pas reproduits, tels que l’Hôtel-Dieu de Paris.
L’ouvrage de Willemin , celui de d’Agincourt, renferment beaucoup de planches de monuments de sculpture française ; les dictes tombeaux de rois, de reines, de chevaliers, des statues de chevaliers, de priucesses, des hôtels de ville, des ordres de chevalerie, des armoiries de ville ou de seigneur, des figures des divers métiers et bien d’autres. En donnant une table alphabétique sans toutes les distinctions, on évitait ce chaos et les recherches étaient promptes, faciles, et surtout utiles pour les travailleurs, ce que nous avons essayé de réaliser par notre Dictionnaire.
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vers volumes des Mémoires de V Académie des inscriptions et belles-lettres , V Atlas des Voyages de Millin dans le midi de la France offrent des monuments de tous les genres pour la France.
Celui de M. Horace de Vieil-Castel, en 3 vo- 1 urnes petit in-folio, renfermant plus de 500 planches des monuments les plus curieux de la monarchie française; il donne souvent des monuments oubliés par M. Willemin , et même Montfaucon. On y trouve plusieurs sceaux curieux.
La France historique et monumentale de M. Abel Hugo présente un résumé en plus de 500 plauches, assez bien gravées, sur tout ce qu’on peut désirer sur l’étude de nos monuments les plus curieux i architecture, sculpture, peinture, etc.
L'Univers pittoresque , publié chez Didot, partie France , en plusieurs volumes in-8°, est encore une mine curieuse à exploiter; les planches sont généralement bien gravées, et prises aux bonnes sources.
Nous devons indiquer aussi les sceaux de tous les genres, les monnaies, les armoiries, etc. Voir ces divers mots.
Les habitations royales, châteaux, palais, les tombeaux des rois, des princes, princesses, seigneurs, etc.; les armures, insignes, étendards, etc. Voir à tous ces mots et bien d’autres, impossibles à détailler ici.
ANTOINE (Saint), solitaire (1). — Statue du maître-autel de l’église Saint- François , à Pise, sculpture du xve siècle; d’Âgincourt, Histoire de l’art, pi. xxx , n° 4.
Autre statue de saint Antoine, qui se voyait autrefois sur les murailles de la Bastille. Voir Bastille.
Figure du solitaire, peinture à fresque dans le style des peintures du Bas-Empire ; d’Agincourt, pi. lxxxvi.
Très-belle tête de saint Antoine en extase. Sur son manteau, la lettre ou signe T ; ibid., pl. cxvii, n° 4.
Figure en pied , accompagnée d’anges jouant de divers instruments de musique. Le saint tient un livre ouvert ; il est assis sur des nuages. Peinture en détrempe , estimée du xive siècle; d’Agincourt, Histoire de l’art, pl. cxxx.
Saint Antoine visité par saint Paul, ermite, dans son désert; peinture du Pinturrichio. Voir la planche xxxm de la Description du Vatican, par Érasme Pistolesi , infolio , t. III.
La tête de cette même figure , publiée en
(<) Sur les figures de saint Antoine et les attributs qu’on lui donne, voir Molanus, édition in-4°, p. 248, 249, 251- 254 Les attributs les plus connus sont des
grand, et calquée sur l’original, ib., cxxxi.
Plusieurs sujets de la vie de saint Antoine sont publiés dans les OEuvres de Martin de V os, gravées par les Sadeler. Voir Tiiébaïde.
La grande collection des saints du Cabinet des estampes, à Paris, est également à consulter.
Reliquaire renfermant la langue de saint Antoine. Voir la planche du tome II du mois de juin ( Acta sanctorum des Bollandistes), p. 742.
Autre renfermant sa mâchoire, ib., p. 743. Ce monument chrétien porte la date de 1265.
Paris possédaitautrefoisunecélèbreabbaye de Saint- Antoine, qui datait de 1198, pour servir de refuge aux filles folles ou publiques. L’église, construite dans le xme siècle, et d’un gothique très-estimé, ne subsiste plus. Voir les anciens plans de Paris , et la grande Topographie du Cabinet des estampes, à Paris.
A Rome, plusieurs églises, sous l’invocation de ce saint, parmi lesquelles nous citeronscelle dite de Saint- Antoine, ahbé (1191), celle dite des Portugais , sous le pontificat d’Eugène IV. Pour l’aspect extérieur et intérieur de ces monuments, voir les Topographies de Rome, et la grande collection des Piranesi et de Vasi , en plusieurs volumes in-folio.
A Compïègne, très-belle église du xive siècle, dédiée à saint Antoine, où l’on trouve une vue extérieure et intérieure dans le grand ouvrage de Guétard et Laborde sur la France. Voir à la table des planches. Voir aussi la Topographie de Compiègne, au Cabinet des estampes.
ANTOINE D’OGNIES (Saint) - Son tombeau et sa statue, sculptures de 1478, publiées dans le tome 1 du mois de juin , p. 945 ( Acta sanctor. des Bollandistes).
ANTOINE DE PADOUE (Saint).— Sculptures. Saint Antoine de Padoue ressuscitant un mort; bas-reliefs à l’église Saint- Antoine de Padoue (xve siècle) , Cicognara, Storia délia scultura in Italia , t. II , pl. xx.
Statue aux ermites de ce nom à Padoue , Cicognara, Storia délia scultura in Italia , t. Il, pl. XII.
Peintures. Buste ( Acta sanctor. des Bolland. ) , mois de juin, t. II, pl. de la p. 713.
Autre présentant une hostie à un âne à genoux, qui refuse de manger l’avoine qu’on lui présente. Vitrail d’une église de
flammes, un porc, une croix en {forme de tau, un livre, un hippocentaure, des démons sous toutes sortes de formes hideuses.
Rouen, publié par Langlois du Pont-del’Arche. Essai sur la peinture sur verre ( 1). Voir au mot Ane , dans ce Dictionnaire.
Ce saint est assez souvent représenté debout ou à genoux devant l’Enfant-Jésus, ou le tenant entre ses bras; une belle eau-forte du Pesarese, peintre de l’école lombarde (1648) , le représente ainsi. Voir l’œuvre du peintre ou de ses graveurs , ou encore la collection des saints du Cabinet des estampes, à Paris.
Églises sous le titre de Saint- Antoine. Vue de la cathédrale de Padoue , qui date de 1251,Cicognara, Storia délia scultura in Italia , 1. 1, pl. i; on y voit une suite de la vie des saints, les Acta sanctorum des Bollandistes en donnent aussi une vue générale , mois de juin, t. II, p. 748.
Vue extérieure d’une chapelle de l’église Saint-Antoine de Padoue, d’une décoration gothique extrêmement remarquable du xve siècle, mélangée, Moyen âge monumental et archéologique , chez Weith et Ilauser, à Paris, 1 vol. in-folio, pl. vm. Voir aussi au mot Padoue les collections que nous y indiquons.
ANTOINE ( Ordre militaire de Saint- ) fondé en Éthiopie. — Schoonebeck, Histoire des ordres militaires , t. I, n° 6, pl. delà p. 56 . Voir aussi Héliot et Bar.
Autre du même nom dans le Hainaut, ib., t. II, pl.de la p. 212, de Schoonebeck, et les autres.
ANTOINE DE LA HAYE. — Abbé de Saint- Denis au xive siècle, et fondateur de la chapelle Saint-Louis, dans l’église Saint-Denis. Sa pierre tombale, gravée en petit sur la planche de la p. 550 de l’histoire de l’abbaye, par Félibien , est placée adossée au mur qui regarde l’autel de la chapelle d’hiver des chanoines; elle est entourée d’une inscription dont Félibien donne le texte
ANTONIN (Saint). — Voir la collection des figures de saints du Cabinet des estampes, à Paris, classée par ordre alphabétique de noms.
Un sceau de la ville de Pamiers, xive siècle, publié dans le Trésor de numismatique, volume intitulé : Sceaux des communes, représente un saint Antonin, évêque, aban-
(1) Lefaif est très-simple : un hérétique, pressé par saint Antoine de se convertir, crut se tirer d’affaire et se débarrasser des sollicitations charitables du saint, en lui disant qu’il se convertirait quand son âne laisserait son avoine pour s’agenouiller devant le saint sacrement. Saint Antoine le somma de tenir sa promesse si la chose arrivait comme il venait de le
donné sur un navire au courant d’un fleüve.
ANUB (Saint). — Solitaire. Voir les figures réunies dans la collection des saints du Cabinet des estampes, à Paris, et dans la collection des solitaires, intitulée : Silva sacra ou Solitudo Patrum , par les Sadeler , d’après Martin de Vos.
ANVERS (2). — Cathédrale d’Anvers et son beau clocher, magnifique gravure de ce célèbre monument par Winceslas Hollard, 1 feuille in-folio. Voir l’œuvre du graveur, dans presque toutes les grandes collections de l’Europe.
Deux vues intérieures de la cathédrale et de l’église des Jésuites d’Anvers, par Séb. Franck et Peter Neiffs , gravées par Prenner. Voir leurs œuvres.
Autre dans l’ouvrage publié par J. Nash, à Londres, Architecture au moyen âge , 1 vol. in-folio, très-belle planche.
Destruction de la citadelle d’Anvers, par ses propres habitants, en 1577; eau-forte de Torterel et Parisin. Voir leur œuvre.
Le clocher est publié dans le Moyen âge monumental 3 à Paris, chez Weith et Hauser, éditeurs ; et dans la collection topographique du Cabinet des estampes de Paris. Voir Anvers, Arche et Tombeau de saint Norbert.
Acta sanctorum des Bollandistes, mois de juin, 1. 1, planche de la p. 889. ( Monuments de la fin du xve siècle et du xvr. )
Abbaye Saint-Michel. Même ouvrage et même tome, p. 946. On y voit une belle chaire sculptée en bois, ornée des quatre animaux des évangélistes. Ib.
L’église des Dominicains. Architecture du xive au xve siècle, et quelques parties du xvr. Possède des stalles sculptées, ornées de figures en pied, remarquables; publiée dans le journal V Artiste , journal périodique, année 1857; lithographie exécutée d’après un tableau de M. Sebron, exposé au salon de 1837.
Pour la description générale des autres monuments de cette ville et les portraits des princes qui en furent les maîtres au moyen âge, voir les ouvrages suivants :
Notitia marchionatus S. P. imperii, sive urbis et agri antuerpiensis descriptio, infolio , Ant., 1678 par Jean Leroy; on y trouve des plans de châteaux, de villes, de maisons, etc.
dire, et l’hérétique en fit la promesse formelle La sculpture explique le reste.
(2) Histoire du duché de ce nom et de la ville. Lenglet Dufresnoy, Mélhode pour étudier l’histoire, t. III, p. 414, 4i5, et l’ouvrage intitulé : Délices des Purjs~ Bas, accompagné de quelques planches.
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Origines antuerpienses , in-folio, 1580, par J. Becani; ouvrage curieux et qui renferme des planches.
Historia episcôpatus antuerpiensis, continens seriern et cctpitulorum , abbatiarum et monasteriorum fundationes, in-4°.
Chapelle particulière des ducs de Bourgogne, à Anvers, salle de l’Hôtel-de-Ville.
Bourse de la ville. Chapelle de la cathédrale.
Voir les planches de l’ouvrage intitulé : Picturesque Sketches in Belgiumcind Germa - /?î/,parL. Haghe, Londres, 1840, 1 vol. in-fol. Voir les diverses éditions de l’ouvrage intitulé : Délices des Pays-Bas, qui renferme des planches assez bien exécutées dans les éditions les plus anciennes, et la collection topographique du Cabinet des estampes, à Paris.
AOST ou AOSTE (Piémont). — La cathédrale de cette ville (monument du xve siècle), est gravée dans le Theatrnm S abaudiæ, etc., in-folio, Blaeu ; Amsterd. , t. 11, planche de la p. 59. Fragments du beau cloître du xne siècle; Moyen âge monumental, pi. liv. On y trouve aussi le magnifique tombeau ou mausolée d’un prince de Savoie, dont le nom est contesté (1). Ce monument, qui est du xve siècle, est placé dans la cathédrale d’Aoste; la statue est représentée dans le costume de guerre des chevaliers de celte époque; les pieds reposent sur un croissant, faisant allusion à la guerre contre les Turcs ou les infidèles; derrière le croissant , un lion et la devise : Fert.
AOUT. — Personnification allégorique de ce mois, dans les Calendriers, sur les zodiaues peints dans les Heures et autres livres e prières, ou sculptés sur les porches de plusieurs églises. Voir les mots Calendriers, Heures , Missels , Zodiaques.
APELLES (Saint). — Solitaire; collection des saints du Cabinet des estampes, à Paris. Suite des solitaires, par Martin de Vos et Sadeler.
APER (Saint) . — Évêque. Même collection.
APOCALYPSE. — Peintures anciennes de ce sujet (2) :
Mosaïque du ixe siècle, ou environ, représentant la Cité sainte ou la Jérusalem céleste dont il est parlé dans l’Apocalypse de saint Jean; Ciampini, V cter a Monument a ,
t. II, pl.XLV; d’Agincourt, Peinture, pi. xvii, n° fl.
Bianchini (Joseph) l’a également reproduite dans un des tableaux de sa Demonstratio historiœFcclesiœ.... comprobata monumentis , tabula na, sæculi i', n° 29, avec cette inscription : Nova Jérusalem ylpocalypseos ex musivo ecclesiœ Sanctœ Praxedis. Cette réduction est assez bien faite.
Un vitrail du xme siècle, à la cathédrale de Bourges, représente quelques scènes de l’Apocalypse de saint Jean. On y voit l’agneau porte-croix; le glaive à deux tranchants qui sort de la bouche de Jésus-Christ; les sept chandeliers; le livre scellé de sept sceaux, etc. Voir la pi. vu de \u Monographie deïéghse ci-dessus citée, par MM. Martin et Cahier, prêtres.
Jean Cousin, peintre français du xvie siècle, a composé sur l’Apocalypse deux magnifiques verreries pour l’église de Vincennes. M. Alex. Lenoir en fit faire l’acquisition au Comité des arts lorsque les églises furent fermées en France, et les fit placer au Musée des Petits-.\ugustins, où elles sont restées jusqu’à la destruction de cet établissement; reportées depuis à Vincennes, à leur première destination. Il en existe diverses copies, soit dans l’œuvre de Jean Cousin , soit dans V Histoire de la peinture sur verre, par Alex. Lenoir, et dans les diverses publications gravées du Musée en question.
L’un de ces vitraux représente les hommes frappés par les anges exterminateurs, et l’autre le puits de l’abîme. Voir la planche de la salle du xvie siècle , dans le grand ouvrage de Reville, et Lavallée, Vues pittoresques des salles du Musée des monuments français, 1 vol. in-folio.
Plusieurs manuscrits offrent des miniatures représentant les diverses scènes de l’Apocalypse; parmi ceux que nous avons vus, nous citerons celles de la Bible de Charles le Chauve. Bibliothèque royale, numéro cité par Dibdin, Voyage en France, t. III, p. 126.
Manuscrit dit de la reine de Suède, provenant de l’abbaye Saint-Denis ; cité par d’Agincourt, Peinture, p. 48.
Suite de l’Apocalypse, planches en bois, livre du xve siècle, intitulé : Historia sancti Joannis evangelistœ et visiones ejus Apocalypsœ, Heimecken, Idée d^yne collection d’estampes, etc., planches des p. 534,
(!) Cependant Guichenon dit que c’est Thomas Ier, (21 Molanus, Historia imaginum sacranim, édition mort en 1232. D’autres pensent que ce serait plutôt in-4°, sur les images apocalyptiques, p. 22, 68, i48, celui d’Humbert de Savoie, frère naturel du ducAmé- 1 49, 281, 348.
dée VIII, qui portait un croissant dans ses armes.
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550 , 559 , 565. Jensens en donne un facsimilé, Traité de l’origine de la gravure sur bois, t. II, pl. ni, et ce qu’il en dit, p. 90.
Autre du même livre, bibliothèque du Vatican, xiie et xme siècles. D’Agincourt, Peinture, pl. cm, n° 7, qui en a publié plusieurs, savoir : la vision de saint Jean, figure de Jésus-Christ avec le glaive à deux tranchants, l’agneau immolé et les quatre animaux, Babylone, la prostituée assise sur la bête, Jésus-Christ à cheval, détruisant les impies; la bête de l’Apocalypse ietée dans l’abîme par l’ange.
Très-belle suite de quinze planches gravées en bois par Albert Durer, ou par d’autres graveurs, d’après les dessins de cet artiste; il serait difficile de trouver rien de plus remarquable. Voir l’œuvre de ce maître.
Les anciennes éditions de la Bible de Royaumont, in-folio ou in-4°, renferment aussi d’assez curieuses gravures de l’Apocalypse, d’après des maîtres flamands ou hollandais.
APOLLINAIRE (Saint). — Figure en pied. Mosaïque de l’église de ce nom, à Ravenne, Ciampini , Vetera Monumenta, t. il, pl. xxiv, n° 49; d’Agincourt, Histoire de l’art ( Peinture ) , pl. xvi , nos 16 , 17 , 1 8, 1 9 et 20, donne plusieurs détails des mosaïques de l’église en question.
Eglise Sainte-Apollinaire in classe, près Ravenne. Ancienne basilique païenne appliquée au culte chrétien. D’Agincourt, Architecture , pl. lxxiii, n° 55, en donne le plan et plusieurs détails, pl. xxv, lxv, nos 15 et 14. Voir aussi Ciampini, Vetera Monumenta, t. Il, planche de la p. 79. Voir aussi Beltrami, Il forestière instruito delle cose notabili di Ravenna, in-8°, p. 219, Fabri, Le sagre Memorie di Ravenna, deux ouvrages avec planches.
APOLLINAIRE (Saint). — Figure en pied de cet évêque, provenant du portail d’une église d’Auvergne. Voir le beau frontispice de l’Auvergne publié par Taylor, de Cailleux, etc., Voyages pittoresques dans l’ancienne France.
Voir aussi dans la grande collection des saints du Cabinet des estampes, à Paris, en plusieurs volumes in-folio, classés par ordre
(t) Optatus Milivitanus, liber primus, adversusParmenionern , cap. XVI ; Pelücia (Alex. Aurel.), de christiana Ecclesia print. rnedice, novissim, æiatis politia , cap. VI, p. 3 17, in-8°. Prudence est le premier qui ait employé celle expression dans un de ses ouvrages, Bibliothèque des Pères.
(2) Sur celle manière de représenter Famé, voir à ce mot ce que nous y indiquons.
alphabétique de noms. On le trouve dans la collection des hommes illustres, publiée par Thévet.
APOLLONIE (Sainte). — Tenant l’instrument de son supplice; on n’en distingue pas bien la forme, qui doit être une pince, peinture en bois du xve siècle; d’Agincourt, Histoire de l’art ( Peinture ) , pl . xxvii , n° 21 .
Autre figure gravée dans la Grande Chronique de Nuremberg, à la p. 120, on l’y voit tenant une de ses dents dans une grande pince en fer.
APOLLONIUS. — Solitaire; collection des saints du Cabinet des estampes, à Paris, lre série.
APOTHÉOSE CHRÉTIENNE. - Quelques auteurs désignent sous ce nom (1), assez impropre, la cérémonie de la béatification d’un saint personnage, ou l’enlèvement de Pâme au ciel d’un évêque, d’un empereur, d’un roi, ou de tout autre personnage de marque.
Cette action est ordinairement représentée par une petite figure (2), sans sexe, portée sur nappe et tenue par des anges, des évêques, diacres, quelquefois des guerriers.
Une médaille citée par Baronius, Annales.... anno 557, n° 18, représente Constantin le Grand reçu au ciel, où une main figure Dieu le” Père. Molanus, Historia ima ginum sacrarum, in-4°, p. 56, au bas de la note D, lre colonne, cite ce monument.
Le célèbre monument gothique, dit le tombeau de Dagobert, qui est retourné à l’église Saint-Denis, après avoir été déposé pendant longtemps au Musée des Petits-Augustins, offre l’apothéose de l’âme de ce prince (5). Il est publié dans l’ Atlas dudit Musée, par M. Alex. Lenoir. Dans l’ouvrage de Reville et Lavallée sur le même monument. Biet, Souvenirs du Musée des monuments français, etc., pl. xxxvii , et p. 57 de l’explication. D’Agincourt, Sculpture, pl. xxxv, n° 15, donne un fragment de cette sculpture.
Apothéose de saint François d’Assise.
Fresque du Giotto, xive siècle. Cette composition présente quelques particularités singulières; on y voit une figure à deux visages et qui est couronnée; et un centaure (4) qui*
(3) Émeric David, Discours historique sur la peinture, p. 45, entre dans le détail de la légende qui a donné lieu à cette sculpture. Voir aussi l 'Histoire de U abbaye de Saint-Denis par dorn Félihien, in-fol., p.38.
(4) Quel peut être le motif qui a déterminé le peintre à placer ici une figure de centaure? nous l’ignorons ainsi que la présence de cette figure qui rappelle le Janus de la mythologie.
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placé au milieu des anges, assiste à ce qui se passe; les nimbes qui entourent les trois figures du fond du tableau sont aussi dignes de remarque (1). Cette peinture, du reste fort intéressante, est gravée dans V Histoire de Vart par d’Agincourt, pl. cxvi, n° 4.
M. Thibaud cite comme un autre exemple d’apothéose chrétienne ou de béatification, le bas-relief qui est sculpté au tympan de l’église de Mosac (2). Voir la pl. i, figure 2 de l’ouvrage de cet archéologue, Considérations historiques et critiques sur les vitraux anciens et modernes, etc., in-8°, 1842, et à la p. 55, l’explication (3).
APOTHICAIRE. — Une miniature du manuscrit Leges palatinœ, xme et xive siècles, publiée par les Bollandistes dans le 2e votume du mois de juin (Acta sanctorum ), représente un homme de cet état pilant à son mortier (4). Voir p. 1, n° 14, me pl. de la p. 27.
Autre dans le livre intitulé : De artibus illiberalibus et mechanicis , 1 vol. in-12, dont les gravures sont de Jost Amon. Voir la pl. xm ; ce livre est aussi intitulé : Panoplia. Toutes les planches de ce volume assez rare (5) se trouvent dans l’œuvre du graveur.
Jolie statuette en bois à l’encoignure d’une maison à Nantes. Sculpture du xve siècle, cette figure est publiée dans le Magasin pittoresque , année 1839, p. 248.
Apothicaire de la ville de Sienne, costumes du xme au xive siècle; Bonnart : Costumes du moyen âge, t. 1 , pl. liv, d’après une peinture de l’hôpital de la ville.
APOTRES (6). — Pour leurs figures particulières, voir aux noms de chacun.
On trouve diverses compositions où les apôtres réunis forment un sujet, nous en citerons quelques-unes des plus remarquables.
Mosaïque de Saint-Jean de Latran, trèsbien gravée dans l’ouvrage de Nicol. Ailemanus, De Picturis et Parietinis lateranen -
(1) Sur les nimbes, leurs formes variées, leur signification mystique, voir au mot Nimbes, les documents que nous y indiquons.
(2) Ou plutôt Mauzac, dans le diocèse de Clermont, dédié à saiul Pierre et à saint Caprais; Annuaire du comilé historique.
(3^ Une personne dont l’opinion peut faire autorité dans ces sortes de matières, M. l’abbé Cahier, pense qu’on ne doit voir ici qu’un donateur prosterné, qui fait hommage de quelque fondation à la Vierge.
(4) Au moyen âge, il était chargé, dit-on, de fournir le luminaire à la chapelle du roi.
C5) Sur ce volume curieux, voir le Catalogue de la bibliothèque de M. Leber.
(6) Sur l’origine des premières représentations ou images des apôtres. Voir Molanus, Historia imaginum sacrarum , édition in-4°, p 51, 133, 540, 542, etc. Eme-
sibus restituas, etc., 1 vol. in-4°, pl. n et m, et pl. lvi et lxx (7), ou encore dans le 1er volume de la Vie des Papes, de Ciaconius, p. 567.
Autre de l’oratoire de Saint-Venance, près Saint-Jean de Latran; Ciampini, Votera Monumenta , t. Il , pl. xxx , xxxi , cvi , cvm.
Les douze apôtres réunis autour de Jésus- Christ; ils sont assis sur des trônes. Aux pieds d’un des douze, est placé un cartarium avec des volumes. Mosaïque d’une époque ancienne , découverte dans la catacombe de la Yia Salaria, style romain.
Cette belle peinture, qui a élé oubliée, ou
ui était inconnue à Ciampini, est publiée
ans le 3e volume de l’édition in-folio d’Anastase le bibliothécaire, par Guillaume, bibliothécaire du Vatican, planche de la p. 25.
Apôtres réunis dans le cénacle pour recevoir le Saint-Esprit. Fresque du cimetière ou calacombe Sainte-Priscille, in Via Salaria, publiée par Bianchini, Demonstratio histor. ecclesiast., tabula n , sæculi i, n° 25 (8). On y voit le mot advintns.
Au mot Cénacle nous citons plusieurs compositions remarquables offrant la réunion des apôtres. Voir aussi les mots Credo, Funérailles de la Vierge , Lavement des pieds, etc.
Apôtres bénis et envoyés en mission par Jésus-Chist, miniature du ixe siècle ; d’Agincourt, Peinture, pl. xxxix, n° 2.
Les douze apôtres composant le Credo.
Voir les œuvres de Goltzius.
La Chronique de Nuremberg (1493), renferme une grande planche, au commencement du volume, qui représente les douze apôtres tenant chacun une banderolle portant un verset du symbole.
Peints par Raphaël dans son tableau de la Dispute du saint sacrement (9). Voir l’œuvre de ce peintre et de ses graveurs.
On voit encore les apôtres réunis, assis sur des trônes, dans presque toutes les com-
ric David, Discours sur la peinture au moyen âge, 49. Raoul Rochette , Types primitifs de l’art chrétien, p. 12, 15.
(7) Cette planche donne ici trois clefs à saint Pierre, posées sur ses genoux; Ciampini, dans ses Vêlera Monumenta, n’en donne pas du tout. On en voit deux dans la restauration faite de celte importante peinture.
(3) N° 27, Bianchini donne la vue du Monumentum arcualum, où est la peintureavec ses accessoires et le tombeau.
(9) M- Rio, p. 297 et suiv., dans son ouvrage intitulé .- Poésie chrétienne, forme de l’art, regarde cette partie du tableau comme supérieure à celle du bas, et comme servant à préciser l’époque où Raphaël a commencé à entrer dans lies voies du sensualisme.
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positions peintes sur toile, sur bois, sur verre, en miniatures, etc., représentant le jugement dernier. Voir ce mot.
Apôtres endormis au jardin des Oliviers, miniatures du xue siècle, d’Agincourt, Peinture, pl. lvii, n° 1.
Peints à fresque sur les piliers de l’église Saint-Paul; trois fontaines à Rome ( extra muros). Voir toutes les descriptions des monuments de cette ville, au nom de cette église.
Statues colossales des douze apôtres, au Dôme de Florence. Gicognara en donne la copie de deux dans sa Storia delta seul tura in Italia, t. II, pl. lxi du xive au xve siècle, environ.
Représentés en pied avec les instruments de leur martyre sur les belles portes de bronze damasquiné de l’église Saint-Paulbors-des-Murs, sculpture du xir ou xie siècle, environ, Ciampini, Fetera Monumenta, t. I, pl. xviii, de la p. 55; d’Agincourt, Sculpture, pl. xiv, xv, xvi, en donne une idée bien plus exacte que Ciampini.
Sculptés sur un diptyque du xie siècle, environ, Gory, Thésaurus diptychorum, t. III, pars I, pl. xn.
Statues des douze apôtres existant autrefois dans l’intérieur de la Sainte-Chapelle de Paris. Voir à ce nom. Ces précieux monuments de la sculpture française aux xme et xive siècles, sont publiés dans l’ouvrage in-folio, intitulé : Vues pittoresques et perspectives des salles du Musée des monuments français, par Reville et Lavallée, le texte par de Roquefort, planche intitulée : Vue du cloître, dans l’ouvrage intitulé : Souvenirs du Musée des monuments français, in-folio, par Riet, pl. xvn, xx, xxv. VHïsloire de la Sainte- Chapelle, par Morand, in-4°, renferme une planche, à la p. 51 , qui offre la vue intérieure de la Sainte- Chapelle, avec les statues en question à la place qu’elles y occupaient avant la révolution de 89.
Une de ces douze figures , tenant un disque crucifère d’un dessin curieux a été publiée à part par ordre du ministre de l’intérieur; nous en possédons une épreuve classée dans notre Topographie de Paris ( Sainte- Chapelle). Cette planche a été lithographiée d’après un dessin de M. Lassus, architecte, Voir aussi la Statistique de Paris ( Sainte- Chapelle), publiée par ordre du gouvernenement, sous la direction de M. Alb. Lenoir.
Sculptés en pied sur le tabernacle de Saint-Jean de Latran , ouvragé du xive siècle, d’Agincourt, pl. xxxvi.
(i) L’on a eu l'heureuse idée de mouler ces belles staluelles qu’on peut facilement se procurer à Paris,
Statues des douze apôtres, sculptées autour du tombeau deLouisXII, à Saint-Denis. Histoire de l’abbaye de Saint- Denis, 1 vol. in-folio, par D. Félibien , planche à la p. 562. Elles sont encore publiées dans l’ouvrage intitulé : Vues pittoresques des salles du Musée des monuments français, par Lavallée et Reville, in-folio, vue de la salle du xve siècle; et dans les Souvenirs du Musée des monuments français, par Biet, in-folio, pl. xxi, xxn ; pour les détails, voir les textes de ces deux ouvrages.
Figures en pied des douze apôtres avec Jésus-Christ, et tenant les instruments et autres attributs qui leur sont particuliers. Bas-relief d’une porte latérale de l’église des Mathurins-Saint-Jacques, à Paris; publié par Millin, Antiquités nationales, t. III, n° 52, pl. i ; par Alex. Lenoir, Musée des monuments français ( xive siècle ) , t. II , pl. lxxti, n° 75.
On voyait aussi une suite des douze apôtres tenant les instruments de leur martyre, au beau retable en cuivre doré du maître-autel de l’église Saint-Germain-des- Prés, détruit en 95 par les vandales de cette époque. On n’en n’aurait plus d’idée sans la gravure placée p. 167 et 511, de V Histoire de l’abbaye Saint- Germain, par dom Bouillard, 1 vol. in-folio.
Nous citerons encore ceux qui ornaient les deux grandes faces du magnifique reliquaire de Saint-Germain-des-Prés , gravé aussi, même ouvrage, planche de la p. 166.
Ceux du tombeau de saint Sebald, à Nuremberg (1), publiés dans l’ouvrage intitulé : Armures, meubles et objets divers du moyen âge et de la renaissance, chez Wieth et Hauser, à Paris, t. II, pl. cl, cli; sculptures allemandes du xve au xvie siècle, environ.
Voir aux noms de chacun des apôtres, toutes les figures peintes ou sculptées, réunies dans la grande collection des figures de. saints du Cabinet des estampes de Paris.
Magnifique église dite des saints apôtres, à Cologne, style roman du xie au xme siècle, Monuments d’architecture du vne au xme siècle, situés sur les bords du Rhin, et publiés par Sulpice Boissérée, à Munich, 1850, 1 vol. in-folio. Voir les planches de la 5e livraison, savoir : 1° le plan de l’église et du cloître; 2° élévation sur la longueur; 5° élévation de l’église sur la largeur ; 4° coupe sur le même sens; 5° cloître, vue perspective.
APPARITIONS de Dieu à Adam dans le paradis terrestre. Voir la suite des Loges au
chez les principaux mouleurs , et surtout aux ateliers du Louvre.
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Vatican, par Raphaël. Dans ses œuvres, ou celles de ses graveurs ; — de Dieu à Abraham. Même suite; — des trois anges à Abraham. Mosaïque de la basilique Libérienne, ou Sainte - Marie - Majeure , ou encore Ad Nives , vers le ve ou vie siècle. Ciampini, Fetera Monuménta, t. I, pi. Li,n° 1. — Même sujet, peint par Raphaël, au Vatican. Voir la suite des Loges.
— De Dieu à Isaac. Par le même.
— Des anges à Loth. Même suite.
— Des anges à Jacob, dans la vision dite l’Échelle de Jacob. Même suite.
— De Dieu à Moïse, mourant sur le mont Sinaï. Très-belle composition de Benozzo Gozzoli au Gampo Santo. Voir dans ce Dictionnaire, au mot Campo Santo, le détail que nous en donnons.
— D’un ange armé à Josué. Mosaïque de Sainte-Marie-Libérienne. Ciampini, Fêtera Monumenta, t. I, pl. lxii, et dans d’Agincourt, Peinture, xxvm, n° 7.
— D’une main qui écrit sur la muraille. Voir à Balthasar et Main.
— De l’ange de l’Apocalypse à saint Jean. — De la femme ailée et de son enfant. — De l’ange de la mort; tous sujets qui se rattachent à l’Apocalypse. Voir toutes les gravures faites sur ce livre depuis les miniatures jusqu’aux gravures du xive au xvie siècle, que nous signalerons aux mots Apocalypse, Babylone, Dragon, Jérusalem céleste, etc.
- D’nn ange à la sainte Vierge. Voir Annonciation des anges aux bergers. Voir toutes les Bibles et les Vies de Jésus-Christ, et le mot Gloria in excelsis.
- De Jésus-Christ à sa mère, après sa résurrection. Ce sujet qui n’est pas commua nément traité l’a été très-bien par Bernard Passeri, peintre romain du xvie siècle, et gravé par Jer. Wierix dans la Fie de Jésus- Christ, 1 vol. in-folio, publié par le révérend père Jérôme Natalis, 1595, pl. cxxxv. Voiries œuvres du peintre et des graveurs Wierix frères.
De Jésus-Christ aux saintes femmes, puis à ses apôtres. Voir les mêmes ouvrages que ci-dessus, et au nom Jésus-Christ, les principales actions que nous y signalons. Voir aussi Emmaus, Saint Pierre et Saint Thomas.
Apparitions des saints. De saint Pierre et saint Paul protégeant Rome et le pape saint Léon contre l’invasion d’Attila. Tableau de
(O Sur la légende qui concerne cette apparition, voir le texte de l’ouvrage de Cicognara, édition in-8°, tomeV, page 547.
(2) La pénitence du roi, rapportée par les auteurs contemporains (voir Grégoire de Tours, Histor.
Raphaël au Vatican. Voir ses œuvres et celles de ses graveurs.
— De saint Jacques qui combat les Maures. Voir au nom de cet apôtre les détails consignés.
— De saint Augustin à divers personnages. Voir la vie de ce Père de l’Église, publiée par Hieron. Petrus, sous ce titre : Iconographia sancti Augustini, etc.; les planches, par Bolswert. Voir les pl. xxn, xxvii, et l’œuvre du graveur.
On y remarque Jésus-Christ, qui apparaît à saint Augustin sous la figure d’un pèlerin, qu’il accueille et à qui il lave les pieds. Voir la pl. ix.
— De saint Paul et de saint Pierre à saint Thomas d’Aquin. Vie du saint publiée par Otho-Vœnius (Fita S. Thomæ Aquitanis ), 1 vol. in-4°; Anvers, pl. xvm, au Cabinet des estampes. Voir l’œuvre d’Otho-Vœnius et celle de C. Galle.
— D’anges au pape Innocent III, au sujet de la fondation de l’hôpital des Enfants- Trouvés de Dijon. Miniatures d’un manuscrit du xve siècle, à la bibliothèque de Dijon, relatif à la fondation dudit hospice, publié par les antiquaires de la Côte-d’Or, in-4°; Dijon, 1858. Voir les planches nos 4, 8, 11. Dans cette dernière, on y voit le lit du pape, qui a une couverture brodée d’or, sans doute d’après ceux que voyait le peintre dans les châteaux des princes de son temps.
- D’un ange à un évêque, sur le mont Gargan(l), depuis mont Saint-Michel. Voir à ce dernier mot.
— D’un ange au roi Sigismopd , roi de Bourgogne, près le mont d-e Saint-Maurice, vers le vie siècle. Bas-relief curieux, sculpté au xve siècle, et publié par Cicognara, Sto ria delta scultura in Italia, in-folio, t. II, pl. lxxxix. Le roi et sa femme portent des nimbes ronds (2).
APPOLINE (Sainte), vierge et martyre.— Collection de figures des saintes au Cabinet des estampes de Paris, série des femmes. Elle y est représentée assez souvent portant des tenailles, pour indiquer le genre de son supplice.
C’est sans doute la sainte de ce nom que nous voyons représentée tenant des tenailles, pl. xxxv de la suite des Peintres primitifs, appartenant à M. Artaud, et publiée par les soins de M. Challamel, éditeur ; Paris, 1842-
Francor lib. III, p. 295) peut aider à comprendre la présence du nimbe, mais celui de la femme, auteur du crime de son mari, comment l’expliquer? Voir aussi de Rivaz, Éclaircissements sur le martyre de la légion thébéenne, in-8°, p. 73.
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1843. Voir aussi le Catalogue de cette précieuse collection, publié par M. Artaud luimême; Paris, 1812, n° 90.
APSIDES. — Voir Absides.
AQUILÉE (Ville d’) (1), dans le Frioul; nommée la seconde Rome au moyen âge.
Pour les monuments de cette ville, voir Le antichità d’Aquilea, profane e sacre , da Giandomenico Bertoli, chanoine, 1 vol.
in-folio renfermant beaucoup de planches, dont environ 140 consacrées aux antiquités chrétiennes, à partir de la p. 332 du volume à celle 431. Voir aussi l’inscription p. 440 et 441. On y trouve, à travers beaucoup d’inscriptions funèbres consacrées à la mémoire des fondateurs du christianisme, des sculptures très - curieuses, telles que celles des . 563, une bénédiction; p. 364, saint Marc énissant saint Ermagoras (2); p. 366, un ensevelissement du corps de ce saint; p. 369, un sujet inconnu qui semble représenter l’offrande de la fondation d’une église à un saint; p. 570, saint Ermagoras avec plusieurs personnages, dont un empereur d’Orient; une femme, sainte Euphémie; p. 374, une pierre tombale.
Autres du xie siècle, p. 377, médailles d’Aquilée d\i xir au xnr siècle; p. 382, pierre tombale d’un patriarche; p. 384, bas-relief du tombeau ; on y voit saint Marc assis au milieu, ou peut-être Jésus-Christ bénissant; p. 385, un patriarche, ou évêque d’Aquilée sur sa pierre-tombeau, sans nom, et posant les pieds sur un dragon ; p. 396, une sculpture représentant un baptême par immersion ; d’un côté l’évêque; de l’autre, une figure qui pourrait bien être le parrain du cathécumène ; p. 398 et 399, le baptistère d’Aquilée vu en hauteur ; p. 403, sont représentés deux anneaux, dit du pécheur, dont on trouve' le développement au-dessous. On y voit les noms de Paulus et Petrus. Quelques animaux symboliques dont un re-
Ïirésente l’aigle de saint Jean l’évangéliste, e lion de saint Marc, etc.; p. 406, une peinture mystique des plus remarquables par sa complication et son importance. On y remarque l’allégorie du poisson, figure du chrétien qui est ramené à la vie spirituelle par le sang du Sauveur; le dragon, emblème
(1) Lenglet Dufresnoy, dans sa Méthode pour étudier l’histoire, t. III, p. 387, indique quelques auteurs qui ont donné des descriptions historiques de cette ville.
(2; Ou Hermagoras. Voir au Martyrologe romain, 12 juillet, année 69 de l’an de grâce.
(3) Il est réellement curieux de rencontrer, et intéressant de signaler, des monuments des origines chrétiennes qui se rattachent à son berceau, et dont saint
du mal, tué par un saint Georges, ou plutôt par saint Michel, quoique la figure n’ait pas d’ailes; p. 407, baptême par immersion en présence d’un parrain et d’une marraine (3), du moins à ce qu’il nous a paru, et ce qui n’est pas sans intérêt ; p. 408, baptême par immersion et infusion. Un diacre assiste l’évêque (ancienne peinture); même page, saint Ermagoras baptisant quatre jeunes vierges, dont les noms sont désignés dans îa peinture; p. 409, baptême par infusion. Deux personnages assistent à la cérémonie, mais on n’y voit pas de marraine; p. 410 et 411, plan et coupe intérieure d’une église; planche, p. 420, médailles ou monnaies de patriarches d’Aquilée ; planche, p. 422, médaille d’un patriarche de cette ville.
Les pages suivantes sont consacrées à retracer plusieurs autres monnaies et diverses inscriptions inutiles à signaler.
Dans les Acta sanctorum des Bollandistes, mois de juin, t. 1, p. 778, on trouve un tombeau et les reliques d’un patriarche d’Aquilée.
Muratori, dans le t. Il de son ouvrage intitulé : Antiquitates italicœ , p. 661, donne une suite de monnaies d’Aquilée, qui complètent celles que nous avons déjà signalées.
ARABES. — Les plus beaux monuments arabes sont publiés dans divers ouvrages, dont les principaux sont (4) :
Les Voyages en Espagne, par Swinburne Travels through Spain, etc.; London, 1779, in-4°, avec atlas, dont plusieurs planches sont reproduites, par d’Agincourt, Architecture, pl. lxv, n° 21 et 22 ; pl . xlii, nos 15,14 et 15, et pl. xliv, nos de 1 à 3, et nos26 à 54, où l’on trouve tout le système de l’architecture arabe développé.
Voyages en Espagne pittoresques et historiques, par Alexandre de La Borde, 2 vol. in-folio, avec un magnifique atlas; Paris,
Monuments arabes et mauresques compares, à Cordoue, Séville et Grenade, vues générales, coupes, plans et détails des plus beaux monuments de ces villes, tels que V Alhambra, les mosquées, les bazars, etc., 1 vol. in-4°, avec plus de 40 planches, offrant l’histoire complète de l’architecture
Augustin parle dans ses écrits, comme d’usages déjà très-anciens. Beugham, Origines ecclesiasticœ, l. VII, lib. XVI, cap. X, S S.
(4) Sur l’origine, l’histoire et l’influence de l’architecture et de la décoration de ces peuples, outre les textes des ouvrages ci-dessus cités, voir encore l’ouvrage intitulé .- Nouveau voyage en Espagne, fait en 1777 et 1 778 , par le baron Dublaisel , 1 vol. in-8", à Paris et à Londres.
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ARA
arabe et mauresque en Espagne, depuis le viie siècle jusqu’à la destruction de ces peuples, par M. Girault de Prangey, et lithographié par divers artistes: à Paris, chez Hauser.
L’ouvrage de P. Coste intitulé : Architec -> ture arabe , ou monuments du Kaire, dessinés en 1820 et 1822, 1 vol. in-folio de 74 planches, avec un texte historique et artistique. On y trouve des recherches savantes faites sur l’origine de notre architecture , dite gothique ou ogivale.
Celui intitulé : l’Empire ottoman illustré, publié chez Fischer, à Londres et à Paris. Éditions anglaise et française formant un fort volume in-4°, dont les planches sont d’une exécution achevée.
Celui intitulé : Monuments anciens et modernes, publié chez les frères Firmin Didot, et dirigé par Jules Gailhabaud. Voir les livraisons 10, 11, 20 et 25.
Excursions en Espagne, par Édouard Magnien,' illustrées par David Roberts, de Londres, 2 ou 3 vol. in 8°, avec des planches bien gravées; à Paris, chez Weith, Hauser et Lebrasseur.
ARABESQUES (1). — Parmi les nombreux exemples de l’emploi de ce genre d’ornement, nous citerons celles qui décorent plusieurs mosaïques chrétiennes des catacombes, plusieurs sarcophages chrétiens, publiées dans les ouvrages de Bosio, Aringhi, Ciampini, d’Agincourt, etc.
— De plusieurs tombeaux des papes, des cryptes vaticanes. Voir Cryptes , Tombeaux, etc.
Celles qui sont sculptées sur les pieds droits du grand portail de l’église Saint- Denis, en France, et publiées dans le Moyen âge pittoresque, chez Weith et Hauser, à Paris, in-folio, pl. exix.
Les portails de l’église Saint-Gilles, Saipt- Trophime d’Arles , ceux de la cathédrale de Rouen, sont à consulter. Voir à ces divers noms.
Divers exemples d’arabesques, en style byzantin, sont reproduits par Willemin, Monuments inédits , t. I, pl. xxxm, xxxvm,