‹ Dictionnaire iconographique des monuments de l'antiquité chrétienne et du moyen âge ... jusqu'à la fin du seizième siècleChapitre 30 sur 627 · AN · texte numérisé non relu

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•fantastiques et autres employés comme attributs de personnages ou comme ornements de sculptures sur les monuments.

Voir les mots Abeilles, Agneau et Agneaux, Aigle, Aigles, Ane et Anesse, Baleine, Bélier, Biche, Boeuf vivant ou de bronze, Brebis, Chameaux, Cheval, Chien, Chimères, Centaure , Cerf, Cochon, Colombe, Corbeaux , Coq , Dragon , Faucon , Griffons, Hippocentaure , Léopard , Lion et Lions , Lionne ailée, Loup, Oiseaux, Ours, Poissons, Rats, Renards, Serpent, Syrènes, Taureau , Vaches, Veaux, Vipère. Voir au nom de chacun, les exemples que nous en donnons.

ANIMAUX des évangélistes. — Miniatures d’un évangéliaire du ixe siècle. L’ange forme un L majuscule; le bœuf un Q ; le lion une espèce de J; l’aigle un V ; reproduites dans l’ouvrage du comte de Bastard, sur les Manuscrits, livraison 2e (1).

Nous citerons comme exemples de figures de ce genre celles sculptées sur le portail de l’église de Nantua , de Moissac; à l’église Saint-Julien de Brioude, elles sont au plafond; au tympan de la porte intérieure de l’église de Cluny (Bourgogne), à la façade de la cathédrale d’Angoulême, à celle d’Arles, etc. Voir tous ces noms.

Autres sur une belle sculpture du Campo Santo, à Pise, publiées par Lansini, dans ses Raccolta di Sarcofagie Monumenti, etc., pl. lxxv, n° 5 o.

Raphaël les reproduit à sa manière dans son beau tableau de la vision d’Ézéchiel. Voir son œuvre.

Voir aussi aux noms de chacun et aux noms des évangélistes.

Autres aux quatre extrémités d’une belle croix d’argent ( Operis Anaglyphi) , ouvrage d’orlevrerie orientale, publié par Paciaudi , Antiquitates christianœ, in-4° , p. 161 , qui donne à ce sujet quelques explications sur la signification de ces signes symboliques.

Autres sur une monnaie d’un siècle non désigné, ib. , p. 162.

Autres sur un beau sceau de Lorraine, de 1402, publié par dom Calmet, Histoire de la maison de Lorraine, in-folio, pL x, fig. 66.

ANIME ou BRIGANTINE. - Portion de l’armure des guerriers au moyen âge, représentée et expliquée dans la Panoplie de J. -B. -L. Carré , in-4°, Dictionnaire des termes de guerre , au mot Anime, et dans Y Atias la pl. xxxm, lettre D.

ANJOU. — Les monuments historiques de cette province sont publiés dans divers ouvrages , dont les principaux sont détaillés dans le 4e volume de la Méthode pour étudier V Histoire, par Lenglet du Fresnoy, p. 212, édition in-4°; plusieurs de ces ouvrages doivent renfermer des planches.

Voir aussi la grande Topographie de la France, en 250 volumes in-folio, au Cabinet des estampes, département de Maine-et- Loire; le portefeuille de M. de Gaignières pour les châteaux; le Voyage en France, par Ozanne; le Guide du Voyageur, publié chez Didot (article France ); l’œuvre des Israël Sylvestre, dans lequel on trouve une belle suite de vues de toutes les villes de France, de différents formats.

L’ Anjou et ses Monuments, 2 volumes in-4°, avec un texte et un Atlas de 100 planches environ des principaux monuments de cette province, gravées en manière d’eauforte, par divers artistes d’après les dessins de M. Hawke, publié par M. Godard-Faultrier, avocat à Angers.

Chroniques d'Anjou et du Maine , nouvelle édition, avec des notes, 2 vol. in-8°, par Bourdigné, avec figures. Paris, 1842.

Portraits de plusieurs princes et princesses d’Anjou du xme siècle au xvie. Monuments de la monarchie française, par Montfaucon , t. il , pl. xix ; d’Agincourt. Sculpture , pl. xxxi, nos 1, 5, 7; le Trésor de la couronne de France, t. JI, pl. clxv ,

Voir aussi Charles d’ Anjou et René d’AN-

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Sceaux du comte d’Anjou , de chapitres, de seigneurs, etc., Trésor de numismatique, in-folio; Sceaux des communes, pl. xvii, nos 7 à 12 ; Sceaux des grands feudataires, ib. , pl. vi, xxi.

ANNE (2). — Conception ou nativité de la sainte Vierge ; miniature d’un ménologe

encore posée dans le grand programme des Questions talé Sur quelques points de zoologie mystique, etc., archéologiques qui doivent être discutées dans les in-4° de 59 pages; Paris, Didot, 1842. séances générales de la Société française pour la con- (i) Sur ces animaux symboliques, voir Molanus, servationdes monuments, réunieà Bordeaux le 15, juin Hisior. imag., in-4°, p. 281 et suiv. L’abbé Mery, 77teo- 1842 et jours suivants, in-folio, p. 2, 3, 4. et dans le logie des peintres, in-12, p. 196. Paignot, Notice sur un 6e vol. qui doit paraître des cours d’ Antiquités rnonu- bas-relief représentant les signes symboliques qui acmenlales par M. de Caumont, chez Derache, à Paris, compagnent les quatre évangélistes, in-4°; Dijon, 1 839. Espérons qu’à l’aide de tant et de si persévérantes re- (2) Sur la manière dont on peut et doit représenter cherches, on trouvera le mot de l’énigme. Voir aussi celte sainte, voir Molanus, Hisior. imaginumsacrarum, ce qu’en dit M. l’abbé Cahier dans son opuscule iuti- édition in-4°, p. 325 et suiv.

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du ix* ou x9 siècle; d’Agincourt. Peinture , pl. xxxi , n° 15.

Sainte Anne instruisant sa fille; très-belle miniature des Heures d’Anng de Bretagne , manuscrit du xv* siècle, à la Bibliothèque royale , citée par Dibdin , Voyages en France , t. III, p. 162, note A.

L’on trouve sainte Anne représentée dans presque tous les tableaux de Sainte Famille des peintres des écoles d’Italie , de France, d’ Allemagne , et autres pays.

Voir aussi la grande collection des saints au Cabinet des estam pes , à Paris , en 25 volumes in-folio, pour les femmes; les œuvres de Raphaël et de tous les peintres du moyen âge , et des siècles suivants.

Le tableau de la Vierge dite aux Rochers, composition de Léonard de Vinci, gravée par Garnier, offre une assez belle figure de sainte Anne. Voir son œuvre.

Il existe à Rome deux églises de Sainte- Anne, l’une dite des Pressants , l’autre des Quatre -Fontaines. Voir les planches des vues de Rome , par Vasi , en 12 vol. in-folio, et la description de ces églises dans Y Itinéraire de Marin Vasi, 2 vol. in-12;, consulter la table des matières, verbo Églises , et divers volumes in-folio ou in-4° de l’œuvre des Piranesi , en 22 volumes , et la Topographie de Rome , faisant partie de la Topographie de l’Italie, en 92 volumes in-folio, au Cabinet des estampes , à Paris.

ANNE DE BRETAGNE. — Portrait de cette princesse , représentée à genoux , tenant un livre d 'Heures; près d’elle sont ses trois patronnes : sainte Anne, sainte Hélène et (1), sainte Ursule (2). Voir la belle miniature des Heures d’Anne de Bretagne aux manuscrits de la Bibliothèque royale de Paris, n°635 suppl. Cette miniature est reproduite dans V Album de M. du Sommerard, pl. xxxvi de la 9e série , et beaucoup mieux dans le Musée des familles (3), t. I , p. 304.

Tête de celte princesse, d’après un camée. Willemin, Monuments français inédits, t. il,

pl. CCCXXVIII.

Quant à la prétendue figure d’Anne de

(i) Dibdin s’est fourvoyé en prenant ces trois figures pour des suivantes d’Anne de Bretagne, p. 162, t. III de ses Voyages en France, comme le remarque fort bien l’annotateur; mais ce dernier se trompe en mettant que la sainte qui tient une croix est sainte Marguerite, c’est sainte Hélène, comme le dit M. Potlier, dans son texte sur cette planche de Willemin.

(2; L’étendard que tient la sainte placée au milieu, est celui des armes de Bretagne, la flèche indique le genre de sa mort. Voir au nom Ursule

(3) Cette planche du Musée des familles nous semble rendre beaucoup mieux l’expression des figures de la miniature originale que la planche donnée par

Bretagne, donnée par Willemin , même ouvrage que ci-dessus, pl. clxxxi, reproduite encore dans V Univers pittoresque de Didot, pl. 462, voir ce que nous disons à l’article Sainte Hélène, n° 1.

Anne de Bretagne, assise, tenant un de ses enfants sur ses genoux. Miniature d’un manuscrit (Bibliothèque royale de Paris); Willemin, Monum.franç. , t. Il, pl. clxxx; V Album du Sommerard donne la miniature entière , pl. xxxvii de la 4e série.

Autre recevant l’offrande d’un manuscrit. Miniature publiée dans la Monarchie française de Montfaucon, t. IV, pl. vii , p. 98, et le Trésor de la couronne de France, t. XI , pl. cxcv, n° 1.

Planches cxcvm et cxcix du même ouvrage , cette princesse est encore représentée écrivant à Louis XII , et recevant une lettre de lui. Ces deux compositions sont remarquables par les détails du logement et le costume des personnages. Montfaucon, Monarchie française , t. IV, pl. vm et ix.

Autre représentée dans l’état de mort.

Magnifique statue en marbre du tombeau de Louis XII et d’Anne de Bretagne, à l’église Saint-Denis, publiée dans V Atlas du Musée des monuments français, aux Petits-Auguslins, par Reville et Lavallée. Voir la belle planche intitulée Salle du xve siècle , celle de M. Biet, intitulée Souvenirs du Musée des monuments français , pl. xxiv, et dans les divers ouyrages de M. Alexandre Lenoir.

Anne de Bretagne à genoux devant un prie-Dieu, à côté de Louis XII, au-dessus du tombeau ci-dessus cité. Voir les mêmes planches dans les mêmes ouvrages, et celle page 562 de Y Histoire de l’abbaye de Saint- Denis, par dom Félibien, 1 vol. in-folio.

Voir au mot Heures le détail des belles miniatures qui composent celles d’Anne de Bretagne , dont le précieux manuscrit appartient à la Bibliothèque royale de Paris. Plusieurs miniatures de ces Heures sont reproduites dans les planches de Y Album des arts au moyen âge, par M. du Sommerard.

ANNE DE MONTMORENCY (4). - Belle

M. du Sommerard, dans laquelle nous remarquons même quelques inexactitudes. La croix que tient sainte Hélène, par exemple, devrait être bien plus forte, puisque c’est une croix en charpente et non une croix faite avec des roseaux. Sainte Héléne lient celte croix en se servant d’un linge pour indiquer le respect dû à cette sainte relique. Ce linge se voit sur la planche de Willemin, qui malheureusement a supprimé la croix. Sainte Anne a une figure caractérisée sur la miniature, que le lithographe de M. du Sommerard a quelque peu dénaturée.

(4) Le prénom du connétable est tellement fondu avec le nom de famille depuis longtemps, que nous avons

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figure du connétable en pied. Trésor de la couronne de France, t. 11, pl. cclxxix.

Très-beau mausolée (1) d’Anne de Montmorency. Alexandre Lenoir, t. IV de son Musée des monuments français, pl. clxxi, n° 451. On y voit sa figure couchée, armée de pied en cap.

Colonne, funèbre élevée au couvent des Célestins de Paris; sculpture de Jean Bullant. Lenoir, ib t. IV, p. 95, et pl. clxix au t. V, n° 105, ou p. 5 à 4.

Monument demi-circulaire provenant de l’abbave de Saint-Martin de Montmorency ; sculpture de Jean Bullant. Voir t. IV, et, pour la planche, t. V, n° 451, p. 4.

Biet, Souvenirs du Musée, pl. ix, et dans la salle d’introduction; Musée des monuments français, par Reville et Lavallée.

Médaille frappée en l’honneur de ce seigneur, publiée avec son revers dans l’ouvrage de J.-D. Koehler, Remarques historiques sur les médailles et les monnaies, in-4°, t. I, p. 1 ; Berlin, 1711. Il n’existe que ce seul volume, et les planches sont mal dessinées et mal gravées. Il est cependant cité dans la Bibliotheca numismatica de Hirsch, in-folio.

D’un côté est la tête du connétable; de l’autre, trois figures de femmes représentant l’Espérance pu la Fortune, la Magnanimité, et une autre figure ailée.

ANNE DU BOURG. — Un des chefs des huguenots, jugé devant le grand conseil et condamné à être brûlé. Ces deux sujets font partie de la suite intitulée : Massacres et guerres des huguenots sous Charles IX, par Torterel et Parisin, graveurs à l’eau-forte. Voir cette suite au Cabinet des estampes, à Paris, où elle figure dans la collection d’estampes réunies sur V Histoire de France, par M. Fevret de Fontette.

ANNEAUX. — Attributs de divers saints et de saintes.

Sainte Catherine. Voir ce nom.

Sainte Jeanne, fille de Louis XI, de l’ordre

cru bien faire en le plaçant ici, sous l’initiale de baptême, plutôt qu’au nom de famille, où il ne figure que pour ordre.

(î) Ce mausolée, composé par M. Lenoir, au Musée, était formé du bel autel enlevé du château d’Ecouen par ordre du connétable. C’était un ouvrage de Jean Bullant et de Jean Goujon; on dit qu’il a été transporté au château de Chantilly.

(2) Sqr l’usâgede l’anneau et ses significations mystiques et symboliques, voir DuCange, Glossurium latinitaiis, in-folio, Medii œvi, verbo Annulus. Millin dans son Dictionnaire des beaux-art s, ne parle que de l’anneau chez les Grecs et les Romains, et nullement de l’anneau chez les chrétiens. 11 cite l’ouvrage de Kirchmann. Voir ce traité, qui est en latin. Bocquillot, Traité de liturgie sacrée, in-8°, p. 169. Duranti.de Tome I.

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de l’Annonciade. Voir au nom Jeanne,

ANNEAUX. — Anneaux symboliques (2), tirés de tombeaux des catacombes. D’Agincourt, Sculpture, pl. vm, nos 25 et 31; Ciampini, Cetera Monumenta, t. II, p. 587 et 589. Le monogramme du Christ est trèscompliqué.

Anneau dit du Pécheur, publié dans le Cabinet de la bibliothèque Sainte- Geneviève, à Paris, par le père Dumolinet, 1 vol. in-folio, pl. i, nos 8, 9, et p. 5 du texte.

Dans la dissertation intitulée : Notiziesopra l'origine e l'uso deWAnello Pescatorio e degli altrianelli ecclesiastici, par F. Cancellieri,in-8°, 1823.

Deux autres de ce titre, en bronze, dont on trouve la figure et le développement dans l’ouvrage sur les Antiquités d’Aquilée. Voir au nom de cette ville, et p. 403 de l’ouvrage.

Anneau sigillaire, ou cachet, à l’usage des premiers chrétiens, trouvé dans le cimetière de Saint-Agnès. On y voit comme une semelle avec ce mot : Justus.

D’Agincourt, Sculpture, pl. vm, n° 23.

Et tous les anneaux publiés dans les ouvrages suivants :

Heineccius , De Sigillis Germanorum , in-folio, pl. i, nos4 et 5.

Abrah. Gorleus, Dactyliotheca, seu de annulis cum explicationib . ; Lugd., 1695,

2 vol. in-4°, planches.

Kircher, De Annulis, in-12, planches.

Passeri (J.-Bap.), Novus thésaurus gemmarum ex dactyliotheceis insignioribus .

3 vol. in-folio, planches.

Deux anneaux tirés du Trésor de la cathédrale de Mayence; Gerbert , Liturgica vêtus alemannica, 2 vol. in-4° en un tome, p. 255. Ce monument est d’autant plus important à signaler qu’il porte sa date gravée en creux, 1282. On y lit le mot : Tetragra maton .

Cérémonies pour conférer le droit de porter l’anneau à un pape, ou évêque, un abbé, une abbesse, etc. Voir, à ce sujet,

Rilibus ecclesiœ, in-8°, p.237, 288. Durandus, Rationale divinorum of]iciorum, in-4°. Voir aux tables des différentes éditions de cet excellent auteur. Macri dans son Hierolexiccn , verbo Annulus, Sigillurn, et à tous les mots qui s’y rattachent. Aringhi, t. II, p. 698 ( Rorna sublerranea), a fait de savantes recherches sur l’usage des anneaux parmi les chrétiens. Casalius, dans son traité de Ritibus chrislianorum , p. 402, édition in-4°, parle des douze cachets enfermés dans une bourse et qui faisaient partie des insignes d’un pape à son élection. Ces douze cachets ( sigilla ) représentent ou rappellent les douze apôtres. Voir aussi Fabricius, Bibliotheca antiquaria, in-4°, p. 354, 589, 854. Molanus, Histor. imaginum sacrarum , in-4°, p. 57, 560, édition de Lyon.

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les planches du Pontificale romanum, édition de Rome, ou celle de Paris, pl. de la p. 78.

Voir aussi celles du Ceremonialepontificum et episcopum, éditions in-4°.

Et encore celles des Cérémonies religieuses des divers peuples, de Bern. Picard. Voir les planches du volume des Cérémonies de la religion chrétienne , éditions in-folio et in-4°.

M. du Sommerard donne plusieurs exemples de l’usage de porter l’anneau, dans son ouvrage Les arts au moyen âge , dans V Album. Voir les pl. xi, chap. VI, série 6e; pl. xxix, mêmes chapitre et série; pl. xxxvi, chap. VIII, série 9e.

Dans V Atlas, pl. vi du chap. VI, on voit un évêque portant deux anneaux par-dessus un gant orné de broderies.

Dans les Antiquités d’Aquilée, \ vol.

in-folio, par Bartoli Giandomenico, p. 403, on trouve deux anneaux de patriarches, ou évêques, d’une forme singulière (xve siècle). On y remarque les figures de saint Jean et de saint Marc en relief. Sur la ceinture est écrit : P. Paulus, avec des figures allégoriques.

ANNONCE. — Proclamation du jubilé de l’an 1600; médaille du pape Clément VIII. Numismata pontificum , publiée par Dumolinet, in-folio, pl. xxvi, n° 20.

— De la paix d’Arras, miniature des Chroniques de Monstrelet (xve siècle), publiée par Montfaucon dans ses Monuments de la monarchie française, t. III, pl. xxxvi ; dans le Trésor de la couronne de France , t. II,

pl. CLV.

Voir aussi à Proclamations.

ANNONCIADE (Ordre de P). — Schoonebeck, Histoire des ordres militaires, t. II, pl. de la p. 198, n° lxix.

Voir aussi Héliot et Bar, mêmes ouvrages, ainsi que celui de Fialetti et de Bonanni, Boriani, etc.

Figure en pied de Jeanne de France, fille de Louis XI, et femme de Louis XII, en costume de cet ordre, dans la collection des reines de France, du Cabinet des estampes de Paris, d’après Abraham Diepenbeck, grav. par J. Picart. Pour les autres détails, voir au nom France.

ANNONCIADES. — Intérieur d’une salle du couvent des Annonciades, en Espagne.

On y voit plusieurs des religieuses du cou-

(t) Et l’histoire de cet ordre, publiée par les divers auteurs cités par LengletDufresnoy, Méthodepour étudier l’histoire , t. III, p. i79.

vent réunies et exécutant sans doute un concert spirituel. Gravure tirée en couleur d’après un dessin de David Roberts pour son ouvrage sur V Espagne, publié chez MM. Weith et Hauser, à Paris.

Cette gracieuse composition, qui donne à la fois une idée de l’architecture du couvent et du costume des religieuses, est reproduite gravée à l’eau-forte dans l’ouvrage intitulée : Excursions en Espagne, par Édouard Magnien, et illustrées par David et Roberts de Londres, 3 vol. in-8°, également chez Weith et Hauser, à Paris.

Quant aux usages et costumes de cet ordre, soit en France, soit en Espagne, ou ailleurs, voir les ouvrages de Bonanni, Fialetli, Héliot, Bar, etc. (1), tous avec planches.

ANNONCIATION (2), ou salutation angélique. - Les manuscrits avec miniatures, les sculptures les plus anciennes, otfrent, comme à l’envi, ce gracieux sujet. Nous allons essayer d’indiquer les plus remarquables, comme point de départ ou comme chefsd’œuvre.

Bas-relief de l’église Saint-Michel, à Pavie ; façade. Sculpture du vne siècle environ; d’Agincourt, Hist. de l’art, pl. xxvi, n° 5.

Autre tiré d’une église détruite et que d’Agincourt a découvert dans la construction d’une maison à Rom e. Histoire de l’art, sculpture estimée du ivc ou ve siècle, pl. xxvi, n° i .

Sculptures dyptiques en ivoire de l’école gréco-latine, du vir au vme siècle environ. D’Agincourt, Histoire de l’art, ' pl. xn,n°13, d’après Gory.

Le même sujet, sculpture en creux sur les portes de bronze de la basilique Saint-Paulhors-des-Murs. Ouvrage exécuté à Constantinople vers le ixp siècle. D’Agincourt, ib., pl. xiii. Le premier sujet de la première bande, et plus en grand, ib., pl. xiv.

Très-beau bas-relief de la façade de l’église d’Orviette, par Nicolas de Pise, ou ses élèves (xme- ou xive siècle). D’Agincourt, Histoire de Vart, pl. xxxm, n° 5, section Sculpture.

Bas-relief de Donatello, à Florence. Sculpture du xive au xve siècle, ib., pl. xxxvm, n° 19.

Du xve au xvie siècle. Belle sculpture en bois de la porte de l’église Saint-Gervais, à Gisors, Voyages en France ( Normandie ), par Taylor et de Cailleux, pl. ccxiii. Cette composition a beaucoup de dignité.

(2) Sur l’origine des représentations de l’Annonciation, voir Molanus, Hisior. imaifinum sacrarurn, in-4°, p. 43, 275 et suiv.

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Atlas du Musée du Sommcrard, Y Art au moyen âge, sculpture du xive siècle, pl. n, du chap. V. Bas-relief d’une croix latine.

Terre modelée et émaillée. Ouvrage de Lucas Robbia. Atlas, pl. n, chap. XVI, des arts au moyen âge.

Sculpture de la partie supérieure d’une stalle d’église, pl. iv, chap. XII. Atlas du Sommerard. (Style de transition.)

Peintures remarquables de ce sujet.

Fresques des catacombes (premiers siècles du christianisme). 11 est à remarquer que sur cette peinture l’ange n’a pas d’ailes.

Aringhi, Roma subterranea, t. Il, p. 297.

Bottari, même ouvrage, t. II, pl. clxxvi, p. 141.

D’Agincourt, Peinture, pl. xii, n° 4.

Mosaïque de l’arc triomphal, ou grand arc du chœur de Sainte-Marie-Majeure, à Rome (ve siècle environ). Ciampini, Vetera Monu menta, 1. 1, pl. 49 et p. 206.

D’Agincourt, Peinture, pl. xvi, n° 4.

Miniature d’un manuscrit syriaque (vie siècle), à la bibliothèque Saint-Laurent, à Florence. D’Agincourt, Peinture, pl. xxvn, n° 2. Ce manuscrit est des plus importants comme antiquité.

Peinture sur verre (xve siècle) provenant d’une église Saint-Leu (sans doute à Paris), placée pendant plusieurs années dans la salle du xvesiècle,au Musée des Petits-Augustins. On la trouve assez bien gravée dans le t. VI, p. 68, pl. ccxiv, de l’ouvrage de M. Alex. Lenoir, sur son Musée, et dans la belle planche de M. Lavallée et Reville, représentant la vue générale de la, seconde salle, dans le grand ouvrage in-folio sur le Musée en question. Voir aussi la 22e planche dès Souvenirs du Musée, par M. Biet, 1 vol. petit in-folio.

Admirable tableau d’Emelinck, appartenant à un particulier, et publié dans le 2e volume du Messager des sciences et arts en Belgique; à Gand, 1834; à Paris, oliez Challamel et compagnie, éditeurs.

Autre, non moins remarquable, peint par Lucas de Leyde, et appartenant au Musée du Louvre (Paris). Voir l’œuvre du peintre et de ses graveurs, au Cabinet des estampes, à Paris.

Autre du même peintre. Album du Sommerard, pl. xvn, série 6e.

Peinture d’un triptyque sur bois, par Albert Durer, et publiée dans Y Atlas du Musée

(i) M. Duchesne aîné donne la désignation de plusieurs gravures de ce sujet par d’anciens maîtres dans son Catalogue du Cabinet des estampes de la Bibliothèque royale, et dans son Voyage d’un iconophile, in-8°. Yoir le détail de ces pièces a la table des matières de ce volume.

f (2) Cette tablette ressemble assez à une portion

du Sommerard, pl. vm du chap. VL L’ange est séparé de la Vierge par une Adoration de bergers qui forme le sujet principal.

Les œuvres des Wierix, des Sadelers, des Marlin de Vos, Valdor, et celles de tous les anciens maîtres (1), offrent ce genre de sujet plus ou moins bien traité.

Belle composition d’André del Sarte (xvr siècle ). Cette Salutation angélique a cela de particulier qu’on voit ici deux anges, l’archange saint Michel et l’ange Gabriel. Le premier tient une épée et des balances ; derrière la sainte Vierge est une figure de vieillard, qui ne peut être saint Joseph, puisqu’il ignorait ce qui se passait. Ce tableau est publié dans la Galerie de Florence, pl. xvi du 1er volume. Voir aussi l’œuvre du peintre.

Dans l’ouvrage intitulé : Imagines evangelica historiée, publié en 1595, par le révérend père Jérôme Natalis, et dont presque toutes les planches sont composées par Bernard Passeri, peintre romain. L’on trouve aussi ce sujet, on ne peut mieux représenté, pl. i. Les gravures sont des deux Wierix. Voir leurs œuvres.

Annonciation représentée d’une manière allégorique. Voir au mot Ltcorne.

ANSCHAIRE ( Saint), évêque d’Hambourg (xvie siècle). — Son tombeau, d’un gothique très-curieux,- avec sa figure en pied placée dessous,, est publié dans l’ouvrage intitulé : Origines rerum hamburgkarum , auctore Lambecio, in-4°, 1562. Autour du monument sont des figures de saints et d’apôtres. Voir la pl. de la p. 344 de l’ouvrage cité.

ANSELME (Saint),, évêque. — Voir la collection des saints du Cabinet des estampes, à Paris.

ANTATIIEMATA SACRA. — On trouve désigné ^ous ce nom, dans les Antiquitates christianœ de Paciaudi , 1 vol. rn-4°, un genre cTe tablettes (2) nommées aussi tabulée, pallia, frontalia, dorsale, dossale, par divers auteurs, et sculptées en ivoire, en bois, or, argent, etc., et sur lesquelles s’inscrivaient les dons faits à une église par de pieux chrétiens, et qui se posaient sur l’autel auquel elles servaient d’ornement. Voir un monument de ce genre dans l’auteur cité, à la p. 268.

Dans l’ouvrage intitulé : Monumenta Am-

de petite colonne que l’on aurait partagée en deux dans la hauteur. Sur ce genre d’antiquité ecclésiastique, outre les ouvrages cités, voir encore le Musœum veronense, Notizia delle chiese di, Verona. Sartius, de Casula diplych., Suicerus, de Thesaur. ecclesiasiico, t. ï; Ferrari, Biancolinus. (Macri n’en parle pas.)

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brosiœ basilicœ, vol. 1er, cap. LXXIII, Mediol., 1645.

DansCostadi, Osservazioni sulle cattedrali di Torcello, § XIII.

Dans la Verona illustrata de Maffei, t. I, pl. liv. A la fin du volume on retrouve le même monument publié par Paciaudi, et cité ci-dessus.

ANTECHRIST. - La figure de ce célèbre séducteur du genre humain a exercée l’imagination de plusieurs peintres et graveurs du moyen âge.

Miniature de l’ouvrage manuscrit intitulé: Hortus deliciarum , par l’abbesse Herrade de Landsberg, publié et gravé par les soins du libraire Engelhard et Millin, 1 vol. in-folio plat. Voir la planche n° 1 . Ce manuscrit est du xive siècle (1).

Miniature d’une Bible du xive siècle. Bibliothèque royale de Paris, nos6829 et 1085, reproduite dans une des planches du 6e volume des Notices sur les manuscrits de ladite Bibliothèque, par M. de la Porte du Theil. L’Antéchrist y est représenté avec trois visages. Voir la planche p. 107 et 108 dudit volume.

Couronnement de l’Antéchrist, miniature d’un manuscrit de la Bibliothèque impériale de Vienne, n° 2554, p. 45 du mariuscrit, publié dans l’ouvrage intitulé *: Fila Pétri beati Acotanti, par Georges Zappert; Vienne, 1859, 1 vol. in-8°, pl. de la p. 74.

Planche gravée en bois de la grande Chronique de Nuremberg, 1495, in-folio, p. 265. On y voit une figure de l’Antéchrist.

L’ouvrage le plus étendu que nous ayons rencontré sur ce personnagè est celui intitulé : Le livre de l’Antéchrist ; livre singulier, dont il existe plusieursédilions de 1460 à 1472. Il renferme 58 à 59 planches gravées en bois d’une manière remarquable, si toutefois le copiste est exact, et accompagné d’un texte allemand. L’on trouve quelques-unes des planches copiées dans l’ouvrage du baron de Heinecken, Idée d’une collection d’estampes (2). Voir p. 584 à 595. Une de ces planches représente l’Antéchrist, dans un

(1) L’on trouvera des détails très-curieux sur ce précieux manuscrit d’une femme, dans la dissertation signée A chéri, t. XVIII des Annales de philosophie chrétienne , p. 435, 437

(2) On sait que ce livre n’est autre chose que le catalogue des estampes du Cabinet impérial de Dresde, ainsi que le baron le déclare lui-même dans sa préface, ce livre est devenu d’un prix exorbitant dans les ventes de bibliothèques. L’auteur fait précéder son catalogue par de savantes dissertations sur les gravures en bois, les cartes à jouer, les premiers livres imprimés dont il donne de curieux spécimens et des fac-similé.

laboratoire d’alchimiste, donnant de l’or à ceux qui l’écoutent; l’autre montre l’Antéchrist en voyage.

La séduction et la persécution de l’Antéchrist, sont peintes dans la cathédrale d’Orviette, en plusieurs tableaux à fresque, par Lucas Signorelli et sont gravées dans V Histoire et la description de cette église (5), par P.-F. Antamori, évêque d’Orvietle, 1 vol. grand in-folio de 56 à 57 planches au trait, dont quelques-unes sont doubles, publiée à Rome, en 1791. Voir surtout les pl. xxix et xxx. Lucas Signorelli a travaillé de 1459 à

ANTEPENDIUM. — Nom d’un voile qui se suspendait quelquefois au-devant des autels au moyen âge. Les miniatures du Menologium peuvent aider à se rendre compte de ce genre d’ornement, dont nous ne pouvons pas citer d’exemple dans la liturgie latine (4).

Plusieurs de ces voiles sont couverts de peintures ou broderies remarquables.

ANTE-PORTIQUE. — L’église Saint-Clément, à Rome, offre ce genre d’entrée. Monuments anciens et modernes, par Gailhabaud et ses collaborateurs, l,e livraison et son texte.

Album des arts au moyen âge, du Sommerard, pl. n de la 2e série, et encore le Mémoire d’Albert Lenoir sur l’architecture des basiliques, Instructions du Comité des monuments, 2e série, p. 102, 105 et 104.

ANTIDORON. — Nom du pain béni chez les Grecs du Bas-Empire; et dont on trouve une représentation dans le livre de Goar, Euchologium Grœcorum, in-folio, p. 99/5).

ANTIMËNS1A. Espèce de table de marbre, qui servait quelquefois d’autel (6). D’Agincotlrt en donne un exemple, Sculpture, pl. xxi, n° 15.

ANTIOCHIANUS ( Sanctus ). — Figure en pied de ce saint personnage, évêque ou simple prêtre, tirée d’une mosaïque du ve

(3) Dédiée à sa sainteté Pie VII.

(4) Du Gange, Glossaire, vcrbo Antependium, semble l’appliquer à un autre usage que celui que nous indiquons ci-dessus. Voir sur ces voiles ce que dit Thiers, Traité ou dissertations sur les principaux autels des églises, in-12, p. 82 à 87; mais on n’y trouve pas le mot Antependium que nous avons vu dans un livre de M. Bast, intitulé : Notice sur les frères Van-Eyck, in-8°.

(5) Molanus, Historia imaginum sacrarum , in 4°, p. 582, et dans notre Glossaire liturgique inséré aux Annales de philosophie chrétienne, t. XIV, p. 337.

1,6) Voir le même Glossaire , mêmes tome et page.

ANT

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