‹ Dictionnaire iconographique des monuments de l'antiquité chrétienne et du moyen âge ... jusqu'à la fin du seizième siècleChapitre 346 sur 627 · V. les planches et au mot Vierges · texte numérisé non relu

V. les planches et au mot Vierges

On trouve au Cabinet des estampes de Paris, près la Bibliothèque royale, plusieurs collections dans lesquelles on a réuni dans un ordre raisonné et méthodique, une foule de sujets pieux dont on trouve le détail dans le catalogue des estampes au Cabinet du roi, par M. Duchesne aîné (1 ), conservateur adjoint.

L’ouvrage de Frédéric Borromée, de Pic tura sacra, 1 ou 2 vol. in-8°, renferme quelques planches accompagnées d’un texte savant.

Celui de Gérard Molanus, de Beliquiis. V. au mot Reliques, etc.

Le baron de Heinecken, dans son ouvrage intitulé Idée complète (2) d’une collection d’estampes, 1vol. in-8°,n’a pas de spécialité pour le-; images saintes. Seulement dans sa classe vie, p. 217, contenant l’école allemande, il indique plusieurs suites de sujets pieux, malheureusement mêlés à divers sujets qui y sont étrangers. Parmi ces sujets on remarque, p. 198,277, les Légendes. (V.ce mot.) La Bible des pauvres, p. 292 (3), ¥ Histoire de saint Jean l’ Apocalyptique, p. 534, les images des Cantiques , p. 574, P Histoire delà sainte Vierge , démontrée par images, p. 578, le Spéculum salvationis humanœ, p. 452. V. à ce mot.

Toutes ces suites sont curieuses, sans doute, mais ne composent pas une collection aussi étendue que celles du Cabinet des estampes de Paris, la suite de figures des saints et saintes, formant à elle seule plus de

(1) Voir dans l’édition de 1837 la table des principales divisions.

(2j Le baron de Heinecken a lui-même modifié le sens de cette expression, préface, p. 2.

(3) Qui porte aussi le titre d liisioria Veteris et SSovi Teslantenii, et que quelques personnes confondent avec le Spéculum salvutionis. V. au reste la note Irés-satisfaisante donnée à ce sujet par l’auteur en question, p. 292, et le travail de M. Guichard sur les Livres xylographiques.

40 volumes in-folio, classés par ordre alphabétique des noms (4).

IMMACULÉE CONCEPTION (5). - Un diptyque dans le style du Bas-Empire semble faireailusion à cettefête, Acta sanctorum des Bollandisles, mois de mai, t. I, p. 63.

Autre provenant du cabinet de la bibliothèque Sainte-Geneviève, même époque; Description de ce cabinet, par le P. Dumolinet, 1 vol. in-folio, pi. vin, n° 1.

Singulière composition du peintre Trotti di Malasso, à Plaisance. Y. Millin, Voyage dans le Milanais, t. II, p. 80, qui cite cette peinture. V. les collections d’images de la sainte Vierge et à Licorne.

IMMERSIONS. — Celles que l’on pratiquait jusqu’à trois fois au moment de la naissance d’un enfant, sont l’objet de diverses représentations peintes ou sculptées. Le trésor de l’église de Miian possède une représentation de ce genre; citée par Millin, Voyage dans l’Italie, 1. 1, p. 66, n° 3. Cet antiquaire penseque les 3 anges qui figurentdans celte sculpture font allusion aux trois immersions (6) d’usage. V. aussi tout ce que nous disons au mot Baptême.

IMMOLATION DE L’AGNEAU prophétique.

Vitraux de Saint- B tienne de Bourges, par MM.Arth. Martin et Ch. Cahier, prêtres, in-folio, pl. i et ix, et les explications savantes (7) qui accompagnent les planches, pages 115, 168.

IMMORTALITÉ ( Emblème de 1’ ). — Voir Phénix.

IMPÉRATRICES. — Les figures des impératrices d’Orient et du Bas-Empire sont en grande partie représentées sur les monnaies byzantines. V. les Familiœ byzantinœ de Du Cange, in-folio ; l’ouvrage intitulé : Essai d’un classement des monnaies byzantines, par M. de Saulcy, à Metz, 1 vol. in-4° avec texte.

Plusieurs diptyques gravés en tête du premier volume du Glossaire de Du Cange, édition en 5 volumes in-folio, ceux publiés par Gori, dans le Thésaurus diplychorum,

(4) Voir au mot Saints la note relative à cette collection

(5) Un concile tenu à Oxford, en 1222, a déclaré le premier la célébration de cette fêle en Angleterre.

(6, V. à ce sujet l’ Hierolexicon des frères Macri, •verbo Itnmersor, et Casalius, de Rilibus christiano non, in-4°, p. 53 et suiv.

(7)M.Didron,p 301 de son Iconographie chrétienne, cite ces explications comme trés-remarquables.

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l’ouvrage de Bernard deMontfaucon, Biblio theca Coislianci olim Sequierianci , 1 vol. infolio, renferment quelques planches de costumes d’impératrices d’Orient. Willemin, Monuments inédits, pl. lxix ; Bonnart, Costumes du xiir au xvie siècle , est aussi à consulter. Y. encore les noms Paléologues , Hélène, Irène, Justinien, Théodora, Théodelinde, etc.

IMPOSITION DES MAINS. — V. Bénédictions, Consécrations, Ordination.

IMPOSITION DU LIVRE. — Sur le dos d’un roi sacré. V. Sacre. Sur la tête des évêques, des prêtres, des diacres. V. Consécration.

IMPOSITION DU NOM (4). — Fête chrétienne ( dans la liturgie grecque), représentée sur un diptyque en bois du xie sièle, sculpté par les moines du mont Athos, et qui se voit au musée de Grenoble. On en trouve une gravure dans le Magasin encyclopédique d’aout 1811, avec une explication remplie de détails curieux sur la liturgie grecque, par M. Champollion Figeac.

Jacobus Florentinus, peintre du xve au xvie siècle, a composé un assez beau tableau, représentant Zacharie au moment où il donne à son fils le nom de Jean. Cette composition a été gravée par Jules Bonasone et quelques autres. V. l’œuvre du peintre.

Miniature tirée d’un évangéliaire de la bibliothèque du Vatican (xne siècle). D’Agincourt, Peinture, en donne une copie planche lix, n° 5. On y voit un berceau d’une forme très-curieuse.

Voir aussi toutes les compositions ou sujets de la nativité de saint Jean-Baptiste.

IMPOSTE. — Recevant la retombée des arcs en tiers-point. D’Agincourt en donne divers exemples, Architecture, pl. xxvi, n° 12; pl. xlii, nos 14, 16, 17. Willis, Remarques sur V architecture gothique, en anglais, in-8°, Cambridge, 1855, pl. m , n°s 42, 15, 14, 15, 16, 17 et 18. Voir aussi tous les ouvrages à planches que nous citons au mot Architecture, et, surtout ceux de Brillon et de Pugin. Les Éléments d'archéologie nationale de Batissier, édit, in-18. V. à la table du texte.

IMPRIMERIE. — Il existe quelques ouvrages à planches qui peuvent donner une

(1) Sur cette ancienne cérémonie, voir Angélus Maria Quirinus Venelus, auteur du xie siècle, Diairibœ ad priorem partent veteris olJicii quadragesirnalis Grceciœ orliiodoxiœ, Rom., i72i,in-4°, p. 84 du tome. Théodore Prodomus, écrivain du xue siècle,

idée de la marche progressive de cet art célèbre. Nous citerons celui du docteur Dibdin : Antiquities typographical , 4 vol. in-4° ; Bibliographical Decameron , 5 vol. in-8° ; Bibliotheca Spenceriana et ses suppléments,

6 vol. in-8°; de Heinecken, Idée complète d’une collection d’estampes, 2 vol. in-8°; celui de Jensen, Essai sur l’origine de la gravure sur bois, etc., 2 vol. in-8°; celui de Langlois du'Pont-de-l’Arche, Essais sur la calligraphie au moyen âge , in-8°, Rouen,

Nouvelles recherches sur l’origine de l’imprimerie , par le comte Léon de La Borde, fac-similé ; 1 vol. rempli d’écriture, de vignettes gravées en bois, de belles lettres majuscules, etc. On y trouve une dissertation sur la célèbre gravure du saint Christophe de la Bibliothèque de Paris , comparée avec celle de Londres, etc., in-4% Paris, 1840. Les planches sont dessinées et gravées par l’auteur même du Mémoire.

Vue intérieure d’une imprimerie, gravure en bois tirée d’une Danse macabre; Lyon , 1499, petit in-folio, cité dans le catalogue de Mac-Carthy, n° 2841.

Diverses gravures en bois publiées par Dibdin, Bibliographical Decameron, t. II, p. 118, 119, 120 et 121, d’après des titres de livres de 1500 à 1520.

Dans le livre de Schoppcrus et Jost Ammon, Panoplia sive de artibus mechanicis et j illiberalibus, in-12, pl. xix.

Intérieure d’une imprimerie à gravures, planche de la suite , intitulée : Nova reporta..., composée par Jacques Stradan, et gravée par lui-même, Philippe Galle et quelques autres. V. l’œuvre de Stradan.

Autre dans l’œuvre d’Abraham Bosse , faisant partie de la suite intitulée : Essai \ de la gravure sur bois.

IMPRIMEURS à leurs presses. — V. Imprimerie.

Les trois inventeurs de l’imprimerie en Allemagne représentés dans leur atelier, gravure de Van de Velde pour l’ouvrage de S. j Ampzing, Description de la ville de Harlem, en hollandais, in-4°, pl. des p. 502 et 505.

Le célèbre Laurent Coster tenant une des let tres de l’alphabet, beau portrait de Van de Velde, dans un ouvrage allemand de Pierre j Scriverius sur l’invention de l’imprimerie, dont nous donnons le titre au mot Harlem dans ce Dictionnaire.

parle également de cette cérémonie- On trouve un extrait de cet auteur dans le 8e volume des Notices et extraits des manuscrits grecs du Vatican, par Laporte-du-Tbeil, in-4°, p. 193.

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Coster travaillant dans son imprimerie, planche du même ouvrage.

Ulderic Guernich , maître imprimeur de Paris en 1469, représenté en pied, en tête d’un Mémoire de M. Tallandier, intitulé: Résumé historique sur l’imprimerie en France , inséré au 13e volume des Mémoires de la Société des Antiquaires de France, in-8% p. 348. Son costume, qui est curieux, est d’après une peinture du temps.

L’imprimeur arraché à son travail par la Mort, figure de la Danse des morts d’Holbein. V. Compositeur.

Recueil d’estampilles, devises et enseignes des imprimeurs, du xve au xixe siècle, in-4°, broché. La majeure partie de ces estampilles ( xylographiées pour la plupart) proviennent de la bibliothèque de MM. Debure, libraires, dont la vente a été faite en février 1858. Y. le catalogue Leber, supplément.

INAUGURATION , par l’élévation sur le bouclier ou pavois. Miniature grecque du ixe ou xe siècle, manuscrit de la Bibliothèque royale de Paris, reproduite dans les Monuments de la monarchie française de Montfaucon, t. I, pl. i, et dans le Trésor de la couronne de France, même indication.

Miniature d’un manuscrit du xnr ou xive siècle. D’Agincourt, Peinture, pl. lxi, nos 8, 9, 10 et 11.

Médaille en bronze de l’inauguration de Pharamond, publiée dans la France métallique dTIilarion Goste, et citée par Mézerai. Dans l’ Histoire de France de Mézerai , infolio, t. Il, p. 5. Dans la France métallique de Jacques de Bie, pl. i, n° 1, et dans les Annales de la monarchie française de Limiers, docteur en droit. Pour la description une brochure intitulée : du Sacre des rois de France , ou Inauguration de Pharamond , in-8° ; Paris, 1822, Dufey de l’Yonne, et tous les auteurs cités par Fabricius, Biblioth. antiquar., in-4°, p. 714.

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