‹ Dictionnaire iconographique des monuments de l'antiquité chrétienne et du moyen âge ... jusqu'à la fin du seizième siècleChapitre 364 sur 627 · JUD · texte numérisé non relu

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Bas-relief du xiit au xive siècle, façade de la cathédrale d’Orviette. D’Agincourt, pl. xxxiii, n° y.

Autre très-remarquable du xive siècle, publié par M. Rigollot, atias de son Essai sur l'art en Picardie, pl. xxvu.

Même sujet par Fiesole, publié dans VEtruria pittrice, t. I, pl. xvii.

Voir aussi aux mots Baiser de Judas, Passion de Jésus-Christ.

Placé dans l’enfer, vis-à-vis de la gueule béante de l’abîme et sous les pieds de la Trinité, gravure sur bois du xive au xve siècle. Voir Trinité.

JUBE (Saint). — Diverses figures de cet apôtre (1) réunies dans la grande collection des saints du Cabinet des estampes de Paris, où l’on trouve son martyre. V. Apôtres.

JUDÉE. — V. Palestine.

JUDITH. — Son histoire, miniature d’une Bible de saint Paul, manuscrit du Vatican du ixe siècle environ. D’Agincourt, Peinture, pl. xlii, n° 3.

Une grande mosaïque qui formait le pavé de l’église de Sainte *Marie-Majeure de Verceil (Piémont), représente l’histoire de Judith. L’église est détruite depuis longtemps, mais la mosaïque est gravée dans l’histoire de cette basilique, par Ranza (2).

Judith priant Dieu dans son oratoire, gravure sur bois d’un maître du xve siècle, ajustement, costume et ameublement de Pépoque de l’artiste. Celte curieuse composition est reproduite en fac-similé dans le 1er volume du Bibliographical decame ron de Dibdin, p. 168. On trouve le même sujet représenté sur un des médaillons d’une verrière de la Sainte-Chapelle de Paris, publié par le comte de Lasteyrie dans son Histoire de la peinture en France, in-folio, pl. xxix. Cette verrière représente toute l’histoire de celte femme célèbre, avant qu’elle fût endommagée: il en reste encore cinquante- trois médaillons entiers et quatre dénaturés.

Deux sujets de l’histoire de Judith, peinture de Dello, Florentin, xve siècle, pl. xli de l’ouvrage intitulé : Peintres primitifs , ou Collection de tableaux recueillis en Italie par M. Artaud et publiés parChallamel avec un texte, Paris, 1843, n° 108 du catalogue.

(1) Guillon. Cénacle de Léonard de Vinci, p. 70. Molanus ne parle pas des images peiûtes ou sculptées de cet apôtre.

(2) Sur celte peinture, voir Millin, Voyage en Piémont, t. II, p. 360.

Judith sortant de la tente d’Holopherne avec la tête de ce général, peinture sur bois, xve siècle environ. D’Agincourt (Peinture),

pl. CXL.

Voir aussi toutes les planches des Bibles gravées, soit en bois, soit en cuivre, qui existent dans les collections et bibliothèques publiques.

JUGE. — V. Juges.

JUGEMENT DE DIEU (Combat singulier soumis au). — Miniature du xnr siècle re-

Eroduite dans l 'Angleterre pittoresque du aron Roujoux , t. 11, planche de la p. 80, d’après celle de Strult, Angleterre ancienne.

Combat d’un homme contre un chien , affaire d’Aubry de Montdidier , assassiné dans un bois, peinture du temps, sous Charles V. Monifaucon , Monuments de la monarchie française, t. III, pl. xvm.

Jugement rendu contre plusieurs scélérats coupables de meurtre nocturne, planches en bois de l’ouvrage intitulé : Praxis criminalis, in-folio, 1341, par J. Milleus, Paris. On y voit les juges assis sur leur tribunal, et toutes les scènes de confrontation, d’interrogations, etc. V. aussi Tortures, Exécutions.

— De Salomon. V. à ce nom.

JUGEMENT DES AMES. V. Psyciiostasie.

JUGEMENT DERNIER. — Celui du Giotto, peint à fresque dans la chapelle de l’Arena à Padoue.

Jugement dernier, sculpture du xie au xir siècle, au tympan de l’église de Conques , Vogages dans l'ancienne France , Taylor et de Cailleux (Rouer gue) , pl. cxvi, n° 8.

Celui de la cathédrale de Torceîlo (3), dans les lagunes de Venise, est d’une grande beauté et d’un peintre du xiT siècle. Voir Torcello.

Autre grande composition de ce sujet à l’église de Toscanella, dans une des lagunes de Venise, et reproduite d’après un dessin de M. Albert Lenoir dans l’ouvrage de M. Gailhabaud , Monuments anciens et modernes, in-4°. Voir Toscanella pour plus amples détails.

Composition du Jugement dernier par Orgagna dans les galeries du Campo Santo à Pise; toutes les peintures de ce monu-

(3) Sur ce tableau, voir les observations de M. de Montalembert, dans son ouvrage intitulé : du Vandalisme cl du christianisme dans l’art , in-8°, p. 34. .

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ment sont publiées par Lasini fils. Voir au mot Campo.

Grande verrière d’une des fenêtres de la cathédrale de Bourges, pl. ni de la Description des vitraux de cette église, par MM. A. Martin et Cahier, prêtres, in-folio maximo.

Autre composition, fresque de la cathédrale d’Orviette, par Signorelli (xvc siècle ou environ ) publiée dans VIstoria del Duomo di Orvieto, du P. Délia Valle, in-4°. D’Agincourt en donne une réduction {Peinture), pl. clvi . Voir aussi au mot Orviette.

Autre de l’église de Conques (xie siècle). Voir à ce nom.

Autre du peintre François Vanius dit le Vanini, de l’école de Sienne. Voir ses œuvres. Il en existe une gravure par Ph. Thomassin.

Gravure en bois de la grande Chronique de Nuremberg, in-folio, 1493. Voir la p. 266.

Jugement dernier de la chapelle Sixtine, par Michel-Ange. Voir ses œuvres. D’Agincourta donné une réduction de la planche de Mart. Rota {Peinture), pl. clxxx. Nous signalerons aussi celle de Léonard Galter ou Gaulthier, graveur français du xvie siècle, celle lithographiée par le peintre Guillemot d’après ses propres dessins vers 1827.

Très-belle composition de deux scènes du Jugement dernier par Jean Cousin, peintes sur verre pour la sainte chapelle de Vincennes, placées au musée des Petits* Au gustins par Alex. Lenoir, et publiées dans son ouvrage, Traité historique de la peinture sur verre, in-8°, p. 80 et 81. Dans la description de ce musée par Lavallée et Reville, in-folio. Vue de la salle du xvie siècle, parBiet, dans ses Souvenirs du même musée, pl. xxx.

Le même peintre a composé un autre Jugement dernier peint sur bois , pour le couvent des Minimes de Vincennes. Ce tableau est placé au musée du Louvre depuis la destruction des couvents. Il en existe une belle gravure de la grandeur de l’original par Pietre de Jode. On doit regretter que le peintre ait gâté sa composition par quelques scènes grotesques dans le goût du célèbre Callot. On y remarque des figures de prophètes et d’anges qui sont admirables. Voir le recueil des œuvres de Jean Cousin. Le même Jean Cousin avait encore peint au château d’Anet uue suite de compositions sur le jugement dernier et sur verre. Tout a été détruit. On peut en avoir quelque idée par la planche du Musée des monuments français , salle du tombeau de

(i) Il se pourrait que le soleil et la lune fussent placés là pour servir comme de marchepied au juge des vivants et des morts. Ce symbole de puissance

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