LET
aux portes de diverses églises de France, d’Allemagne, d’Italie, etc. Voir aux mots Lions, Manches de sceaux.
LÉONORE DE SAVOIE. — Mourant au milieu des moines et revêtue de la robe de religieuse franciscaine. Voir au mot Savoie le détail et l’ouvrage.
LÉOPARD. — Cet animal figure dans les armes des ducs de Normandie , d’où il a passé sans doute dans celles d’Angleterre. Voir les armoiries, les sceaux et autres insignes de ces princes.
On le trouve aussi dans les armoiries des seigneurs de Guyenne. Voir les livres d’armoiries , blasons, sceaux , etc., que nous citons au mot Armoiries. V. aussi Guyenne et Normandie. Voir aussi le dictionnaire de blason, Encyclop. méthod., in-4°, p. 21, 94.
LÉOPOLD (Saint). — Duc d’Autriche et de Bavière (1), représenté couché dans sa châsse. Très-belle planche de la Bavaria sancta de Math. Rudérus, gravure de Mat. Rager, t. III, planche de la p. 153 (2).
Et celui gravé planche xv de la suite des gravures en bois d’après les dessins d’Albert Durer pour l’arc de triomphe de Maximilien Ier, empereur d’Allemagne. Voir au mot Arc triomphal. V. le titre de l’ouvrage.
LÉPANTE (Combat naval de). — Gagné en 4571 par les armées pontificales unies aux Vénitiens contre les Turcs, planche in-folio très-curieuse. Ciaconius , Vita et res gestœ pontif. summor., t. II, p. 1022.
LÉPREUX. — Tenant sa cliquette, son vase et son bâton , figure de la verrière de Bourges représentant l’histoire du mauvais riche, pl. ix de la Description des vitraux du xme siècle de l’église cathédrale de Bourges , par MM. Martin et Cahier, prêtres.
LÉPROSERIES.— V. Lazarets.
LERRY. — L’église de la ville de ce nom est remarquable par son architecture romane; la façade est publiée dans l’ouvrage de M. Herbé, 1 vol. in-4°, intitulé : Histoire des costumes français civils , militaires et religieux. Voir la planche iv, n° 17.
Une belle vue intérieure de cette église est publiée dans les Voyages pittoresques
(1) Mort en 1189, canonisé en 1485.
(2) Trois volumes in-folio remplis de gravures de saints, saintes, abbés, évêques, princes, etc., que nous citons souvent dans ce Dictionnaire. Si ce ne sont pas toujours des monuments proprement dits, ce
en France , par MM. Taylor et de Cailleux ( Normandie ), pl. clxxx.
LESCURE. — L’église de cette ville , consacrée à saint Michel, monument important du xie ou xne siècle, offre une particularité singulière ; entre les modifions ou corbeaux de sa corniche sont représentées quatorze lunes. France pittoresque de MM. Taylor et de Cailleux (Languedoc) ,
pl. LV1II.
LESDIGUIÈRES (Le duc de). — Maréchal puis connétable de France sous Henri IV et Louis XIII. Figure debout, couvert de son armure, publiée par YVulson de la Colombière, Portraits des illustres Français, édition in-folio et in-12, et dans la collection du Cabinet des estampes, série des maréchaux et des connétables.
LETTRES D’ABSOLUTION. — Nous ne pouvons en indiquer aucun monument figuré (3) ; cependant nous signalons cette indication, espérant que quelque jour une main plus heureuse que la nôtre découvrira peut-être ce que nous ignorons.
LETTRES D’INDULGENCES.— Divers facsimilé de pièces de ce genre, du xve au xvie siècle , sdnt publiés par M. Léon de La Borde dans ses Nouvelles recherches sur l’origine de l’imprimerie, in-4°. Paris, 4840, chez Techener.
Voir aussi le fac-similé reproduit en tête du 2e volume du Vade-mecum du peintre de Félix de Vigne, in-4°. et au mot Indulgences.
LETTRES FORMÉES.— V. Epistola formata.
LETTRES A IMPRIMER. — L’on trouve dans quelques ouvrages la représentation de tailleurs de lettres ou caractères d’imprimerie. Voir le livre de Jost Amman, intitulé : de Artibus mechanicis et illibera tibus, autore Hartmanno Schopero , etc., in-12, planches des p. 46 et 48. Voir aussi Caractères, Imprimerie, etc.
LETTRES MONOGRAMMATIQUES. — Sur des vêtements de diverses figures de Jésus- Christ, des apôtres, etc. Voir à ce sujet les planches de Ciampini, Vetera Monumenta ,
sont au moins de précieux documents pour la vie des saints. , , , ,
(8) Sur ces lettres, voir l’ Histoire de l’abbaye de Cluny, par M. Lorrain, iu-80, p. 187.
LÉV — 115 — LÉZ
t. I, pl. LXXVI, LXXVII ; t. II, pl. XVI, XXVIII, XXXIX, LIII (1).
LETTRES ORNÉES. — Il serait impossible de pouvoir signaler tous les spécimens de ce genre de lettres (2); nous ne pouvons que renvoyer aux principaux ouvrages où l’on en trouve de beaux modèles, classés par siècles, dont les principaux sont: le Dictionnaire de diplomatique, par les bénédictins, le Chronicon Godwicence de Schannat, ceux de Shaw, de Dibdin, du comte de Bastard. Les Vetusta monumenta Magnœ Rritanniœ, de la société des antiquaires de Londres, Willemin, d’Agincourt, Astle et quelques autres.
On doit à Théodore de Bry en 1540 une suite de lettres de moyenne grandeur ornées de festons, d’arabesques entremêlés de petites figures d’un effet gracieux. Voir son œuvre. Elles sont reproduites dans le Portefeuille historique de V ornement, etc., dessiné par L. Metzmacher. Voir les pl. xxi, xxiv , xxv , xxvi. Paris , 1842-43 , chez Hauser.
LETTRES FUNÈBRES. — Nous risquons de désigner sous ce nom une espèce de lettre dont on trouve un exemple assez curieux dans l’ouvrage de Willemin, Monuments inédits, t. Il, pl. cclxxv.
Ce genre de lettre pourrait servir pour des inscriptions mortuaires, des lettres ou billets de convois, à la décoration de mausolées ou monuments funèbres. Nous ne connaissons que le seul modèle que nous citons ci-dessus,
LEUTGARD (Saint).— V. Léger.
LÉVIATHAN. — Nom donné quelquefois à Satan. Une miniature des Emblemata bi blica, manuscrit du xme siècle, à la Bibliothèque royale de Paris, représente Léviathan combattant contre deux anges. Histoire
(t) Sur l’origine et la valeur de ces lettres, voir le texte de l’ouvrage de Ciampini, au mot Vestes litleralœ, t. I, p. 90, 2 A. Il est, du reste, impossible de croire, comme il semble l’insinuer, que ces lettres soient des marques de fabriques. Ce serait donner beaucoup trop d’importance à une chose de nulle valeqr pour l’étude de l’antiquité chrétienne. Les peintres n’ont pas dû avoir une idée si futile lorsqu’ils ont figuré ces marques sur les vêtements. Tout porte à croire à une valeur sy mbolique dont nous ignorons encore le sens. Paciaudi, dans ses Aniiquilates christiance , î vol. in-4°, p. 183, a aussi cherché à expliquer cette énigme et déclare la chose insoluble. Fabricius, Bibliolheca anliquaria , in-4°, p 843, cite un seul auteur sur cette matière, And. Ritter, de Vestibus sacris certis litteris noiatis. Macri n’en parle pas dans son Bierolexicon. Dans le 2e vol. (3e sér.), ou le 25e delà collection gén* des Annales de philosophie chrétienne.
du nimbe, par M. Didron, publiée dans le Journal de V architecture de M. Gés. Daly, 1. 1, p. 659 , et dans V Iconographie chrétienne du même, p. 516.
LÉVITES.-— Tenant le livre des Évangiles, miniature du xie siècle. D’Agincourt, Peinture, pl. lui, nos 3, 4, et encore les planches LV, LVI.
LEVRETTE de grands personnages, portant une housse à fleurs de lis, Vade-mecum du peintre , xvc siècle, in-4°, par F. de Vigne, t. II, pl. lxxxiv.
LÉVRIERS. — Employés comme meubles d’armoirie. Encycl. méthod., in-4°, Blason, p. 21, 94.
LEYDE. — Divers monuments de cette ville sont gravés dans l’ouvrage intitulé : Délices de Leyde, 1 vol. in-12 publié par Vander Aa, 1712.
On y remarque deux tableaux du xve au xvie siècle, représentant, l’un la vue intérieure de l’hôpital des pestiférés, avec scènes analogues, pendant le siège de la ville, et l’antre représentant une scène de famine à la même époque , l’amphithéâtre de chirurgie, etc.
Voir aussi la grande topographie de la Hollande au Cabinet des estampes de Paris.
Celle du maréchal d’Uxelles , même Cabinet.
LÉZARDS. — Deux lézards enroulés, employés comme ornement dans une arabesque sculptée en pierre de l’église Saint-Ouen (xvie siècle). Romagnesi, Recueil d'ornements de diverses époques, i vol. in-folio, pl. lvii , exemplaire du Cabinet des estampes à Paris, et publié de 1834 à 36, chez Bénard et Langlumé.
Deux autres lézards figurent comme ornement d’une manière tout à fait gracieuse
p. 357, on lit cesmots:« Les deux ministres qui assistent l’évêque conférant les saints ordres sont revêtus du manteau que Plaute appelle lettré ( litteratœ ), » selon la remarque de Bottari au sujet de la planche clxxxv ou clxxxvi de la Rome souterraine. Les Grecs et les Romains faisaient usage de ce vêtement dans les deux premiers siècles. On trouve un exemple de ces lettres dans un tableau des Muses découvert à Herculanum et sur un portrait de Virgile. V. à ce nom. V. aussi ce que dit des lettres sur les vêtements M. Cyprien Robert, Université catholique , t. V, p. 267 et suiv. : il semblerait convertir en preuve ce qui, de notre part, n’était qu’une modeste conjecture.
(2) V. à ce sujet les détails donnés par le P. Cahier, Annales de philosophie chrétienne , t. XVIII , p. 443 et suiv.