LIB
dans la composition d’un beau chanfrein de cheval publié dans la France historique et monumentale d’Abel Hugo, t. IV, pl. xvi, ouvrage du xvie siècle , à Paris, chez Deloye, éditeur.
Et plus en grand dans l’ouvrage intitulé : Recueil d'objets d’art et de curiosités , 1 vol. in-folio oblong, dessinés et publiés par MM. de Jolimont et Coignet; les planches très-bien gravées par Mlle Naudet.
— Employés comme meuble ou pièce d’armoiries. Voir le Dictionnaire du blason , Encyclop. méthod., in-4°, p. 94 et suiv., et les planches indiquées.
LEZIN (Saint), évêque de Normandie.
— Divers sujets de sa vie sont l’objet de peintures sur verre de l’église de Blosseville en Gaux , sur lesquelles Langlois du Pont-de-l’Arche donne de curieux détails dans son Essai sur la peinture sur verre , in-8°, p. 105 et suiv.
LIBER PONTÏFICALIS. — Ou la Vie des papes, par Anastase le bibliothécaire (1). Nous signalons ici cet ouvrage, quoiqu’on n’y trouve pas de planches, parce qu’il renferme des inventaires d’objets précieux consacrés aux divers usages du culte catholique, dans les premiers siècles, désignés par leurs noms anciens; l’énumération d’un grand nombre de monuments d’architecture, de peintures et sculptures exécutés par ordre de plusieurs papes; des commentaires nombreux et savants qui accompagnent le texte et les notes, peuvent servir merveilleusement à l’étude et aux recherches de ceux qui se livrent à l’investigation des monuments de l’antiquité chrétienne.
On peut voir la notice que nous donnons sur cet ouvrage important dans le xie vol. des Annales de philosophie chrétienne , p. 35 et suiv., et les planches qui s’v rattachent.
Les bénédictins de Solesmes doivent donner dans un des volumes de leurs Origines de l’Église romaine , un grand travail sur le Liber pontificalis que nous attendons avec la plus vive impatience. Il doit y avoir quelques planches.
(1) Nous citons celle édition comme étant la plus remarquable par sa belle exécution typographique. II en existe une autre donnée par les Vignoli en 3 vol. in-4°, qui est assez recherchée.
(2) Sur ce manuscrit, voir l’ouvrage de M. Paulin Paris, Manuscrits français, etc. Voir à la labié des matières; Dibdin, Voyages archéologiques en France , t. III, p. 1 4 1 .
(3) Nous disons votifs, car on sait que ces images des premiers chefs de l’Église ne sont pas de véritables portraits ad vivum , mais une espèce de catalo-
LIBER PRECUM. — Manuscrit du xe ou xie siècle (2) (Bibliothèque royale de Paris), orné de belles miniatures dont une représentant la vierge Marie dans une double auréole, est reproduite par M. Didron, Iconographie chrétienne, in-4°, p. 101. Cette figure est belle et drapée d’une manière sévère.
LIBERGIER. — Architecte de l’admirable église Saint-Nicaise à Reims. Sa pierre tombale, sculpture du plus grand intérêt pour la figure , le costume , les accessoires , est reproduite et expliquée dans le lfr volume des Annales archéologiques de M. Didron, p. 82. Il tient en main la virga geometralis, Y. à ce mot.
LIBÉRIUS (Saint) ou LIBÈRE, pape. — Un bas-relief de l’église Saint-Jean-de-Latran montre ce pontife traçant sur la neige le plan de cette église. Yoir les descriptions de cette église avec planches.
Portrait du pape Libère dans la suite des portraits de la basilique publiés par Marangoni , dans le Commentarium in picturis ostiensis basilicœ, etc. On peut avoir une idée de ces portraits votifs (5) par ceux qu’a publiés Bianchini dans plusieurs tableaux de sa Demonstratio historiœ ecclesiasticœ, etc., tabula i% sæculi i, nos 15, 16, 35, 36; tabula ia, sæculi h, nos 225, 226, 251, 252.
LIBERTAS. — Remarquable statue de la Liberté, portant cette inscription latine, sculptée au xir ou xnr siècle sur l’église de Chartres, Magas. pittor., année 1859, p. 2 18, et surtout dans la grande Monographie de Chartres, par M. Lassus et ses collaborateurs, et le rapport de M. Didron au ministre de l’intérieur (17 nov. 1858), p. 13.
LIBRAIRES. — V. Marques des — , et à Imprimeurs et Relieur^.
LICORNE (4). — Employée comme figure symbolique sur des monuments peints ou sculptés au moyen âge.
Munter, dans son livre Sinnbilder der allen
gue chronologique pour conserver la mémoire des successeurs de saint Pierre, au moyen des inscriptions
ui les accompagnent. Yoir à ce sujet le 1er volume
es Origines de l’Église romaine , par les bénédictins de Solesmes, p. 162.
(4) La licorneest souvent nommée dansles textes de l’Ancien Testament. Voir tous ces textes cités dans le livre intitulé Concordanliœ majores Biblice sacres. Voir aussi les commentaires sur ces textes, cités dans la Bible de Vence ou de dom Calraet. Voir encore le livre intitulé Dictionnaire chrétien, i vol.
Christen,e te., cite comme un des pl us anciens exemples de ce genre de symbole sur un monument d’art chrétien, une crosse de l’abbaye de Fulde, ouvrage qui lui paraît être du viue siècle, dans la courbure de laquelle se voit une licorne agenouillée sous la croix (1). Ce monument est également cité par M. Cyprien Robert, Cours d’hiéroglyphique chrétienne, Université catholique, t. VI, p. 438.
Une gravure de Jean Duvet ou Danet, dit le Maître à la licorne , qui travaillait sous Henri II, représente une chasse où un animal de ce genre se rue sur plusieurs chasseurs qu’il tue ou qu’il blesse avec sa longue corne. Dans le fond, à gauche, un roi à cheval fuit avec d’autres chasseurs (2). Voir l’œuvre de Duvet.
Une sculpture en ivoire appartenant à un coffre du xve ou xvie siècle, représente une chasse à la licorne. Cette sculpture est publiée par John Carter, dans son ouvrage intitulé : Specimen ancient sculpture and painting, in-folio, 1. 1, planche de la p. 113.
Une jolie vignette provenant d’un manuscrit du xive siècle, représente une dame attaquée par une licorne et défendue par un chevalier. Cette vignette est publiée dans le 2e volume de Y Angleterre pittoresque , publiée à Paris en 1836 et 57 par MM. Minguet et Pellane, et depuis par M. le baron Roujoux. Voir la planche p. 148.
LICORNE (La). — Emblème de la virginité, gravure en bois d’un livre allemand de 1505, et reproduite dans la dissertation de l’abbé Cahier , intitulée : Sur quelques points de zoologie mystique, in-4°, Paris, 1842, avec planches.
Un tableau de la bibliothèque de Weimar représente l’ange Gabriel ^donnant du cor, d’où sort une banderole portant ces mots : Ave gratia plena , etc. Il tient une lance et quatre chiens en laisse. De la gueule de chacun de ces chiens sort une banderole sur laquelle on lit : Veritas au-dessus d’un chien noir ; Misericordia au-dessus d’un deuxième ; Pax au-dessus d’un chien blanc ; Justicia au-dessus d’un autre. Un cerf court dans la plaine. Sur la droite une femme assise sur laquelle se précipite une licorne. Cette peinture curieuse est reproduite assez
in-4°, sans nom d’auleur, et les savantes investigations de M. l’abbé Cahier consignées dans la Description des vitraux de Bourges, in-folio, p. 127, 130.
(1) On ne trouve aucun exemple de licorne sur les monuments de l’antiquité chrétienne proprement dite, suivant M. Cyprien Robert, Université catholique, t. VI, p. 438, mais bien sur ceux du moyen âge seulement.
(2) Dans quelle intention cette licorne est-elle pla-
faiblement gravée dans un livre intitulé : Elogia Mariana, in-4°, par Isaac d’Oxfort. La licorne y est nommée Rhinocerontem. Voir l’explication donnée p. 150 du livre. M. l’abbé Cahier, p. 131 de son texte sur les Vitraux de Bourges, donne le titre d’un livre allemand in-folio, dans lequel cette composition est gravée en bois d’une manière très-remarqnable (3).
Le même sujet se trouve représenté sur le devant d’autel de l’église de Brunswick. Voir Curiositaten der physisch-litterarisch, etc., t. VII, n° 2 , p. 135. V. aussi la planche n° 14 de la Revue archéologique, Leleux, éditeur, t. I (4).
Le signe de la Vierge est quelquefois sur d’anciens zodiaques, accompagné d’une licorne. Delarue, Essais historiques sur Caen, t. I, p. 199, et les topographies de cette ville et de ses monuments.
On voit une licorne couchée aux pieds de la statue de la demoiselle René d’Orléans, comtesse de Dunois, à son tombeau, autrefois au couvent des Célestins de Paris , Antiquités de Paris , par Dubreuil et Bonfons, in-8°, p. 561.
Autre, comme emblème de la sévérité, montée par un moine et poursuivant des moutons qui sortent de la galerie d’un couvent, tableau crilique du temps. Voir la gravure de ce sujet dans les Acta sanctorum, juin, t. I, planche de la p. 459. Elle est également reproduite dans le 1er volume d’Eckhart, de Rebus Franciæ orien talis, in-folio, p. 640. Voir aussi les ouvrages de Browerus et Schannat sur les antiquités de Fulde.
La licorne est donnée comme attribut à sainte Justine. V. à ce nom.
Deux licornes sont placées près de saint Firmin. Ces animaux figurent dans les armoiries delà ville d’Amiens. V. à ce nom et Firmin.
Cet animal figure encore dans une des planches d’un vieux livre orné de planches en bois vers le xve siècle, intitulé : Historia beatœ Mariœ Virginis ex Evangelistis et Patribus , etc. , cité par le baron de Heinecken , Idée d’une collection d’estampes, etc.,^. 383, n° 14, lettre D.
Plusieurs armoiries offrent la figure de la licorne. Voir le traité du père Ménestrier sur le blason , in-12, planche de la p. 125,
cée ainsi? Voir l’explication consignée dans le texte des Vitraux de Bourges, p. 131, note de la première colonne.
1^3) ïl est étonnant que M. Alfred Maury n’ait pas cité dans son explication sur cette planche, ce qu en dit le père Cahier dans l’ouvrage cité ci-dessus.
(4) On peut voir l’explication de celte gravure dans l’ouvrage de Bartch, le Peintre graveur, école française, œuvre de Jean Duvet.
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