‹ Dictionnaire iconographique des monuments de l'antiquité chrétienne et du moyen âge ... jusqu'à la fin du seizième siècleChapitre 405 sur 627 · MAD · texte numérisé non relu

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cle. Gori, Thésaurus diptychorum , in-folio, t. III, pl. xxxvi.

Il se trouve dans toutes les suites de la vie de Jésus-Christ par divers maîtres que nous citons au nom Jésus-Christ.

La Madeleine transportée, miraculeusement à Marseille , vient y prêcher la foi chrétienne. L’auditoire est composé de personnages en costume du xive au xvc siècle. Au milieu de l’assemblée figure le roi Réné, sa femme et sa cour, etc., tableau précieux de la collection du Sommerard publié dans V Album, lre série, pl. xxxvm.

La Madeleine mourant et secourue par les anges, tableau de Martin de Vos, peintre du xvie siècle. Voir son œuvre et le musée du Louvre publié par divers éditeurs, et la collection de l’auteur ( Fie des saints, etc., lettre M).

La mort et le ravissement de la Madeleine à la Sainte-Baume, sculpture de la tour centrale de la cathédrale de Rouen, publiée par Langlois du Pont-de-l’Arche, Notice sur l’incendie de ,cette église, Rouen, 1825, planche de la p. 57. Voir aussi au mot Ravissement.

MADONES. — Nom donné aux figures de la sainte Vierge, surtout en Italie. Parmi toutes celles qui existent, nous indiquerons les suivantes : celles qui font partie de la belle collection de M. Artaud, publiée par Challamel sous ce titre : Peintres primitifs, etc., in-8°, avec texte.

Celles publiées dans VEtruria pittrice ,

t. 1, pl. III, IV, VIII, xvi.

Voir toutes les planches de l’ouvrage intitulé : liaccolta delle imagini délia B. Maria Vergine , etc., Rome, 1792, 4 vol.

in-12dont toutes les planches, au nombre de cent vingt, sont gravées et publiées par Pielro Bombelli. Parmi toutes ces figures, généralement d’un beau caractère et d’une expression remarquable, nous signalerons celle dite de Sainte- Marie - Transtiberim et celle de l’église Saint-Anicet, qui tiennent chacune une croix patriarcale. Les Bollandistes, qui ont publié la première dans leurs Acta sanctorum, lui donnent une croix d’une autre forme. V. Croix et Vierge.

Autres publiées par d’Agincourt, Histoire de l’art . Peinture sur bois du xive siècle, pl. eux. On y voit un voile avec des lettres gothiques. Dans le style byzantin, ib., planche lxxxvii, dite la Madone de Denti à Bologne, ib., pl. xxvii.

Le comte de Cicognara en a publié quelques-unes dans sa Storia délia scultura in

(i) On connaît de ce nom un pape, mort au ivc siècle ; un évêque de Vérone, mort au ve siècle ; un autre

Italia. Voir encore au mot Vierge (Sainte).

On en trouve plusieurs assez remarquables sculptées au Campo Santo et publiées dans l’ouvrage Baccolta di sarcofagi e altri monimenti del Campo Santo, etc., in-4°, par Lasinio. Voir les pl. lxxxi, lxxxii , lxxxv , xcvii, etc., etc.

Nous indiquerons aussi toutes les madones citées par M. Rio dans son ouvrage sur V Art chrétien, in-8°, p. 164, 166, 172, 189, 226, 228, 259, 244, 490, et par M. de Montalembert dans son volume intitulé :

du Vandalisme et du catholicisme dans l’art, in-8°, Paris, 1839, p. 156, 157, 141, 142, 144, 146, 147, 148, 149, 150, 154, 156, 157.

Madone dite de Constantinople. Bombelli , Baccolta del. imag. dell. Vergine Maria, t. III, pl. de la p. 97.

MADRID (Espagne). — Monuments de cette ville, églises, palais, châteaux, hôpitaux, etc. Voir au mot Espagne et la topographie de l’Europe au Cabinet des estampes, à Paris.

MADRID. — Château célèbre du xvie siècle, bâti près Paris, en mémoire de la captivité de François Ier, publié en détails par J. Marot, architecte. Voir son œuvre, par AndrouelDu Cerceau, en vin planches, dans Recueil des plus beaux bâtiments de France, t. 11.

Voir aussi toutes celles réunies dans la grande topographie de France au Cabinet des estampes de Paris, et au mot France tous les ouvrages cités.

MAESTRICHT. — Église cathédrale, architecture du xive siècle. Voir la grande topographie du Cabinet des estampes à Paris.

Monnaie du moyen âge restituée à cette ville. Revue numismatique de Blois, t. III, p. 457.

MAFFÉE (Raphaël). — Le tombeau de ce savant Italien est publié dans l’ouvrage de Boxhornius intitulé : Monumenti illustrium virorum, etc., in-folio, pl. 73. II existe dans le chœur du monastère Saint-Leu à Volterre.

Il est représenté couché sur son cénotaphe et appuyé sur une tête de mort.

MAGES. — Bas-relief dans le style antique de la plus belle époque , placé sur la face d’un sarcophage ayant servi de tombeau à saint Liberius(l) et qui représente les mages reçus par Hérode. Au-dessus de leurs têtes

à Ravenne, au rve siècle; un autre au Mans. Le tombeau ci-dessus indiqué existe à Ancône. Nous

MAG

MAG

l’étoile miraculeuse; sur la droite, Hérode semble se consulter avec ses confidents. Cette sculpture est publiée dans Disserta zioni sopra un’ area marmorea effigiata degli antichi christiani e conservata nella città d’Ancona col venerabile corpo di sant. Libero suo protettore , etc., in-4°, Turin, 1768, par Joseph Barlholi. On trouve dans le même livre, en tête des premières pages, un autre bas-relief non moins curieux , d’une époque qui semble antérieure à celui qui précède, représentant les mages apercevant l’étoile. Un autre personnage semble adorer une divinité païenne dont le buste est placé sur un pieu. Nous n’avons rien pu découvrir dans le texte qui explique cette sculpture.

Sculpture chrétienne des premiers siècles. Fragment d’un sarcophage (1) trouvé dans une des catacombes et conservé à Sainte-Marie-Transtiberim. D’Agincourt, Sculpture , pl. vii , n° 6. On y voit l’étoile. Bianchini , Demonstratio hisloriœ eccles. comprob. mo numentis, tabula r, sæculi i‘, n° 28, p. 205 du t. II, d’après celui publié par Aringhi, Bosio et Bottari.

Bas-relief de l’école de Pise du xine au xive siècle (2). D’Agincourt, Sculpture, planche xxxm, n° 5 (façade de la cathédrale d’Orvietle).

Autre, pl. xcv, nos i et 2 de la première bande.

Bas-relief de l’église Saint-Eustorge (xive siècle environ). Cicognara, Storia délia scultura in Italia , pl. xxxvii du t. I.

Médaille byzantine, où l’on voit l’adoration des mages. Du Cange, Familiœ byzantines, in-folio, p. 152.

‘Les mages conduits par un ange à la crèche, miniature d’un ménologe grec du ixe ou xe siècle. D’Agincourt, Peinture, pl. xxxi, n° 17.

Figures des trois mages, beau fragment d’une fresque du xive siècle, à Subiaco , ib-, pl. cxxvi, n° 5.

Apparition de l’étoile aux mages, fresque de Taddeo Goddi à l’église Sainte-Croix de Florence. L’enfant enveloppé de ses langes est placé au milieu de l’étoile, particularité peut-être unique. V. l’œuvre du peintre gravée par Lasini.

Légende complète des mages depuis l’in-

ignorons celui de ces personnages qu’il a pu renfermer.

(2) Chacun des mages porte son nom entre ses jambes. Sur l’ori ine de donner un nom aux mages, voir Molanus , Histor. intaq. sucrar., édition in-4°, p. 229. Sur une tradition qui lait venir les mages en bateau à la crèche, voir Gilbert, Description de la cathédrale d'Amiens, in-S°, p. 5i.

; (3) Céux qui voudraient connaître tout ce qu on peut savoir de raisonnable sur cette science si en

stant de leur vision jusqu’à celui de leur retour, magnifique composition comprenant plus de deux cents figures, attribuée au peintre Yan Eyck. Le tableau appartient à la galerie de Munich. Il a été gravé infolio par Schœffer.

Autre par Albert Durer, de Martin Schon., Lucas de Leyde , de Martin de Yos et de bien d’autres, qui ont travaillé pour les sujets de l’Ancien et du Nouveau Testament.

Raphaël a composé plusieurs fois ce sujet et notamment pour les Loges du Vatican. Voir son œuvre et celle de Jules Romain.

MAGICIEN et MAGIE (3). — Simon le magicien précipité par les diables, fresque de Giunta (xiii* siècle). D’Agincourt, Peinture, pl. en, nos 1 et 2. La figure de Simon est remarquable.

Les magiciens de Pharaon en présence de Moïse, peinture à fresque du Campo Santo, pl. xxxm et suiv., de l’ouvrage de Lasini sur le Campo Santo. Le tableau est du Benozzo. V. au mot Campo Santo.

Autre dans VHortus deliciarum. Voir les planches publiées par lngelhard et Willemin , in-folio. Voir aussi les planches du livre de Merlin l’enchanteur, édition de Burgos, 1498. Livre rare.

Le docteur Faust, faisant ses Conjurations, pièce gravée par Rembrandt sous le n° 250 de son œuvre. Voir le catalogue de Bartch, le peintre-graveur.

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