planches gravées par Jost Amman
Les sculptures de la porte latérale, à gauche du grand portail de l’église Notre-Dame de Paris, représentent aussi divers gens de mélier de ville et de campagnes. Les figures sont assez bien gravées dans un Mémoire de M. Fauris de Saint-Vincent (2), membre de plusieurs sociétés savantes et qui est inséré dans le Magasin encyclopédique de septembre 4815.
On trouve encore des figures d’artisans sculptées sur des piliers de l’église de Gisors, voir à ce nom.
Sur les consoles des statues de la cathédrale de Rouen, publiées par Langlois du Pont-de-l’Arche, 4 vol. in-8°, avec plusieurs planches accompagnées d’un texte explicatif. Voir aussi Stalles.
Les stalles de Saint-Spire de Corbeil, offrent des figures de ce genre. Voir au mot Corbeil.
La collection des planches des Aventures du chevalier à la Roue , est encore à consulter. On sait que ces gravures en bois sont de Burgmayer ou de Haus Schaulïlein. Voir le mot Tewerdunck.
Les miniatures du manuscrit intitulé :
Leges palatinœ , reproduites dans le 5e volume du mois de juin, des Acta sanctorum des Bollandistes, offrent une suite complète de tous les gens de bas étage, de service, de métier, etc., dans le costume du xnr au xive siècle. Voir aussi les mots Leges palatinæ, Métiers, etc., où nous donnons des explications plus détaillées, et les mots Forgerons, Tailleurs de pierre, Fourbisseurs, Horlogers, Manœuvres, Faucheurs, etc.
ARTISTES. — Tels qu’architectes, sculpteurs, peintres (5), représentés travaillant ou tenant les attributs de leur art.
Au mot Architectes, nous donnons quelques figures de cette profession.
Pour les sculpteurs. Voir Fischer et Sculpteurs.
Pour les peintrés, peintres-verriers, mi-
(0 Sur ce livre curieux et assez rare, voir les détails donnés par Brunet ( J.-G. ), Manuel d i libraire, etc., in-8°, 1842. t. I, p. 86 ; on y trouve la preuve incontestable qu’alors tous les états n'étaient pas confondus comme au xxxe siècle; t. IV, p. 226, et dans le Caialoque de la bibliothèque de M. Leber, tome 1,
J (2) L’auteur y réfuie par occasion les absurdes explications données parDupuis sur les ligures d’apôtres qui $e voient au zodiaque de la même cathédrale, dont il faisaitautanlde signes zodiacaux, eide la vierge Marie une autre Isis allaitant son (ils Horus. Depuis peu M. Letronne a fait justice de to'utes ces interprétations qui ont eu tant de vogue et qui ne tendent à rien moins qu’à, allégoriser toute tradition biblique tîtà paganiser tout le christianisme. Voir au reste p. 27 et 28 du Mémoire de M. de Saint-Vincent, et la
niaturistes et calligraphes, qui sont peintres dans leur genre. Voir les mots Calligraphes , Peintres, etc. En tête de tous, figure saint Luc, ou, suivant les savants modernes, le peintre nommé Luca. Voir au mot Luc, ce que nous en disons, d’après nos autorités.
Mosaïste bénédictin, représenté par luimême sur son ouvrage : Musée des monuments français, par Alex. Lenoir, t. Il, p. 20, pl. lix.
ARTOIS (4). — Plans, cartes, vues de palais, d’églises, d’abbayes, etc.; voir la grande Topographie de la France, du Cabinet des estampes, à Paris. Département du Pas-de-Calais.
La Collection topographique du maréchal d’Uxelles, en 49 vol. in-folio, au même cabinet. La division est par provinces.
Celle formée par l’auteur, destinée à la bibliothèque du Musée de Cluny, à Paris, classée par ordre alphabétique de noms des provinces, des villes, des localités, etc.
La Topographie française de Claude de Chastillon, 2 vol. in-folio, ouvrage difficile ü trouver complet.
Les vues de France, réunies dans les œuvres d’Israël Silvestre, dans les bibliothèques publiques de Paris, de Dresde, etc. Voir aussi aux noms des villes de l’Artois, Arras, Saint-Omer, Calais, Rue, Corbie, Térouanne , etc.
Princes et princesses de la maison d’Artois. Pour les costumes et leurs figures, voir le t. III, pl. lxiii de la Monarchie française, de Bern. de Montfaucon.
Le Trésor de la couronne de France, t. II, pl. clxxxi; Millin, Antiquités nationales, t. IV, planche de l’article NXX1V ; le Trésor de numismatique (Sceaux des feudataires), 4 vol. in-folio, pl. vi,nos2et 5, donnent plusieurs sceaux de princes et princesses de cette maison. Livre du ircs-chevaleureux comte d’ Artois , etc., publié d’après les manuscrits, par Barrois, 4 vol. in-4°, orné de
Dissertation deM. Letronne, analyste Annules dephilosop. chr/il., t. XXV, p. 197.
(3) M. Emeric David, dans son excellent Discours sur la peinture au moyen âge, donne les noms d une foule d’artistes parmi lesquels figurent des abbés, des évêques, des moines, voir entre autres pages celles 153, 156, 205, 206 et suiv. Son discours sur la sculpture, où il réfuté les assertions du comte de Cicognara, présente aussi une liste de noms qui sans ce patient travail seraient sans doute oubliés, voir les p. 40, 41 à 52-
(4) Lenglel du Fresnoy , Méthode pour étudier l'histoire, t. IV, p. 193, donne la liste des principaux historiens de cette province. Voir aussi Pigapiol de La Force, Description de la France, 14 ou i5 vol. in-12. Voir t. II, p. 109 et suiv., 4 1 4 et suiv. Le Catalogue statistique dressé par le libraire Dumoulin, n°2, p. 9 (Flandre française .
28 planches d’après les miniatures du manuscrit. Le sceau du grand conseil du comte d’Artois, Trésor de numismatique (Sceaux des communes ), pl. xm , n° 4.
Noblesse et chevalerie d’Artois, de Picardie et de Flandre, 1 vol. in -8°, publié par P. Roger, antiquaire, etc. On y trouve des figures , des blasons , un texte historique sur leurs, couleurs héraldiques, les cris de guerre, ameublements des donjons, des châteaux forts, la liste des joules, tournois* pas-d’armes , etc., par années. Celle des tombeaux des chevaliers existant autrefois dans les églises de l’Artois? etc.
ARTOPHORIUM (1) ou ciste — Coffre servant à renfermer les hosties consacrées. On en conserve deux dans la sacristie de l’église Saint -Ambroise, de Milan ; ils sont en ji voire, et ornés de sculptures (2). On en trouve la gravure dans un ouvrage de Gori, Eburnea sacra , 4 vol. in-folio, pl. xxiv; ou dans son Thésaurus diptychorum , in-folio, t. III, pl. xxiii. Autres. Voir les pl. xxiv, xxv et xxvi. C’est celui donné par d’Agincourt , dans V Histoire de l’art au moyen âge (Sculpture) , pl. xii, nos 2, 3, 4, dans les Annales de philosophie - chrétienne, t. XI, planche de la p. 60; et dans Y Album du Sommerard, pl. xxxvii, 5e série. Ce monument est du ve siècle.
ARTOS. — Pour connaître la forme et l’usage de cette espèce d’instrument, propre à la liturgie de l’Église grecque, voir la planche de la p. 99 de VEucologium Græcoram de Goar, et V Ilierolexicon de Macri, verbo Fermentum.
ARTS LIBÉRAUX. — Faculté des arts libéraux de Paris. Sceau de cette compagnie, en 1513, publié dans l’ouvrage intitulé : de Palronis quatuor nalionum Unwersitatis , 1 vol. in-42, par Cés. Égasse du Boulay , Paris, 4662.
Autre , dans le Trésor de numismatique (Sceaux des communes), -in-folio , pl. i,
En Angleterre, en 4590. Même ouvrage, et planche n° 44.
Plusieurs ouvrages offrent des compositions en peinture, en sculpture, en gravure, etc., où les arts libéraux sont personnifiés. Voir les mots IIortus deliciarum,
(1) Pour connaître toute ta valeur ds ce mot, qui manque dans Du Cange, Macri, Casalius, Fabricius et bien d’autres, voir 1er Dictionnaire de Calépiuus ou Goar, etc.
(-if Ces monuments sont cités par Millin, t. I, p. 187 de son Voyage dans le Milanais, qui donne l'étymologie du mol àrtophore dans la note i de la même page.
Margarita philosophia nova, Grammatïca, Riietorica, Logica, Musique, Sciences, etc.
L’ouvrage de Jost Amman (3), que nous avons déjà cité, pour les artisans, représente aussi divers arts libéraux. Voir ce volume dans les bibliothèques publiques.
Burmann, dans son grand ouvrage intitulé : Antiquitates Italien, en 42 vol. infolio, a publié, l IX, pars 6a , vers la fin du volume, une suite de figures peintes, dans le Scrinium de cette bibliothèque. On y voit représentées en figures allégoriques, la Rhétorique, la Poésie, l’Astronomie , la Géographie, les Mathématiques, l’Architecture, l’Histoire, la Philosophie naturelle et morale, la Médecine, la Chirurgie, Scriptura sacra, Theologia, Lex canonica , Lex civilis; l’une de ces figures porte le nom d’Érudion.
Toutes ces figures tiennent les attributs de leurs fonctions , et sont l’objet d’un curieux commentaire d’un nommé J.-B. Christ. Giard, capucin de la congrégation de Saint- Paul, donné sous ce titre : Icônes liberalium disciplinarum quæ scrinies bibliotheca alexandrina sub custodia mancipatœ delituerunt, in-folio.
L’Architecture , la Peinture , la Sculpture, et la Géométrie, etc., sont figurées allégoriquement dans les œuvres de divers maîtres, tels que Jules Romain , Raphaël , Stradan, etc. Voir leurs œuvres en plusieurs vol. in-folio, au Cabinet des estampes, et aux noms de chacun de ces arts.
Un beau vase qui renfermait autrefois le cœur de François Ier, et qui était conservé dans la salle du xvr siècle, à l’ancien Musée des Petits-Augustins, fondé par A Lenoir, à Paris, représente les quatre arts libéraux, sculptés en relief autour dudit yase. On le trouve gravé dans V Atlas des arts en France , de M. Alex. Lenoir, pl. xxi ; dans l’ouvrage intitulé :Vi les pittoresques des salles du Musée des monuments français, in-folio, par Reville et Lavallée, texte par de Roquefort; voir la planche de la salle du xvie siècle, et pl. xxx etxxxn des Souvenirs du Musée , par M. Biet; ce beau vase provenait de Saint -Denis et y est retourné. Il se voit dans les caveaux, au pied des statues de Henri II et de Catherine de Médicis. Le piédestal du vase en question est également remarquable par des bas-reliefs du même style et du même artiste français, Bontemps.
(3) Brunet, Manuel delà librairie , etc. (1842), t. I, p. 86, 87, donne des détails étendus et curieux sur les divers livres ornés de gravures, par Jost Ammon ou Amman, et signale entre autres livres celui intitulé : Kunsibuchlein on le petit livre d’art ainsi que eelui sur les Costumes de V Église romaine, i vol. in-4°, intitulé : Cleri lotius romance Écclesiœ.... habitus . .