‹ Dictionnaire iconographique des monuments de l'antiquité chrétienne et du moyen âge ... jusqu'à la fin du seizième siècleChapitre 42 sur 627 · A HT · texte numérisé non relu

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On y voit la Musique, l’Astronomie, la Poésie épique et la Poésie lyrique.

Le peintre Franc-Floris a aussi composé à peu près les mêmes sujets, dont quelquesuns sont reproduits sur des vitraux dont nous parlons aux mots Sciences et Arts. Voir, au reste, l’œuvre de Franc-Floris et de ses graveurs, et les noms de chacun des arts, cl des diverses sciences personnifiées; voir Astronomie , Dialectique, Grammaire , Géographie , etc.

ARTS (Beaux-). — L’architecture, la peinture, la sculpture (1), et tous les genres qui en découlent, comme ciselure, tapisserie, damasquinerie, émaux, gravure en bois, sur cuivre, et autre genre de métal, nielles, etc. Voir à chacun de ces mots dans ce Dictionnaire; et aussi à Danse, Musique, etc.

Figures allégoriques des Beaux-Arts, sculptées par Jean Goujon, dans la cour du Louvre. Voir l’ouvrage de M. de Clarac, sur le Louvre et les Tuileries, in -4°, pl. xl, et l’œuvre de Jean Goujon.

Plusieurs stalles du chœur de la cathédrale de Rouen offrent divers genres d’arts, avec leurs attributs. Voir les détails au mot Stalles.

Les Arts et les Sciences protégés par la Sagesse : grande composition allégorique, par Barlhol. Spranger, gravée par Egid. Sadeler. Voir les œuvres du peintre et du graveur.

Aux mots Architectes et Sculpteurs, nous indiquons quelques figures d’artistes tenant les attributs de leur art, et même travaillant. Voir aussi Dunstan, Éloi, Orfèvres, etc. Au nom Saint Ambroise, nous signalons une sculpture représentant le grand archevêque de Milan, couronnant un artiste de ses mains pontificales, et cette indication est d’autant plus importante que l’on y trouve écrit le nom de l’artiste, et que cette curieuse composition nous montre comment, aux âges de la foi, les arts et la religion se prêtèrent un mutuel ap-

(0 Sur la pratique des arts au moyen âge et leur marche progressive chez les divers peuples, voir le discours qui sert d’introduction à l’ouvrage de d’Agineourl, Histoire de l'art; les divers discours de M. Emeric David sur la peinture, la sculpture, çtc., et tous les ouvrages que nous citons aux mois Architecture, Peinture, Sculpture, etc. — Au moment délivrer notre travail à l’impression, nous recevons un exemplaire de l’ouvrage intitulé : Diversarum artium Schedula, par le moine Théophile, qui écrivait vers le xeou xi* siècle. Ce précieux ouvrage, rédigé en. latin, vient d’être traduit et publié par M. Charles dé I.escalopier, et forme un beau volume in-4°, précédé d’une introduction sur le moine Théophile et son ouvrage, par M. Guichard. L’ouvrage est terminé par un curieux glossaire de divers terinps d’art qui sont dans le manuscrit. Le savant traducteur entait l’objet de

pui : noble alliance qui nous a valu tant do chefs-d’œuvre, et même de prodiges^ qui font l’objet inépuisable de nos études ét de nos recherches.

ARTS MANUELS. — Suite de figures de ce genre d’états, représentées sur des vitraux de diverses églises. Histoire de la peinture sur verre en France , par le comte de Lasteyrie, in-folio, pl. xn,. xin, xxm et xlviii.

Voir aussi les planches gravées par Jost Amman, pour l’ouvrage deSchopperus, />anoplia sive de artibas illiber alibus, etc., et, aux mots Armuriers, Artisans, Métiers, Monétaires, Monnayeurs, etc.

ARTHUS ou ARÎIJS (Le roi). — La Bibliothèque royale possède un roman manuscrit de ce nom , orné de miniatures curieuses , quoique mal dessinées; il est du xiie siècle et est classé sous le n° 0965. Il existe aussi des exemplaires du roman de ce nom , avec planches en bois, du xive au xve siècle, sur lesquels Dibdiri donne des détails curieux dans son ouvrage :

Voyages en France , t. III , pages 205, 204 (2J. Représenté assis avec les chevaliers de la Table ronde. Voir à ce dernier mot.

ARUNDEL. — Voir Arondel.

AS de cartes à jouer. — Un des as di t de lapin d’un jeu de cartes passé du cabinet de M. Leber à la bibliothèque de Rouen, est . publié en fac-similé dans le 6e vol du Magasin encyclopédique, planche de lap. 155.

ASCENSION (5). — Miniature d’un manuscrit syriaque du vr ou vir siècle, de la bibliothèque Laurentienne , à Florence.

D’Agincourt, d'après Ciampini, Peinture, pl. xxvii, n° I.

Autre de la Bible dite de Saint-Paul, à Rome, ib., pl. xlii, n° 7.

Sculpture d’une couverture de livre, en

noies et de commentaires dont noos nous sommes hàlé d’enrichir notre inventaire. L’ouvrage du. moine .Théophile expose les divers- procédés en usage pour la pratique des divers arts connus au moyen âge, l’architecture exceptée. La fonte des métaux, la préparation des couleurs, les divers enduits, les instruments appropriés à chaque arl, elc.,forment autant de chapitres du plus haut intérêt. Ce. volume se trouve chez Toulouse, Techener, etc., à Paris. Sur le litre est la reproduction d’une miniature de manuscrit du xiii'- siècle, représentant un calligraphc travaillant; l’auieur n’en indique pas la provenance.

(.2') Voir aussi les détails donnés sur ce livre dans le Manneldu libr. et de V amateur, par Brunet, 1842, p.200.

(3) sur la manière de représenter ce sujet,, voir Jean Molanus, Hisloria iinu()in.irn sticrarmv, édition in-4®, p. 468 à 471.

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ivoire, siècle douteux, planche de la p. 105. Litargia allemanica, in-4°, par AI. Gerbert.

Ce sujet est représenté dans toutes les suites de la vie et de la passion de Jésus- Christ, par presque tous les anciens maîtres. Voir les œuvres d’Albert Durer, de Lucas de Leyde, de Goltzius, des Sadelers, des Wierix d’après Martin de Vos, et Bernard Passeri, peintre romain, et bien d’autres.

ASCOLI. — Les monnaies de cette ville d’Italie sont publiées dans les Antiquitates italicœ, par Muratori, t. IJ, p. 664.

ASIE MINEURE. — M.' Léon de La Borde a publié un grand ouvrage intitulé: Voyages en Orient , dans VAsie Mineure, en Syrie et en Palestine, 2 vol. in-folio ornés de 200 planches; Paris, 1858, chez Didot, frères ; au milieu de tous les monuments renfermés dans l’atlas de cet ouvrage, on en remarque plusieurs qui appartiennent à l’époque qui nous occupe. Voir la liste des planches à la fin du volume.

M. Charles Texier, dans un ouvrage intitulé : Description de VAsie Mineure, 2 vol. in-folio, texte et planches; Paris, Didot, 1857 , donne plusieurs églises de construction byzantine, d’un grand intérêt, parmi lesquelles nous signalerons celle d’Ancyre, aujourd’hui Angora; celle de Sainte- Sophie, à Trébisonde, et quelques autres dont on trouvera la suite à la fin de l’ouvrage.

Voir aussi les mots Constantinople, Nicée, Smyrne, Terre Sainte.

ASPERSION de l’eau bénite. — Le plus ancien monument où nous ayons rencontré la représentation de cette cérémonie, est une peinture des catacombes, Bottari, Sculture epitture sagre, etc., pi. cxlviii, t. III. D’Agincourt y voit autre chose que Bottari, Histoire de Vart depuis sa décadence, etc., pi. xii, n° 16.

Les planches du Pontificale romanum offrent des cérémonies d’aspersion sur les vases, les édifices, les personnes consacrées ou autres. Voir les planches et encore les mots Consécrations, Dédicaces, Funérailles, Sacrements, etc.

ASPERSORIUM. — Voir Goupillon.

ASPREMONT ( Gobert d’ ) — Trésor de numismatique, Sceaux des communes, pi. xm, n° 10. Ce seigneur était le premier feuda-

(i)L’on a remarqué que, dans cciableau,commedans quelquesautres antérieurs à Raphaël le peinlrea introduit des personnages contemporains ou morts et tout à fait étrangers à la scène du tableau. On y voit le

taire de l’évêque de Metz au xive siècle. Voir le texte de M. Ch. Lenormant à ce sujet, p. 21.

ASSAUT donné par les Vénitiens à la ville de Constantinople. — Tableau duTintoret au palais des doges à Venise, cité par M. Jal, quidonnelaformedela proue d’un des vaisseaux comme très-remarquable. Archéologie navale, 2 vol. in-8°, tv I, planche de la p. 295. Pour le tableau entier, voir l’œuvre du peintre.

— Donné par les Français à la ville de Dieppe défendue par les Anglais, peinture reproduite dans le Trésor de la couronne de France, t. II, pi. clx, d’après celle de la Monarchie française de Montfaucon, t. III,

pi. XLI.

— Donné par les Génois au fort de Castillane. Trésor, t. II, pi. cxcv; Montfaucon, t. IV, pi. viii.

— Donné par les Français au fort génois d’Alexandrie de la Paille”, sous Louis XII. On y voit plusieurs armures remarquables, ib., pi. cxcvii du Trésor de la couronne de France, Montfaucon, t. IV, pi. ix.

Voir aussi la collection des tapisseries nationales, publiées par Ach. Jubinal. Les vitraux de Saint-Denis, publiés par Montfaucon, et aux mots Saint-Denis, Batailles, Combats, Sièges de villes, etc. Les planches de V Angleterre ancienne, de Strutt, V Angleterre pittoresque , par MM. Roujoux et Minguet, 5 vol. in-8°; Paris, 1845, renfermant une quantité de planches, d’après les anciens manuscrits.

ASSEMBLÉES ECCLÉSIASTIQUES. — Réunion d’évêques, d’abbés, de théologiens, de religieux présidés par un pape. Miniature d’un manuscrit ou d’une collection de décrétales, etc. D’Agincourt, Peinture , pi. lxxv , n° 1. Cette miniature est du xivc siècle ou environ.

Autre, d’après une peinture duxve siècle, ib., pi. clxi, n° 1. Plusieurs médailles de papes offrent la vue de réunion de prélats et d’ecclésiastiques, de théologiens, de moines avec leurs abbés. Voir Numismatique des papes , et aux mots Conciles, Canonisation, Jubilé, Élection, Chapitres.

Le tableau de Raphaël, dit la Dispute sur le saint sacrement, présente une réunion magnifique de docteurs, de religieux, de cardinaux, de savants , ' etc., ayant à leur tête les chefs de l’Église romaine (I). Ce ta-

Danle, Savonarole, Pétrarque, Michel-Ange, Raphaël, qui s’y est représenté lui-même, etc- Voir à ce sujet les réflexions de M. Rio, Poésie chrétienne , forme de l'art , 1 vol. in-8», p. 97, 99, 110, 121, 123, 213, 296.

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bleau est aussi désigné sous le nom de la Théologie.

ASSEMBLÉES NATIONALES (1). — Réunion des notables du royaume de France, présidés par le roi, pour juger de grandes causes. Voir Lit de justice. Procès.

Le parlement du duc de Bourgogne.

Monuments de la monarchie française, de Montfaucon , t. III , pl. lxvi. Trésor de la couronne de France, t. II, pl. clxxxii.

Le colloque de Poissy en 1561. Voir au mot Colloque.

ASSEMBLÉES MILITAIRES, telles que :

les conseils de guerre, cha pitiés d’ordre, tournois , jugement de chevaliers, proclamations.. La tapisserie de Bayeux , la Vie de l’empereur Maximilien , le chapitre des chevaliers du Nœud ou du Désir, et quelques autres monuments de ce genre , en offrent des exemples. Voir aussi à Chapitres d’ordres, Maximilien, Tewerdunck, Tournois, Tapisseries historiques, etc.

La plus ancienne représentation que nous ayons trouvée de ce genre de composition est dans la suite des miniatures d’un manuscrit grec du vne ou vme siècle, représentant l’histoire de Josué, appartenant à la bibliothèque du Vatican, publiée par d’Agincourt, Histoire de l’art (Peinture), pl.xxvm, nos 17 et 21.

Assemblée des chevaliers de l’ordre de Saint-Michel, présidés par Henri II, Trésor de la couronne, pl. cclvi, t. H, d’après Montfaucon, Monarchie française, t. V,

pl. x.

ASSISE (Italie). — Église de Notre- Dame-des- Anges (2), monument du xme siècle. D’Agincourt Architecture, pl.xxxvi, n° 30. Plan de l’église inférieure, ib , n°59, du chœur et du rond-point, ib., n° 45.

Les diverses parties de cette belle église sont détaillées sur les deux pl. xxxvi et xxxii, et la pl. xlii, n° 7, et une partie de la pl. lxviii.

Vue extérieure de l’église, Moyen âge pittoresque, pl. cxm, et le volume des villes de l’Ombrie et de leurs monuments dans la

fl) Sur l’origine de ces assemblées et celles dites Champs de Mai, Cours plénières , Lundis , Liis de justice, filais généraux, voir les Mémoires de l’Académie des inscriptions, tome XXX, page 587; et tome XLI, p. 583

(2) D’Agincourt regarde cette église comme étant un des premiers exemples de l’emploi de l’arc en tiers-point, du moins en Italie. M. Kio, dans son ouvrage sur la Peinture chrétienne au moyen â(je , donne de nombreux détails sur les divers travaux de pein-

description complète de celle église, vue, plan, coupes et détails. Monuments anciens et modernes, par J. Gailhabaud.

Peinture de cette église (5), où l’on retrouve l’histoire de saint François d’Assise. Voir au mot François.

A l’hôpital de celte ville, la légende de l’apôtre saint Jacques. Voir au nom Jacques, les détails de cette peinture.

Voir aussi Portiuncula.

ASSISES (les) (4) , prises pour les séances d’un tribunal. Voir Assemblées, Jugements , Tribunaux , Parlement, Lit de justice, etc.

On trouve dans un ouvrage de M. Pierre Victor, intitulé: Aperçu général sur les monuments de la Scandinavie , in-8°, p. 52, le dessin d’un monument découvert enNorwége, propre à réunir une grande assemblée, comme les Champs de Mai des Francs ou les Thing du Nord. On y remarque 24 sièges en pierre qui entourent une espèce de tribunal; nous ignorons l’époque de ce monument.

ASSISTANTS. — Nom d’une certaine classe de pénitents dans les premiers siècles de l’Église. La place qu’ils devaient occuper dans l’église est indiquée sur quelques plans de basiliques chrétiennes. Voir la planche de l’ouvrage de Samedi , Antica basilicographia , reproduite dans les Annales de philosophie chrétienne, t. XIX, p. 546,n°21.

ASSISTANTS DES CHEVALIERS dans les tournois (5). Voir Tournois.

ASSISTANTS DE L’ÉVÊQUE. — Cérémonies religieuses de Bern. Picard, t. Il, planche delà p. 132, édition in-folio.

ASSISTANTS DU PAPE. — Costume de deux officiers de ce nom, vers le xme siècle. D’Agincourt, Peinture, pl. cxv, n° 21.

Une gravure intitulée : Prospelto del teatro, etc., ou tableau de la réunion du sacré collège pour la béatification d’un saint, publiéedans le 1er vol. des Cérémonies religieuses de Bern. Picard , in-folio ,

ture exécutés à Assise en l’honneur de saint François, i vol. in-8°, p. 65, 228.

(3) M. de Montalembert cite les peintures p. 1 43 de son volume intitulé: du Vandalisme eidu Catholicisme dans l’or l, 1 vol.; Paris, 1832.

(4 ) Sur les assises, voir les Mémoires de l’Acad. des inscripl . ei belles-leltres , t. XXIV, u. 738 ; l. XXX, p. 587. Assises des comtes, ib., I. XXX VJ 1, p. 553.

(5) Mémoires de l'Académie des inscriptions et belles lettres, t. XX, p. 624, 655.

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p. ISO, nos2 et 5* offre le costume et le rang de cette dignité ecclésiastique.

ASSOMMOIRS. — Portions d’un bâtiment fortifié. Balissier, Eléments d’archéologie nationale, in-18, 1845, p. 482, donne po,ur exemple ceux de l’ancienne abbaye de Tournüs.

ASSOMPTION. — Mosaïque du xne siècle environ , dans une église de Jérusalem.

Giampini, de Ædificiis sacris , pl. xxxiv (1).

Deux peintures de Giunta de Pise, xin° siècle. D’Agincourt, Peinture , pl. cii, n° 5.

Autre composition du premier ordre, au couvent de San Subiaco. On y voit un groupe d’anges de la plus grande beauté. D’Agincourt, pl. cxxvi, n° 4.

Tableau du Corrége à la cathédrale de Parme, xvie siècle, ib., pl. cci, n° 1, et surtout dans l’œuvre du peintre et de ses graveurs, dans tous les cabinets d’estampes de Paris et de l’étranger.

Sceau de l’abbaye de Langley, en Angleterre, 1284, représentant une assomption, Archeologia britannica, t. XXV, p. 618, très-curieux.

Sculpture des murailles extérieures de Notre-Dame, côté de la Porte-Rouge, xivc ou xve siècle, publiée par le Moyen âge monumental, pl. xcv. Album du Sommerard, pl. xxxm, n° 5 de la vc série. Dans ce dernier ouvragé, l’artiste donne la sculpture dans un état de conservation, tandis que la figure de la Vierge est cruellement mutilée ainsi que la majeure partie des ornements, des anges, etc. La planche du Moyen âge monumental doit être exacte, car elle est le résultat du daguerréotype.

Sculpture du tympan de la grande porte de l’église Santa-Maria-del-Fiore, xve siècle. Cicognara, Storia delld scultura in Italia, t. II, pl. xlix, n° 1.

Autre composition du même sujet par le Donatello, même ouvrage, pl. vin.

ASTAULFE. Voir Ataulfe.

ASTER. — On trouve sous celte désignation une espèce de quatre-pieds en métal d’or ou d’argent, servant dans la liturgie grecque à empêcher le voile qui recouvre

(1) Cette peinture est citée par M. Emeric David, Discours sur la peinture * eic., in-8°. p. 239, n° l.

(2) Nous ignorons si ces curieuses sculptures sont gravées ou lithographiées, mais elles sont toutes moulées et se trouvent chez Micheli, mouleur à Paris, rue Guénégaud et à l’atelier de moulage du Louvre. M. Rigollot, d’Amiens, doit, dit-on, en reproduire quelques-unes dans son ouvrage sur 1 Histoire de Part en France, auquel il travaille depuis longtemps.

le pain consacré d’y adhérer. Eucologium Crœcorum, deGoar, in-folio, planche de la p. 99, reproduite dans le 5e volume des Cérémonies religieuses , de Bern. Picard, pl. de la p. 87, lettre B. L’aster est aussi nommé l’étoile. Voir à ce sujet le père Lebrun, Cérémonies delà messe, t. II, p. 389.

ASTÉRIUS (Saint), évêque. — Figure debout, costume du xne siècle, d’après une ancienne mosaïque. Giampini, Vetera Monumenta, t. II, pl. xxx. Bianchini, Demonstratio histor. eccles., tabula m, sœculi n,

ASTI (Piémont ). — Portail de l’église du xr siècle, Moyen âge monumental, pl. xciil Vues extérieures et détails de celte belle église, Revue générale de l’architecture, par Daly, t. IV.

ASTRES. — Création des astres. Suite de bas-reliefs des cathédrales d’Orviette et de Rouen offrant ce genre de sujet, rendu d’une manière singulière. A Rouen, Dieu est assis, il tient un disque dans lequel est représenté un des jours de la création (2) ; de l’autre main il bénit son ouvrage. Les ligures du Créateur sont généralement belles.

Mêmes sujets peints à fresque à l’église de Montréal. Voir à ce nom.

Les Loges du Vatican, par Raphaël, sont surtout à étudier. Voir les gravures de Volpato ou de Chaperon. Voir aussi l’œuvre de Michel-Ange, de Martin de Vos. L’on trouve sur quelques monuments peints ou sculptés la ligure des astres personnifiés. Voir aux noms Lune et Soleil, Planète, etc.

ASTRES, employés comme pièces ou meubles d’armoiries. Encyclopédie méthodique, Plason (5), in-4°, pl. vu, fig. 365, a66, o67, o/O, o/3, o75, 3/8, 086.

ASTROLABE (4). — Celui qui entre dans la composition de la grande horloge de Strasbourg, est très-remarquable, on en trouve la description et des gravures dans toutes les histoires de la cathédrale de celte ville.

Instrument de ce genre entrelles mains d’une figure allégorique de l’Astronomie,

(3' Cet excellent dictionnaire, rédigé par le comte de Jaucourt, est le résumé de tous les livres de la science héraldique , publiés par la Colombière , Chevillard, Dubuisson, Menes trier , Paillot, Ségoin , etc.

(4) Théorie de l’astrolabe, xvie siècle, citée, notice de M. Paulin Péris sur les Manuscrits français, l. V* p. 312.

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gravure en bois d’un livre de 1491, en tête d’un livre intitulé : Sphera mundi, in-4°, à Venise. Voir Astronomie.

Une miniature du beau Psautier de saint Louis , appartenant à la bibliothèque de l’Arsenal, à Paris, représente un vieillard consultant les astres au moyen d’un astrolabe. Cette miniature qui est de la belle époque du xnr siècle , est reproduite dans YAlbum de M. du Sommerard, pl. xix de la 8e série, mais horriblement défigurée; il faut voir le manuscrit en question pour en bien juger.

Dans l’œuvre de Jacq. Stradan est une suite de 18 ou 20 pièces intitulées: Nova reperta, etc. ; celle n° 8 porte pour désignation Astrolabium ; on y voit Christophe Colomb venant d’aborder sur les rivages de l’Amérique et qui tient d’une main une espèce de sphère à jour et un compas de l’autre, et il semble examiner une croix entourée de quatre étoiles qui apparaît dans le ciel, au bas est écrit un vers latin.

Voir l’œuvre de Stradan ou l’œuvre de ses graveurs, tels que Philip. Galle et de ses frères.

On trouve diverses représentations d’astrolabes dans l’ouvrage intitulé : de Astrolabo catholico liber, 1556, in-8°, par Gemonius Frisii. Il est dédié à Henri II, et est orné de quelques figures gravées en bois.

Dans V Histoire de Christophe Colomb , par Bossi, 1 vol. in-12.

Dans celui intitulé : Astrolabium planum in tabulis ascendens, continens qualibet hora atque minuto equationes domorum cœli , etc., ab Angelo John Venetiis et Joan. Emeric Despira, Alemannus, 1 vol. in-4°, 1494, gothique, avec planches en bois, assez bien exécutées.

Voir aussi les planches de tous les livres d’alchimie, d’astrologie, de cabale, etc., que nous citons à ces divers titres.

On voit dans une des salles de la bibliothèque Sainte-Geneviève, à Paris (ou du Panthéon ), servant d’entrée à celles des manuscrits, un astrolabe construit pour le cardinal de Lorraine, parOronceFiné. Nous n’avons pu en découvrir de gravures; il est en cuivre et couvert de dessins arabesques gravés en creux, dans le goût du xve au xvie siècle. Nous signalons ce meuble à l’attention des éditeurs ou des artistes, qui feraient un vrai cadeau aux curieux en publiant ce beau meuble.

(l)On trouve un résumé aussi simple que curieux sur

état de cette prétendue science au xvie siècle, dans

ouvrage intitulé : le Portrait delasagesse universelle avec l taee generale des sciences et leur plan représente en too planches avec des tableaux synoptiques,

ASTROLOGIE. — Monuments de cette prétendue science (1; au xvi* siècle. Voir Colonne de Catherine de Médicis, Thème astrologique et de nativité.

M. Leber, t. I du Catalogue de sa bibliothèque (appartenant maintenant à celle de Rouen), n° 1215 et suiv., donne une liste d’ouvrages singuliers et curieux sur cette science, dont plusieurs offrent des planches gravées sur bois, etc., voir p. 184 et suiv.

Mains astrologiques tirées de divers traités d’astrologie, reproduites dans le Bibliographical Decamcron. t. I , p. 144 147 149,150. ’

ASTROLOGUES. — Figure debout, représentée sur l’une des cartes à jouer du roi Charles VI. Atlas des arts en France , par Alex. Lenoir, pl. xlii, nos 1 et 2..

Autre faisant partie des figures de diverses danses des morts. Voir celle d’Holbein, n° 27.

Autre dans l’œuvre de Rembrandt et dans celui de Frédéric Bol. Sur l’attribution de ces deux pièces , voir les œuvres de ces deux maîtres et ce qu’en dit M. Duchesne, Voyage d’un iconophile, in-8°, p. 113.

ASTRONOMES représentés travaillant dans leurs cabinets et faisant quelques expériences. Dans le livre de Jost Amman (2), Panoplia, de artibus illiber alibus , e te., cité plus haut.

Autre dans son cabinet, prenant des mesures sur la boussole, planche très-curieuse pour le costume et tous les détails d’étude, n° 2 de la suite intitulée: Nova reperta , gravée par Théodore ou Philippe Gall, d’après Jacq. Stradan. Voir leurs œuvres.

Autre, d’après une vieille gravure, reproduite dans le 1er vol. de Y Origine de la gravure sur bois, par Jansen, pl. vin, sous le titre de Graveur plusieurs figures d’astronomes dans diverses danses macabres, voir à cette désignation.

ASTRONOMIE. — Cette science, personnifiée et tenant ses attributs, se trouve représentée dans une des miniatures du célèbre manuscrit Hortus deliciarum , par l’abbesse Herrade de Landsberg, dans le courant du xne siècle, et reproduite dans le 19e volume des Annales de philosophie chrétienne , planche de la p. 54, d’après la copie faite de ce manuscrit et de ses figures, par Engelhardt et Willemin, en 1818, 1 vol. in-

in-4°, par le révérend père Léon . carme réformé, p 24i et suiv Voir aussi, par de Billy, le Tombeau de l’astrologie judiciaire, i vol. in-4". Dissertation sur l'astrologie. Mémoires de l'Académie, t. XXIII.

(2) Le texte de ce petit volume est de Schoppe-

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