V. aussi à Troubadours
MIRACLES. — Voir les mots Aveuglesnés, Lazare ressuscité, Boiteux guéris.
Lépreux , Hydropiques , Possédés guéris , Morts ressuscités, Résurrection de Jésus- Christ, etc. (1).
MIROIR HISTORIAL de Vincent de Beauvais, célèbre manuscrit (2) du xve siècle, dont Willemin a reproduit quelques miniatures des instruments de musique, planche CXLIX .
Une jolie chapelle gothique. Vue extérieure, pl. CLVIII.
comme le qualifie M. M***, y prouve à chaque page la divinité de Jésus-Christ qui ne fait qu’un, comme nous le savons, avec ses apôtres, son Evangile et les miracles dont il contient le récit. Or, l Eglise catholique n’enseigne pas autre chose. Nous baissons l’auteur s’expliquer avec M. de Lamennais tel qu’il était en 1818.
(2) Ce manuscrit renferme, dit-on, plus de quatre cents miniatures. Voir ce qu’en dit M. Paulin Paris, Notices des manuscrits français, t. I, p. 53. M. Pottier, texte de Willemin, t. I. p. 82. Didron, lconogr. chrèt préface, p. io, où il le nomme Miroir universel. V. aussi ce qu’en dit Brunet , Manuel du libraire ,
2e édition, article Vincent de Beauvais.
MIS
MIS
Il existe des exemplaires imprimés de la traduction, avec quelques planches en bois qui offrent peu d’intérêt. On y voit quelques sujets tirés de la mythologie et de l’histoire ancienne, dont les héros, travestis en personnages du xve siècle, portent les noms de Saturne , Pluton , Alexandre le Grand, etc.
MIROIRS de toilette ou des appartements du xve au xvie siècle. — Willemin , Monuments inédits, pl. cxcvi, cciv. Autre, ibid.,
pl. CCLXXX.
— D’un beau travail. Collection Sauvageot, même époque. Atlas du Sommerard, pl. ni. V. les chapitres XX et XXII pour le texte. On y voit un mélange bizarre de sujets pieux et profanes.
Miroir métallique offrant dans son encadrement une réunion curieuse de sujets allégoriques, Album du Sommerard, planche xxiii de la 10e série.
Couvercles de miroirs. Sculpture en ivoire du xme au xive siècle, ornée de sujets de mœurs et de chevalerie. Trésor de numismatique, volume intitulé : Bas-reliefs, etc., 2e classe, 10e série, pl. xxxix.
Voir aussi la Collection de meubles et armures, chez Hauser, pl. vin , l, ch, civ.
Le the Glossary de Pugin, et au mot Toilettes.
MISÈRE HUMAINE.— Aringhi, Borna subterranea, t. II, p. 283, a publié une gravure d’après un marbre dont il ne donne pas la date. On y voit un enfant lié dans un berceau, et on pense que c’est une ligure allégorique de l’espèce humaine aux prises avec les misères inséparables de sa condition.
La Misère renversant la fortune dont la roue est brisée, gravure en bois de 1494, reproduite dans la Bibliotheca spenceriana, t. IV, p. 420.
Suite de miniatures représentant la bonne et la mauvaise fortune, xve siècle. Album de M. du Sommerard. Voir Fortune.
La Misère pénétrant dans l’intérieur d’un ménage délabré, composition de Martin de Vos, gravée par les Sadeler. Voir leurs œuvres. Un squelette y joue de la cornemuse, qui est, comme on sait, l’instrument des pauvres gens.
La Misère humaine représentée au naturel dans la suite dite Danses macabres ou de la Mort . Voir à ce mot.
(l) Sur la manière de représenter les sept œuvres de miséricorde, d’après les règles liturgiques, voir Molanus, Histor. imuy . sacrar., in 4°, édition de Pacquot, p. 52t. On y trouve citée une fresque d’un couyent des bénédictins de Florence, ib -, note S.
Les misères de la vie humaine, représentées dans le tableau de Cébès. Voir aussi à ce mot.
Voir encore à Péchés capitaux, Passons, Vices, etc.
MISÉRICORDE (La). — Statue colossale de cette vertu morale, sculptée à l’un des chapiteaux du palais ducal de Venise (xiv* ou xve siècle. Cicognara, Storia délia seul tara in Italia, t. I, pl. xxix.
Autre figure portant un diadème , un enfant Jésus sur sa poitrine , et couvrant de son manteau diverses figures représentant des pécheurs repentants, sculpture du xve siècle, même ouvrage, t. I, pl. xxxix. Cette figure est voilée et d’un grand caractère.
Sculpture en ivoire du xne siècle, servant d’ornement à la couverture d’un livre d’heures provenant de la Chartreuse de Grenoble , et appartenant actuellement à M. de Caumarmont, Album du Sommerard, 2e série, pl. xxix. Nous remarquerons que, sans doute pour conserver la symétrie, l’artiste ne représente que six œuvres de miséricorde au lieu de sept. Celle qui a rapport à la visite des prisonniers offre, au lieu d’une prison, une enceinte fortifiée qui entoure le captif. Nous avions oublié cette curieuse sculpture à l’article Couvertures
de LIVRES.
Les sept œuvres de miséricorde (1) spirituelle et corporelle, suite en médaillons gravée par Hans-Beham. Voir son œuvre.
Autre par un peintre du xve siècle, citée par M. de Montalembert, du Christianisme dans l’art, in-8°, p. 157. Nous ignorons si ces peintures sont gravées.
Autre gravée par les frères Galle, d’après Martin de Vos. Cette curieuse suite est intitulée: Septem opéra misericordiœ spiri tualia, etc. Voir leurs œuvres.
MISÉRICORDES. — Espèces de béquilles servant aux religieux pour se reposer dans le chœur lorsqu’ils ne pouvaient pas s’y asseoir. Voir les figures qui assistent à la messe dite de Bolsène, peinture en émail du reliquaire de Bolsène. D’Agincourt, Pe inture, pl. exxm, n° 1.
Nom donné quelquefois aux espèces de consoles (2) qui servent d’ornement aux sièges des stalles du chœur des églises. Celles de Saint-Spire de Corbeil se nom-
(2) Sur les dénominations des diverses parties d’une stalle, voir Langlois du Pont-de-l’ Arche, Notice sur les stalles de Rouen , in-8®, Rouen, 1838, p. 98, 99.
MIS
MIT
maient ainsi. Voir Stalles. Voir aussi aux noms Ingon, Isarn, Morard.
MISSELS (4 ). — Missale anglo-saxonicum, in-folio, manuscrit du xie siècle, très-remarquable, avec miniatures (2), bibliothèque de Rouen, n° 54, lettre A, cité par Langlois du Pont-de-l’Arche, Mémoire sur la calligraphie au moyen âge , p. 26, et dont il reproduit une belle miniature représentant les trois Marie au tombeau.
Missale carmelitarum, in-folio, ib ., n°256. Autre avec majuscules, n° 257, Missale ecclesiœ Parisiensis, in-folio, n° 260. Missale pro festis mobilibus beatœ Mariœ, in-folio, avec majuscules et miniatures, n° 261. Autre, n° 267, avec deux grandes peintures remarquables.
Missale ad usum Rothomagi , orné de figures d’apôtres, d’anges, etc., n° 51.
Missel dit de Georges d’Amboise avec planches en bois rehaussées d’or, sans numéro (xvic siècle).
La Bibliothèque royale possède beaucoup de livres de ce genre avec miniatures. Voir tous ceux qui sont signalés par Dibdin, Voyages en France, aux p. 145, 177,557du t. 111, et ceux qu’il cite dans son Bibliographical Decameron.
Ceux cités par M. Duchesne aîné, Voyages d’un iconophile, in-80,^. 4, 18, 92.
Tous ceux signalés dans le beau travail de M. l’abbé Cahier, sur la Calligraphie et la miniature au moyen âge. Annales de philosophie chrétienne, t. XIX, p. 515 et suiv.
Le missel dit de Sainte-Croix, au séminaire de Poitiers, orné de magnifiques miniatures, cité par M. l’abbé Pina, Mémoire sur Vancienne liturgie du diocèse de Poitiers, in-8°, p. 55.
Un des plus beaux monuments calligraphiques de ce genre est le célèbre missel de la Ribliotheca laurentiana , à Florence. La Bibliothèque royale de Paris en possède un du xme au xive siècle sous le n° 875 des manuscrits.
Ce peu de citations doit suffire pour faire
(1) Confondus assez souvent avec bréviaires, tels qu’on le voit dans l’ouvrage de Dibdin, Voyages en France.
(2) 11 fut donné vers 1050, par Robert, abbé de Jumiéges, aux religieux de cette célèbre abbaye, et est déposé maintenant à la bibliothèque deRouen.M. Pottier doit, dit-on, faire un travail spécial au sujet de ce missel, confondu avec un bénédictionnaire , dit d’Ælhelwold. Sur ce beau manuscrit, voir Dibdin, Voyages en France, 1. 1, p. 218, 219, qui y reproduit une ligure d’ange assis à l’entrée du tombeau de Jésus-Christ.
(3) Sur l'usage et la forme de la mitre, depuis la plus simple jusqu’à celle à trois couronnes, Moianus, Hisioria imaginant sacrarum, in-4®, p. 548 et suiv. Macri, Ulerolexicon , verbo Mitra, Du Gange, ib-. An -