Tome IL
apprécier la beauté de ceux que nous ne relatons pas faute de place.
MISSION DES APOTRES. — Mosaïque du viie ou viiie siècle, dans l’abside du triclinium de Saint-Jean-de Latran. Ciampini , Vetera Monumenta, t. II, pl. xxxix, xl, et celles de l’ouvrage de Nicol. Allemanus, de Parietinis lateranensibus, etc., in-4°, p. 56.
Jésus-Christ, placé dans un disque, donne les clefs à saint Pierre et un livre ouvert à saint Paul, comme apôtres des nations. On lit cette inscription : Ordino rex istos super omnia régna magistros.
Miniature d’un pontifical de la bibliothèque de la Minerve, à Rome, manuscrit du ixe siècle. D’Agincourt, Peinture, planche xxxix, n° 1 .
Composition de Raphaël au Vatican, suite des sept sacrements. Voir son œuvre.
MISSIONNAIRES envoyés par le pape. — Médaille du pape Grégoire XIII (1572). lie in vineam Domini. JVumismatic. pontificum de Bonanni, de Dumolinet, et dans le Trésor de numismatique, médailles des papes, pl. xxi, n° 55.
MITRE. — Arcade en mitre. On trouve des exemples de ce genre d’architecture dans divers monuments dont M. Batissier fait l’énumération pages 419 et 420, Eléments d'archéologie, 1845. L’église Saint-Étienne de Nevers en offre un exemple curieux.
Voir Nevers et l’ouvrage en question , p. 495.
MITRES ECCLÉSIASTIQUES. — Ciampini, pl. xxxiv des Vetera Monumenta, donne une mosaïque appartenant aux trois premiers siècles (5), p. 116 de son texte. On y voit des mitres pointues et des coiffures ornées de trois couronnes.
Autre, même ouvrage, pl. lxx, mosaïque de 451, à Ravenne.
Aux vne et vnr siècles. Voir les figures de saint Léon III et d’Adrien.
dreas Saussayus in panoplia episcopalis, lib. I, qui y réfute Jean Moianus. Voir aussi Casalius, Paciaudi, Mamachi , et tous ceux que cite Pabricius dans sa Bibliolheca antiquaria, in-4°, p. 844 et suiv. V. aussi Millin, Diclionnuire des beaux-arts, t. II, p. 454. Les Dictionnaires de théologie de Bergier et de l’abbé Pascal ; ce que dit M. Cyprien Robert, Université catholique, t. VI, p. 35. Les recherches sur les vêtements sacerdotaux, consignées aux Annales archéologiques de M. Didron, 1. 1 et II. 11 est évident que beaucoup de mosaïques représentantdes papes des premiers siècles, ne sont pas exécutées toutes à l’époque même des personnages, ou qu’eiles ont été retouchées depuis. Tout en s’inspirant sur les monuments, il faut toujours que l’histoire serve à en rectilier les erreurs ou les anachronismes.
MIT
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— D’un évêque d’Angers, Ulger. France monumentale d’Ab. Hugo, t. II, pl. xciv.
Pour celles des papes, voir Ciaconius et Palalius, Fila, pontificum; mais rien n’y est bien authentique comme forme.
Une mosaïque publiée par Angélus Rocca dans son Thésaurus pontificarum cœremoniarum, etc., t. II, p. 379, représente le pape saint Silveslre, qui vivait au ive siècle, avec une mitre qui, sans doute, n’appartient pas à cette époque, puisque la suite des papes , publiée par Marangoni d’après les peintures de Saint-Paul-horsles-Murs , les représente presque tous la tête nue.
Un sceau, portant la date de 961, représente un évêque de Laon nommé Roricon avec une mitre. Mabilion, Re diplomalica, in-folio, planche de la p. 153.
Le tombeau d’Hincmar, monument du ixc siècle, représente un évêque portant la mitre. Voir Histoire littéraire de deux bénédictins3 t. 1, planche de la p. 81.
Au xic siècle. Une figure de l’évêque Fulbert, à Chartres, publiée par Willemin, Monum. inéd., pl. lxxxvi (1).
Du xi' au xne siècle environ. Une figure du pape Gélase, d’après une ancienne mosaïque. Voir la planche gravée dans YHierolexicon de Macri, in-folio et au mot Gélase dans ce Dictionnaire.
Mitre en manière de calotte ou bonnet arrondi, manuscrit du xne siècle. D’Agincourt, Peinture , pl. li, n° 1.
Autre en soie, avec un sujet du jugement dernier, du xue ou xnr siècle. Alex. Lenoir, atlas de V Histoire des arts en France , planche xxviii. Ailes ou fanons avec figures (2); au revers est un sujet de la Passion, ou un Calvaire, même indication.
—A fond d’or, xiii' siècle. Atlas du Sommerard , pl. i du chap. XïX. On y voit une Salutation angélique.
— De forme inusitée et singulière sur la tête de saint Disibode. Voir à ce nom les détails de cette coiffure.
Celles des évêques qui figurent sur le tombeau de Dagobert, très-basses et trèséchancrées. Voir aux mots Dagobert et Tombeaux et au nom Maurice.
Peinture sur verre de l’église de Chartres représentant un évêque. Voir Oriflamme.
Voir aussi Henri de Metz. Mitres des évêques du sacre de saint Louis. Voir à son nom et au mot Sacre.
Le Père éternel est souvent coiffé d’une mitre sur desmonuments du xme au xve siè-
cle, tels que les vitraux, les miniatures, les sculptures, etc. M. du Sommerard a publié une sculpture du xve siècle, Atlas des arts, pl. iv du chap. XL
Le tableau de Jean Van-Eyck, à Gand, en offre un autre exemple remarquable. Voir Agneaux de l’Apocalvpse, partie supérieure.
Gori en donne divers exemples. Fetera diptycha, t. III, pl. xvi et xxn.
Jésus-Christ est aussi représenté mitré ou portant une tiare à plusieurs couronnes. Ciampini, Fetera Monumenta, t. Il, planche xm, p. 48. Gori, de Mitrato capite Symbol, litterar. mediiœvi, t. III, planches des p. 96 et 176. Angélus Rocca, Thésaurus cœremoniar. sacrar. ponlificiarum, t. II, planche de la p. 379.
— D’un évêque en 1223. Willemin, Monuments inédits, t. 111, pl. xix.
— Ornée d’une broderie représentant un évêque tenant une clef et coiffé lui-même d’une mitre conique inusitée, etc., reproduite dans l’ouvrage intitulé : Des Andelys au Havre, 1 vol. in-8°, par madame Tastu (Amable), Paris, 1843, planche de la p. 83. Cette curieuse mitre, qui est du xme siècle, a appartenu à Jean deMarigny, archevêque de Rouen.
— A côtes de melon, statue du xiii* siècle à l’église Saint-Bénigne de Dijon. Voir au nom de cette église et Dijon.
Autre provenant de l’église de Chartres, même forme. Willemin, Monuments inédits,
pl. LXXXVI.
Mitre d’un évêque de Milan, rappelant le bonnet des flamines à Rome, sculpture du xive siècle. D’Agincourt, pl. xxxiv,
-t- D’un archevêque de Cantorbcry, dont l’ornement gothique est inusité. Britton, Cathédral antiquities of Canterbury, in-4°, pl. xxiv, n° 2.
Belle mitre de Saint Thomas de Cantorbery , conservée à Sens (3). Shaw , Dresses and décorations, etc., I» planche xm.
Plusieurs mitres de divers siècles , publiées par Wel. Pugin dans the Glossary of ecclesiastical ornements and costumes, etc., 1 vol. in-4°, planches coloriées et un texte.
Cérémonies pour conférer à un évêque, à un abbé, etc., le droit de porter la mitre. Pontificale romanum, édition in-folio de Paris, planches des p. 82, 120.
MITYLÈNE. — Tombeau d’un évêque de celte ville, xve siècle. Cicognara , Storia délia scultura, t. H, pl. xlix.
fl) A l’occasion de cette planche, voir les observations de M. Pottier, p. 55, texte de l’ouvrage de M. Willemin. , .,4I -
Au sujet de cette mitre, la remarque d Alex. Le-
noir sur les réformes ecclésiastiques dans les ornements et vêtements de l’Eglise. Précis historique, etc., in-folio, p. 42, 43.
(3) Vendue en 1840.