‹ Dictionnaire iconographique des monuments de l'antiquité chrétienne et du moyen âge ... jusqu'à la fin du seizième siècleChapitre 45 sur 627 · AUD · texte numérisé non relu

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planches, voir les diverses éditions. Celle du Pontificale romanum, 1 vol. in-folio, du Rituale ponlificum, et dans presque tous les ouvrages de liturgie, tels que ceux de Rocca, Cancellieri, Mamachi, etc. Voir aux tables des matières de ces ouvrages.

Willemin, dans ses Monuments inédits, donne la copie d’une tunique dite de Charlemagne, «à laquelle on donne le nom d’aube. Voir la pl. xxi, et ce qu’en dit M. Pottier, p. 14 de son texte sur les planches ci-dessus indiquées. Voir à Costumes ecclésiastiques.

AUBE. — Les monuments de ce département sont publiés avec le plus grand soin, texte et planches, par Arnaud de Troyes,

1 vol. in-folio, intitulé : Antiquités de la ville de Troyes (1), et cet autre: Ployages archéologiques dans le département de l'Aube , à Troyes et Paris. Voir surtout Barsur-Aube, Bar-sur-Seine, Trotes, etc.

AUBIN (Saint), évêque de ce nom. Voir la collection des saints du Cabinet des estampes , à Paris. Ancienne abbaye de ce nom, à Angers, construite vers le xr ou xne siècle, dont on a retrouvé une galerie magnifique dans la cour de la préfecture, élevée sur les ruines de ce monastère. M. du Sommerard a publié cette belle décoration romano-byzantine, style fleuri, dans V Album des arts au moyen âge, pl. i de la 4e série.

AUBRAC. — Abbaye de ce nom , remarquable par sa belle construction. Voyages pittor. dans Vanc. France, par Taylor, de Cailleux, etc., Languedoc, t. I. pl. lxxxv,

AUBUSSON ( Seigneur d’) — Sceau du xme siècle. Trésor de numismatique, volume intitulé : Sceaux des ' communes , pl. xxiii, n° 6.

Pierre d’Aubusson, grand maître de l’ordre de Rhodes, reçoit la nouvelle du siège de cette ville par les Turcs. Belle miniature du xve siècle, reproduite dans l’ouvrage de M. le comte de Bastard intitulé : Peintures et ornements des manuscrits, etc. Voir au sujet de cette publication colossale le

(i) Cette publication n’ayant pas obtenu l’encouragement que méritait son auteur, M. Arnaud a fondu ce travail dans l’ouvrage intitulé : Voyages archéo- * logiques, g te., renfermant 1*20 pl-, dont quelques-unes doubles, sont généralement du plus grand intérêt. On y trouve une partie des anciens trésors des églises de Champagne, de belles pierres tombales,* des émaux, vitraux, châssis, etc.

v2) C’est à-dire qu’on voit de l’architecture composée plaquée sur une église du xive au xv* siècle, ce

Manuel du libraire par Brunet, t. I, p. 263, et dans notre Dictionnaire l’article Miniatures, etc.

AUCH. — La cathédrale de cette ville est publiée dans l’ouvrage de M Alex, de La Borde, Monuments français, in-folio, t. II, pl. ccl, et p. 46. Le portail est d’un autre style que l’intérieur de l’église (2). Les planches ccli , cclii à cclv sont consacrées à reproduire divers vitraux et détails de sculpture de cette église.

Les vitraux sont publiés en entier par Letlu dans un volume in-folio, intitulé: Musée sacré, renfermant 21 planches. Voir aussi la grande Topographie de la France au Cabinet des estampes, à Paris, pour d’autres monuments d’Auch.

AUCHI (Saint-Martin d’). — Vue de l’entrée de cette ancienne abbaye, servant présentement de porte à une espèce de parc. On y remarque les armes de François Ier. On en trouve une très-belle lithographie par le colonel Athalin, dans les Voyages pittor. et romantiq. en France , de Taylor, de Cailleux, etc., in-folio, Normandie, pl. xeix.

AUDEMART (Saint), évêque, représenté debout tenant une grappe de raisin. Voir la collection des saints du Cabinet des estampes à Paris, on y voit sa châsse.

AUDENARDE. — L’hôtel de ville, monument du xvr siècle. Moyen âge monumental, pl. xlv. Voir aussi Belgique. Sceau d’un seigneur de cette ville. Trésor de numismatique ( Sceaux des communes ), pl. vii, n° 5.

AUDIENCES SOLENNELLES. — Diverses miniatures du manuscrit Leges palatinœ , publié par les Bollandistes. Acta sanctorum, mois de juin, t III.

Audience solennelle donnée par le pape Eugène IV aux ambassadeurs de l’Église d’Orient. Bas-relief des portes de bronze de la basilique de Saint-Pierre; d’autres y voient un couronnement. Trésor de glyptique, etc., volume intitulé : Ornements et bas-reliefs, 2e partie, pl. xxix, xxxii.

que de certaines personnes admirent sans se rendre compte que c'est une absurdilé dont M. Alex, de La Borde fait justice p. 46 de son texte : Il y a toujours, dit-il, quoique chose de choquant dans des rapprochements de styles si différents. L’église de Saint-Germain-des-Pre^, de Saint-Gervais, de Saint-Eustache et de Saint-Etienne-du-Mont , à Paris, offreOt des exemples de ce genre d’anachronisme ; il est à croire qu’on ne se permettrait pas aujourd’hui ces insipides amalgames.

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— Donnée par Charles V, scène très-remarquable publiée d’après un dessin de l’époque, dans V Atlas de M. du Sommerard, planche unique du chap. XXVI1Ï (1).

Plusieurs médailles des papes sont aussi à consulter , voir entre autres celles de Paul II; du pape Sixte IV, n° 3; du pape Pie VIII, n° 2; du pape Sixte Y, pl. xxii, n° 26 ; du pape Clément VIII aux ambassadeurs de Russie (1593). Pour toutes ces médailles, voir les Vies des papes et notamment l’ouvrage intitulé : Numismata pontificum, par le père Dumolinet, 1 vol. in-folio auquel se rapportent les nos ci-dessus. On peut voir ces mêmes médailles mieux gravées dans Bonanni , Numismata pontifie, romanor., Ciaconius, Viia et g esta pontifie, romanor. , etc. Les belles planches de la Fie de l’empereur Maximilien offrent plusieurs sujets de ce genre (œuvres d’Albert Durer et de Burgmayer ).

Voir aussi aux mots Assemblées, Lit de justice, Maximilien, Parlement, etc., les pièces que nous y signalons.

AÜDIENTES ( ou les Écoutants). — Pour connaître la place qu’occupait dans les basiliques de la primitive Église cette classe de pénitents, voir le plan d’une basilique donné par Gotof. Voigt, dans son livre intitulé : Thysiastereologia sive de altaribus christianis , reproduit dans notre notice sur les basiliques chrétiennes, Annales de philosophie chrétienne, t. XVM, p. 420 à 421, et p. 425 du texte. Voir aussi celui donné par Samedi dans la Basilicographia antica, reproduit par l’abbé Cahier, Annales de philosophie chrétienne, t. XIX, p. 346, au sujet de sa notice sur les basiliques chrétiennes dans laquelle il réfute plusieurs assertions de notre travail.

AUDITEURS (auditores). — Cette dignité est représentée dans une miniature du manuscrit intitulé: Leges palatinœ. On y voit un homme qui paraît recevoir un placet et écouter les parties intéressées. Acta sanctorum , mois de juin , t. III , planche de la p. 40, n° 5. Voir au mot Leges palatinæ ce que nous disons de cet important manusprit.

AUDOMART. Voir Audemart.

AUGSBOURG. — Lenglet du Fresnoy, Méthode pour étudier l’histoire, t. III, p. 299, édition in-4°, donne une assez longue liste

(i) Jusqu’alors colle minialure n’avait été donnée que d’une manière tronquée, par Monlfaueon, eldans 1 ouvrage de Pabbé de Choisy, Histoire de Charlès V,

d’ouvrages concernant lesantiquitésde cette ville. Plusieurs sont accompagnés de planches généralement faites avec soin. Parmi ces ouvrages, nous citerons comme plus remarquables ceux d’Hartmann, Velde,Vertichius, et quelques autres plus ou moins estimés.

L’église cathédrale d’Augsbourg, architec- , ture du xve siècle, dédiée à saint Ulric et à sainte Afre, vierge et martyre, est gravée dans l’ouvrage intitulé : Éasilica Sancti- Udalarici et Sanctæ-Afrœ historica descripta, Augusto-Vindelicorum a Bernardo Hertelfeldero cum iconibus, etc., à Augsbourg, 1627, 1 vol. petit in-folio.

Les trois autels représentés dans les pl. vii et viii sont d’une richesse de sculpture incroyable. L’un des deux a 80 pieds de haut ; l’autre 70 environ et est couvert d’arabesques et de figures de saints et de saintes ; il serait difficile de trouver une décoration plus élégante et plus hardie.

L’église d’Augsbourg était riche en reliques ; son ancien trésor possédait plus de 30 reliquaires renfermant des cœurs, des entrailles, plusieurs crânes enchâssés , des bras, des mains et autres portions de corps de saints et saintes. Nous donnons l’explication de chaque reliquaire aux noms de chacun des saints personnages désignés dans l’ouvrage d’Hertelfelderus, et qui sont également gravés dans l’ouvrage ci-dessus.

Plusieurs de ces objets peuvent être cités comme des chefs-d’œuvre d’orfèvrerie.

Imagines sanctorum Augastœ - Findelicorum, 1 vol. in-4°, sans nom d’auteur, enrichi de belles gravures au burin, représentant les figures en pied et les actions des saints personnages qui ont illustré la ville d’Augsbourg. On y voit éntre autres curiosités le tombeau de sainte Afre et un tableau représentant un évêque traçant le plan d’une église.

AUGUSTE (L’empereur ). — Au tympan de l’église de l’Ara-Cœli, à Rome, est qn bas-relief rappelant la singulière légende de l’empereur Auguste adorant l’enfant Jésus

ue lui montre une Sibylle. Pour les détails

e la sculpture, voir au mot Ara-Çoeli, où ils sont déjà expliqués.

AUGUSTIN ''Saint), nommé aussi saint Austin dans les liturgistes et les martyrologes, apôtre de l’Angleterre vers le vif siècle, figure en pied, assise, tenant un livre. Miniature du xnr siècle environ, dans le PictoriaV history of England ; Londres , t. I, p. 550.

voir au nom de ce prince. M. du Sommerard a eu le bonheur de découvrir une peinture de ce sujet comme nous l’indiquons ci-dessus.

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Les Bollandisles dans le t. III du mois de juin, Acta sanctorum, ont publié plusieurs monuments curieux qui rappellent la mémoire et la mission de saint Augustin ; p. 451 est le plan géométral de l’église érigée en son honneur en 1525, en Angleterre. On retrouve ce même plan dans le 1er volume de Monasticon Anglicanum, pl. xxvm. On y voit représentée la disposition intérieure du chœur de l’église, autour duquel sont rangés plusieurs reliquaires ou châsses portant les noms de divers saints. Sur l’autel sont quelques autres châsses portant le nom sanctus Ethelbertus ; sur une autre sanctas Leucardus, et une autre dont nous n’avons pu déchiffrer le nom. Entre ces châsses sont posés plusieurs livres ou volumes au-dessus desquels on lit cette inscription, digne d’attention : Libri missi a Gregorio papa ad Augustinum (1). Au bas de la planche sont deux inscriptions qui indiquent l’époque de l’érection des autels, leurs dédicace et consécration, la translation des reliques, etc. Puis vient une autre inscription qui concerne la dédicace d’un autel en l’honneur de saint Ethelbert ; aux deux extrémités de l’autel sont de petites portes nommées regiolœ, servant à présenter les linges et autres objets qu’on faisait toucher aux reliques, etc.

AUGUSTIN (Saint), évêque d’Hippone et Père de l’Église latine (2), représenté debout près la sainte Vierge , il est vêtu de l’habit des moines de son ordre et couvert de lacucule. Peinture sur bois du xme siècle environ , par André Taffi , Florentin. Etruria pittrice, t. I, pl. iv, et d’Agiucourt, Peintare, pl. xcvn, n° 14.

Très-belle figure en pied, costume d’évêque. Peinture à fresque au Vatican, par Angelico Fiesole, du xivc au xve siècle. Voir YOEuvre de Fiesole, 1 vol. in-folio, la même figure réduite. D’Agincourl , Peinture , pl. cxlv, n° 9.

Deux portraits de saint Augustin, en pied ou assis. Miniature du beau manuscrit de la Cité de Dieu à la Bibliothèque royale et de Sainte-Geneviève, à Paris. Nous ignorons s’ils sont reproduits dans quelques publications.

fl) Dans l’appendice des œuvres de Jîède le Vénérable, publié par Smith', p. 690, on trouve le détail des titres de ces divers volumes. On y dit qu'un de ces manuscrits qui datent du vi' ou vié siècle, est passé à la bibliothèque du collège, Corpus domini Chrisli, à Cambridge, et qu’il renferme les quatre évangiles.

(2) L’église de Pavie possède tes restes de saint Augustin, voir Pavie. Millin, dans ses Voyages dans le Milanais et le Piémont, 2 vol. in-8°, donne une description assez détaillée du tombeau et de sa découverte en 1695. Sur la manière de représenter saint

Très-beau portrait vu à mi-corps, gravé dans l’ouvrage intitulé : Academia Christi de Spizelius, 1 vol. petit in-folio, quelquefois in-4°.

Fita et mir acuta sancti Augustini epi scopi Hipponensis, suite de 25 ou 27 planches gravées au burin par A.-S. Bolswert, accompagnées d’un texte par Georges Maigreto, 1 vol. in-4°, à Louvain. Voir aussi l’œuvre de Bolswert. Une des planches représente la célèbre apparition de Jésus sous la figure d’un enfant puisant l’eau de la mer avec une coquille, pour apprendre au saint qu’il faut savoir s’arrêter dans les recherches sur l’immensité de Dieu (5).

Statue de saint Augustin exécutée en marbre par ordre du pape Innocent VIII dans le xvie siècle, gravée dans les Monumenta cryptarum Faticani, 1 vol. in-folio, texte par Angelo de Gabrielis, à Borne, 1712. Voir la pl. xxxi dudit ouvrage.

Église Saint-Augustin, à Rome, xve siècle. D’Agincourt, Architecture, pl. lxxiii, n° 68; pl. lxvh, n° 15 et pl. lxviii, n° 61, où l’on trouve divers détails de ce monument. Voir aussi l’atlas in-folio en 12 vol. de Y Itinéraire de Rome, par Vasi, et Yltinéraire, par Marin Vasi, fils, 2 vol. in-12.

AUGUSTINES ( les). — Pour le costume de ces religieuses, voir les ouvrages de Heliot, Fialelti, Bonanni et Bar.

AUGUSTINS (les). — Les divers monastères decet ordre (4), sont gravés dans l’ouvrage intitulé : Collectio scriptor. rerum historico - monastico - ecclesiasticor. varior . religiosorum ordinum, par un auteur dont nous n’avons pu découvrir le nom. Les t. III et IV renferment 15 planches représentant les monastères de l’ordre des Auguslins, en Allemagne.

Dans YOrbis Augustinianus, sive Convention ordin. eremitar. Sancti Augustini, descriptio' cum figuris, in-4°, par le P. August. Lubin.

Pour les costumes voir Heliot, Fialetti, Bonanni, Schoonebeck, etc. Une jolie gravure de du Brayet représente deux religieux de l’ordre recevant de saint Augustin leur règlement de vie, voir la planche de la

Augustin, voir Jean Molanus, Hist. imarj. sacr., in-4", p. 338, 34t. Il y remarque que ce saint évéque est quelquefois représenté avec la cucule et le scapulaire.

(3) Voir, au sujet de nette petite figure, Molanus, Hist. imaej- suer., verbo Augustinus (sanctus), p. 339, et la Théologie des peintres, de l’abbé Mery, iu-12,

(4) Lenglet du Fresnoy, Méthode pour étudier l’histoire, in-4®, t. III, donne une liste de nombreux ouvrages sur cet ordre, voir p. 165, 106, i7i, 1 73, 1 80.

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