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p. 766. Théâtre de s antiquités de Paris , de Dubreul, in-4°, 1612. Figures des différents habits des chanoines réguliers, etc., par Cl. Dumolinet, in-4°. A Paris, existaient avant 1789 les couvents des Grands et Petits-Augustins, pour l’histoire et la description de ces couvents, voir les anciens plans de Paris, avec la vue des bâtiments à vol d’oiseau dans YHistoire de Paris , par M. de Saint- Victor (1), les vues de Paris, par Israël Sylvestre dans les œuvres complètes de ce graveur (2), et dans la grande Topographie de Paris au Cabinet des estampes.
Mil lin, dans le 5e vol. de ses Antiquités nationales , en a publié quelques vues, voir article XXV.
On se rappelle que c’est dans les anciens bâtiments du couvent et de l’église des Petits-Augustins, dans la rue de ce nom, à Paris, que fut créé en 1795 le célèbre Musée des monuments français, par les soins de M. Alex. Lenoir. L’église fut convertie en salle d’instruction, la sacristie (3) fut transformée en salle dite du xme siècle, attendu que son aspect sombre et sévère rappelait un peu les caveaux de Saint-Denis, devenus déserts et dévastés.
Les diverses parties du cloître furent divisées en salles et galeries portant la désignation d’autant de siècles. Le jardin et les cours reçurent tout ce qui ne put entrer dans les bâtiments. Au mot Musée nous donnons tous les détails qu’on peut désirer sur celui des Petits-Augustins et l’indication des ouvrages qui nous en ont conservé la mémoire (4).
Les plans, coupes et vues tant extérieures qu’intérieures des deux couvents des Grands et Petits-Augustins, sont aussi reproduits d’une manière complète dans la Statistique de Paris, exécutée par les ordres du gouvernement, par les soins de M. Alb. Lenoir, architecte, in-folio, texte et planches; Paris, 1843.
(t) M.de Saint-Victor et tous ceux qui ont donné des descriptions de Paris, ont fait copier les planches de leurs ouvrages sur les gravures d’Israël Sylvestre, et leurs copies sont restées bien loin des originaux.
(2) Israël Sylvestre n’ayant pas eu l’idée défaire une Topographie , friais de donner simplement ‘des vues pour amuser les curieux, il faut chercher dans son œuvre pour retrouver les vues dont on peut avoir besoin.
(3) Il est étonnant que dans aucun des plans de celte église donnés par Alex. Lenoir et par Biet, et dans toutes les descriptions qui existent à ce Musée, on ne trouve nulle part cette particularité indiquée.
(4) L’on sait que depuis la stupide e.t vandalique destruction de ce curieux Musée, unique en Europe, les monuments soûl passés à de nouvelles destinations. Ceux qui sont retournés à Saint-Denis sont certainement bien placés, et c’était une justice, mais un grand nombre de ces monuments ont été dégradés, horri-
Quantau costume de l’ordre, voir Millin, Antiquités nationales , t. III, art. XXV, pi. n, nos 4, 2. Bonnart, Costumes du moyen âge, donne un moine de cet ordre d’après une sculpture du xne au xme siècle , à l’église Saint-Marc de Venise : il est assis et tient une école. Voir la pi. xlvii, t. IL
AULNE. — Feuillage de cet arbre employé comme ornement d’architecture au moyen âge; on en trouve un exemple dans le Bull, monum. deM.de Caumont, 8e vol. , 4 842, p,44.
AUMALE. - Porte à pont-levis de la ville d’Aumale, V oyages pittoresques et roman tiques dans l’ancienne France, par Taylor et de Cailleux, et servant de cul-de-lampe à la p. 33 du texte de la Normandie.
Porte d’entrée de l’église d’Aumale, architecture du xvie siècle. Meme ouvrage, pl.c, détails de l’église, ib., pi. ci.
Voir aussi la collection topographique du Cabinet des estampes de Paris.
Vue et plan général de la bataille d’Aumale, par Dominique Barrière, graveur, dans l’ouvrage de G. Dondini, de Rebus in Gallia gestis ab Alexandro Farnesio, etc., in-folio/
AUMONES. - Distribution des aumônes dans les premiers siècles de l’Église, par le ministère des diacres. Fresques de Fiesole au Vatican, xve siècle, voir l’œuvre du peintre. Elles sont reproduites dans l’ouvrage de d’Agincourt, Peinture , pl. cxlv, nos 4 , 5.
Figure et costume du préposé aux distributions des aumônes du roi de Majorque.
Miniature du manuscrit des Leges palatinœ, xme siècle, publiée dans les Acta sanctorum des Bollandistes, t. III du mois de juin, planche de la p. 40, nos 40 et 44 .
Distribution d’aumônes par la reine Blanche, dans son palais, vitrail du xnr siècle. Voir Blanche.
blement mutilés et jetés aux gravats, plusieurs totalement détruits , quelques-uns sont tombés dans les mains de quelques particuliers, qui du moins les ont sauvés d’une entière destruction. Plusieurs sont recueillis dans les salles des Thermes, où ils attendent une classification depuis longtemps projetée; quelques autres sont passés au Musée de Versailles, à Chantilly, et ailleurs; quelques églises telles que la Sainte-Chapelle , Saint-Germain-I Auxerrois, Saint- (Nicolas-du-Ghardonnet, Sain t-^îermain-des-Prés, etc., ont obtenu des statues, des bas-reliefs dont elles n’ont pas toujours su profiter. Les deux statues de la famille des d’Aligre gisent encore aujourd’hui (1844) horriblement défigurées, placées par terre entre deux piliers, comme chose de rebul, n’attendant qu'un ordre de la fabrique pour sortir de l’église dont ils lurent les bienfaiteurs. Espérons que nos faibles regrets seront enfin compris.