‹ Dictionnaire iconographique des monuments de l'antiquité chrétienne et du moyen âge ... jusqu'à la fin du seizième siècleChapitre 49 sur 627 · AVI · texte numérisé non relu

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AYM

sia coi monumenti , in-folio , t. I, par GiovaniRosini; Pise, 1859.

AVEUGLE-NÉ. — La guérison miraculeuse de l’aveugle-né dont parle l’Évangile, est représentée sur une boîte sculptée en ivoire vers le ive ou ve siècle. D’Agincourt, Sculpture, pl. xii, n° 4.

Sur des sarcophages chrétiens, Aringhi, Borna subterranea, 1. 1, planches des p. 191, 201, 351 ; t. II, pl. lxxi, lxxiii.

Mamachi, Origines et antiquit.christianœ, t. V, pl. de la p. 520, donne une peinture d’un vase chrétien sur lequel ce sujet est représenté.

A la belle fontaine Sertius à Aix, est un bas-relief où l’on trouve une représentation de ce miracle. Voir au mot Aix et au mot Fontaines.

AVEUGLES. — La danse aux aveugles, poëme du xve siècle dont quelques éditions sont accompagnées de gravures en bois.

Voir le détail donné par M. Peignot, Recherches sur les danses des morts , in -8°, p. 136.

AVIGNON — Les monuments de cette ville sont publiés dans les divers ouvrages et grandes collections que nous avons déjà cités pour les autres.

Israël Sylvestre a gravé plusieurs monuments d’Avignon, qu’on peut voir dans son œuvre.

La cathédrale est publiée particulièrement dans l’ouvrage de M. Alex, de La Borde, Monuments français, t. II , pl. de la p. 120, ainsi qu’une belle fresque peinte par le Giotto au xme siècle, ib pl.cxLVii et quelques fragments de sculpture de divers siècles, pl. ccxxxii.

Fragments ' des anciennes murailles fortifiées du château d’Avignon , portant des figures delà croix sur les créneaux. Univers pittoresque , de Firm. Didot, frères, France , pl.cccxcvn.

Le magnifique palais des papes , à Avignon, monument d’un caractère tout particulier et dont on ne trouve que peu d’exemples. Album du Sommerard, pl. x de la 4e série Voir aussi l’œuvre de Sylvestre (1), et dans la grande Topographie de la France par départements au Cabinet des estampes, à Paris, volume du département de Vaucluse.

Sceaux de la ville d’Avignon, xme siècle. Trésor de numismatique, in-folio, Sceaux des communes, pl. xxi , n° 9. Monnaies

(U Un article remarquable sur ce monument est col. 13, p. 167.

frappées depuis 1229, publiées dans la Revue numismatique de Blois, année 4859, planche xi et xii, page 257, 259,265, et à Schisme.

AVIS (l’ordre d’). — Ordre militaire de ce nom, vers le xvie siècle; pour le costume voir Schoonebeck, Histoire des ordres militaires, t. II, n° 57, p. 64.

AVITUS (Saint). — Costume d’évêque du ve ou vie siècle. Voyages pittoresques dans V ancienne France (Auvergne), par Taylor et de Cailîeux, t. I, pl. xxvn. Monuments mérovingiens , et la pl. cxlvhi de VHistoire de France, par M. Lebas, faisant partie delà publication intitulée : Univers pittoresque, chez Didot, frères ; Paris, 1857 à 1840.

AVOCATS des églises en costume du xive siècle, très-curieux par lemélange de détails moitié ecclésiastiques, moitié séculiers. Peinture de l’église Sainle-Marie-de-Ia-Minerve, à Rome. Bonnart, Costumes du moyen âge , t. I , pl. x.

Avocat consistorial, très-beau costume, vers 1506, en Italie. Tiré d’une peinture du Pinturrichio. D’Agincourt, Peinture,

pl. CLXXXVII.

Avocat delà ville d’Édimbourg. Sceau de cet ordre (1292), xne siècle, Archeologia britannica, t. XXV, planche de la p. 607.

AVRANCHES. — Voir la Topographie de l’ancienne France, au Cabinet des estampes, à Paris. L’abbé Desroches, curé de Folligny, a publié en 1838 un ouvrage sur cette ville et sa cathédrale. Voir l’atlas, pl. ii.

AVRIL. — On trouve des personnifications de ce mois, dans une foule d’heures manuscrites ou imprimées depuis 1526 jusqu’en 1557, et surtout dans celles publiées à celte époque, à Paris, par Jacques Kerver et Simon Vostre. Voir au mot Heures toutes celles dont nous donnons la désignation.

Voir à ce sujet V Essai sur la calligraphie au moyen âge, in-8° avec planches, par Langlois du Pont-de-l’Arche, p. 127etsuiv., et aussi au mot Calendriers toutes les figures que nous indiquons.

AYMON. — Célèbre famille des temps féodaux et chevaleresques; un des membres de cette famille, le comte de Corbeil , Aymon Ier du nom, représenté debout, les mains jointes, armé de toutes pièces, exin séré dans le «er volume de la France catholique ,

cepté cependant la tête qui est découverte. Cette belle figure qui donne une idée exacte de l’armure d’un chevalier du xme siècle, provient de son tombeau à l’église Saint- Spire de Corbeil sur lequel reposait la statue. Millin, Antiquités nationales, t. II, article XXII, pl. n, p. 17. Le tombeau entier est gravé pl. ni du même volume.

Portrait et tombeau d’Aymon, comte de Savoie , Histoire de Provence , par Bouche, 1. 1, p. 385,395.

Roman historique des Quatre fils Aymon avec planches en bois du xve siècle. Édition de la bibliothèque de l’Arsenal, à Paris, in-4°, 1585, imprimée à Lyon par Benoît Rigaud, texte à deux colonnes. Le caractère en romain , le texte en grandes lettres go-

thiques. Il existe aussi de ce roman de mauvaises éditions publiées à Troyes (1) et qui font partie de la Bibliothèque bleue; une de ces éditions, sans date est citée par Dibdin, Voyages en France , t. III, p. 373.

AZEGUAYE, espèce de lance en usage aux xive et xve siècles. Panoplie, de L.-B.-L. Carré, in-4°, pl. ni, lettre F et p. 210 du texte.

AZAY-LE-RIDEAU. — Château de ce nom dans le département d’Indre-et-Loire , architecture du xvie siècle. Album du Sommerard, pl. ix de la 5e série; et la Topographie de la France, au Cabinet des estampes de Paris.

B. — Lettre majuscule d’un manuscrit du vie au vne siècle. Astle, Origine des lettres et de leurs progrès dans les divers siècles, 1 vol. in-4°, en anglais, pl. xiv, p. 96.

Autre d’un manuscrit du ixe siècle. Histoire de la Sainte- Chapelle , par Morand, in-4°, p. 51. — De 850 tirée de la Bible de Charles le Chauve. Manuscrit de la Bibliothèque royale de Paris. Cette belle lettre est reproduite par le comte de Bastard , dans la l,e livraison de son ouvrage sur les Manuscrits français (2). De la même époque ou environ , autre lettre B majuscule d’un Pontifical ; d’Agincourt , Peinture , planche xxxviii, n° 4.

Magnifique lettre B majuscule d’un manuscrit du xie au xne siècle, de la bibliothèque de Rouen , intitulé : Tractatus Psalmorum beati Augustini doctoris, publiée par Langlois du Pont-de-l’Arche dans sa Calligraphie des manuscrits du moyen âge ; 1 vol. in-8°; Rouen, 1821. Elle est encore reprodui le dans la Collection des Mémoires de la Société d'émulation de Rouen de cette même année. Cette lettre a cela de remarquable qu’on y voit, au milieu d’arabesques byzantines , divers traits de la vie de David et de Sauf dans le style

fl) Sur le roman des Q taire fils Airnon ou Aymon, voir la Dissertation de M. de Roquefort, État de la poésie en France, dans les xne et. xnr siècles, in-8°, p. 1 4 1 ; il cite même un monument curieux à ce sujet, line sculpiure trouvée sur la muraille d’un monastère de tilles, à Cologne, représentant les quatre chevaliers montés sur le cheval Bayard, Raynauld de Montauban

des figures de la tapisserie de Bayeux.

Goliath est coiffé d’un casque à nasale d’une forme conique, orné de bandes de couleurs variées. (On en trouve de pareils dans les collections de vases étrusques. ) Le géant a une cotte d’armes nommée vestis squammata , comme en portaient les guerriers anglais au xie ou xii* siècle. Au lieu de grevières d’airain, il porte une chaussure lacée ou à bandelettes. Sa lance est ornée d’une banderole à trois pointes ou flammes, comme celle de Guillaume le Conquérant sur la tapisserie de Bayeux et les sceaux de ce prince. David a une couronne à trois fleurs de lis, il tient une harpe à cinq clefs et un instrument pour monter les cordes, etc.

Plusieurs lettres B de divers siècles sont publiées par Shaws , dans : Illuminated ornements selected from manuscripts, etc.; in-4°. Voir les pl. vii, xv, xxv.

B majuscule du xive siècle, tiré d’un psautier imprimé à Mayence en 1457, et dont on trouve un fac-similé dans l’ouvrage de Ileinecken, Idée d’une collection complète d’estampes ;\ vol. en deux parties, p.265,A.

Autre du xve siècle, d’Agincourt , Peinture , pl. i.xxii, n° 5.

y parait avec une auréole, parce que, après avoir mis fin à plusieurs aventures merveilleuses, il se fit moine dans l’abbaye de Sainl-Panlaléon, sans doute a Troyes.

f2) Dibdin, dans son 3* volume des Voyayes en France, p. i25, cite cette lettre et en parle comme d'un chef-d’œuvre calligraphique-

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Plusieurs lettres tirées de manuscrits des bibliothèques d’Amiens et d’Abbeville, ixe siècle, pl. iv, nos 5,46; du xn% pl. xm, n® 55. Majuscules du xnr, pl. xxm, Atlas de l’essai sur les arts en Picardie , par M. Rigollot; Amiens, 4840, 2 vol. in-8°; et dans les Mémoires de la Société des antiquaires de Picardie , t. III.

Lettre majuscule du xne ou xme siècle de la Bible de Souvigny, publiée dans l’ouvrage du Bourbonnais et reproduite dans le Magasin universel, tom. VI, p. 524.

Du xme siècle, belle majuscule B, tirée des Heures manuscrites de saint Louis, appartenant à la bibliothèque de l’Arsenal, à Paris. Voir le folio 470 recto. Cette lettre est d’une belle conservation, et la forme en est simple et gracieuse. Du reste , c’est une inspiration byzantine.

Autre d’un magnifique antiphonaire du xvie siècle, appartenant à la Société archéologique de Toulouse, publié dans les Voyages pittoresques et romantiques dans l’ancienne France, par Taylor et de Cailleux ( Languedoc ); tom. I, pl. xxxm.

Autre du xvr siècle environ, Album des arts au moyen âge, de M. du Sommerard, planche xxi, 6e série.

BABEL. — Construction de la tour de Babel, d’après les procédés et les moyens de construction connus aux xnr et xive siècles (4). Peinture à fresque du Campo Santo. Voir au mot Campo Santo dans ce Dictionnaire, le détail des peintures de ce monument.

Le même sujet, mosaïque du xm' siècle, de l’église de Montreuil. Voir à ce nom les divers ouvrages dans lesquels ce beau monument a été publié.

Voir aussi à Orviette et Chapelle Palatine.

BADE (2) (Allemagne). - Costume des princes ou seigneurs de cette maison au xve siècle. Une planche gravée intitulée : Familia Badensis, représente un tableau votif, où plusieurs personnages illustres, un évêque , un cardinal, des guerriers, abbés, abbesses, dames et chevaliers sont à genoux aux pieds de la Vierge et de sainte

(n On sait que divers savants, tels que dom Calmet, Kirclier, Lamy et quelques autres ont essayé de nous faire connaître la forme de cet édilice, mais les gravures publiées à cet effet ne nous apprennent rien que des systèmes conçus avec une vaste érudition. Quant aux artistes, ils peuvent, en s’étayant du texte delà Bible, approcher plus ou moins dé la vraisemblance, mais ce genre de monument restera toujours dans le domaine de l’hypothèse et de l’arbitraire ; ce que nous en citons n’est que sous le point de vue de la peinture.

Aime, leurs patronnes. On y voit un électeur de Trêves. Au bas de la planche sont les noms des personnages. La gravure est signée du nom de Weis, et est tirée de la Pinacotheca de Bade , v. aussi l’œuvre du graveur.

Consulter l’ouvrage intitulé : Généalogie des familles de Bade et de Holstein ; in-8°, Francfort, en allemand, sans nom d’auteur, belles planches gravées par Malh. Mérian.

Voir enfin les divers volumes de la grande Topographie du Cabinet des estampes de Paris (article Allemagne).

BAGUES. - Voir Anneaux, Évêques , Bijoux, Gants.

BAHUTS ou GRANDS COFFRES. — xive siècle. Un des plus importants est celui qui se voyait autrefois dans la sacristie de l’église Saint-Aignan d’Orléans, et qui est déposé depuis quelques années dans une des salles du Musée d’Orléans.

La sculpture de la face représente le sacre d’un roi. Ce meuble a été publié, avec un texte, par M. Jollois, inspecteur des ponts et chaussées; brochure in-8°; Orléans, 4822.

Autredu xvie siècle environ. Bahut trouvé dans la basse Bretagne, Willemin, Monuments inédits, t. II, pl. ccx.

Du xvie siècle, publié dans la Collection de meubles et objets divers du moyen âge et de la renaissance ; chez Weilh et Hauser, à Paris; 4 vol. in-4J avec texte, pl. xvi et autres.

De la même époque, Willemin, planche CCLXXYI .

Plusieurs bahuts assez curieux du xive au xvr siècle, entiers ou en fragments, Musée de M. du Sommerard, pl. xiv et xx deV Album, 5e série.

Voir aussi le mot Buffets et Crédences.

BAILLIAGES DES VILLES (Sceaux des).- Trésor de numismatique, Sceaux des communes ; in-folio, pl. i, n° 45.

De Corbie, sceau du xive siècle, ib., pl. xi, nos 9, 6 et 15.

BAINS (5). — Sculpture de l’époque du

(2) Pour l’histoire civile ou ecclésiastique de cette ville les divers ouvrages cités dans la Méthode pour étudier l’histoire, par Lenglet du Fresnoy , t. III , p. 299, et le volume supplémentaire, p 71 du Catalogue, sont à consulter.

(3) Fabricius , dans sa Bibliotheca anliquaria , p. 1006 et suiv., donne une liste fort détaillée des divers auteurs qui ont traité de l’usage des bains chez les anciens et les modernes ; il y cite entre autres celui de Paciaudi, de Balneis christiunorum ; il existe du même savant un ouvrage in-folio, plat, intitu-

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Bas-Empire, et très-importante , représentant le supplice des quarante chrétiens, •connu sous le nom des martyrs de Sébaste. Au-dessus du sujet principal, vers la droite de la gravure , le sculpteur a figuré un petit bâtiment d’une forme singulière, de style byzantin, dont la porte est fermée (4); e’est le bain préparé pour recevoir ceux des martyrs qui succomberaient à la violence du supplice. Cette sculpture est gravée en tête d’une dissertation intitulée : Tabula Biccardiana eborea , certamen 40a martyrum, etc., i vol. in-4°, par Jean- Baptiste Passeri.

Paciaudi, dans son excellente dissertation intitulée : de sacris christianoram Balneis, in-4°, a publié une miniature représentant une salle de bains où l’on voit plusieurs hommes prenant le bain dans le même bassin. En haut de cette salle, dont le style d’architecture, du reste assez mal rendu, accuse le xive siècle , on voit deux figures d’évêques et deux autres d’abbés , séparés par une fenêtre à plein cintre. La miniature en question provient d’un manuscrit de la bibliothèque dite de Saint-Paul, à Naples.

Abside d’une salle de bains dite Nympheum , construite par ordre du pape Formose (9e siècle), avec une belle peinture, dont nous donnons le détail au mot Nympheum. Voir aussi la pl. i du traité de Balneis sacris christianorum, in-4°, par P. Paciaudi.

Le palais de l’Alhambra, la ville de Girone, le palais du Généralife à Grenade, possèdent des salles de bains dans le style arabe ou mauresque, qui sont publiées dans l’ouvrage de M. Alex, de La Borde, intitulé : Voyages pittoresques et historiques de VEspagne, 2 volumes in-folio, et dans l’ouvrage de M. Girault de Prangey, intitulé : Architecture des Maures et des Arabes; in-folio, savoir :

Bains mauresques en ruines, à Cordoue;

Ib. , pl. il ;

Bains à Palma. Voir ce nom;

A Géfalu, en Sicile. Voir ce nom.

lé : de Monumenlis sacris eburneis , dans lequel il donne aussi la description du même monument, mais on n’y trouve pas la planche en question.

(1) Cette porte fermée indique, suivant Passeri, que personne de tous ceux qui sont sur l’étang, ne doit succomber, et cependant la Vie des saints dit qu’un des martyrs succomba, mais il fut aussitôt remplacé par un des soldats chargés de la garde de ces martvrs.

(2) Comme les planches de l’ouvrage de Chastillon ne sont pas numérotées, voir à la tabie de ce volume, verbo Cliâieauneuf. Les planches de l’exemplaire du Cabinet des estampes de Paris sont numérotées à la main.

(3) Sur l’antiquité de cette cérémonie, voir Angelo de Gabrielis, Monument a cnjptarum Valicani, in-folio,

Autres à PAlhambra. V. à ce nom.

Très- beaux bains arabes à Tordesillas (Espagne), Univers pittoresque, chez Firmin Didot, pl. xliv, d’après celle de Baclerd’Albe , Souvenirs d’Espagne ( royaume de Léon ).

Salle de bains de femmes à Géfalu, en Sicile. Construction sarrasine à ogives, pl. v de l’ouvrage intitulé : Monuments des Normands en Sicile, en anglais; in-8°, par Gally Knight.

Salle de bains de la reine Élisabeth d’Angleterre, dont l’architecture est en ogives et d’un grand effet. On en trouve une gravure dans VArcheologia britannica, t. XXV,

pl. LXVI.

Il existe, dans la Topographie française , 4 vol. in-folio, par Claude Chastillon, une représentation d’une salle de bains construite dans le courant du xve siècle , au milieu du parc d’un palais, à Châteauneuf-sur-Loire , sur lequel on ne donne malheureusement aucun détail. Voir planche lxiii (2), exemplaire du Cabinet des estampes, à Paris. C’est la seule représentation de ce genre et de cette étendue que nous ayons rencontrée. Le même Chastillon, dans la planche qui suit celle ci-dessus, donne le plan géomélral de ces mêmes bains, mais refaits dans le courant du xvie siècle, à en juger par les détails d’architecture.

Lambecius, dans la Bibliotheca Cœsarea Vindebonensis (ou Vienne en Autriche), donne, dans le t. Il, part. 2, p. 754, le fac-similé de deux miniatures d’un manuscrit du xive au xve siècle, représentant le roi de Bohême Winceslas sortant du bain et se faisant frictionner par deux femmes, dont une l’avait fait sortir de sa prison, et qu’il a ensuite épousée.

BAISEMENT DES PIEDS (3). - Ciaconius, dans le 4 r volume de sa Vie des Papes, infolio, intitulée : Uitæ et res gestœ pontifie, romanor., etc., t. Ier, p. 47, 50, donne une planche représentant une statue de saint Pierre qui paraîtrait être celle qui sert au

p. 20; Mura'ori, Renan it ali c arum , t. III, p. 439; Joseph. Stephanus Valentinus, de Osculiaiione pédant, Romæ, 1 588 ; Macri, llierolexicon, verbo Oscullalio ; la Lettre ou Dissertation du cardinal Puancadoro, sur la question de savoir si le baisement delà mule a précédé la représentation de la croix sur cette chaussure. Cet ouvrage curieux et savant, dont les éditions sont rares, est cité dans le Catalogue de la bibliothèque de M. Leber, sous le n° 3159 ; il est sans doute inutile de dire que ce n’est pas la chaussure même du pape que les chrétiens ont l’intention de baiser, mais bien la figure de la croix qui est placée sur cette chaussure C’est donc un hommage que l’on rend à Jésus-Christ et non au pape.

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Vatican pour la cérémonie du baisement des pieds. On y voit des pèlerins qui viennent honorer la statue de saint Pierre. Nous ignorons si c’est un monument, et sa date, ou si c’est une pure composition. Dans l’ouvrage d’Angelo de Gabrielis intitulé : Monumenta cryptarum Vaticani, in-folio, pi. ix, on trouve la statue antique qui , dit-on, au moyen d’une tête et d’un bras ajoutés, est devenue une figure de saint Pierre, et qui sert au baisement des pieds dans la basilique du Vatican.

Médailles de divers papes, représentant le baisement de la mule du pape, ou plutôt de la croix qui y est représentée; savoir : de Paul II, Numismata pontificum, par le père Dumolinet, 1 vol. in-folio, n° 4, p. 13; d’innocent VIII, p. 23, n° 11; Paul IV, p. 63 , n° 10. Médailles rares des papes , du cabinet de sainte Geneviève; par le même auteur, in-folio, planche delà page 134, n° 3. Une planche publiée dans V Hierolexicon de Macri , p. 342, représente la forme de la mule ou chaussure du pape qui sert à cette cérémonie.

Cette cérémonie est reproduite dans tous ses détails dans l’ouvrage de Bernard Picard, intitulé : Cérémonies religieuses des divers peuples. — Voir les diverses éditions infolio ou in-4°.Du reste, les planches données par B. Picard sont copiées sur celles du Ceremoniale pontificum , publié à Rome à diverses époques. Voir surtout la belle édition de 1393, 2 vol. in-folio.

BAISER DE JUDAS. — Ce sujet est reproduit dans toutes les suites de la Passion , peinte ou sculptée. Voir Passion.

Nous citerons comme remarquables deux sculptures, l’une du xive siècle, publiée par M. Rigollot d’Amiens, dans son Essai sur l’art en Picardie , atlas, pl. xxvn ; l’autre du xvi% publiée par d’Agincourt, Histoire de Vart au moyen âge (Sculpture), pl. xliii, n° 5.

M. du Sommerard donne une peinture de ce sujet dans son Atlas des arts , etc., pl. h , chap. XI.

Voir aussi au mot Retables.

BALS. — Israël Van Mécheln a composé et gravé une très-belle et capitale planche , représentant dans le fond l’histoire d’IIérodiade qui fait trancher la tête à saint Jean-Baptiste et l’apporte à sa mère. Sur le devant est représenté un bal, exécuté par toute la famille d’IIérode costumée en personnages du xive siècle. Le Cabinet des estampes, à Paris , en possède une magnifique épreuve , encadrée sous le n° 23 du

catalogue de ce cabinet, par M. Duchesne aîné.

Le grand bal, ou le gala, donné à Munich au xive siècle; on y voit le duc d’Autriche jouant aux cartes avec une dame de sa cour; les autres dansent. Pièce capitale de Martin Zagel ou Mathieu Zasinger, en 1300. Sans doute la même qui est reproduite dans l’ Atlas du 3e volume des Costumes français, publiés par Maillot et Martin, pl. lxxviii , et dont les auteurs ignoraient la provenance.

Autre composé et gravé par Jean Wisscher, xve siècle. Pièce capitale de cet artiste au Cabinet des estampes, à Paris, voir au catalogue.

BALAAM et son ânesse. — D’Agincourt, Histoire de Vart ( Peinture ) , pl. xli, n° 31 , a publié une miniature du ixe siècle, représentant ce sujet.

Voir aussi toutes les Bibles du xve au xvie siècle, avec planches en bois et au burin.

BALANCE. — Forme du xme au xive siècle.

Angleterre ancienne de Strutt, ou l’atlas de la traduction de cet ouvrage, par Boulard , in-4°, pl. xxiv.

Fabricants de balances ; planche de la p. 70 de l’ouvrage de Schopperus, Panoplia de artibus illiberalibus , etc., in-12, dont les gravures sont de Jost Amman ou Ammon. Livre très -curieux et recherché; fin du xve siècle. V. aussi Monnayeurs.

Balance entre les mains de Dieu. Miniature du siècle reproduite dans l’ Iconographie chrétienne de M. Didron, in-folio, p. 376. Cet ouvrage important fait partie des Instructions du Comité des arts et monuments.

— Entre les mains d’anges. Voir Pesée des âmes , Jugement dernier, etc.

— Comme symbole de la justice. Voir à ce mot.

— Figurant comme pièce de blason. Dictionnaire du blason , Encyclopédie méth., in-4°, pl. x , figure 346.

BALEINE (la). — Le poisson qui a avalé le prophète Jonas est ordinairement nommé baleine, et sur les sarcophages des catacombes c’est toujours une espèce de dragon quelquefois ailé qui est représenté, et non une baleine. Voir au mot Jonas les sarcophages indiqués.

La baleine est cependant représentée placée d’une manière conforme à l’idée que nous nous faisons de ce poisson sur une verrière de l’église Saint Jean de Lyon. Ce

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curieux monument est publié dans la dissertation de M. l’abbé Cahier Sur quelques points de zoologie mystique , in-4°; Paris, 1843. Voir la pl. v et dans le grand ouvrage Monographie de Bourges , par MM. Cahier et Arth. Martin, prêtres, planche d’étude vin , et toutes celles indiquées dans V Université catholique , Cours d'hiéroglyphique chrétienne, par Cyprien Robert, t. VII , p. 115.

BALCONS, BALUSTRADES, etc. — Pour ce genre de décoration , voir aux mots Maisons, Ciborium, Escaliers, Fenêtres, Jubés, Orgues, Palais ducal a Nancy, Porches, Tours, Tribunes, etc.

Les palais de Venise en offrent de beaux modèles. Voir Venise.

Le mot balcon pouvant se confondre aussi avec ce qu’on nomme balustrade , voir ce mot où nous essayons de compléter ce genre d’indication.

BALDAQUINS. — En pierre, en marbre, en bois, etc.

Voiries mots Ciborium, Ostensoirs, Autels , Tombeaux , Tribunes , Chaires , Niches a statues, Reliquaires, Chasses, Chaises dites Chaiaires, Dressoirs, Pierres tombales , Meubles, Stalles , Diptyques , Triptyques, etc.

Voir aussi dans les Monuments inédits de Willemin , pl. ccxiv, p. 159.

Album du Sommerard, lre série, pl. xxxv, p. 17.

Atlas du même , pl. ii , chap. V, VI, XI ; pl. iv, chap. V; pl. x, chap. XII, pl. v du même chapitre.

D’Agincourt, Histoire de l'art ( Architecture]), pl. lxi, n° 6. Sculpture, pl. xxm, xxiv , xxvi , n° 13 ; pl. xxxiv, xxxvi , xxxix.

BALE (Ville de). — Description complète de l'église cathédrale , 1 vol. in-folio; Bâle, 1843, chez Hasler et compagnie, texte allemand et français, 17 planches; on y remarque le jubé , les sculptures de la crypte, style byzantin; la porte dite de Saint-Gai , la roue de Fortune du tympan , la chaire gothique , suite de bas-reliefs représentant l’histoire des martyrs saint Vincent et saint Laurent; les stalles, les travaux champêtres, des rosaces sculptées en bois, le baptistère en forme de coupe, colonnade et chapiteaux, crypte, un tombeau de l’impératrice Anne d’Autriche , le cloître de la cathédrale; mélange de pleins cintres et d’ogives.

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Le frontispice ou portail de celle église est encore publié dans la 37e livraison des Monuments anciens et modernes, par Gailhabaud , in-4°, Paris, chez Didot ; dans V Univers pittoresque des frères Didot, Suisse, pl. lxxv.

Porte de Saint-Paul; architecture gothique militaire. Alpes pittoresques , publication in-folio avec texte. Rocca sculpsit.

Autre dite Saint-Jacques, monument de la bataille de ce nom. Grebert sculpsit.

Vue de la cathédrale dans le Moyen âge pittoresque, pl. l.

Dans l’ouvrage de Quaglio , peintre de la cour de Munich , intitulé Monuments remarquables du moyen âge, en allemand; Munich, 1822—1828, 1 vol. in-folio; les planches ne sont pas numérotées. Voir la table des vues.

L’hôtel de ville se trouve dans le même ouvrage.

Fontaine gothique du xive au xve siècle, d’un style très-élégant et couverte de statues de saints personnages placés dans des niches à jour. Moyen âge pittoresque , pl. xxxiv.

Autel d’or de la cathédrale. Voir Autels.

Sceau de la ville, gravé dans l’ouvrage intitulé : de Sigillis Germanorum, in-folio, par Heinneccius , pl. xv, n° 2. On le trouve aussi à l’article Bâle, dans l’ouvrage de M. de La Borde, Tableaux topographiques et pittoresques de la Naisse,. in-folio.

Pour les autres monuments de Bâle , voir la collection topographique du Cabinet des estampes, à Paris, en plusieurs volumes in-folio.

BAL1A (tribunal de). — Voir Tribunal.

BALLETS. — Danses à grands costumes.

Voir le volume in-folio intitulé : Tournois, carrousels, ballets, etc., au Cabinet des estampes , à Paris , sous le n° 21 1 0 559.

L’on trouve des représentations de ce genre de divertissements dans les oeuvres de Labelle et de Callot fl).

Voir aussi Bal et Danse.

BALTHASAR. — Voyant une main écrivant sa sentence sur la muraille. Planche en bois du livre intitulé : Spéculum salvationis , xive siècle, lleinecken en a donné un fac-similé dans son ouvrage : Idée d'une collection d'estampes , t. Il , p. 443.

Voir aussi ce sujet dans les diverses Bibles, soit manuscrites à miniatures, soit gravées

(1) Quoique les œuvres de ces deux artistes soient rappellent une époque plus reculée que celle même du siècle de Louis XIII, cependant, comme on y où ils travaillaient, nous avons pensé bien faire en les trouve des sujets dont les usages et les costumes citant quelquefois.

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