V. aussi au mot Vases
URSIN (Saint-). — Nom d’une église trèsimportante à Bourges attendu l’époque de sa construction qui remonte à l’an 1000.
Le tympan de cette église renferme une sculpture de zodiaque qui prouve, dit-on, qu’à cette époque l’année commençait au mois de février. On y voit aussi figurer la fable du loup et de la cigogne et des scènes d’animaux qui sont restées inexplicables. Ce curieux portail est gravé dans Siècles de la monarchie française, in-folio, par Jorand et Jouffroi, pl. xxxvm. V. aussi à Zodiaque.
aussi la note p. 282 de 1 ’Essai sur divers arts , du moine Théophile, trad. et publié par M. Charles de l’Escalopier, in-4°. Paris, 1843..
(1) Nous avons déjà prévenu dans le cours de ce Dictionnaire du motif qui nous faisait admettre des noms latins, grecs, composés, gothiques, etc. C’est pour ne pas dénaturer des désignations qui sont tellement consacrées par les livres, qu’en les traduisant on ne les reconnaîtrait plus.
(2) Nous n’osons pas assurer si ce n’est pas une pierre gravée.
URSINS (Camille des). — Figure en pied, armée de pied en cap. Voir la pl. lxxxiv de l’ouvrage de Schrenckius, intitulé : Imagines illustrium wirortim, etc., 1 vol. infolio.
URSINS (Famille des). —Un tableau peint sur bois sous le règne de Charles V, représente les divers personnages de cette famille à genoux au nombre de treize. Il est publié par Montfaucon, Monuments de la monarchie française, t. IÏI, pl. lxvii. Trésor de la couronne de France, t. II, pl. 185. Musée de Versailles, publié par Gavard, format in-f°, planche n° 3 de la Série des statues et tableaux, enfin dans Y Atlas des arts en France , par Alex. Lenoir, in-folio, ou dans le 3e volume de son Musée des monuments français, pl. xci, n° 82.
Jean Bap. des Ursins , trente-septième grand maître de l’ordre de Saint-Jean-de- Jérusalem. Son tombeau, monument du xve siècle, est publié dans le 1er volume des Monuments des grands maîtres de Vordre , etc., par Villeneuve de Bargemont,
URSULE (Sainte). — Diverses figures de cette sainte dans la collection des saintes du Cabinet des estampes, à Paris, en plusieurs volumes in-folio.
Figures de sainte Ursule à genoux, peinture du xme siècle. D’Agincourt, Peinture , pl. cxvii, n° 1.
Autre figure debout tenant une flèche , miniature .des Heures d’Anne de Bretagne (4). Album du Sommerard, 9e série, pl. xxxvi.
Sainte Ursule demandée en mariage. Atlas du Sommerard, pl. iv. Autre sujet de cette légende, Album , pl. v, 6e série, peinture du xve siècle. Le dernier représente le départ de Conan Mériadec pour aller joindre sa fiancée.
Toute la légende de sainte Ursule et de ses compagnes est peinte en plusieurs tableaux (5) par Ilemling, sur sa belle châsse qui appartient à l’hospice de Saint-Jean de Bruges, et dont on trouve une mauvaise copie dans l’ouvrage intitulé : Ursula (6), par le baron de Kéverberg, in-8°, p. 99. Il
(3) On pense que cet ouvrage est du P. Zaccharia. Il est cité t. XXI des Annales de philosophie chrétienne. p. 453, mais avec quelques différences dans le titre (voir à la note 3), et cet ouvrage y est indiqué comme étant du P. Allegranza.
(4) Voir ce qu’en dit M. du Sommerard, les Arts au moyen âge , t. II, p. 274.
(5) Toutes les miniatures de ce beau manuscrit sont détaillées avec soin dans le 3e volume des Voyages en France , par Dibdin, p. 73 et suiv.
(6) Ce volume, dont le titre trompa tous ceux qui
VAI
en donne l’explication , numéro par numéro, p. 198 à 218. Gand, 1818.
Cette belle châsse a été publiée à Bruxelles en 1841,1 vol. in-4°,parla Société des beauxarts, avec un texte explicatif et descriptif, accompagné de 6 planches très-bien gravées au trait par C. Onghena (Belge), le texte est de MM. Oc. Delepierre et Aug. Voisin.
Il existe une autre publication de cette châsse faite à Bruges en 1844, in-folio, avec huit planches lithographiées en couleur et un texte par les mêmes. A la fin de ce volume se trouve une représentation de la magnifique cheminée de la salle du conseil à Bruges, avec sa description.
La châsse seule est assez bien reproduite dans V Univers pittoresque de Didot frères {Belgique), pl. xxv.
L’histoire ou la légende de sainte Ursule a été aussi l’objet de huit grandes compositions par Carpaccio, qui forment comme un poëme (1). Ces tableanx sont conservés dans la collection de peintures de l’Académie des beaux-arts à Venise. Nous ignorons si cette belle suite est gravée.
Tombeau présumé ou plutôt supposé de deux compagnes de sainte Ursule, monument évidemment du Bas-Empire, placé au musée de Marseille. Millin, Voyages dans le midi de la France , t. III, p. 173, el pl. lix, n° 3 de l’atlas, et dans 1 ''Histoire de Marseille, parRuffi, in-folio, planche de la p. 127.
USURIER. — Figure de la Danse des Morts, n° 26 de celle publiée par Mérian et citée dans l’ouvrage de M. Peignot sur les Danses macabres, in-8°, p. 37. On la trouve dans d’autres citées p. 146 et 151.
Mort de l’usurier ou de l’avare, dans le corps duquel on ne trouve pas de cœur, tableau très-curieux. V. aux mots Avares, Coeur, Ouverture de cadavre.
UXERIUS ARMORUM. — Figure tirée des miniatures du manuscrit Leges palatinœ, publié par les Boilandistes, Jeta sanclorum, mois de juin, t.*III, planche de la p. 27, n° 8. Pour l’explication de ce genre de fonction du palais, voir le texte.
Lettre majuscule du ixe siècle environ , 3e livraison de l’ouvrage du comte de Bastard, sur les manuscrits du moyen âge.
Autre d’un sacramentaire, même siècle , même ouvrage, même livraison et dans V Histoire de l’art par d’Agincourt(Pcm^ttre), pl. 43.
Lettre V d’un Exultet (voir à ce moi) du xie siècle , d'Agineourt, Peinture, pl. lui; autre de 11 90, publiée par Shaw, Hluminated ornaments selected from manuscripts, etc. , in-4°, Londres , 1818, pl. vu.
Autre d’une forme byzantine et couverte d’entrelacs variés, d’Agineourt, Peinture, $>]. lv.
Autre d’un manuscrit du xie au xip siècle, bibliothèque de Rouen, commentaire de
n’en connaissent pas tout l’intérêt, renferme des documents précieux sur les écoles du bord du Rhin, sur l'usage des fonds d’or et une foule dedélails historiques <“t archéologiques qu’on n’y soupçonnerait pas. Voir ce qu'on dit de ce volume, p. 15 de l’ouvrage cité plus haut. M. le comte de l’Escalopier possède un exemplaire de ce volume, augmenté d’une table des matières.
(t) Nous ne pouvons résister au plaisir de citer ici ou du moins d’indiquer l’ouvrage de M. Rio intitulé : de la Poésie chrétienne, forme de l’art , in-8°, p. 498,
saint Jérôme; c’est une Chimère qui forme le corps de la lettre publiée par Langlois du Ponl-de-l’Arche. Revue de Rouen , in-8° , t. VI, nouvelle série , juin 1835, p. 330, reproduite dans son Essai sur la calligraphie, in-8°, p. 29 ou pl. iv.
Autres provenant d’alphabets du xme au xve siècle. Shaw, pl. vu, xv, xxv.
Autre d’un manuscrit de Venise (xve ou xvie siècle) ; on y voit dans le corps de lettre deux chantres à leur lutrin. Acta sanctor. des Boilandistes, mois de mai, t. VII, p. 96, pars 2a.
Voir aussi à la lettre U quelques lettres qui peuvent se confondre avec le V.
VAISON (2). — Monuments ou fragments
où, avec son talent ordinaire, le savant auteur fait l'analyse des beautés qui surgissent de tous les points de celte admirable légende, traitée si brutalement par M. Dibdin dans son 3e volume des Voyuijes en France, p 173 de l’édition française, qui n’y voit qu’un fumeux conte. Quel triste privilège que celui d’échanger de poétiques illusions pour les froides et grossières réalités du scepticisme.
(2) Sur cette ville et ses origines, voir l’abbé de Longuerue, Description de la France , Provence.
VAÏ
VAI
de monuments de cette ville, Alex, de La Borde, Monuments de la France , t. I , planche cxv et cxvj.
— Église cathédrale, monument d’architecture dite mérovingienne (\) très-remarquable , tour crénelée , Univers pittoresque ( France ) , pl. cliv, d’après La Borde.
VAISSEAU. — Pris au sens allégorique ou comme figure (2). Vaisseau du monde, vaisseau de l’Église, vaisseau du temps, etc. Voir Église , Monde, Temps, Barque, etc.
On donne un petit vaisseau pour attribut à saint Berlin ; voir à son nom.
On trouve des images symboliques de l’Église figurée par un petit vaisseau, sur plusieurs pierres tumulaires publiées par Aringhi , Roma subterranea , t. II, p. 244.
Dans l’ouvrage de Mamachi , Origines anliqnit. christianorum , t. IV, p. 240, 261.
Une figure de ce genre est aussi reproduite sur une pierre gravée, publiéedans lesdissertations de Jer. Alexandre junior et Étienne Chamillard sur les monnaies et pierres gravées données dans Y lier italicum de D. Mabillon , Paris, in-4°, et Rome, 1626, in-8°.
Autre publiédans Y Excursus per Italiam , du père Zaccarias, 1 vol. , p. 22. Cité par Millin, Voyage dans le Piémont, t. Il, p 252.
Gravure en bois, dans le livre intitulé : Sectaram schismatum Luther anorurn réfutation par C. Wippina, in-folio, 1582, à la page lxxxvii , Francfort-sur-l’Oder. Celte composition est très-compliquée. On y voit le pape, appuyé sur une boussole, près de lui les quatre animaux symboliques des évêques, prêtres, abbés, etc. ; le Saint-Esprit gonfle la voile de son souffle divin, à la proue est un prince assis qui ressemble à François Ier; le bâtiment est entouré d’écueils; Satan et ses satellites attaquent le vaisseau mystérieux près duquel est une barque qui porte Luther dans le ciel; le Père éternel contemple cette scène, etc.
VAISSEAUX. — Voir Vases.
VAISSEAUX DE GUERRE (5) ou de commerce. — Les principales sources à consulter
(1) Sur ce style, voir les considérations de M. de Rocquefort,/nO,od</cUorcaugrand ouvrage de Lavallée et Réville sur le Musée des monuments français, formé par Alex. Lenoir, in-folio, p. 3 ; et le texte de M. Lebas sur la France, publié dans l 'Univers ‘pittoresque ; voir l’explication des planches, p. 15.
(2) Voir le livre intitulé •• Dictionnaire chrétien , 1 vol. in-4°, sans nom d’auteur, verbo vaisseau .
(3) Fabricius, Bibliotheca untiquaria, in-4°, p. 820 et suiv., cite divers ouvrages sur les origines de la navigation, et les noms des anciens bâtiments de guerre et autres chez les peuples modernes. M. Pierre V ictor donne des documents curieux sur la navigation
pour l’étude de ce genre de bâtiments sont : la tapisserie de Bayeux. Voir au mot Tapisseries.
L’ouvrage de M. Jal, intitulé : Archéologie navale , 2 vol. in-8° , rempli de curieux spécimens.
L’histoire d’Angleterre, publiée par Strutt sous le titre d 'Angleterre ancienne , édition anglaise avec de belles planches et la iraduction de cet ouvrage parBoulard, avec deux allas , dont les planches sont bien mal exécutées.
Vaisseau dit de Jacques Cœur; peinture sur verre; voir Coeur.
L’Angleterre publiée dans Y Univers pittoresque de Didot frères , avec beaucoup de planches copiées dans une foule d’ouvrages anglais, dont les principales sont : celles n° 27, période saxonne; n° 70, sous les Plantagenets; n° 95. même époque ; n° 98 , époque des Tudors. *
Pour la France, même publication. Voir les planches nos cci, ccn, ccclxxi; du reste les mêmes formes se retrouvent en France et en Angleterre, aux mêmes époques.
Willemin en donne quelques-uns dans ses Monuments inédits, pl. cxvi, cxxxv (4). Dans Beaunier et Ratifier , Costumes français, t. I, pl. lxvi. C’est un vaisseau de guerre saxon.
Dans la France historique et monumentale d’Ab. Hugo, publiée parDelloye, éditeur, on trouve un vaisseau franc (5) , t. II,
pl. LV.
On trouve encore de belles formes de vaisseaux de guerre dans la suite des tapisseries historiques publiées par M. du Sommerard, Album des arts au moyen âge, pl. xiv de la 4e série; pl. xxxvm de la 8e série.
Voir aussi la belle suite des tapisseries dites de Berne, publiées par M. Achille Jubinal dans son grand ouvrage sur les Tapisseries historiques et nationales, 1 vol. in-f°; voir le détail au mot Tapisseries.
VAISSELLE (6). — Du ixe au xie siècle.
Willemin, Monum. . inéd., pl. cxxxii.
Voir aussi la tapisserie de Bayeux pour les scènes de repas au mot Tapisseries.
et les vaisseaux Scandinaves, p. 36 et 37, dans son Coup d’œil sur les antiquités de la Scandinavie , in-8ü, Paris, 1841 ; on y voit un Drakar.
(4) Au sujet de ces planches, voir les observations pleines d’érudition de M. Potlier, p. 69, 1. 1 du texte de l’ouvrage de Willemin.
(5) Voir l'explication de cette planche à la fin du volume à son nu.
(6) M Pôilier, t. Il du texte des planches de Willemin, p. ‘^8, donne un inventaire des diverses pièces de vaisselle ou d’ustensiles et vases de table en usage au moyen âge; voir aussi M. du Sommerard, Xotice sur l’hôtel de Cliiny, in-8°, p. 1 04 et suiv.