‹ Dictionnaire iconographique des monuments de l'antiquité chrétienne et du moyen âge ... jusqu'à la fin du seizième siècleChapitre 91 sur 627 · CA N — 202 — CAN · texte numérisé non relu

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casqué et cuirassé; du même (n° 13 de Lasini).

M. Rio, p. 81 de son Art chrétien , parle d’utie magnifique fresque d’Antoine le Vénitien, au Gampo Santo, sans la désigner. C’est sans doute une erreur, car nous ne la trouvons dans aucune des publications du Gampo Santo que nous avons vues.

Cette dernière fresque avec l’Adoration des mages oubliée par Lasini, complète les 41 grandes compositions du Gampo Santo.

Ce qui est assez difficile à expliquer, et ce que nous nous contenterons d’indiquer, c’est le sujet qui est au commencement du tableau et semble y être étranger; sous une espèce de vestibule ou portique est un trône; devant, un personnage à genoux ayant près de lui une couronne, par terre, et de grands ciseaux d’une forme remarquable; trois autres personnages, dont un est détourné, sont à genoux devant celui qui lève les mains au ciel ; un vieillard qui paraît richement vêtu est placé debout derrière celui qui est à genoux.

Les bas-reliefs, sarcophages, urnes et autres objets de sculpture qui sont disposés dans lesquatres galeries de ce beau monument sont publiés dans un ouvrage in-4° accompagné d’un texte italien intitulé : Rac colta di sargofagi, urne e altri monumenti e sculture in Campo Santo , Paulo Lasini figlio; Pise et Florence, 1825. Les monuments chrétiens sont au nombre d’environ 46, parmi lesquels on remarque deux ou trois beaux mausolées, pi. xxiv, xlix , li , lxxxv, lxxxvii, cxxviii , clvii ; des bas-reliefs de sarcophages chrétiens, pi. cxxviii ; de très-belles figures des évangélistes, pi. l, li; quelques vierges dont plusieurs trèsbelles tenant l’Enfant Jésus, pl. lxxxii, civ, cxxiii, cxxvi, cxlviii ; un Calvaire et une mise au tombeau, pl. cxx; bas-reliefs, une statue de saint Basile et une de sainte Clara ou Claire. V. ces noms.

CAMPS. — Aspect et disposition des camps au moyen âge. Montfaucon, Monarchie française, t. ÏÏI, pl. vi, donne celui de Chisai.V. les planches de la Fie de Maximilien d’Autriche, par Albert Durer et divers graveurs, les Aventures du chevalier de Tewerdunck, voir ce mot et Tentes.

CAN DE LA SCALA. — Seigneur de la famille des Scaliger, statue en marbre, à Vérone, xme siècle. Bonnart, Costumes au moyen âge , t. II, p. 67, 69.

(l) Ces deux mots sont souvent confondus dans les ouvrages d’art. Le candélabre est souvent suspendu, le chandelier est toujours posé par terre ou sur un

CANANÉENNE (La) avec Jésus-Christ.

Bas-relief des catacombes, publié par Arinsubterranea, t. II, planche delà

Voir le même sujet dans toutes les suites de la vie de Jésus-Christ que nous citons à ce nom. Belle composition du peintre Carie Marate. V. son œuvre.

CANAPÉ -BANQUETTE. - Meuble du xve au xve siècle. Wiüemin , Monuments inéd., pl. cxxxvi.

CANDÉLABRES (I) ou CHANDELIERS. — * D une forme très-ancienne, tiré d’un Exultet, d’Agincourt, Peinture, pl. lv.

Candélabre byzantin, à la chapelle de Païenne, gravé dans l’ouvrage de M. Hittorf, Architecture moderne de la Sicile , 1 vol. infolio ; Paris, 1830-55. V. l’article Palerme.

Autre publié par Willemin, Monum. inéd.r t. I, pl. xiii, et désigné comme provenant d une miniature de manuscrit du ixe au xe siècle.

Ciampini donne aussi un candélabre d’une forme singulière, et qui est le même que celui donné par Pancirolle dans son Historia imperii orientalis et occidentale r 1 vol. in-folio. On y voit deux figures qu’on dit être celles de Saint Pierre et saint Paul, Fetera Monumenta, 1. 1, pl. xxxvn, p. 133.

— Provenant d’une église de Bologne et présumé du xve siècle, publié par Cicognara, Stor . délia scultura, t. II, pl. lii, il est supporté par deux figures d’anges à genoux.

Deux candélabres mis en parallèle, tous deux du xve au xvie siècle et publiés par M. du Sommerard dans son Album des arts au moyen âge, pl. xix, xxiv, 2e série.

Ceux d’une église Sainte-Agnès, £ve siècle, Ciampini, de Ædificiis sacris , pl. xxix, figures 3 et 4, p. 155.

D’Agincourt, Histoire de l'art, etc., dans la planche de la vue intérieure de l’église Saint-Clément, à Rome, Architecture r pl. xiii, y . fait voir un candélabre formé par une colonne torse et cannelée , dont nous ne pouvons attester l’authenticité. Monument du ve siècle s’il peut se rattacher à l’origine de l’église.

Deux candélabres composés en concours par Riccio et Leopardi, dont l’un est à l’église Saint-Antoine de Padoue, publiés par Cicognara, Stor. délia scult. in Italia, t. H, pl.xxxv, xvie siècle; autres, voir les pl. xlvi,

lii, LXX.

— Composés en concours par Michel-

meuble, une table, un autel, etc. Nous essayerons de les indiquer sans trop de confusion dans ce Dictionnaire.

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Ange et Raphaël, mais non exécutés ; publiés dans divers ouvrages et surtout dans les œuvres des deux maîtres, au Cabinet des estampes de Paris et de toutes les grandes collections.

Candélabres du xive au xve siècle, formes gothiques, publiés dans l’ouvrage anglais de Shaw, Ancient furnitures. Ils sont ornés de ligures de saints et de moines, placés dans des niches gothiques.

• Pugin, dans un ouvrage in-4° Sur les objets de serrurerie à l’usage des églises, en a publié aussi de très-curieux dans le goûtgothiquele plusriche, mais il n’en indique pas la source, ce qui est suspect. V. la pl. xxvi, etdans l’ouvrage intitulé : Compositions pour l’orfèvrerie gothique et de la renaissance , vol. in-4°.

On trouve diverses formes de candélabres ou chandeliers employés comme symboles (1) sur des sarcophages chrétiens et des lampes provenant des catacombes. V. Lucernæ sépulcrales veterum, etc., Bellori et SantoBartoli, 1 vol. in-folio, pl. n° xxxii. Mamachi, Origines et antiquit. christ ., Casalius, de Ritibus christ., voir les planches; d’Agincourt, Hist. de l’art ( Sculpture ), pl. vm,n° 8.

Les mosaïques des anciennes églises peuvent aussi offrir des documents et des figures curieuses de ce genre.

Voir Ciampini , Vetera Monumenta , 1. 1,

pl. XV, XL VI.

Candélabre à deux branches dont le pied sert de pupitre, près du beau tabernacle de l’église de Gand, publié dans l’ouvrage de L. Haghe , intitulé : Sketches in Germany and Belgium, in-folio. Y. la table des planches; reproduit dans l’ouvrage intitulé : la Belgique monumentale ; Paris, 1845, 1er volume, p. 260.

Voir le complément de cet article au mot Chandeliers.

CANDIDE ou CANDIDUS (Saint). — Ce saint est représenté en face d’un autre en costume de moine et assis. V. l’ouvrage intitulé : Antiquitates Fuldentiæ libr. varior. auctor., a Christophor. Brovero, 1 vol. in-4°, planche de la p. 171, très-bien gravée.

CANIGOU (Saint-Martin de). — Ruines de l’abbaye de ce nom, publiées dans l’ou-

(I) Sur l'emploi des candélabres ou chandeliers employés comme symbolisme chrétien, voir les savantes dissertations de Ciampini, Vetera Monumenta, t. II, p, 59, î, A ; Aringhi, Roma subterranea, t. II, p. 651 ; Cours d’hiéroglyphique chrétienne , par M. Cyprien Robert; Université catholique, t. VJ, p. 433; la Symbolique dé Greulzer, traduction de M. Guignon, 4 vol. in-8“; Casalius, de Ritibus christianorum, in-4°, p. 236.

vrage intitulé : Voyages pittoresques dans les Pyrénées françaises, in-folio, par Melling; Paris, 1840-41, pl. lxviii, et le texte.

Celui de MM Taylor et de Cailleux, Voyages pittor. dans l’ ancienne France , in-folio (Roussillon) j t. I, pl. clxiï, clxvii, bis, ter.

Voir aussi ce qu’en dit le baron Taylor, ouvrage intitulé: les Pyrénées, in-8°, p. 228.

Tombeau de l’abbé, soutenu par 4 lions.

Voyage pittoresque, pl. clxxi, 5°.

Inscriptions du xne au xme siècle, ib.f pl. clxxi, 4°.

CANNES tenues par des femmes au ixe et xe siècle. Cet usage est cité par Maillot, p. 65 de son 3? vol. des Costumes français. Herbé en donne un exemple , Histoire des arts en France, etc., in- 4°, pl. xvii.

CANON DES ÉVANGILES (2).— M. le comte de Bastard a publié plusieurs fac-similé de ce genre dans son grand ouvrage de la Reproduction des manuscrits français, parmi lesquels on remarque celui de l’ancienne abbaye de Saint-Médard de Soissons, qui date du vme au ixe siècle. V. les lre et 2e livraisons.

La bibliothèque de Dijon possède un magnifique exemplaire des divisions du canon des Évangiles, par Eusèbe deCésarée, manuscrit du ixe siècle. Willemin, dans ses Monum. inéd., donne un fragment d’ornement tiré de ce livre, t. I, pl. xlvi. M. le comte de Bastard en reproduit plusieurs desvnr, ix% xe siècles dans son grand ouvrage sur les Manuscrits français, livr. 1, 2, 5.

CANON CHRONOLOGIQUE. — On trouve plusieurs fac-similé d’un manuscrit qui peut dater duvr au vne siècle, intitulé : Thésaurus temporumseu chronicor. canonum omni modo histor., publiés d’une manière admirable dans l’ouvrage anglais de Shaw, intitulé : Illuminated from manuscripts ofmid die âge, 1 vol. in-4°, voir les premiers feuillets.

Montfaucon dans sa Paléographie grecque et Lambecius dans sa Bibliotheca Cœsarea, t. II , coll. 127, ont également donné des fac-similé gravés de ce monument calligraphique, mais Shaw les reproduit avec tout le luxe de peinture et des ors du manuscrit.

(2) Sur la véritable signification de cette désignation etson usage, voir Du Gange, Glossarium lalinum,\e rbo Canon ; Isidore de Séville, liber 6 de ses Origines, cap. V ; Macri, dans son Hierolexicon, n’en dit rien non plus que le Dictionnaire théologique de Bergier, 3 vol. in-4°; voir le texte de l’ouvrage de M. le comte de Bastard.

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CANON DE LA MESSE. — Beau spécimen de ce genre d’ornement liturgique, manuscrit du ixe siècle (1). On y voit deux miniatures représentant, l’une un prince franc entre deux évêques , l’autre saint Grégoire le Grandet ses deux secrétaires avec lesmnium , reproduit par le comte deBastard, Manuscrits français, in-folio, 2e livraison.

CANONS APOSTOLIQUES. — Dans le 27e volume des Annales de philosophie chrétienne, p. 221, on trouve le fac-similé d’un manuscrit des canons apostoliques du vne siècle , et un autre d’un manuscrit du xir siècle, écrit par le vénérable Bède; une savante dissertation du père H. de Ferrari, préfet de la bibliothèque Casanate, à Rome, sur les manuscrits et les parchemins du moyen âge, accompagne cette pièce.

CANONS D’AUTEL. Y. Tableaux d’autel.

CANONS DE GUERRE. — On trouve diverses formes de canons dans les miniatures des manuscrits de Froissard, de Monstrelet et de quelques autres ; dans les nombreuses gravures sur bois de la Fie de l’empereur Maximilien d’Autriche , dans les diverses tapisseries nationales publiées par Ach. Jubinal. V. Tapisseries.

Dans le traité de Végèce, de Arte militari(2), 1 vol. in-folio, 1558, ou toute autre édition. V. les planches des p. 122, 125, qui offrent un canon àdeux gueules ou bouches. V. encore les planches des p.l26à 152.

Un canon d’une forme singulière tiré d’une des miniatures du grand Froissard (Biblioth. royale, manusc.), a été reproduit et gravé dans une Histoire d’ Angleterre , de Goldsmith, édition illustrée, publiée à Paris, en 1839-10, chez Aubry, 1 vol. in-8°, intitulé : Goldsmith’s History of England from the invasion of Julius Cœsar , etc. , 1 vol. in-8°. V. les vignettes sur bois au nombre de 115 , et celle d’une miniature de 1370 dans le Picturial history of England, t. 1, planche de la p. 875.

La pièce dite le Canon , gravée par Albert Durer. V. son œuvre dans tous les cabinets publics d’estampes; très-recherchée quand elle est belle d’épreuve.

Voir encore ceux publiés dans VEncyclo pedia of antiquities de Fosbroke, in-8°, t. Il, p. 902; dans VArcheologia britannica,

(1) Provenant du trésor de l’église de Metz.

(2) Le traité de Végèce avait pour but de faire connaître l’art militaire chez les anciens, et l’artiste ne nous met sous les yeux que des appareils de guerre en usage aux xve et xvie siècles.

(3) Fabricius, Bibliolhecu anliquaria , donne une liste de plus de 20 auteurs qui ont écrit sur celle ma-

t. XXVIII, p. 550 à 552; dans le Magasin pittoresque, t. IV, p. 200 ; dans le Musée des familles, t. I, planche de la p. 82; collection variée de canons à toutes les époques, dans le Vade-Mecum du peintre, par Vigne, 2 vol. in-4°; Gand, 1841.

La manière de percer les canons est représentée dans la planche n° 3, intitulée : Pulvis Pyrius, de la suite intitulée : Nova reperta, gravée par Philip. Galle, d’après Stradan, pour un ouvrage de Guy Pancîrolle ; voir l’œuvre du graveur et celle de Stradan .

Jost Amman a également représenté ce genre de métier dans son petit livre intitulé: de Artibus illiberalibus et mechanicis, etc., 1 vol. in-12. V. les exemplaires du Cabinet des estampes à Paris, et de la bibliothèque de Rouen (fonds Lcber).

CANONISATION (3) dans l’Église latine et grecque. — Médaille du pape Sixte-Quint (1588), Bonanni, Numismata pontificum, voir au nom de ce pape; Dumolinet, Numismat. pontificum, in-folio, pl. xxii, n° 56.

Voir aussi le Trésor de numismatique, volume des Médailles des souverains pontifes, au nom de Sixte-Quint.

Cérémonies en usage à Rome lors de la canonisation d’un saint. Médaille du pape Eugène IV, Dumolinet, pl. ni, n° 5; du pape Alexandre VU, ib., pl. xxxm, n° 26; de la canonisation de saint Charles Borromée ; médaille du pape Paul V; Dumolinet, ib., pl. xxvm, n° 15; de cinq saints; médaille de Grégoire XIV, pl. xxix, n° 3; de deux saints; médaille du pape Clément IX, ib., pl. xxxiv, n° 10; médailles du pape Clément X, pi. xxxv , nos 8 et 9.

Charles Fontana, architecte romain, a gravé une grande composition intitulée : Prospetto del teatro sacro il Tempio Faticano in cui suntuoso preparamento festiggia allégorie di cinque Eroi Canonizzati , etc. V. l’œuvre de Fontaua (4).

Cette composition se trouve reproduite dans le 2e volume des Cérémonies religieuses, publiées par Bern. Picard , in -folio. V. aussi l’atlas de l’édition in-4°, faisant suite à une encyclopédie méthodique.

Procession magnitique de tous les ordres religieux, des congrégations de Rome, du sacré collège et dignités de Rome à cette occasion. Cérémonies religieuses, ib., t. II,

tière, voir depuis la p. 368 jusqu’à 379 ; mais ce savant auteur étant protestant, il faut consulter ce catalogue avec une certaine précaution.

(4) Nous ignorons pour quel ouvrage cette planche a été gravée ; il se pourrait que ce fût pour celui intitulé .- il Tempio Valicano e la sua oriijine , Rom , 1694, grand in-folio.

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planches des p. 266, 269, et l’allas de l’édition in-4°.

CANOSA. — Cette ville possède plusieurs monuments du xr siècle au xne siècle, publiés par le duc de Luynes. Monum. des Normands dans V Italie méridionale , in-folio; Paris, pl. lit, iv, ix, x, xi.

CANOSSA. — Nom d’un palais de Vérone, construit vers le xvie siècle, d’Agincourt, Architecture, pl. lxxii , n° 29. V. aussi Sarayna ( Toreli j, Liber de origine et amplitudine civitatis Veronœ, à Vérone, 1540, infolio, ouvrage rempli de planches.

CANTHARUS, sorte de lampe en forme de vase à col , et suspendu par des chaînes. Macri en donne un exemple dans son Hierolexicon, in-folio, planche de la p. 117.

CANTINE, vaisseau propre à porter la liqueur ou toute espèce de liquide, couverte de sculptures en demi-relief, travail en or et argent du xvie siècle. Collection d'armes et meubles, par M. Asselineau et quelques autres artistes, à Paris, chez Hauser, infolio, pl. XXIII.

CANTIQUES DES CANTIQUES. — Le plus ancien livre que nous ayons trouvé, offrant des représentations allégoriques tirées de ce livre de Salomon, est celui intitulé: Historia seu. providentia virginis Mariœ ex Cantico Canticorum, ouvrage publié dans le xve siècle ; il est orné de 16 planches gravées sur bois vers la même époque. Le baron de Heinecken en a donné quelques facsimilé dans son ouvrage intitulé : Idée d'une collection complète d'estampes qui n’est autre que la description du Cabinet des estampes de Dresde. V. dans l’ouvrage ci-dessus les planches des p. 374.

L’une d’elles représente l’épouse du Cantique accompagnée des vierges sages.

Plusieurs des textes les plus saillants du Cantique des Cantiques sont l’objet de compositions mystiques, gravées par Boisvert ou ses élèves, pour l’ouvrage intitulé : Pia desideria, 3 parties en 1 vol., dont l’auteur est Herman Hugon. V. surtout les planches nos 22 , 23 , 24 , 25 , 26 , 27 , 29 , 31 , 32 , 33, 34, 35, 45.

La magnifique mosaïque de l’église Sainte- Marie -Transtibérine est exécutée d’après un texte du livre des Cantiques de Salomon.

(i) L’épaule est ici prise pour la tête, -du moins dans l'intention de l’artiste qui aurait dù se conformer au texte.

(2; Pour les documents historiques, voir les auteurs

On y voit Jésus-Christ et sa mère, assis sur un siège de forme byzantine; la Vierge a un costume très-remarquable, dans le goût des impératrices d’Orient; elle tient une pancarte sur laquelle sont écrits ces mots : Leva ejus sub capite meo et dextra illius amplexabit me. Jésus-Christ a en effet une de ses mains sur l’épaule (1) de sa mère, et de l’autre il tient un livre ouvert, sur lequel est écrit : Veni3 electa mea, et ponam te super thronum meum. A droite et à gauche des deux personnages sont placés le pape Calixte et saint Pierre, dont la robe porte des lettres monogrammaliques, sur lesquelles il existe de savantes recherches, restées sans résultats satisfaisants. V. Manteaux lettrés.

Au-dessus de ces figures, celle du pape Calixte tenant un petit édifice entre ses mains, en signe de quelque fondation, saint Laurent tenant une grande croix et un livre fermé ; puis le pape saint Corneille, le pape Jules et saint Calépodius, prêtre , lesquels tiennent tous des livres. Cette belle mosaïque est assez bien gravée dans le 2e volume du mois de mai, p. 499 des Acta sanctorum des Bollandistes , édition d’Anvers.

CANTORBERY (2). — Les détails d’architecture de la magnifique église de ce nom sont publiés dans le Monasticon anglica num, 1. 1, voir la table des planches.

Dans the History and antiquities of the cathédral church of Canterbury and the once adjoing monastery, publiée par M. J. Dart, 1726, in-folio. Britton lui a consacré une description spéciale et complète formant 1 vol. in-4°, orné de magnifiques planches. Elle est encore publiée avec soin dans l’ouvrage intitulé Craphical illustrations of the metropol o f Canterbury, in-4°, par Wolnoth et Hastings ; Lond., 4806. V. aussi l’ouvrage de Byrne et Hai ne. Vue générale de l’église, Moyen âge monumental, pl. lxvii, in-folio, chez Hauser, à Paris; toutes les planches réunies sur ce monument dans la Topographie de l'Angleterre, au Cabinet des estampes de Paris.

Sceau de l’église au xivc siècle, gravé dans le2e vol.,pl. xix des Vetusta monumentaAngliæ, ouvrage d’une exécution admirable et publié in-folio par la Société des antiquaires . de Londres, de 1748 à 4846 , où a paru le 4* ou 5e vol., et dans V Angleterre pittor ., du baron Roujoux, t. II, planche de la p. 219.

Cloître de l’église, style du xive au xve siècle, magnifique décoration gothique, dont

cités par Lenglet du Fresnoy, méthode pour étudier l’histoire, t. IV, p. 315 ; et surtout dans le volume supplémentaire, p. J89, 190, sur cette église, due à un architecte français, en 1 1 75.

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on trouve une belle gravure au burin, publiée par Britton dans sa description de l’église en question.

Belle crypte du xe ou xie siècle, gravée dans l’ouvrage de Wolnoth et Hastings, et dans celui de Britton , Canterbury’s cathédral, 1 vol. in-4°; Londres, déjà cité.

Costume d’un archevêque de Canterbury, vers le xe ou xie siècle. Y. la tapisserie de Bayeux attribuée à Mathilde, soit dans Montfaucon, Stothard et le 8e vol. des Mémoires de V Académie des inscrip ., p.601 etsuiv., Jubinal, Tapisseries historiques , etc., celui de saint Thomas de Canterbury, conservé dans une église de France. V. Thomas.

Une vue générale des bâtiments de l’abt baye vers le xne siècle, a été donnée à Londres, format in-4°, par Barlow. M. Alb. Lenoir , architecte, à Paris, possède une épreuve de cette gravure, qui doit être trèspeu connue.

CANTOR1A. — On trouve désignées sous ce nom deux espèces de tribunes placées, l’une dans le chœur et l’autre dans la grande nef de l’église cathédrale de Ferrare. V. le plan quiest publiédans l’ouvrage d’Antonio Frizzi, intitulé : Memorie per la storia di Ferrara, etc., in-4°, t. II, pi. vii et xvn. La plus grande de ces tribunes sert sans doute aux chantres, et la plus petite à celui qui les dirigeait. V. au reste le texte.

CAPARAÇON de cheval, en mailles de fer, vers le xme siècle. Collection des armes et armures du musée d’artillerie de Saint- Pétersbourg, publiée à Paris, par Asselineau, 1 vol. in-folio, chez Hauser, éditeur. V. la

pl. XLVIII.

Très-beaux caparaçons des chevaux de bataille et d’honneur figurant aux pompes funèbres de Charles III, duc de Lorraine. V. la pl. xxv de cette belle collection, publiée à Nancy, gravée par Merian et Brintel, d’après Claude de Laruelle, 1 vol. in-folio.

CAPELINES. — Espèce de casque de forme légère ; pour la matière et la forme, V. le Traité de la milice en France , par le père Daniel, t. I, planche de la p. 407.

CAPELLANUS. — Le chapelain. Figure de cette dignité au xin» siècle, tirée des miniatures du manuscrit Leges palatinœ, publié par les Bollandislès, l. 111 du mois de juin des Acta sanctorum. Y. la pl. xl*.

Au mot Chapelains nous complétons cét article.

CAPES et CAPUCES. — Sur ces diverses

coiffures ecclésiastiques, voir les planches données par dom Devert dans son Traité de la liturgie, t. II, p. 259 et 314, et les planches de l’Histoire des divers ordres religieux publiées par le père Héliot, Bar et quelques autres, et aux mots Moines, Monastères, etc.

Une très-belle figure de saint François d’Assise, peinte à fresque au xne ou xiip siècle dans la chapelle Saint-Grégoire, à San Subiaco, offre un capuce d’une forme trèsremarquable. D’Agincourt, Peinture, pl. c, n° 5.

CAPÉTIENS. — Suite de monuments de cette race, statues, sceaux, monnaies , médailles, couronnes, sceptres, vêtements royaux, etc. Montfaucon, Monuments de la monarchie française, t. I. Voir toutes les planches. Trésor de la couronne de France, t. I, pl. xxxiii. V. aussi Hugues Capet.

— Lettres capétiennes, minuscules du xie siècle. V. les planches des Dictionnaires et Traités de diplomatique, verbo Capétiennes.

CAPITAINES. — Divers personnages de ce grade, du xive au xve siècle.

Capitaine florentin , statue couchée sur son tombeau à l’église Sainte-Croix, à Florence, Monuments funèbres de la Toscane (collection de Millin), au Cabinet des estampes, à Paris , 1 vol. in-4°, pl. xxxiv.

— Du règne de Charles YI et Charles VII, miniature publiée par Willemin, Monuments inéd. franç., t. II, pl. clxiv, sous Char-' les VII; Montfaucon, Monuments de la monarchie française, t. III, pl. lui, lxix, n° 9; Trésor de la couronne de France, t. II,

pl. CLXXI.

Capitaine des archers du roi, costume du xve siècle. Willemin, Monum. franç., t. 11,

pl. CLXI.

Capitaine des gardes sous Henri II, statue en marbre publiée daaisV Atlas des monum. réunis aux Petits-Augustins, par M. Lenoir. Y. au nom Maigne ou Maignen.

Voir aussi les planches de l’ouvrage sur les Costumes au moyen âge, publié par Bonnart et gravé par Mercuri. Table du 2* volume où l’on trouve la nomenclature des sujets gravés par ordre alphabétique et chronologique.

Capitaine de la porte. Un officier de ce grade figurait à l’entrée de François Ier, à Paris, en 1515. V. le détail de cette cérémonie dans V Histoire des inaugurations, par de Be'vy, 1 vol. in-12.

Capitaines d’infanterie sous le règne de Henri III, Recherches sur les costumes, par Maillot et Martin, atlas du t. III, pl. xcm.

CAP

CAP

CAPITALES (Lettres) (4) ou lettres majuscules. — Nous indiquons en tête de chaque série alphabétique les capitales qui nous ont paru remarquables , soit dans les fac-similé publiés dans les ouvrages sur les manuscrits, soit dans les divers ouvrages avec planches ou gravures sur bois, tels que les publications de Shaw, Astle, de M. Sylvestre et Bastard de l’Étang, l’ouvrage de d’Agincourt, Histoire de Vart (section Peinture), celui de Langlois du Pont-de-l’Arche, sur la Calligraphie. M. du Sommerard en donne quelques-unes dans son Atlas et son Album des arts au moyen âge.

CAPITALES (Villes). — Voir aux noms de chacune ; toutefois nous ne nous attachons qu’à celles qui offrent de beaux monuments de l’époque du moyen âge , dont nous donnons le détail puisé aux meilleures sources. Quant aux vues simplement pittoresques, nous ne nous y arrêtons pas : ce sont des documents pour l’étude que nous tâchons de signaler et non de simples objets de curiosité.

CAPITOLE. — Place et palais du Capitole à Rome, construction du xvie siècle. D’Agincourt, Histoire de Vart (Architecture) , pl. lix, n° 5 et p. 63, pl. lxxi, n° 60.

Voiren outre les Description et Topographie de la ville de Rome , par les Piranesi, Vasi , Coronelli , dans son grand ouvrage intitulé : Roma antico-moderna.

L’ouvrage de M. Letarouilli, architecte français, Monuments de Rome moderne; la collection topographique du maréchal d’Uxelles en 49 volumes in-folio, etc., la grande Topographie de V Italie au Cabinet des estampes, à Paris, en 93 vol. in-folio.

Capitole de la ville de Toulouse (2), monument du xve ou xvie siècle, publié dans divers ouvrages, tels que 1 "'Histoire générale du Languedoc, par dom Vaissette , en 3 vol. in-folio, avec planches, ancienne édition, ou celle donnée par M. Dumège, en

(î) Le Dictionnaire de diplomatique des bénédictins et celui de dom de Vaines ne donnent pas de fac-similé de majuscules, et à ce sujet nous reproduisons les observations consignées dans un des articles , signés Àcheri, Annales de philos, chrèl., t. XVIII, p. 438 et suiv. Les capitales de l’époque mérovingienne, dit le savant auteur, sont remarquables en effet par leur beauté; on en voit qui ont jusqu’à 1 pied et demi de hauteur et occupent toute la première page du manuscrit. Ce luxe de capitales conserve une assez grande beauté jusqu’à la fin du xne siècle, époque du dépérissement des écritures latines.... Je ne crois rien avancer qui ne se trouve dans le nouveau Traité de diplomatique , mais on y chercherait inutilement de belles copies de lettres ornées. Tout entiers à la science, ses auteurs ont à peu près oublié l’art, et dans leurs alphabets figurés, ils réduisent sou-

plusieurs volumes in- 8°, avec planches.

Les Voyag. pittor. dans Vanc. France, par Taylor et de Cailleux ( Languedoc ), t. I, pl. xxn, xxiii, et la Topograp. de la France au Cabinet des estampes, article Toulouse.

CAPITOULS (3), capituli, capitulares , capitularii de Toulouse. — On peut avoir une idée du costume de ces magistrats dans les deux pl. xxxi et xxxn des Voyages pittoresques et romantiques en France ( Languedoc ), t. I, par Taylor, etc.

L’on trouve dans le même ouvrage, pl. xxxiii, xxxm bis, xxxiii ter, xxxm quat., xxxin quint., xxxm sext., sept, et oct., plusieurs fac-similé de miniatures et majuscules du magnifique manuscrit, dit le Livre des capitouls, qui est du xve siècle, et qui appartient soit à la bibliothèque de la ville, soit à celle de la Société des antiquaires.

Huit capitouls en grand costume, tenant le dais à l’entrée de la reine à Toulouse, en 4553. V. dans V Histoire générale du Languedoc , t. Y, pl. cxxxiv, et reproduits dans P Atlas des costumes français, par Maillot, t. III, pl. lxxxi. On doit y voir des épaulettes d’or et d’hermine.

Sceau des capitouls, xm- siècle, Trésor de numismatique du volume intitulé : Sceaux des communes , pl. xxii, supplém.,n° 6.

On y voit sur la face du sceau l’Agneau pascal tenant une croix; sur le contre-sceau est le château de Narbonne et le capitole de la ville de Toulouse. V. les détails donnés par M. Lenormant dans le texte de ce volume, p. 37.

CAPOUE. — Mosaïque d’une église de cette ville, exécutée au ixe siècle environ, gravée dans les Vetera Monumenta de Ciampini, t. II, pl. liv, et représentant Jésus-Christ dans un nimbe; à droite et à gauche Jérémie ; Isaïe, plus bas, sous l’arc ; la Vierge et l’Enfant Jésus, trois saints et saintes; sainte Agathe et non Agnès, comme le dit par erreur Ciampini, p. 468 de son ouvrage.

vent à une dimension de 6 à 7 lignes des lettres qui avaient jusqu'à 18 pouces de développement dans l’original. Pour trouver des fac-similé de lettres capitales. il faut voir les ouvrages de Bessel, d Eckhart, du pere Sousa, de Gerken, de Gatterer, de Trombelli, ou dans les beaux manuscrits cités dans le Catalogue de la bibliothèque de Florence, de Nuremberg, par de Murr.

(2) Ce curieux édifice est l’objet d’un Mémoire intéressant dans le Bulletin monumental du comité des arts et monuments , n° 7; 1840-1841, p. 49 et suivantes, il est de M- de Guilhermy.

(3) M. Dumège, p. 2» de sa première lettre, insérée dans son Voyage littéraire , et archéologique dans le département de Tarn- et- Garonne ; Paris, 1828, chez. Treutlel, donne l’origine de cette désignation.

CAR

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Landolfi, évêque de Capoue au ixe siècle, représenté en habits pontificaux; miniature d’un pontifical du ixe siècle, d’Agincourt, Peinture, pl. xxxvn, n° 12, et planche xlv, ii° 12.

CAPRAROLA. — Le château de ce nom, près de Rome, est un exemple important de l’emploi des formes de l’architecture militaire appliquées à un monument d’architecture civile. Voir les descriptions publiées sur les monuments de Rome et de ses environs par Vasi père, la Topographie de l’Italie du Cabinet des estampes, à Paris.

CAPTIFS. — Ordre de la rédemption des captifs.

Costume des religieux, dans les ouvrages du père Héliot,de Bar et Fialetti.V. Ordres.

Revelatio ordinis sanctœ Trinitatis redemptionis captivorum sub Innocentio papa, tertio anno 1398, 1 vol. in-folio, sans nom d’auteur; Paris, 1633^ 27 planches.

CAPTIVITÉ. — Saint Louis en prison, vitraux de Saint - Denis. V. au nom de Louis IX, Richard II traitant de sa rançon, miniature du xive siècle, reproduite dans le Magasin pittoresque, t. VIH, planche de la p. 8.

Signe de captivité. V. Cage de fer.

Voir aussi les mots, Martyrs, Prisons, Prisonniers, Winceslas, etc.

CAPUCE. — V. Cape.

CAPUCINS. — Le costume de cet ordre est publié dans les ouvrages du père Héliot, celui de Bar, Fialetti et autres historiens des ordres religieux.

Pour le recueil des ouvrages publiés sur cet ordre, ses maisons et son costume, voir Lenglet du Fresnoy, Méthode pour étudier V histoire, in-4°, t. ÏII, p. 155, 156, plusieurs sont à planches.

CARABINES et CARABINS. — Arme du règne de Henri IL Maillot et Martin, atlas du 3e volume de la Collection des costumes français, in-folio, planche de la p. 206.

Voir aussi l’ouvrage de J.-B.-L. Carré, intitulé: la Panoplie, 2 vol. in -4°, texte et planches.

CARACTÈRES ou formes des divers genres de lettres d’écriture ou d’imprimerie.

(l) Piganiol de la Force (Languedoc), Description de la France, t. VI, p. 149; Bouges, Hist. ecclésiast. et civile de la ville, in-4°, i 74 1 .

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