LXVIII, LXIX
Dans Y Histoire de l’art, par d’Agincourt, Sculpture, pl. xii, nos28, 50, 31.
Tous ceux publiés dans le magnifique ouvrage intitulé : Sepulchral monuments in Great Britain, 5 vol. in-folio; Lond., 1786, parGough,pl. delà p. 69 du 1. 1, lre partie, offrent une série de calices des premiers siècles du christianisme en Angleterre, avec leurs patènes; on en trouve sur des tombes.
Cinq calices du xve siècle, publiés par Pugin dans sa Designs for gold and Silver Smiths ; Lond., 1 vol. in-4°, en anglais (4),
pl. III, v, XVII, XVIII.
Magnifique calice couvert de sujets de sainteté, gravé par W. Hollar, d’après un dessin à la plume fait au xvie siècle par Andrea Mantenio ou Mantegna (5). V. l’œuvre du graveur. 11 a été reproduit avec beaucoup d’exactitude dans la collection intitulée Portefeuille historique de l’ornema-
lière dans la note p. 276 et suiv. de l’Essai sur divers arts, par le moine Théophile, traduit et publié par MM. de l’Escalopier et Guichard ; Paris, 1843, 1 vol. in-4°. Voir aussi au mot Ciboires.
(.4) Cet excellent artiste n’indique malheureusement presque jamais les sources d’après lesquelles il a dessiné ses monuments ou objets d’art.
(5) Nous ignorons pourquoi M. Duchesn'e aîné attribue le dessin de ce calice à Holbein dans son Catalogue des pièces cap., du Cabinet des estampes de Paris, voir le n° 122, in-a° ; Paris, 1825. C’est sans doute une erreur échappée à ce savant iconophilo.
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niste, in-folio, pi. cxii. C’est par erreur si ce vase est indiqué comme étant du xvne siècle, car c’est toujours l’époque de l’artiste créateur ou inventeur, et non celle du graveur ou copiste qu’il faut consulter pour assigner une date à un monument. Shaw donne aussi ce calice dans son ouvrage intitulé : Dresses and décorations , etc., t. I. V. la table des planches.
Plusieurs beaux calices provenant du trésor de l’abbaye de Saint-Denis sont gravés dans Y Histoire de l’abbaye de ce nom, par domFélibicn, voir la pi. i, p. bob; pl. iii, p. 542.
Magnifique calice du xne au xme siècle, orné de médaillons représentant divers sujets de la vie de Jésus-Christ et ceux de l’Ancien Testament, tels que Noé dans l’arche, figure du baptême, provenant d’une abbaye de Souabe; publié par Martin Gerbert dans l’ouvrage intitulé : V etus liturgia allemanica, tomeI,pl. m, page 219; d’Agincourt le donne aussi, mais très-réduit. Histoire de l’art (Peinture), planche xu, n° 28.
Calice provenant de l’ancienne église de Sainte-Geneviève, à Paris, xive ou xvc siècle, publié dans les Antiquités nationales, par Millin, t. V, n° 60, pl. iv, p. 71, expliqué p. 105.
Grand calice du trésor de l’église de Notre- Dame de Rocamadour, Voyages pittor. et rom. dans l’anc. France , par Taylor et de Cailleux ( Languedoc ), t. 1, pl. l et lii; monument d’une richesse de détails difficiles à imaginer, et mêlé de gothique et de renaissance; on y remarque une figure du Père Éternel bénissant et tenant le globe du monde.
Shaw dans l'ouvrage intitulé Dresses and décorations of the middle âge, 1. 1, a aussi publié un calice d’une grande richesse qui semble le même que celui de Rocamadour. V. à la liste des planches du volume.
Autre avec son couvercle, orné de figures peintes et de pierreries enchâssées, magnifique pièce du xve au xvie siècle environ, publiée de grandeur naturelle dans le Spepecimen of ancient sculpture and painting,'u Londres, par John Carter, in-folio, t. I, 2! partie, pl. lxxiii. Il se pourrait que ce calice ne fût qu’une coupe destinée à un usage de luxe.
Calice placé sur la poitrine d’un évêque mort ; pierre tombale de la cathédrale de Mayence, publiée dans l’ouvrage de Muller, Beitrage, etc., ou Matériaux pour V histoire
(i) Sur ce genre d’ornement, voir Giampini, Vetera Monnrnenla, t. H, p. 153, 1, A; le traité de Nimbis, par Nicolaus Allemanus, in-8°; \ Histoire d i nimbe.
de l’art en Allemagne au moyen âge , 1 vol. in-4°, pl. i du tome ou de la 2e partie. Sur le ventre d’un abbé mort, voir Squelftte.
Cérémonies liturgiques pour la consécration ou bénédiction du calice, Pontificale romanum, in-folio, pars 5% planche de la p. 170; il existe aussi des éditions latines du format in-8°.
Cérémonie de la tradition du calice au prêtre; ib., pars 2a, planche de la p. 28.
Ces cérémonies sont reproduites dans quelques autres ouvrages, et notamment dans les Cérémonies religieuses, publiées par Bern. Picart, t. I, voir les planches.
CALIGÆ. — Sorte de chaussure en usage vers le vie ou vir siècle, objet dont on trouve un exemple dans le diptyque en ivoire du baptême de Clovis, appartenant à M. Rigollot. V. Baptême et Clovis Ier, dont la gravure se trouve en tête de la notice de cet antiquaire; Amiens, 1832.
CALIXTE Ier. — Figure de ce pape représenté debout dans la belle mosaïque de Sainte-Marie-Transtibérine, Acta sanctorum des Bollandistes, mois de mai, t. II, p. 499, ou p. 18, pars 2a du volume supplémentaire du mois de mai, Propylœum, etc., il lient un livre. Sa figure est gravée en buste dans divers ouvrages dont les principaux sont le Commentarium de picturis ostiensis de Marangoni, la Vie des papes par Ciaconius, citée plusieurs fois dans ce Dictionnaire.
CALIXTE IL — Figure de ce pape à genoux aux pieds de la sainte Vierge; peinture à fresque de l’oratoire Saint-Nicolas, à Rome ; Acta sanctorum des Bollandistes , tome supplémentaire du mois de mai, intitulé : Propylœum, etc., pars 2% p. 208; autour de la tête du pontife est une auréole nommée quadratum (1).
CALIXTE (Saint-). — Cimetière de ce nom. Vue intérieure de sa chapelle, avec quelques détails curieux d’antiquités chrétiennes de première origine. D’Agincourt, Architecture, pl. xm, n° 2; Boldetti, Osservazioni, lib. I, pi. xxxiv, et ce que dit de ce monument M. Raoul Rochette, Tableau des catacombes, in-12, p. 74.
CALLIGRAPHIE. — V. Alphabets, Écritures, Imprimerie, etc.
par M. Didron, dans san traité d’ iconographie chrétienne, page 4 à 85.
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CALLÏGRAPHES (1) ou ÉCRIVAINS. — Représenté ouvrant l’armoire de son pupitre. On y voit une clef curieuse. Sur le pupitre sont posés divers instruments propres à écrire, copier ou gratter. Le pupitre est à vis; au-dessus du personnage, se voit un ornement que l’écrivain Ausone nomme bipatens pugillar (2), d’Agincourt, Peinture, pi. lxxxi, n° 1, monument du vme au ixp siècle.
Autre calligraplie avec les accessoires ordinaires aux hommes d’étude, ib., n° 5.
Moine en costume de l’abbaye de Saint- Waast, écrivant à son pupitre; près de lui, une écritoire curieuse; Voyage littéraire de deux bénédictins, 2e partie, p. 64.
Jeune homme écrivant dans sa chambre.
Divers accessoires variés d’étude et d’écriture; miniature du xve siècle, Univers pittor., de Didot, frères, ( Angleterre ), pl. lxxxix.
Autre offrant son manuscrit à saint Laurent, Thésaurus diptycorum, de Gori, t. III, pl. viii ; d’Agincourt, Peinture , pl. lxxxi, nos 9, 10.
Deux personnages écrivant sur leurs tablettes et des feuilles de parchemin. On y voit un encrier, et une boîte destinée à renfermer les rouleaux écrits; miniature d’un ménologe du Vatican, édition latine de Clément XIII, t. 1, p. 219.
Quatre calligraphes représentés avec tous les attributs de leurs études, ligures tirées de VHortus deliciarum, célèbre manuscrit du xme au xivc siècle. V. la pl. viii de la publication faite de ce volume, parEngelhart, 1 vol. in-folio; l’une des deux figures tient une plume qu’elle va couper sur l’ongle, au-dessus de leurs têtes, est écrit : Poetœ vel magi.
Au bas d’un diplôme, qui paraît être du xne siècle, et publié dans le Chronicon gotwicense, 1er volume, planche de la p. 52, se voit une figure de calligraphe qui écrit sous la dictée de saint Grégoire, pape ; elle tient à la main une espèce de tablette à queue.
Dibdin, dans le t. I de son Bibliographi cal Decameron, p. 428, a publié une planche offrant un jeune calligraphe en costume du xive au xve siècle : cette figure est une des plus intéressantes que nous ayons rencontrées, quant au costume et aux accessoires.
Passini, t. I, p. 92* du Catalogue des manuscrits de Turin, donne une gravure en
(1) Sur les diverses espèces de calligraphes, sur ceux nommés calligraphes réviseurs et copistes , voir le grand ouvrage de d’Agincourt, t. VI, p. 103, 104 et suivantes.
(2) Ce qui signifie exactement livre à deux feuillets
bois, dans laquelle on Irouve représentés tous les instruments à l’usage des calligraphes , ainsi que la figure de tous les signes dont se servaient les copistes à celte époque; cette gravure est faite d’après une miniature d’un manuscrit du xive ou xve siècle. Millin cite celte miniature, dans son Voyage en Piémont, t. 1, p. 287.
Voir aussi l 'Essai sur la calligraphie (3) des manuscrits au moyen âge, et sur les ornements des premiers livres d’ Heures imprimées , par Langlois du Pon t-de-1’ Arche , in-8 , Rouen, 4844, avec plusieurs planches très-bien gravées.
CALLIMAQUE. — Scène de la comédie chrétienne de ce nom , gravure en bois des œuvres dramatiques de la religieuse Horsvita. V. à ce nom pour les détails. On y voit saint Jean, une religieuse ensevelie, Callimaque étendu mort, tué par un serpent, xve siècle.
CALMIN (Saint). — Représenté sur les émaux de la châsse, xir siècle, provenant de l’abbaye de Mauzac (Riom j, publiés en 6 planches par M. Malley, Essai sur les églises romanes du département du Puy-de- Dôme, in-folio, 4858, et par M. du Sommerard, Album des arts, pl. xn de la 40e série.
Autre châsse du même saint, style byzantin , publiée dans 1 ''Univers pittoresque, de Didot, frères (France), pl. cccxvm ; d’après celle donnée par le baron Taylor, Voyages pittoresques en France (Auvergne), p. 45 du texte. Sur cette dernière on voit Jésus- Christ, en croix, placé entre la Vierge et saint Jean ; les figures des douze apôtres debout, dans autant de niches.
CALOMNIE (La). — Admirable composition allégorique d’un sculpteur français du xvie siècle, représentant l’Innocence enchaînée, et les victimes de la Calomnie protégées et recueillies par la Justice, consolées par la Religion, soutenues par la Résignation, etc., pl. liv du 4er volume de l’ouvrage intitulé : Monuments des arts ( du des sin) recueillis par Vivant Denon, et publiés avec un texte historique et descriptif par Amaury Duval de l’Institut, 4 vol. in-folio, Paris, 4841-43, chez Demarescq, libraire.
CALOTTES. — Presque toutes les figu-
suivant les lexicographes. V. le Dictionnaire étymologique de Calepinus qui cite un vers d’Ausone,où sont les mots Bipatens pugillar.
(3) Cet ouvrage se trouve à Rouen, et à Paris, chez Derache, libraire.
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res de religieux et d’ecclésiastiques, que nous citons, prouvent l’usage de cette coiffure au xiv* siècle (L). V. la planche qui représente un religieux carme offrant un livre à Charles Y, atlas du 5e volume de Maillotet Martinsurles costumes, pl.u,n°4.
CALVAIRE. — Miniature de manuscrit du xne siècle, environ, d’Agincourt, Histoire de Vart {Peinture), pl. lvii, n° 4.
Peinture du xme au xive siècle, publiée par d’Agincourt, pl. iii, n° 1, section Peinture.
Très -belle composition du Masaccio à l’église Saint-Clément de Rome, d’Agincourt, Peinture , pl. cliv.
De Buffalmaco, peinture à fresque au Campo Santo, à Pise, gravée dans la Collection des peintures de ce monument , publiée en italien par Lasini. V. la planche du n° 2, xme au xive siècle.
Composition du Giunta, xme siècle, à Assises, d’Agincourt, Peinture , planche en, n°4.
Autre composée et gravée par Lucas de Leyde, pièce capitale de son œuvre.
Sculpture de retable, du xme siècle, Atlas du Sommerard , pl. i du ch. XII.
Autre du xve siècle, publiée par le même, Atlas j pl. ii du ch. II, Peinture , ib., pl. ii du ch. VIII.
Voir toutes les pièces remarquables de ce genre, citées par M. Duchesne aîné, Voyage d’un iconophile. V. la table des matières à la fin du volume.
On en trouve plusieurs de divers maîtres, dans les 2 vol. in-folio de YEtruria pittrice, de Michel -Ange, Paul Véronèse, Annibal Carrache , Albert Durer, Goltzius, Lucas de Leyde, Christ. Schwartz, Rubens, Jacq. Jordans, Lambert Suavius, Jodocus de Wingh, Ant. Van-Dyck. V. leurs œuvres ou celles de leurs graveurs.
Voir aussi au mot Passion.
CALVINISTES. — Assemblées et prêches des calvinistes dans la campagne. Planche gravée à l’eau-forte par Tortorelle et Périssin, pour la Suite des guerres des huguenots ou calvinistes. V. l’œuvre de ces deux graveurs; on en trouve plusieurs sujets reproduits dans le 4e volume de la Monarchie française , de Montfaucon. V. aussi le 11e volume du Trésor de la couronne de France, in-folio, sans nom d’auteur; Leyde.
CALYPTRA. — Sorte de coiffure dont se servaient les doges au moyen âge. On
en voit un exemple dans Y Hicrolexicon de Macri, in-folio, p. 101.
CALZA. — Genre de confrérie ou d’association, vers le xive siècle, ayant pour but de se réunir pour s’amuser et s’instruire, Bonnart a publié leurs costumes, dans sa Collection des costumes du moyen âge , t. II, pl. xci, XCII.
Schoonebeek, Histoire des ordres militaires, in-12 ou in-8°.
CAMAÏEU. V. CAMAYEU.
CAMAIL. — Un des bas-reliefs du zodiaque sculpté sur la façade de l’église de Notre-Dame de Paris , xive siècle, environ, représente un prêtre couvert de son manteau de chœur et de son camail ; publié par Alex. Lenoir, dans le 8e volume du Musée des monuments français, in-8°, planche de la p. 126; et dans le Mémoire de M. le présidentFauris de Saint-Vincent sur les sculptures du portail de Notre-Dame, avec planches, inséré au Magasin encyclopédique de septembre 1815, p. 55 du Mémoire, n° 22.
Camail des cardinaux et des papes; voir leurs portraits dans les vies et histoires des papes de Ciaconius , de Palatius. \. aussi leurs médailles ou monnaies ; au mot Papes, les ouvrages désignés.
— Des chanoines de Lyon , et du prieuré de Saint-Amand,en Normandie. V. les deux planches publiées dans les Voyages liturgiques de Lebrun Desmarettes, 1 vol. p. 48 et 235.
Voir encore l’ouvrage de Willemin, Monuments inédits, t. II, pl. clxxiv, et la p. 15 du texte.
CAMALDULES. — Vue générale de tous les bâtiments de ce célèbre monastère, sous toutes ses faces, dans le grand ouvrage : Theatrum ( novum ) Italiœ, 2 vol. in-folio maximo , publié par Blaeu , Amsterdam ,
pl. XXXII, XXXIII.
Le costume de cet ordre est très-bien représenté dans une grande planche gravée par Jacques Frey, d’après un tableau d’André Sacchi, connu sous la désignation du Moine blanc. V . l’œuvre du graveur. V. aussi au nom Romuald (Saint).
Vêtus sacramentarium camaldulensis , et appendix annalium eamalducensiarum , 7 ou 8 vol. in-folio, renfermant plusieurs planches de monuments de cet ordre.
V. également les ouvrages et collections consacrés à reproduire les costumes des divers ordres religieux, tels qu’Héliot, Bar,
(O Voir aussi les ouvrages de Moléou, Voyag. liturgiques , et de Thiers sur la liturgie.
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Fialctti (1), etc.; la collection du Cabinet des estampes, à Paris.
CAMAR1LL, ou le sanctuaire. — V. au nom Custoja.
CAMAYEU (Gravures en). — Y. toutes les planches de ce genre citées par M. Duchesne aîné , dans son Catalogue du Cabinet des estampes , de Paris, in-8°, dernière édition. Dans son Voyage d'un iconophile, in-8°. V. l’énumération de ces pièces à la table des matières de ces deux volumes.
CAMBRAY (Flandre française). — Cathédrale, hôtel de ville, et autres monuments de cette ville. V. la Topographie de la Frànce, au Cabinet des estampes, à Paris, Y. aussi les planches données dans le 2e volume des Délices des Pays-Bas.
Sceau de la ville 1522, Trésor de numismatique, in-folio ( Sceau des communes ), pl. iv, n° 9.
De divers évêques et abbés, ib., pl. iv, nos 5, G, 7, 8.
Recherches sur l’église métropolitaine de Cambray, 1 vol. in-4°, avec planches, Leglav, 1825, chez Dumoulin, libraire, n° 91 de son catalogue.
CAMBRÉSIS. — Recherches historiques sur les anciennes monnaies des souverains ecclésiastiques et séculiers de ce pays, in-4°, 1824, par Aug. Tribou, Cambrai, avec planches.
Armoiries des maisons illustres de cette province , Méthode pour étudier l’histoire , par Lenglet du Fresnoy, t. IV, p. 193.
Plusieurs des ouvrages cités renferment des planches.
CAMERARIUS. — Ou maître de la garderobe du roi : figure curieuse tirée du manuscrit intitulé: Leges palatinæ , publié par les Bollandistes dans les Acta sanclorum, mois de juin, t. 111, planche de la p. 27 ; ce manuscrit est du xme siècle.
Camerarii secreti papœ, et camerarii participantes. Pour connaître le costume et le rang qu’ils tenaient dans les cérémonies
(1) Voir en outre tous les ouvrages cités sur cet ordre par Lenglet du Fresnoy, Méthode pour étudier l'histoire, in-4°, t. III, p. i42, volume supplémentaire, in-4°, p. 48.
(2) On sait que le travail des camées est désigné aussi sous le nom tiré du grec, anaglyphe ( operis anaglyphi ), dont nous signalons quelques exemples dans notre Dictionnaire. Voir p. 63, ire colonne et aux mots Croix, Chasses, Reliquaires, et le Glossaire de DuCangeau mot Anaglyphus. Macri dans son Hierolexicon, verbo Anagïypha vasa, plusieurs textes du Liber ponlificalis, où il est question d’ouvrages de ce
pontificales, voir au mot Chapelle papale. nos 37, 58.
CAMERINI ou CAMERINO. - Ville d’Italie, dont Muratori a publié une monnaie, dans les Antiquitates Italiœ, xve siècle environ, t. II, p. 673.
CAMÉES du moyen âge (2). — L’on trouve plusieurs sculptures de ce genre, publiées dans l’ouvrage de Paciaudi, intitulé : Antiquitates christianœ, sive de cultu Johannis Baptistœ, 1 vol. in-4°, pl. des p. 168 ,189.
Dans celui de Mamachi, Origines et antiquitates christianorum , 4 ou 5 vol. in-4°.. Voir les planches des divers volumes.
Le camée de la Sainte-Chapelle de Paris, et celui du Cabinet impérial de Vienne, sont les plus célèbres. Le premier est depuis longtemps au Cabinet des inscriptions et médailles, et gravé dans 1 ’ Histoire de la Sainte- Chapelle, par Morand, 1 vol. in-4°.
Le Cabinet de Vienne possède aussi un troisième camée, représentant Rome et Auguste : nous ignorons s’il est gravé.
Le Cabinet des médailles , près la Bibliothèque royale de Paris, possède plusieurs beaux camées de diverses époques, dont le Catalogue du Cabinet des médailles, donne l’indication in— 8°, 1840, p. 115, 116, 121.
CAMERLINGUE. — V. Camerarius.
CAMP DU DRAP D’OR. - Assemblée célèbre, au xvie siècle, où figurèrent, comme l’on sait, François Ier et Henri VIII, avec une suite nombreuse, dont la représentation a fourni les sujets de plusieurs bas-reliefs (3), connus sous le nom du Camp du Drap d’Or, sculptés sur la muraille d’un hôtel de Rouen, nommé de Bourglhéroulde , et publiés dans divers ouvrages dont les plus importants sont :
Le 4e volume des Monuments de la monarchie française , parle père Montfaucon, pl. xxxv à xxxviii
Le deuxième volume du Trésor de la couronne de France, pl. ccxxxi, CCXXXII,CCXXX1II.
Le premier volume des Voyages pittoresques et romantiques dans l’ancienne
genre de travail pour les basiliques Pianchini, Demonsi. hisior. eccles. comprob. monurn., t. Il, p. 212. M. Millin, Dictionnaire des beaux-arts, t. I, verbo Camées, p. i82, 2e colonne, dit que beaucoup de camées que l’on suppose antiques, ne remontent pas au delà du xve siècle.
(3) Outre les gravures que nous signalons ici, ces bas-reliefs, qui sont d’un grand intérêt, sont moulés et se trouvent à Paris, chez Micheli On trouve dans la Mosaïque, 2<- année, ou t- II, p. 298 une description détaillée de l’entrevue des deux princes et du cérémonial représentés sur les bas-reliefs.
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France [Normandie), par MM. Taylor et de Cailleux , pi. glix , clx , clxi , et suivantes.
Le plus important de ces bas-reliefs est celui qui représente Pentrevue des deux princes, entourés d’une suite nombreuse de prélats, de seigneurs, etc.
Une des meilleures réductions de cette suite importante de bas-reliefs historiques, est gravée en tête du 2e volume de la Des. cription des maisons remarquables de Rouen, par M. de La Querière, à Rouen, 1841.
Camp du Drap d’Or. Grande composition du peintre E. Edwards, appartenant au château de Windsor, gravée par James Basire, aux frais de la Société des antiquaires de Londres; il en existe une épreuve à la Bibliothèque royale de Paris, salle d’introduction. Dans cette peinture, l’on ne voit que la cavalcade où figure Henri VIII, roi d’Angleterre, qui est suivi et précédé d’une armée entière; dans le fond , la disposition du camp; un tournoi, etc.; cette importante peinture est reproduite dans Y Angleterre pittoresque , de MM. Roujoux et Minguet, nouvelle édition, chez Ingret, Paris, 1843, 1er volume. °
CAMPAGUS. — Partie de la chaussure usitée dans le costume des monarques francs ou germains, d’une époque reculée. Willemin en donne la forme dans le 1. 1 de ses Monuments inédits , pi. xvn. Y. aussi la p. 11 du texte de M. Pottier.
CAMPANILES (1). — Parmi les monuments de ce genre, on cite celui de saint Georges au Vélabre. V. à ce nom.
Celui de la grande place Saint-Marc, à Venise, publié dans toutes les descriptions de Venise avec planches. V.au nom de cette ville.
Celui de la cathédrale de Florence (2). Ouvrage de Giotto, xne au xme siècle, publié dans la Fie des plus célèbres architectes, par M. Quatremère de Quincy, 1. 1, planche des pages 29 et 50. V. aussi au mot Florence.
Millin, dans son Dictionnaire des beauxarts, t. I, p. 184, cite encore ceux de la ville de Crémone; celui de la ville de Pise; celui de la ville de Bologne; ceux des villes de Ravenne, de Padoue, de Mantoue, à l’église Sainte-Agnès. V. les monuments de ces villes, détaillés à leurs noms, et dans la Topographie de V Italie, au Cabinet des estampes, à Paris.
(1) Sur ce genre de monument, voir le Dictionnair des beaux-ans, par Millin, t. t, p. i84.
(2) Sur ce beau monument, voir l’excellent ouvras de M. Jules Renouvier, Noies sur les monuments qothi ques en Italie, in-S° ; Paris, 1841, p. 57; il insiste sur tout sur la belle exécution de la sculpture de décora iion qui est ici très-remarquable.
CAMPO SANTO. — Célèbre cimetière de la ville de Pise, entouré de galeries renfermant une suite de 41 tableaux d’une grande dimension, peints à fresque par divers maîtres du xive au xve siècle (5).
11 en existe une description publiée en italien, par le chevalier Carlo Lasinio ou Lasini, 1 vol. in-folio; Florence, 1828, dont toutes les planches sont gravées au trait.
On y trouve une vue générale du Campo Santo et deux belles vues intérieures et perspectives; M. du Sommerard en donne aussi une vue intérieure dans Y Album des arts au moyen âge, voir pi. vu de la 9e série. Une autre dans la collection des tableaux composée par M. le comte de Forbin, publiée par Challamel, éditeur; Paris, 1843, 1 vol. in-4°. Il en existe bien d’autres en Italie. V. aussi dans la grande Topographie de l’Italie au Cabinet des estampes, verbo Pise, toutes les planches qui représentent ce monument.
Nous allons donner une indication succincte des divers tableaux qui s’y trouvent, en suivant l’ordre chronologique des faits qu’ils représentent.
La Création , composition singulière où l’on voit Jésus-Christ tenant l’œuvre des sept jours, formant un disque, dont plusieurs cercles d’anges entourent les bords; puis l’histoire d’Adam depuis sa naissance jusqu’à sa pénitence. Cette peinture, qui est du Buffalmaco, est le 16e tableau de la collection.
Sacrifices d’Abel et de Caïn, puis la mort d’Abel et l’histoire de Caïn; il est le 17e de l’ouvrage, peint par Benozzo Gozzoli.
Construction de l’arche et sacrifice de Noé après le déluge; du même ( il est le 18e de l’ouvrage de Lasini).
Ivresse de Noé après avoir essayé la liqueur près du pressoir qui est au milieu du tableau (19e de Lasini j.
Malédiction de Chain. Palais magnifique avec galeries ; du même peintre (il est le 20e de Lasini ).
Tour de Babel. On y voit les procédés de construction en usage au moyen âge. Dans le fond, une ville ornée des plus beaux monuments; c’est peut-être la ville de Pise (le 21e tableau ).
Abraham et l’origine de l’idolâtrie. Palais magnifiques, tableau de Gozzoli (il est le 22e de Lasini).
(3) Millin , Dictionnaire des beaux-arts, p. 269, donne quelques détails sur les dimensions du Campo Santo. Y. aussi la Vie des plus célèbres architectes, par Quatremère, in-8°, 1. 1.
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Abraham et Lot en Égypte , ib. (n° 23).
Abraham victorieux des cinq rois ; à droite est la bataille; les cinq rois sont liés, ib. (n°24).
Sodome brûlée. Anges exterminateurs. Départ de Lot ; du même ( n° 25).
Naissance d’Isaac et son sacrifice, tableau de Gozzoli en cinq actions. Agar dans le fond ; du même ( n° 26 de Lasini ).
Agar châtiée par Sara et chassée. Apparition des trois anges, très-belles figures ; Abraham traite les anges, Benozzo Gozzoli ^n° 27 bis ), de Lasini.
Noces d’Isaac. Départ d’Éliézer. Scène du puits et des chameaux. Retour auprès de son père et repas; du même (n° 27 de Lasini).
Naissance d’Ésaü et Jacob. Bénédiction enlevée ( n° 28 de Lasini); même peintre.
Noces de Jacob et de Rachel. Échelle mystérieuse. Bénédiction de Jacob. Serment de Laban et de Jacob par Benozzo Gozzoli
Rencontre des deux frères. Enlèvement de Dina; du même (n° 50 de Lasini).
Histoire de Joseph en huit actions; du même ( n° 51 de Lasini ).
Joseph reconnu par ses frères, en cinq actions; du même (n° 32 de Lasini).
Moïse, son histoire à la cour du Pharaon, en quatre sujets. Il enlève la eouronne du roi en jouant. La suite de ses actions ( n° 33); par le même.
Passage de la mer Rouge, ib. ( n° 54) ; du même.
Le mont Sinaï et le veau d’or; du même
La verge d’Aaron fleurie. Le serpent d’airain représenté par un dragon. Le tabernacle, ib. (n° 56).
Mortfcde Moïse, enseveli par Dieu même.
Fragment de peinture du même Benozzo et servant de cul-de-lampe à la fin du texte de Lasini, morceau admirable.
Passage du Jourdain . Pierres au milieu du fleuve. Marche autour de Jéricho. David et Goliath; du même (n° 58 de Lasini).
Les malheurs de Job, du Giolto ( n° 14 de Lasini) ; on y voit le diable traduit devant le tribunal de Dieu.
Les amis de Job viennent le voir sur son fumier; ses richesses lui sont rendues; du même peintre (n° 15) (1).
Le crucifiement, par Buflalmaco ( n° 2).
Fragments de peintures de Spinello et
Bruno, représentant la Résurrection. L’incrédulité de saint Thomas. L’Ascension (n° 59 de Lasini).
Assomption de la Vierge. Jésus- Christ tient un nimbe dans lequel est sa mère supportée par des anges. Cartouche du verso de la dernière feuille du texte de Lasini.
Le Jugement dernier (2) avec des groupes d’anges qui sont admirables, surtout celui où se voit le livre ouvert, par Orcagna (n° 4 de Lasini).
Le Triomphe de la Mort; on y voit un concert, une cavalcade contemplant des tombeaux ouverts et autres détails curieux ; des moines dans leurs cellules; des anges et des démons qui enlèvent des âmes et se les disputent. Plusieurs scènes très-énergiues; Orcagna (n°14de Lasini ), publié aussi ans V Album de M. du Sommerard,pl. xvii de la 8e série. Cette planche est loin de valoir celle de Lasini : le grandiose de la composition est ici devenu une espèce de caricature fantasmagorique.
Tableau général de la Thébaïde, où le peintre a réuni les plus célèbres anachorètes depuis l’origine des solitaires et des solitudes, de Pietro Laurati (n° 5 de Lasini)
Histoire de saint Rainier ou Ranier en six grandes compositions qui sont encore placées sans ordre dans l’ouvrage de Lasini.
Sa conversion; on y voit un palais magnifique et une église de forme curieuse (n° Il de Lasini).
Il prend l’habit de moine; il est présenté à la sainte Vierge, assise sur un trône, et qui est une des plus belles figures de vierges qu’il soit possible de voir. Ce tableau est de Sim. Memmi.
Divers miracles de saint Rainier. On y voit une ehapelle avec tableaux et une belle église; du même.
Retour de saint Rainier ; le tableau n explique pas ce qu’il faut entendre par ce retour. V. le texte italien de Lasini.
Mort du saint. Cérémonie de la translation de ses reliques. Son apothéose ou enlèvement au ciel.
Miracles opérés sur son corps apres sa mort; guérisons multipliées.
Vie de saint Éphèse.
Saint Éphèse présenté à Dioclétien, tableau de Spinello Aretino (n° 12 de Lasini).
Saint Éphèse combat contre les païens ; son ange gardien est à cheval à côté de lui,
(O Ici devrail être l’Adoration des maies, par Benozzo-Gozzoli, mais elle manquedans quelques exemplaires du Campo Santo.
(2) La scène de l’enfer et le démon personnifié dévorant les coupables, est dans l’esprit du poëme du Dante ; mais il n’est pas très -heureux , c’est une
arge plutôt qu’une figure effrayante.
jleau qui représente les élus est admirable. Dans tre siecle on réussirait peut-être mieux â repr ater le démon. Voir ce que M. Bio dit de mposition et de celle qui suit, p. 82, Po^ie curet me, et Valéry, Voy. en Italie , t. 111 > P* 2tl*