‹ Dictionnaire iconographique des monuments de l'antiquité chrétienne et du moyen âge ... jusqu'à la fin du seizième siècleChapitre 93 sur 627 · Tome I · texte numérisé non relu

Tome I

le 4e volume, p. 258, pl. vin des Eléments de paléographie, par M. de Wailly.

L’on trouve plusieurs figures de cardinaux à cheval dans les cavalcades du camp du Drap d’Or. V. ce mol.

Voir encore Canonisations, Funérailles, Marches Pontificales, Processions, etc.

Aux noms de Georges d’Amboise, Philippe d’Alençon Rossi (Louis de) , nous donnons plusieurs monuments où sont représentés les cardinaux de ce nom.

Sceaux des cardinaux, publiés dans les Éléments de paléogrophie, de M. Natalis de Wailly, t. III, p. 211 (2).

Cardinales prœsbiteri , cardinales diaconi, cardinalis primus prœsbiter , cardinalis celebrans.

Voir à Chapelle papale , les nos 4, 5, 6, 20, la désignation de toutes ces dignités et de leurs costumes.

CARIATIDES. — V. Caryatides.

CARICATURES (3). — L’emploi de ce genre pour flétrir le vice et les abus; se venger d’un rival ou même pour verser le ridicule sur la vertu importune, est très-ancien. On en trouve de fréquents exemples dès le xie siècle et peut-être auparavant; mais du xive à la fin du xve, la caricaturefait invasion d’une manière désordonnée, même dans les lieux les plus respectables; les églises, les chapelles, l’autel même ne sont pas plus respectés que les édifices les plus profanes.

Les bas-reliefs de Boscherville, de Moissac, les chapiteaux de Saint-Germain-des- Prés, de Notre-Dame-du-Port, Notre-Dame de Caillou ville, en Normandie, les portails de Notre-Dame de Paris, de Notre-Dame de Rouen, l’église de Saint-Ouen et bien d’autres en offrent de fréquents exemples.

Dans les livres nous citerons les miniatures de VHorlus deliciarum (V. ce nom ), les livres d’heures avec les danses des morts, les stalles des églises d’Amiens, de Saint- Denis, de Saint-Spire, de Corbeil, de la cathédrale de Rouen, etc. V. aussi aux mots Allégories, Ane, Astrologie, Calendriers, Ceinture, Charivari, Danse, Diable , Emblèmes, Fous, Loup, Mère-Folie. Les monnaies et les médailles dont nous citons divers exemples dans le courant de ce Dictionnaire, sont aussi à consulter.

sceaux a été passée sous silence par dom Mabillon et par Heineccius, deSigillis-

(3) Nous employons ce mol quoique assez moderne, parce qu’il est devenu tellement populaire que tout le monde le comprend et le connaît Le mot le plus usité pour les monuments du moyen âge est ordinairement celui de aroiesques.

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L’Hôtel de Ville de Saint-Quentin offre aussi dans les détails de ses sculptures plusieurs exemples de ce genre facétieux et d’une gaieté burlesque. On en trouve plusieurs reproduits dans le Magasin pittoresque, t. I, p. 500, 501 . V. aussi au nom Saint- Quentin.

Les miniatures des heures, de certains missels et de bréviaires offrent aussi des figures dont le burlesque passent la permission. Langlois du Fonl-de-l’Arche en reproduit quelques fac-similé. dans son Essai sur la calligraphie.

Les curieux de cette espèce de représentations trouvent dequoi se récréer dans l’ouvrage de M. Rigollot, Monnaies inédites des Fous, des Innocents , etc. , 1 vol. in-8°, avec un atlas assez considérable.

Les.planches gravées pour quelques éditions de Rabelais surpassent tout ce qu’on a pu imaginer de plus extravagant dans ce genre; nous ne pousserons pas plus loin notre inventaire sur ce point.

CARILLONS. — Un des chapiteaux de l’église de Boschbrville semble offrir un des plus anciens (1) exemples de ce genre de musique; on le trouve gravé dans une Description de ce monument , publiée par M. Deville, bibliothécaire de Rouen, 1 vol. in-4°, à Paris, chez Dumoulin. V. aussi le Mémoire sur la musique , par M. Bottée de Toulmont, in-4°, pl. vi, Instructions du comité des arts et monuments.

Autre monté sur un pied, XIIIe siècle environ, Univers pittoresque [France), planche CCCXXXII.

Celui de la cathédrale d’Anvers sc trouve gravé dans le Thésaurus antiquitatum sacrarum d’Angelus Rocca, t. I, p. 194, avec cette inscription : Campanœ trigentœ organi sonum reddentes. Le mécanisme de ce carillon détaillé dans plusieurs planches est des plus curieux.

On doit le trouver dans toutes les descriptions de la ville d’Anvers. V. les planches de la Topographie des Pays-Bas -, tous les grands cabinets d’estampes. V. au mot Anvers ce que nous désignons d’ouvrages sur celte ville.

Carillon d’une autre église en Belgique , d’un mécanisme également ingénieux que la planche peut seule expliquer. Même ouvrage de Rocca, déjà cité, t. 1, p. 195.

Celui de Dunkerque. V. les diverses descriptions de cette ville, telles que dans les Délices des Pays-Bas; les Topographies des

' (!) Celui de la ville d’Alost, e.n Flandre, construit e suiyant quelques écrivains.

Pays-Bas au Cabinet des estampes, à Pkaris, en plusieurs volumes in-folio.

CARLOMAN. — Figure assise de ce prince, statue d’une église de Fulde, gravée dans les Monum. de la monarchie, frctjiç. de Montfaucon, t. I, pl. xx. Le savant bénédictin est loin de la regarder comme ’très-au- • thenliques . ■ •

Trésor de îa couronne de France, t. I, pl. xx, et dans le t. I, du mois de juin, Acta sanctorum, p. 458, sans doute la même que celle ci-dessùs.

Monnaies de ce prince, publiées dans les ouvrages de Le Blanc, Boulroue, le Trésor de numismatique , etc.

CARLOMAN (Saint), représenté en pied.

— Figure de la Bavariapia et sancta, t. Il, p. 69. Cet ouvrage dont toutes les planches sont bien gravées, est de Ruderus et en 5 vol. in-folio.

Les principaux traits de la vie de saint Carloman, fils de Charles Martel, sont peints dans une des salles de l’abbaye du Mont- Cassin. V. les descriptions de ce monument au mot Cassin.

Carloman roi d’Auslrasie, statue tirée des Antiquités de Paris , par Dubreuil ; Costumes français, par Maillot et Martin, atlas du 5e volume, pl, xi, n° 1.

CARLOVINGIENS. — Les monuments de cette race, du moins les plus authentiques, sont réunis dans l’ouvrage de Montfaucon, Monum. de la monarchie française, t. I, pl. xix à xxix, et dans le Trésor de la couronne de France, l. I, pl. xxi à xxvm.

M. Alex. Lenoiren a publié un certain nombre dans son Atlas des monuments français ou de l’Histoire de l’art prouvée parles monuments ; Willemin, Monuments inéd. français; Beaunier et Rathier, Horace de Yieil- Castel et quelques autres qui ne font en général que reproduire les planches de l’ouvrage de Montfaucon, mais mieux dessinées et mieux gravées, sont aussi à consulter.

Les sceaux de plusieurs de ces princes sont publiés dans les pl. xxi, xxv, xxvm et xxix du 1er vol. du Trésor de la couronne de France et dans Montfaucon.

Les ouvrages de diplomatique de France et d’Allemagne en offrent des copies plus ou moins bien exécutées. V. aussi la Collection des sceaux des rois de France, par le marquis de Migieux, in-4°, plat, assez rare.

Pour les monnaies de cette époque ,

i 1487, passe pour le premier instrument de ce genre

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voir les ouvrages de Le Blanc et Boutrou^.

Le Trésor dç numismatique, 1 vol. in-fol., Médailles et monnaies des rois de France.

La Revue numismatique (1), 6 volumes in-8°, année 1856 à.1840, etc., dont la table des matières indique les planches à consulter.

L’ouvrage intitulé : la France historique et monumentale, fen 4 vol. in-8°, par M. Ach. Hugo , olfreàux curieux des monuments nationaux. Cette collection est des plus remarquables étant puisée aux sources les plus accréditées ; on y trouve plusieurs monuments de cette époque assez bien reproduits.

L 'Univers pittoresque, publié par Didot, frères, donne une suite des divers monuments carlovingiens (France), pl. CLXV, CLXVI , CLXVII , CLXVIII , CLXIX à clxx. On y remarque les pièces d’un échiquier; sainte Plectrude, le roi Lothaire, plusieurs églises, deux cornes à boire, etc. V. ces divers mots.

CARMEL ( Le mont) (2). — Vierge dite du Carmel, tenant le saint scapulaire. V. l’ouvrage intitulé : Raccolta delV imagin. délia beat. Virgine, par le P. Bombelli, t. J, p. 141 .

La vue du monastère du mont Carmel est donnée par dom Calmet dans le 1er volume du Dictionnaire de la Bible, in— folio,

CARMÉLITES. — Costume primitif des religieux de cet ordre au vnr siècle, Acta sanctorum des Bollandistes , mois d’avril , t. II, p. 51 et 56. On y voit le prophète Élie en costume de carmélite. L’expulsion des moines est représentée sur une des planches.

Historia generalis carmelitarum , auctore Vintimiglia, 1 vol. in-4°; Naples, avec planches assez bien gravées. Le père Iléliot, Fialetti , Bonanni, Bar, etc., ont publié le costume de ces religieux.

Carmélites femmes. V. les mêmes ouvrages et tous ceux dont Lenglet du Fresnoy donne la liste t. III, p. 148 de sa Méthode pour étudier V histoire, in-4°; plusieurs de ces ouvrages sont avec planches, et aux noms Marie de l’incarnation, Thérèse, etc.

CARMES de la place Maubert, à Paris. — Vues des bâtiments et du costume de cet ordre, Antiquités nationales , par Millin,

(1) C’est celle publiée à Blois, par les soins de MM. Cartier, père, et De La Saussaye, format in-8°, dont il existe 6 volumes depuis 1836, et dont nous avons fait la table des matières pour les six premières années.

(2) Pour l’histoire de celle sainte montagne et de son monastère, voir Moreli, Dictionnaire historique,

{. IV, article XLVI. V. la table des planches à la fin du volume.

M. Alex. Lenoir, t. I du Musée des monuments français , planche^de la p. 210, n° 57, offre la gravure d’une croix processionnelle en orfèvrerie du xme siècle, donnée par saint Louis aux religieux de Paris.

Carmes (Grands) de Metz, élévation et détails de deux magnifiques chapelles de leur églisu , maintenant détruites. Architecture du xve siècle, 58 pieds do haut. Histjoire des atts du dessin en France ou Musée des monum. franç par Alerx. Lenoir, t. Vil, pl. ccL et ccli.

Pour l’histoire de cet ordre, voir au mot Carmélites.

Les principaux détails de ce couvent sont publiés dans la grande statistique de Paris, dressée par ordre du gouvernement et par les soins de M. Albert Lenoir, architecte, 4 planches avec un texte historique et descriptif.

CARNAVAL (5). — Idée d’un carnaval à Rome ou à Venise, vers le xve siècle. Miniature publiée par Bonnart, Collection des costumes du moyen âge, t. II, pl. lxiiï.

CAROLINES (Lettres) de ce nom, dit aussi écriture carolingienne ou encore gallicane. V.les planches des diplômes publiés dans tous les Traités de paléographie, tels que celui de M. Silveslre, 2 vol. in-folio, 1842; celui de M. de Waillv, 2 vol. in-4° ; Paris, 1841 ; dans les Dictionnaires de diplomatique , tels que ceux de dom Mabillom, des bénédictins, de dom de Vaines; celui de M. Bonnetty, dans les divers volumes des Annales de philosophie chrétienne. V. aux tables des matières de tous ces ouvrages ; l’on trouvera l’indication des planches qui reproduisent ces caractères.

CARPI (Le prince Pio da). — Sa statue armée et couchée aux anciens cordeliers de Paris; il porte la casaque militaire ou cotte d’armes. V. à Cordeliers.

CARQUOIS, d’après une miniature du ixe ou xe siècle, France pittoresque et monumentale d’A. Hugo, t. IL pl. xcvi.

Voir aussi toutes les collections d’armes que nous citons à ce mot, et surtout l’ouvrage de Meyrick.

et tous les auteurs qui y sont cités; Morison, Voyage au mont Sinaï,en terre sainte ,etc. i vol. in-8°, p. 558.

(3) Sur l’origine de ces folies, voir l’ouvrage de l’abbé Cancellieri, J. Giuochi, di Agone e di Tesiaccio celebraii nel giovedi, etc., cité par Millin à la note de la p. 245 de là lettre à M. Langlès, Magasin encyclopédique, t. II, avril, 1812.

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CARRARE, ville d’Italie, dont on trouve des monnaies frappées dans le moyen âgeet* publiées dans les Antiquitates Italiœ , de Miiratori, t. Il, p.720.

CARREAU. — Arme usitée au xne et xme siècle. V. le Traité de la milice française du père Daniel, 1 vol. in-4°; Maillot et Martin , Coslumes français , in - folio, pl. i/xxv.

CARREAUX en faïence émaillé.e pour revêtement, pavage intérieur, etc. Suite de spécimens du ixe au xvie siècle, Musée de Sèvres, publié par Brongniard et Riocreux , in-4° ; Paris, 1845 et suiv., chez Leleux, libraire-éditeur. V. pl. xxxm et le texte explicatif.

CARRELAGE en pavés ou carreaux de faïence de divers siècles, Willemin, Monum. inéd., pl. cxciv, ccxvii, cclxxii, cclxxiii, Musée de Sèvres, in-4°; Paris, 1843, Leleux, libraire-éditeur, texte de MM. Brongniard et Riocreux. Y. la liste des planches à la fin du volume.

CARROCCIO. — Nom du char sur lequel on portait l’étendard de la ville de Milan, pris au xue siècle par Frédéric II et déposé au Capitole.

On trouve dans Muratori, Rerum italicarum scriptores, t. XX, p. 662 ou t. IX, p. 759 et suiv., la représentation de deux chars de ce nom, l’un appartenant à la ville de Padoue, l’autre à Crémone

Les auteurs dans lesquels on peut trouver des détails sur le Carroccio, sont : Grœvius, Thésaurus antiquitatum Italiœ, t. 111, en donne une gravure. Gérard Vossius , in Fita sanct. Dyonis.. à la fin du volume. Ghirarducius ( Cherub.), Histor. Bononiensium, lib. VII, cap. 14, anno 1160 et 1170, qui a publié le Carroccio de Bologne. Macri, Hier oie xicon, p. 150, qui donne une gravure sur bois d’un carroccio curieux, quoique grossièrement gravé, et tous ceux cités par Fabricius, Bibliotlieca antiquaria, verbo Signa militaria ; plusieurs des ouvrages qui

(1) Dans le grand Cérémonial français, publié par Godefroy, et dans le supplément in-4°, on trouve • indication de plusieurs tournois, mais il ne cite aucun ouvrage où l’on en trouve la représentation.

(2) Ce règne sortant de l’époque que nous avons en vue dans ce Dictionnaire, nous n’indiquons le mot carrousel que pour ordre,

(3) Parmi tous les ouvrages publiés sur l’origine du jeu de cartes, voir surtout Jansen, t. I de son Traité de la gravure sur bois,e le., p. 84 et suiv., et tous les auteurs qu’il cite. M. Pottier, dans son texte sur les planches publiées par M. Willemin, Monum. franç. inéd , p. 16 du t. II ; le père Menestrier, l'abbé Bullet, Peiguot, etc., M. Leber qui peiïsc que l’on trouve les

y sont désignés sont avec planches. V. les p. 828 et 829.

CARROUSELS (1). Joutes, tournois, entrées, pas-d’armes, combats à la barrière, à la foule, etc.

On ne trouve de carrousels proprement dits en France que sous le règne de LouisXIII (2). V. les monuments de son règne et tout ce qui a été gravé dans ce genre par Callot, Labelle , Tortorel et Parisin. On parle de carrousels du temps des Maures et même des Goths qui inventèrent, dit-on, l’usage des aigrettes et des cimiers, mais nous n’avons pu en découvrir de monuments dans le moyen âge.

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