‹ Dictionnaire iconographique des monuments de l'antiquité chrétienne et du moyen âge ... jusqu'à la fin du seizième siècleChapitre 94 sur 627 · V. aux mots Joutes , Pas-d’armes, Tournois, etc · texte numérisé non relu

V. aux mots Joutes , Pas-d’armes, Tournois, etc

CARTES A JOUER (3) et TAROTS. — Les figures les plus complètes et les plus anciennes qui existent à notre connaissance, pour les avoir vues, sont réunies avec un soin tout particulier dans la collection qu’en a formée M. Leber et qui fait partie de la bibliothèque de la ville de Rouen, qui en est devenue propriétaire par vente notariée dans l’année 1859 ou 1840 et dont on trouve le détail raisonné dans le Catalogue que M. Leber a fait de sa bibliothèque en 4 vol. in-8°.

Fac-similé de 4 cartes à jouer publiées dans l’ouvrage de Strutt, intitulé: On the sports and pastimes, etc., 1 vol. in-4°, page 287,

pl. XXXI.

Autres sur fond d’or, collection du Musée du palais Durazzo , en Piémont, citées par Millin comme les plus anciennes connues, Foyages en Piémont , t. II, p. 245, et dans sou Dictionnaire des beaux-arts, verbo Cartes.

Suite de 17 cartes formant des tableaux à personnages symboliques, composées par J. Gringoneur, pour amuser le roi Charles VI pendant sa démence. Elles sont conservées au Cabinet des estampes, à Paris. M. Lenoir en a publié 12 dans son Atlas des monum. franç. , pl. xui , dont voici le détail :

premières couleurs de ce jeu sur les vêtements d’empereurs et de princesses d Orient. Voir dans ses dissertations le développement de cette idée et les figures en question classées comme preuves de celte découverte dans la Collectionde caries et tarots de la bibliothèque de Rouen, fonds Leber, et sous le n° 1 35 1 du catalogue de ce bibliophile célèbre, et la dissertation insérée dans le 16e volume des Mémoires de la société des antiquaires de France, p- 256 à 384. On y trouve une figure assez curieuse de celles qui composent le Traité de logique figurée, par Thomas Murner. V. pl. vin, p. 280. Figure dite à l’étoile, on y voit le livre ouvert, la truelle, etc.

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1° Un astronome.

2° La jeune fille tenant une quenouille.

3° Le jugement dernier.

4° La fortune.

3° Le fou.

6° Un chevalier.

7° Charlemagne assis.

8° Le pape Boniface IX et 2 cardinaux.

9° Scènes folâtres.

10° Le triomphe de César.

11° La justice nimbée.

12° Le philosophe en méditation.

V. aussi ce qu’il dit de cette suite p. 45 du texte de son ouvrage.

Fac-similé de quelques-unes de ces cartes, publiées par Willemin, Monum.franç. inéd ., t. II, pl. CLXXVI.

Ces cartes sont désignées ainsi : le soleil, le damoi^el, la fortune, l’astronomie, etc.

Un prince d’Autriche jouant aux cartes avec une dame (on voit ici la marque servant à indiquer les points de chacun des joueurs) d’après une gravure de 1500 (1). Y. aussi à Tarots, As et Valets.

Un vitrail du xvie siècle, à l’église de Mortagne, représentant l’Enfant prodigue et publié par \1. le comte deLasteyrie, dans son Hist.de la peinture sur verre, in-fol .,pl. lxv, offre deux personnages jouant aux cartes.

M. Duchesne aîné dans son ouvrage intitulé : Foyage d'un iconophile , in-8°, cite plusieurs jeux de cartes à jouer conservés dans divers cabinets d’estampes d’Angleterre, d’Allemagne, etc. V. à la table des matières de ce volume, Cartes à jouer et celles qu’il cite dans son catalogue du Cabinet des estampes de Paris, in-8° , p. 2, édition 1857.

CARTES ASTRONOMIQUES (2).— Les plus anciennes cartes de ce genre que nous puissions citer sont celles faites sur bois pour une édition de V Introductorium in astronomiam, d’Albumasar Abalachi, astronome arabe; l’édition est de 1506, in-4°, gothique, les figures sont gravées sur bois.

Albert Durer a gravé des cartes astronomiques pour un ouvrage intitulé : Imagines cœli septentrionalis et meridionalis cum duodecim imaginibus zodiaci ; au bas est écrit: Josephus Stabius ordinavit. Conrad. Heinfoge stellas posuit. Albert Durer, ima-

(1) Celte gravure paraît être la même que celle dont nous parlons au mot Bal.

(2) Sur l’invention des cartes astronomiques , voir les ouvrages cités par Fabricius, Biblioilieca anliquaria, in-4% p. 979.

(3) Jansen, dans son Essai sur la gravure sur bois, l’ Origine de l’imprimerie, etc., donne les détails les plus curieux sur l’origine des premières caries et les

ginibus circumscripsit, 1515. V. les œuvres du graveur.

CARTES CATALANES. V. Cartes géographiques.

CARTES GÉOGRAPHIQUES (3). — Carte anglo-saxonne de l’Europe au xe siècle, publiée dans le 8e vol. du Magasin pittoresque, p. 208, indiquant la source authentique d’où provient cette carte sur laquelle on ne voit figurer ni la Germanie ni la France.

On trouve dans le 9e vol. du même ouvrage, p. 291, une énumération des cartes et plans de diverses parties du monde, depuis le vnie ou ixe siècle jusqu’au xve, en manuscrits ou gravés , déposés au Cabinet des estampes de Paris ( département des cartes géographiques).

Carte de Suède au xe siècle , fac-similé publié dans le 8e volume du Magasin pit tor., p. 208.

Cartes en miniatures du xive siècle, citées dans les Annales de philosophie chrétienne, t. XIX, p. 212.

Les cartes de Ptolémée, imprimées à Ulm, par Léonard Holl, gravées sur bois par Jean Schnitzer d’Arnsheim, sont remarquables; il en existe une 2e édition de 1486.

Les cartes de Ptolémée gravées au burin, en 1462, à Bologne, portent une date fausse ainsi que le prouve Jansen, p. 169 de son Essai sur la gravure et l’imprimerie.

Cartes dites catalanes. M. Paulin Paris, Notices des manuscrits franç., t. I, p. 346, signale sous le n° 6816 un volume in-folio, orné de caries coloriées avec initiales en or et couleur. Ces cartes au nombre de 6 ont été publiées par les soins de M. Buchon , avec un texte qui les accompagne; elles sont de 1375, à ce que l’on pense plus généralement. M. Jomard en a fait aussi une nouvelle publication.

On y voit la figure de l’homme sous l’influence astronomique des astres, des figures des quatre saisons avec légendes, les pavillons et armes de la Norwége, du Danemark, de l’Irlande; des cartes de l’Asie accompagnées de toutes les traditions delà Bible, accompagnées de représentations de l’arche deNoé, de la tour de Babel, de l’ancienne Babylone , etc. V. les détails don-

diverses éditions de l’ouvrage de Ptolémée, t. i, p. 1 53, 168 et suiv. Le beau travail de M. Léon de La Borde sur les cartes géographiques dans son grand ouvrage intitulé . Commentaire géographique sur l’Exode et les Nombres, i vol. in-folio, à Paris, elle compte rendu sur cet ouvrage, Annales de philosophie chrétienne , t. XXV, p.95.

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nés dans le texte de M. Paris, et les divers éditeurs de ces curieuses caçtes.

Carte du Nouveau Monde, ouvrage de 1500. V. Continent (Nouveau).

En 1478 parut une nouvelle édition du Ptolérnée; avec gravures eu taille-douce. On présume, dit Jansen , que ces planches furent faites de 1472 à 1473 ( Origine de la gravure, etc., p. 167).

En 1507 et 1508, deux autres éditions avec quelques cartes nouvelles, qui dans l’origine étaient au nombre de 27; il en existe aussi une édition de 1511.

Carte mappemonde représentant toute la terre, ouvrage de damasquinerie et de niellure, exécuté dans le xvc siècle avant la découverte de l’Amérique qui ne s’y trouve pas, d’Agincourt, Sculpture , pl. xl.

— Reproduite par le cardinal Borgia , dans un ouvrage intitulé : Apographon descriptionis orbis terrœ cum figuris , etc., vers le xve siècle, etc. ; Rome (1).

Les planches de la Cosmographie , de Munster ( Sébastien), publiée en 1544 ; suite de planches de bois assez mal exécutées.

Celles du Theatrum orbis terrarum, d’Ortelius, publiées en 1570, exécutées en tailledouce, 1 fort vol. in-folio; de 1 ''Orbis terrarum descriptio , 1 vol. in-folio, et de la traduction française de cet ouvrage.

Celles de l’ouvrage de Belleforest, intitulé : Cosmographie universelle de la terre, publiée à Paris en 1575 et 1576, ou environ. On y trouve, outre une foule de cartes et de vues de villes, les divers costumes des peuples du monde connu alors; malgré la sim plicité des gravuresquin’ofïrentpourla plupart que des vues fantastiques, elles sont encore curieuses comme donnant au moins l’idée et les noms de beaucoup de monuments qui y sont cités, et étant ainsi un mémento de l’état de la science et de l’art typographique de l’époque où elles furent dessinées et gravées, 1 vol. in-folio.

Au Cabinet des estampes, de Paris, diverses collections spéciales, aussi curieuses que bien classées. Y. le Catalogue de M. Duchesneaîné, sous la lettreX, touchant deux cartes géographiques du xvie siècle, qui existaient à la Bibliothèque royale etquiont été dérobées à ce qu’il paraît.

CARTOUCHES. — D’encadrements , d’armoiries, de meubles, de vases, etc. Les principaux ouvrages où nous avons trouvé des modèles de ce genre d’ornement, à la fois riche et bizarre, sont :

(I) D’Agincourt, p. 37 de l’explication des planches de son ouvrage, assure que sa planche est plus exacte que celle du cardinal. Le monument lui avait appar-

La Description du monde , d’Ortélius, traduction de son Orbis terrarum descriptio, in-folio; chaque planche de cette géographie est ornée d’un ou deux cartouches dont aucun ne se ressemble, et ce volume renferme plus de 100 planches.

Dissertatio de imperatorum Constantinopolitanœ, seu inferioris œvi vel medii imperii numismatibus , par Du Cange, 1 vol. in-4°, à Rome, avec planches ornées de cartouches d’une belle exécution.

Dans les diverses éditions de la vie des papes, par Ciaconius, Palatius, etc., on trouve au moins 3 à 400 modèles variés de ce genre d’ornements.

Ceux composés ou publiés par Jacomo Marrucci ou Marchucci. V. son œuvre, et le volume intitulé : Recueil de cartouches, 1 vol. in-folio, par divers artistes, anciens et modernes, au Cabinet des estampes, à Paris.

Ceux composés par Théodore de Bry et Michel Leblond, Stephanus de Laulne, Léonard Galter, les frères Galle, et quelques autres. Y. leurs œuvres.

Winceslas Hollart s’est aussi exercé dans ce genre de composition, ainsi que Mathieu Gruter, les Wierix, etc. V. les œuvres de tous les graveurs dont il serait impossible de donner les détails; le Cabinet des estampes de Paris, de Yienne, de Dresde, etc., renferme des richesses en ce genre, qui demanderaient des volumes de détails.

On trouve aussi des cartouches bien composés dans le livre intitulé : Monumenta illustrium virorum, de Boxhornius,l vol.

in-folio; dans celui de Schrinkius, intitulé : Imagines illustrium virorum, ducum, baronum, etc., 1 vol. in-folio, orné de planches très-bien gravées , entourées de riches encadrements et cartouches.

Ceux des panneaux des portes de l’église Saint- Maclou , à Gisors, publiés dans les Voyages pittoresques et romantiques dans V ancienne France, par Taylor et de Cailleux (Normandie ), pl. ccx, cclxvi.

Ceux d’un magnifique vase, ou urne sépulcrale du cœur de François Ier, du xvie siècle, placé autrefois au Musée des Fetits- Augustins , et gravé dans les diverses publications de cette collection. Y. les planches de la salle du xvie siècle, n° 65; ce monument et son piédestal sont des ouvrages du sculpteur Bontemps, qui l’avait exécuté pour l’église Saint-Denis. V. les ouvrages de Biet, Lavallée et Réville, sur le Musée en question, et ceux de M. Lenoir (2).

tenu. Y. aussi ce que dit M. Paulin Paris, p. 343 du 1er vol. de ses Notices sur les manuscr. franç.

(2) Ce beau vase est maintenant placé dans les ca-

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CARYATIDES(l). — Ciampini endorme un exemple tiré d’une mosaïque des catacombes, Fetera Monumenta, t. II, pl. l.

Quelques monuments du moyen âge en offrent de singuliers spécimens, du xe ou xr siècle, à l’abbaye de Tournus, Taylor, Franche-Comté , pl. xvm et xxi; à Boscherville ( Normandie ), voir ce nom.

Au cloître de Saint-Bertrand de Comminges, Taylor [Languedoc) , pl. clxxxvi.

Au portail de l’église de Germigny (iVTvernais ). Y. Germigny.

Au xve siècle, celles d’une belle cheminée de l’Hôtel de Ville d’Anvers. Y. l’ouvrage des frères Haghe, Sketches on Belgium, etc., in-folio. V. la liste des planches.

Cicognara en signale quelques exemples dans sa Storia délia scultura in Italia ,

t. II, pl. LXXXII.

Celles du tombeau de Jules II, par Michel- Ange. V. son œuvre.

Le château de Fontainebleau en offre des exemples multipliés. V. à ce nom.

M. Alex. Lenoir a publié un bouclier du xvie siècle , orné de ce genre de figures , Musée des monuments français > t. IV,

pl. CXXXVIII.

On trouve plusieurs meubles, du xve au xvie siècle, avec cariatides, dans V Atlas de M. du Sommerard, pl. vm et xi, ch. XII, et dans son Album, pl. xix et xxm de la lre série, pl. xiv et xxiii des 2e et 4e séries.

Les plus belles figures de ce genre sont celles de Jean Goujon , à la tribune qui se voit au Musée du Louvre, salle des monuments français. V. le recueil de ses œuvres, et dans l’ouvrage publié par M. de Clarac, du Louvre et des Tuileries, in-8°, pl.xuv,xLV. M. Baltard, père, architecte, a donné ces belles figures, grandeur in-folio, dansson ouvrage intitulé : Recueil d’ architecture française.

Autres de la plus grande beauté, au tombeau d’un prince italien , Collection des tombeaux de la Toscane, par Millin, infolio, au Cabinet des estampes, à Paris, pl. xlviii.

veaux de Saint-Denis, aux pieds des statues de Henri II et de Catherine de Médicis, couchés sur leurs pierres sépulcrales.

(1) Sur l’origine et l’emploi de ces sortes de figures, voirie Dictionnaire des beaux-ans de Millin.

(2 1 Outre les volumes de la grande Topographie de . l’Italie, au Cabinet des estampes à Paris où l’on trouve les plans et vues de la ville et de la Santa Casa, il existe plusieurs descriptions de ce célèhre pèlerinage, les principales sont Lauretana historia, in-8°; Mayence, 1 567, par Horatius Tursellinus.Y. les diverses éditions de Rome et de Milan ; celle de Martorelli, in-folio, Teatro istorico délia Santa Casa, à Rome, 2 vol. in-folio, avec figures.

(3) Contucci (Andrea) a représenté l’annonciation autrement que ne font la plupart des peintres. L’ange Gabriel est accompagné de deux autres grands anges

Celles du tombeau de Louis de Brézéàla cathédrale de Rouen. Y. Brézé et Rouen.

A la façade de la cathédrale de Burgos se voit une galerie assez élevée, ornée de nombreuses statues qui semblent soutenir les chapiteaux du couronnement, Espagne artistique et monumentale, in-folio. Y. la planche de ce portail (chapitre de Burgos), 7e livraison.

CASA (Santa). — Ou la petite maison de Notre-Dame-de-Lorette (2).

Plusieurs grands artistes furent chargés de la décoration de la Santa Casa, par les ordres du pape Jules IL

Voici le détail des peintures et des sculptures :

Sur la muraille, côté de l’occident :

1° L’Annonciation, par Contucci (3).

2° LaVisi ta tion, par Raphaël de Mon te Lupo.

3° Le dénombrement fait à Bethléem, par François de Saint-Gai.

Ou tre ces peintures sont quatre statues, savoir : deux de sibylles , et deux de prophètes ; la sibylle libyque et ladelphiné; les prophètes Jérémie et Ézéchiel. Aux mots Prophètes et Sibylles nous reviendrons sur ces figures

Sur la muraille qui regarde le midi, on voit

i° La Naissance du Sauveur (4), par Con tucci.

2° L’Adoration des mages, par le même, et Raphaël (5) de Monte Lupo.

Les statues représentent le prophète Malachie, David et Zacharie. Les sibylles persienne ou persique, celle de Cumes et celle d’Érythrée, par Guillaume de La Porte.

Les ornements sont de Trîbulo, Mosca, Raphaël et François de Saint-Cal.

Trois des anges qui surmontent les portes sont de Mosca.

Sur la muraille, côté de l’orient, est représentée la Mort de la sainte Vierge, par Dominique Lamia , en compagnie de Raphaël de Monte Lupo, et de François de Saint-Gai.

Le 2e tableau est consacré aux diverses

dont l’un porte des fleurs ; le Père Éternel descend sur une nue, où se voit le Saint-Esprit; mais ce qui est plu» remarquable, c’est l’action qui se passe dans une espèce de cabinet placé près de la chambre de la Vierge. On y voit un arbre au haut duquel sont deux figures, dont une d’ange semble vouloir s’opposer à ce que l’autre pénètre dans le logement de Marie. Si c’est l’ange des ténèbres qui veut lutter contre Gabriel, la pensée est hardie et neuve.

(4) Ce tableau serait plus exactement désigné l’Adoration des bergers, puisqu’ils sont près dé. reniant.

(5) Pour ce qui concerne ces divers artistes désignés ci-dessus sous les nos 3, 4 et 5, voir les détails donnés par Millin, Voyage en Italie, t- I, p. 307;les Voyages de Lalande en Italie, en plusieurs volumes in-8°, celui de M. de Valeri, in-8°, 1. 1 T 1 , p. 277 à 28i.

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translations de la Santa Casa, il est de Tribulo et Saint-Gai fl).

Ce tableau, qui est très-compliqué, est ainsi disposé : dans le fond , deux hommes se battent pour savoir qui des deux possédera la sainte maison de Nazareth , et ils la perdent tous deux. On voit la première translation.

La maison s’étant reposée, des pèlerins viennent lui rendre leurs hommages; voir l’historique.

Sur la droite, près d’un bois, des brigands massacrent des pèlerins, ce qui est cause de la deuxième translation. Le petit bois est celui qui appartenait à une veuve nommée Lorette.

La sainte maison est enlevée par les anges, et traverse la mer pour aller se reposer à Lorette.

Les sculptures représentent la sibylle de Cumes, la samienne, ou de Samos, les pro-

f)hètes Moïse et Balaam. Ce côté fut fait par e Bramante , sous Léon X et Grégoire XIII, de 1514 à 1579.

Sur la muraille qui regarde le septentrion, on voit représentés:

1° La Naissance de la sainte Vierge, composée par Contucci, et peinte par Baccio Bandinelli et Raphaël de Monte Lupo.

2° Le Mariage de la Vierge , par le même, et peint par Raphaël de Monte Lupo; le personnage qui casse son bâton, dans ce tableau, est de Tribulo.

Les sculptures représentent le prophète Isaïe, Daniel, Amos, puis trois sibylles : la phrygienne, la tiburtine, et l’hellespontine, sur lesquelles nous reviendrons au nom de chaque figure.

Toutes ces peintures et sculptures sont gravées soit par Joan. Bapt. de Cavalleriis, en 6 feuilles, petit in-folio, en 1567. V. son œuvre. Par Pierre Picart, même format, et dans les Voyages de Misson en Italie , t. I, p. 307. V. aussi les planches de V Histoire de la Santa Casa , deMartorelli, 2 vol. in-fol.

CASAQUES. — A manches. Une collection de costumes par Abraham Bosse, renferme une série de vêtements de ce genre, depuis les xvc et xvie siècles. V. l’œuvre de ce graveur.

Voir également toutes les collections de costumes, que nous citons à ce mot.

Les statues de l’amiral Chabot et du prince Pio da Carpi, au Musée des monuments français, sont représentées couvertes de leur casaque ou cotte d’armes. V. Chabot et Carpi.

( 1) Sur une magnifique cheminée, style du xvie siècle, à la maison dite de la Croix-de-Fer , à Rouen, l’artiste avait sculpté cette gracieuse légende. Y. les

Casaques de chevaux de bataille, Musée des monuments français, par Alex. Lenoir, t. V, pl. ccx delà p. 228.

CASATE (Piémont). — Dans l’église des Dominicains de cette ville, se voit un magnifique tombeau du chevalier San Giorgio, placé dans le chœur. Ce monument, qui est de la fin du xve siècle, est gravé dans la Chronique italienne, due à ce personnage, et publiée par le comte de Vernazza.

Les ornements présentent un mélange de symbolisme chrétien et païen.

CASIMIR (Saint). — La grande collection des saints, réunie en 36 vol. in-folio, au Cabinet des estampes, à Paris, offre plusieurs figures de ce saint personnage.

CASIMIR III ( ou le Grand ). — Roi de Pologne, au xive siècle; figure de ce prince , publiée dans diverses histoires de ce pays, dans Y Univers pittoresque {Pologne), 2 vol. in-8°, publié parDidot, frères, avec les planches de portraits, ou bustes en pied.

Voir aussi la Pologne historique et monu mentale, 5 vol. in-8°, par Léonard Chodzko et Stanislas Grabowski , Paris , 1836 et 1840, avec planches.

CASQUES. — L’on trouve toutes les formes de casques sur les médailles, les monnaies , et les sceaux de chaque peuple , depuis Byzance jusqu’à la fin du xvie siècle.

Dans les ouvrages, avec planches en bois ou au burin, qui traitent de chevalerie, de tournois, de batailles. V. à lous ces mots.

Dans tous les ouvrages qui offrent des suites de monuments nationaux ou étrangers, de portraits de princes et de guerriers , sur leurs tombeaux, etc. V. aux mots Armes, Armures, Tombeaux.

Les musées d’artillerie, publiés en France ou à l’étranger, celui de Paris, de Madrid, de l’empereur de Russie, etc., sont également à consulter. V. Artillerie.

M. Allou, membre de la Société royale des antiquaires de France, a publié plusieurs dissertations où il traite des diverses formes de casques, dans l’ordre chronologique. Ces dissertations se trouvent dans les Mémoires de la société des antiquaires de France, t. X.

L’ouvrage de Schrenckius, intitulé : Imagines aagustissimorum principum , comitum, baronum, etc., 1 vol. in-folio, planches magnifiques, est encore à consulter.

bas-reliefs qui la reproduisent dans les Voyages duns l’ ancienne France ( Normandie ), par Taylor et de Cailloux, t. II , pl. CLXX1V ftCLXXV.

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L 'Archeologia britannica , lome XXIV.

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