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Ange et Raphaël, mais non exécutés ; publiés dans divers ouvrages et surtout dans les œuvres des deux maîtres, au Cabinet des estampes de Paris et de toutes les grandes collections.
Candélabres du xive au xvc siècle, formes gothiques, publiés dans l'ouvrage anglais de Shaw, rendent furnitures. Ils sont ornés de figures de saints et de moines, placés dans des niches gothiques.
Pugin, dans un ouvrage in-4° Sur les objets de serrurerie à l'usage des églises, en a publié aussi de très-curieux dans le goût gothiquele plus riche, mais il n'en indique pas la source, ce qui est suspect. V. la pi. xxvi, et dans l'ouvrage intitulé : Compositions pour l'orfèvrerie gothique et de la renaissance , vol. in-4°.
On trouve diverses formes de candélabres ou chandeliers employés comme symboles (1) sur des sarcophages chrétiens et des lampes provenant des catacombes. V. Lucernœ sépulcrales veterum, etc., Bellori et SantoBartoli, 1 vol. in-folio, pi. n°xxxn. Mamachi, Origines et antiquit. christ., Casalius, de Ritibus christ., voir les planches; d'A gincourt, Hist. de l'art (Sculpture), pi. vin, n° 8.
Les mosaïques des anciennes églises peuvent aussi offrir des documents et des figures curieuses de ce genre.
Voir Ciampini , Fêtera Monumenta, 1. 1,
pi. XV, XL VI.
Candélabre à deux branches dont le pied sert de pupitre, près du beau tabernacle de l'église de Gana, publié dans l'ouvrage de L. Haghe , intitulé : Sketches in Germany and Belgium, in-folio. V. la table des planches; reproduit dans l'ouvrage intitulé : la Belgique monumentale ; Paris, 1843, 1er volume, p. 260.
Voir le complément de cet article au mot Chandeliers.
CANDIDE ou CANDIDUS (Saint).— Ce saint est représenté en face d'un autre en costume de moine et assis. V. l'ouvrage intitulé : Antiquitates Fuldentiœ libr. varior. auctor., a Christophor. Brovero, 1 vol. in-4°, planche de la p. 171, très-bien gravée.
CANÏGOU (Saint-Martin de). — Ruines de l'abbaye de ce nom, publiées dans Pou-
Ci) Sur l'emploi des candélabres ou chandeliers employés comme symbolisme chrétien, voir les savantes dissertations de Ciampini, Vetera Monumenta, t. II, p, 59, 1, A ; Aringhi, Roma subierranea, t. II, p. 651 ; Cours d'hiéroglyphique chrétienne , par M. Cyprien Robert ; Université catholique , t. VI, p. 433 ; la Symbolique de Greulzer, traduction de M. Guignon, 4 vol. in-8°; Casalius, de Ritibus chrislianorum, in-4°, p. 236.
vrage intitulé : Voyages pittoresques dans les Pyrénées françaises, in-folio, par Melling; Paris, 1840-41, pi. lxviii, et le texte.
Celui de MM Taylor et de Cailleux, Voyages pittor. dans l'ancienne France, in-folio (Roussillon)y t. I, pi. clxii, clxvii, bis, ter.
Voir aussi ce qu'en dit le baron Taylor, ouvrage intitulé : les Pyrénées, in-8°, p. 228.
Tombeau de l'abbé, soutenu par 4 lions. Voyage pittoresque, pi. clxxi, 5°.
Inscriptions du xne au xme siècle, ib., pi. clxxi, 4°.
CANNES tenues par des femmes au ix9 et xe siècle. - Cet usage est cité par Maillot, p. 65 de son S" vol. des Costumes français. Herbe en donne un exemple , Histoire des arts en France, etc., in- 4°, pi. xvn.
CANON DES ÉVANGILES (2).— M. le comte de Bastard a publié plusieurs fac-similé de ce genre dans son grand ouvrage de la Reproduction des manuscrits français, parmi lesquels on remarque celui de l'ancienne abbaye de Saint-Médard de Soissons, qui date du vme au ixe siècle. V. les lre et 2e livraisons.
La bibliothèque de Dijon possède un magnifique exemplaire des divisions du canon des Évangiles, par Eusébe deCésarée, manuscrit du ixe siècle.Willemin, dans ses Monum. inéd., donne un fragment d'ornement tiré de ce livre, t. I, pi. xlvi. M. le comte de Bastard en reproduit plusieurs des vme, ix% xe siècles dans son grand ouvrage sur les Manuscrits français, livr. 1, 2, 3.
CANON CHRONOLOGIQUE. — On trouve plusieurs fac-similé d'un manuscrit qui peut dater du vrau vir siècle, intitulé : Thésaurus temporumseu chronicor. canonum omnimodo hislor., publiés d'une manière admirable dans l'ouvrage anglais de Shaw, intitulé : Illuminated from manuscripts ofmiddleage, 1 vol. in-4°, voir les premiers feuillets.
Montfaucon dans sa Paléographie grecque et Larnbecius dans sa Bibliotheca Cœsarea, t. II , coll. 127, ont également donné des fac-similé gravés de ce monument calligra-
f)hique, mais Shaw les reproduit avec tout e luxe de peinture et des ors du manuscrit.
(2) Sur la véritable signification de cette désignation et son usage, voir BaCange, Glossarium latinum,\erbo Canon; Isidore de Sévi lie , liber 6 de ses Origines, cap. V; Macri, dans son Hierolexicon, n'en dit rien non plus que le Dictionnaire ihéologique de Bergier, 3 vol. in-4°; voir le texte de l'ouvrage de M. le comte de Bastard.
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CANON DE LA MESSE. — Beau spécimen de ce genre d'ornement liturgique , manuscrit du ixe siècle (1). On y voit deux miniatures représentant, Tune un prince franc entre deux évêques , l'autre saint Grégoire le Grand et ses deux secrétaires avec lescrinium , reproduit par le comte deBastard, Manuscrits français, in-folio, 2e livraison.
CANONS APOSTOLIQUES. — Dans le 27e volume des Annales de philosophie chrétienne, p. 221, on trouve le fac-similé d'un manuscrit des canons apostoliques du vne siècle , et un autre d'un manuscrit du xir siècle, écrit par le vénérable Bède; une savante dissertation du père H. de Ferrari, préfet de la bibliothèque Casanate, à Rome, sur les manuscrits et les parchemins du moyen âge, accompagne cette pièce.
CANONS D'AUTEL. V. Tableaux d'autel.
CANONS DE GUERRE. — On trouve diverses formes de canons dans les miniatures des manuscrits de Froissard, de Monstrelet et de quelques autres ; dans les nombreuses gravures sur bois de la Vie de l'empereur Maximilien d'Autriche, dans les diverses tapisseries nationales publiées par Ach. Jubinal. V. Tapisseries.
Dans le traité de Végèce, de Arte militari(%), 1 vol. in-folio, 1558, ou toute autre édition. V. les planches des p. 122, 125, qui offrent un canon à deux gueules ou bouches. V. encordes planches des p.l26à 132.
Un canon d'une forme singulière tiré d'une des miniatures du grand Froissard (Biblioth. royale, manusc), a été reproduit et gravé dans une Histoire d'Angleterre, de Goldsmith, édition illustrée, publiée à Paris, en 1839-iO, chez Aubry, 1 vol. in-8°, intitulé : Goldsmith's History of England from the invasion of Julius Cœsar, etc., 1 vol. in-8°. V. les vignettes sur bois au nombre de 115, et celle d'une miniature de 1370 dans le Picturial history of England, t. I, planche de la p. 875.
La pièce dite le Canon, gravée par Albert Durer. V. son œuvre dans tous les cabinets publics d'estampes ; très-recherchée quand elle est belle d'épreuve.
Voir encore ceux publiés dans VEncyclopedia of antiquities de Fosbroke, in-8°, t. II, p. 902; dans YArcheologia brilannica,
(i) Provenant du trésor de l'église de Metz.
(2) Le traité de Végèce avait pour but de faire connaître l'art militaire chez les anciens, et l'artiste ne nous met sous les yeux que des appareils de guerre en usage aux xve et xvie siècles.
(3) Fabricius, Bibliotheca antiquaria, donne une liste de plus de 20 auteurs qui ont écrit sur celle ma-
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t. XXVIII, p. 550 à 352; dans le Magasin pittoresque, t. IV, p. 200; dans le Musée des familles, t. I, planche de la p. 82 ; collection variée de canons à toutes les époques, dans le Vade-Mecum du peintre, par Vigne, 2 vol. in-4°; Gand, 1841.
La manière de percer les canons est représentée dans la planche n° 3, intitulée : Pulvis Pyrius, de la suite intitulée : Nova reperta, gravée par Philip. Galle, d'après Stradan, pour un ouvrage de Guy Pancirolle ; voir l'œuvre du graveur et celle de Stradan.
Jost Amman a également représenté ce genre de métier dans son petit livre intitulé: de Artibus illiberalibus et mechanicis, etc., 1 vol. in-12. V. les exemplaires du Cabinet des estampes à Paris, et de la bibliothèque de Rouen (fonds Leber).
CANONISATION (3) dans l'Église latine et grecque. — Médaille du pape Sixte-Quint (1588), Bonanni, Numismata pontificum, voir au nom de ce pape ; Dumolinet, Numismat. pontificum, in-folio, pi. xxn, n° 36.
Voir aussi le Trésor de numismatique, volume des Médailles des souverains pontifes, au nom de Sixte-Quint.
Cérémonies en usage à Rome lors de la canonisation d'un saint. Médaille du pape Eugène IV, Dumolinet, pi. m, n° 5; du pape Alexandre VU, ib., pi. xxxiii, n° 26; de la canonisation de saint Charles Borromée ; médaille du pape Paul V; Dumolinet, ib., pi. xxviii, n° 13; de cinq saints; médaille de Grégoire XIV, pi. xxix, n° 3; de deux saints; médaille du pape Clément IX, ib., pi. xxxiv, n° 10; médailles du pape Clément X, pi. xxxv , nos 8 et 9.
Charles Fontana, architecte romain, a gravé une grande composition intitulée : Prospetto del teatro sacro il Tempio Vaticano in cui suntuoso preparamento festiggia allégorie di cinque Êroi Canonizzati , etc. V. l'œuvre de Fontana (4).
Cette composition se trouve reproduite dans le 2e volume des Cérémonies religieuses, publiées par Bern. Picard, in-folio. V. aussi l'atlas de l'édition in-4°, faisant suite à une encyclopédie méthodique.
Procession magnifique de tous les ordres religieux, des congrégations de Rome , du sacré collège et dignités de Rome à cette occasion. Cérémonies religieuses, ib., t. II,
tière, voir depuis la p. 368 jusqu'à 379 ; mais ce savant auteur étant protestant, il faut consulter ce catalogue avec une certaine précaution.
(4) Nous ignorons pour quel ouvrage cette planche a été gravée ; il se pourrait que ce fût pour celui rntilulé .- il Tempio Valicano e la sua origine, Rom, 1694, grand in-folio.
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planches des p. 266, 269, et l'atlas de réel ition in-4°.
CANOSA. — Cette ville possède plusieurs monuments du xr siècle au xne siècle, publiés par le duc de Luynes. Monum. des Normands dans V Italie méridionale , in-folio; Paris, pi. m, iv, îx, x, xi.
CANOSSA. — - Nom d'un palais de Vérone, construit vers le xvie siècle , d'Agincourt , architecture, pi. lxxh , n° 29. V. aussi Sarayna ( ïoreli ), Liber de origine et amplitudine civitatis Veronœ, à Vérone, 1540, infolio, ouvrage rempli de planches.
CANTHARUS, sorte de lampe en forme de vase à col , et suspendu par des chaînes. Macri en donne un exemple dans son Hierolexicon, in-folio, planche de la p. 117.
CANTINE, vaisseau propre à porter la liqueur ou toute espèce de liquide, couverte de sculptures en demi-relief, travail en or et argent du xvr siècle. Collection d'armes et meubles, par M. Asselineau et quelques autres artistes, à Paris, chez Hauser, infolio, pi. XXIII.
CANTIQUES DES CANTIQUES. — Le plus ancien livre que nous ayons trouvé, offrant des représentations allégoriques tirées de ce livre de Salomon, est celui intitulé : Historia seu providentia virginis Mariœ ex Cantico Canticorum, ouvrage publié dans le xve siècle ; il est orné de 16 planches gravées sur bois vers la même époque. Le baron de Heinecken en a donné quelques facsimilé dans son ouvrage intitulé : Idée d'une collection complète d'estampes qui n'est autre que la description du Cabinet des estampes de Dresde. V. dans l'ouvrage ci -dessus les planches des p. 374.
L'une d'elles représente l'épouse du Cantique accompagnée des vierges sages.
Plusieurs des textes les plus saillants du Cantique des Cantiques sont l'objet de compositions mystiques, gravées par Bolsvert ou ses élèves, pour l'ouvrage intitulé : Pia desideria, 3 parties en 1 vol., dont l'auteur est Herman Hugon. V. surtout les planches nos22,23, 24,25,26, 27,29, 31,32,33, 34, 55, 45.
La magnifique mosaïque de l'église Sainte- Marie -Transtibérine est exécutée d'après un texte du livre des Cantiques de Salomon.
(i) L'épaule est ici prise pour la tête, du moins dans l'intention de l'artiste qui aurait dû se conformer au texte.
'2) Pour les documents historiques, voir les auteurs
On y voit Jésus-Christ et sa mère, assis sur un siège de forme byzantine; la Vierge a un costume très-remarquable, dans le goût des impératrices d'Orient; elle tient une pancarte sur laquelle sont écrits ces mots : Leva ejus sub capite meo et dextra illius amplexabit me. Jésus-Christ a en effet une de ses mains sur l'épaule (1) de sa mère, et de l'autre il tient un livre ouvert, sur lequel est écrit : Feni, electa mea, etponam le super thronum meum. A droite et à gauche des deux personnages sont placés le pape Calixte et saint Pierre, dont la robe porte des lettres monogrammatiques , sur lesquelles il existe de savantes recherches, restées sans résultats satisfaisants. V. Manteaux lettrés. Au-dessus de ces figures, celle du pape Calixte tenant un petit édifice entre ses mains, en signe de quelque fondation, saint Laurent tenant une grande croix et un livre fermé ; puis le pape saint Corneille, le pape Jules et saint Calépodius, prêtre , lesquels tiennent tous des livres. Cette belle mosaïque est assez bien gravée dans le 2e volume du mois de mai, p. 499 des Acta sanctorum des Bollandistes, édition d'Anvers.
CANTORBERY (2). — Les détails d'architecture de la magnifique église de ce nom sont publiés dans le Monasticon anglicanum, t. I, voir la table des planches.
Dans the History and anliquities of the cathedral church of Canterbury and the once adjoing monastery, publiée par M. J. Dart, 1726, in-folio. Britton lui a consacré une description spéciale et complète formant 1 vol. in-4°, orné de magnifiques planches. Elle est encore publiée avec soin dans l'ouvrage intitulé Graphical illustrations ofthe metropol of Canterbury ,in-4° ', par Wolnoth etHastings; Lond., 1806. V. aussi l'ouvrage de Byrne et Harne. Vue générale de l'église, Moyen âge monumental, pi. lxvii, in-folio, chez Hauser, à Paris; toutes les planches réunies sur ce monument dans la Topographie de l'Angleterre, au Cabinet des estampes de Paris.
Sceau de l'église au xive siècle, gravé dans le 2e vol., pi. xix des Vetusta monumentaAngliœ, ouvrage d'une exécution admirable et publié in-folio par la Société des antiquaires de Londres, de 1718 à 1816 , où a paru le 4e ou 5e vol., et dans Y Angleterre pittor., du baron Roujoux, t. II, planche de la p. 219.
Cloître de l'église, style du xive au xve siècle, magnifique décoration gothique, dont
cités par Lenglet du Fresnoy, Méthode pour étudier l'histoire, t. IV, p. 3i5;et surtout dans le volume supplémentaire, p. 189, ii>o, sur cette église, due à un architecte français, en H75.