‹ Dictionnaire iconographique des monuments de l'antiquité chrétienne et du moyen ageChapitre 121 sur 321 · G EN · texte numérisé non relu

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trouveront une ample matière à consulter dans la belle suite intitulée : Solitudo patrum et eremicolaram composée par Martin de Vos et quelques autres et gravée par les Sadeïers, Collaert, Galle, etc. V. leurs œuvres. Cette suite avec celle des Femmes pénitentes par les mêmes , forme une collection d'environ ^200 planches.

CELSE (Saint), son martyre. — Sculpture du xe siècle environ , à Milan. D'Agincourt, Sculpture, pi. xxvi, n° 17.

Le même sujet se voit aussi sculpté sur l'architrave de l'église dédiée à saint Gelse, à Milan. On le trouve gravé dans Giulini, Memorie di Milano et dans celui d'Allegranza. Voir aussi la légende rapportée par Millin, Voyage dans le Milanais, t. I. p. 108, note 2.

Millin, t. I de son Voyage dans le Milanais, p. 104, donne des détails curieux sur l'église dédiée à saint Celse, et renvoie pour les planches à l'ouvrage de Latuada sur les Monuments de V église de Saint-Celse, t. III, p. 56.

Le sarcophage qui renferme le corps du saint est un monument important du ivc ou ve siècle ; il est orné de bas-reliefs représentant divers sujets chrétiens, parmi lesquels on remarque l'enfant Jésus coiffé d'un capuchon; saint Joseph tenant une hache; les mages vêtus de Vanaxyride (1) et portant des tiares. On y voit le tombeau de Jésus-Christ ayant la forme d'une tour, ce qui a pu être l'origine des tabernacles nommés turris, turricula, etc. Ce monument est reproduit avec soin dans l'ouvrage de Bugatti, Memorie di santo Celso, pi. i, nosl et 2, t. V.

Plusieurs fac-similé d'inscriptions du xe siècle constatant des inventaires de reliques. V. le même ouvrage.

Porte de l'église de Saint-Celse, à Milan, monument du xve siècle (2), où Ton voit le saint près de la Vierge avec saint Benoît.

(i) Vanaxyride, sorte de pantalon dont on peut avoir une idée exacte par le costume des Mèdes ou Parlhes représentés sur les bas-reliefs de la colonne Trajane.

'2) C'est un bénédictin qui l'a fait faire en 1458, et son nom est inscrit dessus : Carolus abbas, ffxit

FIERI. S. BE. MCCCCLVIII.

(3) Sur la disposition présumée de la salle qui a pu servir à Jésus-Christ pour faire la cérémonie de la Cène, voir les recherches de M. l'abbé Aimé Guillon, 1 vol. in-8°, intitulé : le Cénacle de Léonard de Vinci ; Milan, 1811.

(4) Les principaux auteurs qui en ont écrit, les uns sous le point de vue historique, les autres sous le point de vue liturgique, sont Georg. Cassander, in Liturgiis ; Allatius, de Libris ecclesiasiicis Grœcorum ; Bona, Rerum liturgicaram ; Martène, de Rilibus ecclesiœ ;NicoI. Sibbern, de Libris Lalinorum eccles. et

Giulini, Memor. di Milano , t. II, planche de la p. 434. Allegranza , Monumenti di Milano, donne l'inscription oubliée par Giulini. V. Millin, Voyage dans le Milanais, t. I, p. 107, n° 3, où elle est figurée.

CEMELIA. V. Cimelia.

CÉNACLE (3). — Intérieur d'un cénacle , miniature du ixe siècle, style byzantin, d'Agincourt, Peinture, pi. xlii, n° 7.

CÈNE ou AGAPE. — Bas-relief du pupitre ou ambon de l'église Saint-Ambroise.

Allegranza, Riflessioni sopra alcunimonum. sagri, in-4° ; Milan, planche de la p. 113.

CÈNE (La) (4). — Composition duGiotto, fresque du couvent de Sainte-Croix de Florence. V. son œuvre et celles de ses graveurs. On en trouve une belle copie dans la Storia délia pittura italiana, de Giov. Rosini, in-folio, pi. vin.

Bas-relief du portail primitif de l'église Saint-Germain-des-Prés, xiirou \ive siècle, gravé dans les Monuments de la monarchie franc., de Montfaucon, t.I, pi. vu.

Dans Y Histoire de Vabbaye de Saint-Germain-des-Prés, par dom Bouillard, 1 vol.

in-folio, planche de la p. 508, qui du reste ne donne aucune idée du style de l'époque.

D'Agincourt, Sculpture, pi. xxix, n° 10, dont la planche donne mieux une idée du style que les précédents ouvrages

Médaillon d'une des verrières de la cathédrale de Bourges, pi. v de la Monographie de cette église , par MM. Cahier et Martin , prêtres, in-folio; Paris, 1843. Cette peinture est du xme siècle ; Jésus-Christ y présente un poisson à Judas qui en tient déjà un. Pour cette particularité super-historique voirie texte de l'ouvrage.

Celle de Léonard de Vinci, au réfectoire du monastère délia Grazia,à Milan (5), en 1496 et 1497, copiée dans plusieurs cou-

liturg. ; le père Lebrun, des Cérémonies de la messe ■ Thicrs dans ses Dissertations liturgiques; Mabillon ' Liturgia gallicana, etc., et bien d'autres cités dans Fabricius, Bibliolheca anliquaria, verbo Cœna sacra, (b) On sait qu'un couvent des dominicains, à Milan] dispute aux frères chartreux de Pavie la possession de l'original de cette belle composition, Aimé Silvestre, Guillon, sur le Cénacle, in-8°; Milan, 1811, p. 4o. On trouve dans le même ouvrage de longues dissertations sur la forme et la couleur présumées des vêtements de Jésus-Christ et de ses apôtres. V. p. 70 et suiv. Si le savant auteur n'a pas trouvé toujours juste, son travail n'en est pas moins du plus haut intérêt. Sur la question de savoir si les apôtres doivent être rangés d'une manière systématique autour de Jésus-Christ, soit à la cène, soit au ciel, voir ce que dit à ce sujet l'abbé Guillon, ouvrage cité, p. 60 et suiv.

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