‹ Dictionnaire iconographique des monuments de l'antiquité chrétienne et du moyen ageChapitre 122 sur 321 · CEN · texte numérisé non relu

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vents d'Italie, dont l'abbé Guillon donne la liste p. 196 à 205 de son ouvrage sur la Cène.

Voir l'œuvre du peintre et de ses graveurs.

D'Agincourt en donne aussi une copie réduite, Peinture, pi. clxxv et une de détail, n° 176.

Raphaël a composé deux ou trois fois ce magnifique sujet; voir son œuvre et celui de ses graveurs dans tous les cabinets publics d'estampes.

Presque tous les peintres se sont exercés à rendre ce beau sujet ; il serait impossible de les énumérer ici ; on peut se donner le plaisir de voir leurs œuvres au ■■ abinet des gravures, à Paris, et dans tous les cabinets de l'Europe.

Il existe à Venise deux tableaux remarquables de la Gène, l'un par Francesco Santa Croce à l'église San Francesco délia Vinea, de 1507 à 1541, l'autre de Gîrolamo, son frère, 1520 à 1549, à l'église San Martino; tous deux cités par M. de Montalembert dans son Tableau chronologique des écoles de peinture en Italie, p. 152 (du Vandalisme et du christianisme dans Vart). M. Rio cite le premier, p. 510 de son ouvrage intitulé : Poésie chrétienne; forme de l'art.

Peinture en émail du xvie siècle, Album des arts au moyen âge, pi. xvi du chap. IX, 7e série, dont le dessin est d'une grande beauté, à en juger du moins par la copie que nous citons.

CENTAURE et CENÏAURESSE (1). Plusieurs peintres des écoles du moyen âge font figurer des centaures dans des compositions même chrétiennes. Le premier exemple que nous en trouvons est une miniature d'un manuscrit grec du xie au xir siècle. D'Agincourt, Peinture, pi. xlix, n° 6.

Giotlo a eu la singulière idée de placer une ligure de ce genre au milieu des anges qui assistent à l'apothéose de saint François d'Assise (2). Le centaure semble épouvanté, et Ton ne sait comment expliquer sa présence dans un tel lieu et dans un tel monent. Le peintre aurait-il voulu figurer par cette ligure toute mythologique le démon effrayé de la puissance et de la force des prières du saint? D'Agincourt donne cette composition, Peinture, pi. cxvi, n° 7.

(i) Sur l'origine et la signification de ce genre de figures, voir les réflexions consignées au 2e vol. du Bulletin du comité des avis et monuments, p. 690 et suivantes.

(2) V. dans la Vie de saint François, par le cardinal Bonavenlure, ce qu'il peut dire à ce sujet. V. encore e texte de la Description de icijlise Saint -Franc ois

Des figures de centaures se voient aussi dans la Divine Comédie du Dante, chant IXe et XIIe de son Enfer (3).

Dans le XXVe, le Dante dit qu'il trouva : Cacus in forma di centauro,

Pour ces figures voir les planches sur bois de l'édition du Dante, dite du Chat, publiée à Venise au xvic siècle, par Sansovini, 1 vol. in-folio.

Orcagna , dans une grande fresque au Campo Santo représentant une vue des cercles de l'enfer, sans doute d'après le Dante, introduit aussi 12 à 13 figures de centaures dans les 9e et 21e cercles. D'Agincourt reproduit cette composition, Pemture, pi. exix.

Centaures formant chapiteau, Mémoire de M. Albert Lenoir inséré aux Instructions du Comité historique, lle série, planche de la p. 5i.

tin centaure tenant entre ses pieds une harpe , est placé en manière de console sous les pieds d'une des statues de rois qui se dressent à la porte latérale de l'église Saint-Denis, dans l'ancienne cour de Valois.

La figure de roi en question porte le nom Hugo, écrit sur une banderole. V. les descriptions de l'église Saint-Denis, avec des figures. Que signifie cette figure de centaure ? nous l'ignorons.

CEPS DE VIGNE. — Un marbre publié dans les Antiquités d'Aquilée, 1 vol. in-folio intitulé : le Antichità d'Acquileia profane e sacre , per la maggior parte inédite , a Dom. Giandomenico Bertoli; Venise, 1739, représente l'allégorie du cep de vigne employé pour figurer Jésus-Christ. V. la planche de la p. 406 dudit ouvrage.

Le cep de vigne figure sur beaucoup de sarcophages chrétiens des catacombes. Voir Aringhi, Bosio, les diverses planches de leur ouvrage, Roma subterranea, et au mot Vigne.

Une gravure du xve au xvie siècle en tête de l'ouvrage intitulé: Illustrations des Gaules, par J. Lemaire, 1551, in-4°, représente Jésus-Christ assis dans une barque en face d'une femme, et tenant une branche de vigne. V. aussi tous les livres d'emblèmes cités à ce mot.

CERAPTUM, CEROSTATUM PASCHALIS.—

Sorte de cierge en usage dans les premiers

d'Assise, in-folio, en italien, par Carlo Fea, dédiée à Pie VU ; Rome, 1820. Le litre de celle composition est l'Obéissance, vertu de saint François d'Assise exallée au milieu des anges.

\"S) Voir les noies de la traduction du Dante par divers auteurs.

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siècles de l'Église et sur la forme duquel on trouve une note explicative dans la Notice sur le Musée de l'hôtel de Cluny , de M. du Sommerard, p. 420.

CERCLE placé dans un triangle. V. Trinité.

CERCLE D'OR. — Une figure de Charlemagne est représentée avec ce genre de distinction appartenant à la dignité de patrice. Montfaucon , Monarchie française, t. I, pi. xxi, n° 4. Sur la dignité en question, Y. même ouvrage, p. 274, 275.

On trouve un cercle d'or surmonté d'une petite croix, placé sur la tête de l'archange saint Michel et de ses compagnons.

Miniature des Heures d'Anne de Bretagne, Album an Sommerard, 9e série, pi. xl. Fi* gure de saint Martin, à cheval, coifîée du cercle d'or sans croix ; même ouvrage , pi. xxxix.

— Servant d'ornement de tête à des seigneurs au xve siècle. Willemin, Monuments inédits , pi. clxxv , et le texte de M. Pottier, t. II de cet ouvrage, p. 15.

De l'emploi symbolique du cercle, un ou multiple, pour exprimer la Trinité, Iconographie chrétienne, de M. Didron , in-4J, p. 545,550,551,576,725.

CERCUEILS (1). — C'est, à proprement parler, ce qui se transporte à bras, ou sur un char, c'est le coffre qui renferme le corps, et qui est ordinairement sans ornement.

En tête de ce genre de monument funèbre, nous placerons le cercueil en pierre du pape saint Léon, trouvé sous un autel de la basilique Saint-Pierre, en 1580 (il y était depuis le vmc siècle). On y voit le pape couché, les bras croisés, etc. ; cette indication est des plus capitales pour ceux qui étudient les antiquités chétiennes. V. la planche indiquée, avec tous ces détails, p. 188 de notre Dictionnaire.

Nous citerons encore celui qui est représenté sur la tapisserie de Bayeux, ou de

(0 Sur la forme des anciens cercueils des rois, reines et d'autres personnages, en France et d'autres nations, voir l'ouvrage de M. de Roquefort, des Sépultures nationales et autres, 1 vol. in-8°; Notice sur les tombeaux des anciens peuples, de M. le baron Percy ; l'ouvrage intitulé : le Réveil de Chindonax , prince desVaccies, par Guénebaud, médecin, à Dijon; M. Lenoir, 1. 1 du Musée des monuments français, p. 182.

(2) Nous avons déjà dit que celle collection est destinée à la bibliothèque du Musée de l'hôtel de Cluny, à Paris; nous pouvons donc la citer comme étant ou devant être une collection publique.

(3) Les auteurs les plus accrédités sur cette matière sont Raronius (Annales), les Acta sanctorurn ; Durand, Casalius, Duranti, Allatius, Thomassin, Thiers, le cardinel Bona, et tous les auteurs cites par Fabri-

Mathilde. V. les diverses publications de ce monument, soit dans les Monuments de la monarchie française, soit dans Y Atlas d'Alexandre Lenoir; dans Ducarel, et surlout Stothard, qui a le mieux rendu cette tapisserie.

Celui de l'abbé Ingon, retrouvé dans les fouilles de Saint-Germain-des-Prés, à Paris. V. à ce nom.

Celui de Henri IV, tel qu'il fut trouvé dans les caveaux de l'église Saint -Denis, lors de la violation des tombes de celle abbaye, dans la révolution de 1795. Ce cercueil est gravé avec la vue du caveau où il fut déposé après l'extraction des caveaux de Saint-Denis. Gravure de Châtaignier et Bovinet , d'après un tableau de M. T. de Jolimont.

Cette pièce doit se trouver dans toutes les topographies delà France (article Saint- Denis), dans les séries de l'histoire de France en figures, au Cabinet des estampes, à Paris.

M. Vauzel, peintre, en a aussi donné une vue intérieure dont nous possédons un calque, placé dans notre Topographie de la France (2). V. l'article Saint-Denis.

M. deCaumont, Cours d'antiquités monumentales, 1 vol. in-8°, 1843 , 6e partie, à la fin, donne divers exemples do cercueils du nie ou ive siècle au xvie. V. aussi les planches de son Allas, loc. cit.

CÉRÉMONIES CHRÉTIENNES (5). Voir Agapes, Baptême , Béatifications, Bénédictions, Canonisations, Commémoration, Consécrations, Dépositions de martyrs, Dépositions, Exorcisme, Fêtes, Liturgie , Mariages, Processions, Sacrements, Translations de reliques.

Voir aussi l'ouvrage intitulé : Cœremoniarum sacrarum sive rituum ecclesiasticorum

sanctœ romanœ Ecclesiœ libri très,

par le père Patrizi, évêquede Pianza, in-4°, à Venise, avec planches en bois.

Et celui de Bernard Picart, Cérémonies religieuses (4) etc., voir les 5 volumes conclus dans sa Bibliolheca anliquaria,x>. «60, 168, 459 à 479, 580. Ferrari , de liitu sacr. eccles., etc. Paciaudi, Pellicia , et dans tous ceux qui sont cités p. 573 des Éléments d'archéologie de Eatissier; Du Cauge dans son ouvrage Constantinopolis chrisiiana, donne le détail de toutes les cérémonies de l'Eglise grecque.

(4) Sur cet ouvrage qui a une si grande réputation dans les bibliothèques, et sur la foi duquel bien des gens décident, sans réflexion, des matières les plus graves en fait de liturgie, voir le judicieux jugement qu'en porte dom Prosper Guéranger, abbé de Solesme, t. II de ses Institutions liturgiqueSj p. 342, note sous la date 1723. Nous ajouterons à ce que dit le docte abbé qu'il existe de cet ouvrage une édition in-4° qui a été imprimée en 1791, pour faire partie de YEncij-

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sacrés aux cérémonies du culte catholique. Il existe au Cabinet des estampes, de Paris, plusieurs portefeuilles intitulés : Liturgie, Histoire ecclésiastique, R. e., renfermant une foule de planches de cérémonies de ce genre.

CÉRÉMONIES civiles et militaires , nationales (4) et autres. — Telles que FÉlévation

DU BOUCLIER, PROCLAMATIONS, SACRES , INTRO- NISATION, Entrées de villes, Réception des clefs, Présentations des corps de l'État, Assemblées, Lits de justice, Parlement, Cours et Tribunaux, Réceptions de chevaliers, Amendes honorables, Épreuves, Dégradations, Tournois, Carrousels, Bals, Festins et repas, Fêtes publiques, Conseils de guerre , Prestations de foi et hommage, Serments, etc.

Voir tous ces mots dans ce Dictionnaire.

CÉRÉMONIES PONTIFICALES (2). — Voir Fouvrage intitulé : Sacerdotale secundum sanctam roman. Ecclesiam3 Venetiis, 1569, i vol. in-4°, avec figures.

Cœremoniale pontificum. Roma , in -4° , avec figures.

Celui de Morcelli, intitulé : Cœremoniale sacrarum cœremoniarum et episcopor.,m-4°, Venise, 1582, J un ta, avec planches.

Voir aussi Élection des papes , Bénédictions pontificales, Cavalcades, Processions, Canonisations , Jubilé, Porte-Sainte, etc.

Les planches des deux ouvrages intitulés : Cœremoniale pontificum, Thésaurus antiquitatum pontificiarum ; ce dernier d' Angélus Rocca, et au mot Papes.

CÉRÉMONIES FUNÈBRES (3). —Des martyrs , des saints. V. aux mots Cercueils, Dépositions, Convois, Funérailles, Sépultures ; et aux noms de divers personnages, tels que Luc (Saint), Elisabeth (Sainte), Hilaire (Saint).

Nous inquerons surtout une miniature du xme siècle publiée dans les Études synoptiques.... de l'histoire de France, par M. Jubé de La Perelle, 5e tableau; Paris,

Cérémonies funèbres ecclésiastiques ; voir Évêques, Papes, Prêtres, Moines, Solitaires, etc.

Cérémonies funèbres civiles. V. Rois, Empereurs, etc.

Cérémonies funèbres militaires. V. Chevaliers, Ducs, Guerriers, etc.

Voir aussi aux mots Convois , Ensevelissement, Élévation du corps, Funérailles, Pompes funèbres , Enterrements , Morts , Translations de reliques, etc.

CERFS. — Employés comme emblème chrétien; tantôt comme image du catéchumène prêt à recevoir le baptême, tantôt comme celle du chrétien qui court se désaltérer après les sources d'eaux vives (4) de la vie éternelle.

Ciampini, Fêtera Monument a, t. II, pi. m, lettre D; pi. xlix, lettre C.

Casalius, de Ritibus christianorum, in-4°, pars 2a, pi. v, et m de la p. 8; et beaucoup mieux, dans les Acta sanctorum , mois de juin, t. VII, planche de la p. 141.

Tombeau de l'église Saint-Victor, de Marseille , Histoire de Marseille, par Ruffi , infolio, p. 125.

— Sur une lampe chrétienne, Casalius, planche de la p. 232 du même ouvrage que ci-dessus.

Sarcophage chrétien du Bas-Empire, Millin , Voyage dans le midi de la France , t. III, pi. lviii, n° 4, et p. 181 du texte.

Dans l'ouvrage intitulé : Pia desideria, de Herm. Hugon, pars 3% pi. xli, on voit un cerf courant se désaltérer à une fontaine, et portant sur son dos une figure allégorique du chrétien.

Le cerf crucifère est donné comme attri-

clopédie méthodique du même format, elle est en 5 volumes. Les planches de l'atlas de cette, édition sont les mêmes que celles de r édition in-folio.

ri) Pour le Cérémonial français, en particulier, voir les deux ouvrages de François et Denis Godefroy, éditions in-folio et in-4°, et tous les ouvrages cités dans la Méthode pour étudier l'histoire, par Lenglet du Fresnoy, t. IV, p. 277 et les suppléments.

(2) Outre les ouvrages à planches que nous indiquons d'une manière spéciale, plusieurs autres ont traité la matière sous le point de vue historique. Voir tous les historiens de la vie des papes, et ceux cités dans la Méthode pour étudier l'histoire, par Lenglet du Fresnoy, t. III, p. 347, 343.

(3) Sur cette matière, voir les auteurs cités par Fahricius, Bibliolheca antiquaria, verbo Fanera chrislianorum, p. 1025; Dulphius, Tractalus de sepulturis, epitaphiis, etc., in-4°; Home; Franzenius, Comment, de funeribus christ., in-8" ; Hambourg.

(4) Sur l'origine et l'emploi de cet emblème voir le Cours d'hiéroqlyphique chrétienne, de Cyprien Robert, Université catholique, t. VI, p. 434. L'ouvrage intitulé .- Dictionnaire chrétien, in-4°, sans nom d'auteur, a très-bien traité cette allégorie chrétienne sous ses différentes acceptions. Dans les lilurgistes il est souvent question de cerfs d'argent qui servaient à verser l'eau dans les baptistères, d'après ce texte Sicut cervus ad fontes aquarum, etc.. la vie de quelques papes en fait aussi mention, Liber pontificalis,\n-i0, p. 88,131, 143, 157, édition de Vi^noli; nous n'avons pu en découvrir de monuments peints ou sculptés, nous citerons comme mémento de cet antique usage, une vignette de Sébastien Leclerc, qui se voit en tête du 7e livre de YHistoire ecclésiastique de Flcury, in-4°; voir aussi l'œuvre de cet excellent graveur dans les collections publiques, telles que celles du Cabinet des estampes, de Paris, de Vienne, de Dresde, etc.

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