GIE
Ciboire enfermé dans son tabernacle au fond d'uneéglise. V.la pi. vu, lettre F du 1. 1 de l'ouvrage de Gailtula, Historia abbatiœ cassinensis, 4 tom. ou 2 volumes in-folio ; laplace où estmisceciboire est remarquable.
Voir aussi à Calices.
CIBORIA. — Espèce de couronnement ou toute autre décoration analogue servant à abriter l'autel (1), et dans les temps plus modernes le saint sacrement lorsqu'il est exposé.
Les plus anciens que nous puissions citer sont ceux que l'on voit assez fréquemment dans les planches du Menologium Grœcorurn. V. les pi. xvi, lxiii, cxi, cciv du t. I. Paciaudi en reproduit un dans ses Antiquitates christianœ, 1 vol. in-4°, plancbe de la p. 75 d'après les miniatures du Menologium Grœcornm. V. à ce mol.
M. Albert Lenoir dans son Mémoire sur ï'architecture, Instructions du comité historique, p. 112 et 123, donne la forme de deux ciboria, l'une d'une forme latine, l'autre de forme grecque ou byzantine.
Nous indiquerons d'une manière plus spéciale ceux des églises suivantes : de Saint- Ceorges, au Velabre, de Saint-Clément de Rome,deSaint-Ambroise de Milan, de Saint- Jean -de- Latran, de Saint-Pau 1-hors-des- Murs, etc.
Voir aux noms de chacun de ces monuments les indications d'ouvrages et de planches qui en donnent la description et la vue.
Millin, t. I de son Voyage en Piémont, p. 76, cite celui de l'église Saint-Jean-de- Maurienne comme très-curieux. Nous n'en pouvons pas indiquer de gravures, quoiqu'il puisse en exister. V. les topographies du Piémont, avec planches.
Le ciborium est réduit quelquefois à l'état de tabernacle. V. ce mot et Baldaquin.
CID (Le). — Statue de ce personnage célèbre représenté armé de pied en cap sur son tombeau. Alex, de La Borde, Voyage en Espagne, in-folio, vol. IV, pi. xv.
Son armure publiée en détail, par A. Jubinal dans YArmeria , etc. Musée d'artillerie de Madrid, in-folio, 1. 1, pi. vi.
Maison du Cid, à Burgos. Alex, de La Borde, Voyage en Espagne, vol. IV, pi. xv.
Tombeau et chapelle sépulcrale du même personnage et de sa femme ; même ouvrage et même planche.
L'aspect intérieur de cette chapelle est des plus pittoresques.
Ce même monument est encore publié par A. Jubinal, Musée d'artillerie de Ma* drid, t. I, pi. îv.
CIDARIS. — Une miniature du Menolo* gium Grœcorum gravée dansl'édition latine de ce livre, in-folio, t. I, p. 65, représente le grand prêtre Zacharie exerçant son ministère avant sur sa tèle une coiffure de ce nom (2) ; elle est aussi reproduite dans les Antiquitates christianœ de Paciaudi, in-4°, p. 75. V. aussi p. 76 les explications qu'il donne sur celte coiiïurc.
CIEL (Le) (3). — Représenté d'une manière allégorique, placé sous les pieds de Dieu, père ou (ils, comme une figure étendant un voile au-dessus de sa tète. Sculpture du sarcophage de Jun. Bassus. Aringhi, Itomct subterranea , in - folio , t. I , planche de la p. 192 d'après celle de Bosio. Boltari, Scullure e pitture sagre, in-folio, pi. xv; Raoul Rochelle, Monuments inédits, in-4°, pi. lxix; du Sommerard, Album, pi. n de la 1re série; Y Iconographie chrétienne de M. Didron, in-4%p. 5Ù.
Autre ligure de ce genre, peinture du ive siècle; même ouvrage, p. 252, et dans Y Histoire du nimbe du même auteur, reproduit dans la Revue générale de l'architecture de Ces. Daly,in-4°, 1. 1, p. 655.
Création du ciel ou tir marnent, bas-relief de la cathédrale deRouen, xiueouxivesiècle ; Jésus-Christ assis tient un disque dans lequel est représenté le ciel avec les astres. Ce bas-relief fait partie d'une suite de 11 autres qui complètent l'histoire de la création; ces bas-reliefs sont estampés et se trouvent à Paris chez Micheli , mouleur, rue Guénégaud, nous n'en connaissons pas de gravures. M. Rigollot doit en reproduire quelques-uns dans son Histoire de Vart.
Miniature du xive siècle. Iconographie chrét., p. 458. Autre du xvie siècle, ib.,p. 556.
(1) Macri, Hierolexicon ; verbo Ciboria j J)u Cangf», Glossarium, etc. el dans Constaniinopol. Christian., Mb. III, cap. LVIIet LXV; Paciaudi, Antiquitates christianœ, in-4°, p. 267, et tous les auteurs que nous citons dans notre Glossaire lùurgique, Annales de philosophie chrétienne, t. XI, p. 47 ; Batissier, Éléments d'archéologie, in-18, p. 3i7 ; Albert Lenoir, Instructions du comité, etc.
(2) Sur cette coiffure , voir Macri , Hierolexicon, verbo Cidaris seu Mitra.
(3) Au sujet de celte ligure du ciel, voir Raoul Rochetle, Discours sur les types primitifs de l'art chrétien, p. 46 et p. 207 de son Tableau des catacombes; une belle cornaline antique publiée dans le 25e volume des Mémoires de l'Académie, p. 208, semble aussfavoir servi à Jules Romain, lorsqu'il a composé son Jugement de Paris. Les rapprochements d'art d'époques différentes et les emprunts faits à une autre civilisation ne sont pas sans intérêt ni sans profit pour l'étude.
CiM
CIM
Raphaël a peint la création du ciel ou du firmament au Vatican dans une de ses Loges. V. l'œuvre du peintre et la collection de ces peintures publiées par Chaperon , par Volpalo et autres.
CIERGE PASCAL. — Les cérémonies en usage dans la liturgie de l'Église de Rome pour la bénédiction de ce cierge (1) symbolique sont représentées dans les miniatures d'un Exultet du xe ou xie siècle, publiées par d'Agincourt, Histoire de l'art (Peinture), pi. lui, nos 3, 4, 6, 7, 8.
Un des sujets de cette planche est répété plus en grand ; même ouvrage, pi. lvi, n° 8.
Cérémonies et prières pendant qu'on allume le cierge pascal, figure tirée d'un manuscrit du xie siècle. Martin Gerbert, de Cantu et musica sacra, t. I, pi. xxxiv.
CIERGES. — Cérémonie de l'extinction des cierges lors d'une excommunication.
Cérémonies religieuses, par Rer. Picart. V. les planches suivant les éditions in-folio et in-4°, volume des Cérémonies chrétiennes qui n'est que la copie de celle du Pontificale romanum. V. cet ouvrage, 1 vol. in-folio.
CIEUX (Les). — V. Ciel, Paradis, lorsqu'il signifie le séjour des bienheureux.
CIGNE (Ordre du). — Créé vers le vme siècle (2). V. Schoonebeek, Histoire des ordres militaires, t. I, p. 66 et la planche. V. aussi Bar , Héliot et les autres historiens des ordres militaires.
CIMABUÉ (5).— Portrait de ce célèbre restaurateur de la peinture au moyen âge, représenté en costume de l'époque. V. la pi. xxxn , t. I de la Collection des costumes du moyen âge, par Bonnart.
Un autre portraitdeCimabuése trouve également gravé en vignette dans VEtruria pittrice, art. Cimabuë , t. I. Y. à la table des planches.
CIMELIA, CEMELIA(i). —Les liturgistes, les écrivains ecclésiastiques et presque tous ceux qui se sont occupés des monuments de
l'antiquité chrélienne, désignent sous ce nom le lieu où l'on renfermait les vases et tous les objets sacrés destinés aux cérémonies du cuite catholique.
Ce mot peut correspondre à ce que nous nommons le trésor de l'église, la diaconie, la sacristie, qui pendant longtemps servità renfermer les objets précieux de l'église.
Aux mots Sacristie et Trésor nous donnons quelques exemples de leurs anciennes richesses.
CIMETIÈRE pris au sens allégorique. — Le Grand cimetière ou le Souvenir de la mort, composition allégorique de Baccio Bardinelli , gravée par Augustin, Vénitien. V. les œuvres du peintre et du graveur.
Le Grand cimetière du genre humain ou la Vision du prophète Ézéchiel dans la vallée de Josaphat, vidi ossa arida , etc. Composition de Dominique Fontana, gravée par lui-même. V. son œuvre.
CIMETIÈRES. — Celui des Juifs dans la vallée de Josaphat. Voyage dans le Levant, par le comte de Forbin, atlas in-folio, pi. xxxiv. Construction d'époque incertaine, imitation du style grec ou romain. V. aussi les ouvrages indiqués aux mots Palestine, Syrie.
— De Saint-Jean, à Syracuse. V. Syracuse.
— Des Sarrasins , à Taorminium, en Sicile. D'Agincourt, architecture, pi. ix, n°20.
— Des catacombes. V. à ce mot.
— De Bologne; du Campo Santo, à Pise.