V. au mot Assemblées
CONJURATION, CONJURÉS. — Une miniature d'un manuscrit du xne ou xme siècle, intitulé : de Motibus siculis carmen , par le moine Ebulon représente une assemblée de conjurés réunis dans une salle de forme singulière; un enfant paraît écouter ce qu'on dit; un moine accompagné de l'enfant vient révéler le tout à l'empereur Henri VI ; plus bas, les traîtres (proditores ) sont arrêtés , un personnage présente au prince un livre renfermant sans doute les noms des conjurés que l'on voit à genoux la corde au cou.
Ce manuscrit qui renferme beaucoup de miniatures curieuses a été publié à Bâle , en 1746 par Engel (5). V. aux mois Sicile et TANCRÈDEle détail de plusieurs de ces miniatures.
Conjuration dite d'Amboise, d'après une gravure sur bois faite à l'époque même (1560 , reproduite par Montfaucon , Monuments de la monarchie française , t. IV , pi cxlv, et dans le Trésor de la couronne de France, t. Il, pi. cclix (4). Il se pourrait que cette gravure sur bois fît partie de la suite des planches gravées en 1560 par Torlerel et Parisin,dont la collection réellement curieuse se trouve au Cabinet des estampes, à Paris.
(i) Les confréries des corps d'élals et de méliers étaient une chose importante au moyen âge, et qui a produit des résultats souvent très-graves lorsque le christianisme n'a plus eu d'influence sur ces associations qu'il avait d'abord établies dans un bon motif. Celle des boucliers fut très-souvent funeste à la tranquillité publique. V. divers épisodes à ce sujet dans l' Histoire des ducs de Bourgogne, par M. de Barante, l. Vif, édition Dufay, p. 47,' 83; t. XI, p. 334, 33S. V. aussi l'introduction de M. Leberpour l'ouvrage de M. Migollot, Monnaies des Fous ei des Innocents, p. XV et suiv., et fis de l'ouvrage même ; Histoire des confréries dans le Limousin, 4e partie de l'Histoire générale de l'ancienne province du Limousin, par M.Jules Douliet; Moulins, 1843. M. Boblet prépare depuis longtemps un travail fort intéressant sur toutes les confréries des arts et méliers de la ville de Paris ; lions espérons que ce travail, fruit de longues et patientes recherches, sera publié quelque jour, carie manuscrit est entièrement terminé, il porte pour ti-
tre : Recherches sur le diocèse de Paris. Les confréries avaient leurs armoiries dont le père Menestrier donne les éléments, p. 285 de la Méthode du blason, 1 vol. in-12 ; Lyon, 1686.
(2) M. de Marchangy donne tics détails très-curieux sur cette confrérie célèbre dans le 4> volume de son Tristan le voyageur ou la France au xive siècle, p. 231, 374, 376, 409, où l'on trouve le développement d'un mystère entier et la description de toutes ses décorations- V. aussi la prélace, p. xxxviu de l'ouvrage de M. Louis Paris, intitulé : Toiles peintes cl tapisseries de Reims, 2 vol. in-4"; Paris, 1813, qui nous parle de la disposition théâtrale, p. 63. V. aussi les détails curieux que nous citons au mot Théâtres.
(3) A l'article Sicile nous donnons le titre détaillé de cette publication et des planches qu'elle renferme.
(4) Pour les détails historiques voir les écrivains du temps, Mézeray, Abrégé chronol. de l'histoire de France, in-4", 3e vol., p. 16 et suiv.
CON
CON
CONNÉTABLES (1). - Figure à cheval de Bernard d'Armagnac, xive siècle. Willemin, Monuments français, t. II, pi. lxxv.
— De Bertrand Duguesclin.
— De Clisson.
— De Lesdiguières.
— D'Anne de Montmorency.