‹ Dictionnaire iconographique des monuments de l'antiquité chrétienne et du moyen ageChapitre 200 sur 321 · CUV · texte numérisé non relu

CUV

CYC

CUSTOJA ou COUSTOUGE. — L'Église romane est remarquable par son caractère d'architecture chrétienne primitive. On y trouve l'exemple du Camariil, le Sékos ou sanctuaire tel qu'on en voit dans les divers ermitages de celte province, Voyages pittoresques et romantiques de Vancienne France, par Taylor et ses collaborateurs, (Iioussillon), t. H, pi. clxv.

Le baron Taylor donne sur cette église des détails curieux dans son ouvrage les Pyrénées, in-8°; Paris, 1843 , p. 207 à 209. "

€USTOS TENTORIUM. — Le préposé à la garde des lentes du roi lorsqu'il va à la guerre. On trouve une. figure de ce nom dans le manuscrit Leqes palatinœ 3 publié par les Bollandisles , Jeta sanctorum, mois de juin , t. III , p. 27 , n° 19 , d'après une miniature de ce manuscrit qui est du xme siècle.

CUTIIBERT (Saint ), évêque d'Angleterre au xme siècle environ. — Il lient dans ses mains une lête d'idole pour exprimer la destruelion de l'idolâtrie , suite de ses prédications. Belle figure en pied , d'après une miniature du xme siècle, publiée dans le Pictorial history of England s Londres, 1. 1, p. 551.

CUVE ,en forme de tombeau, à l'usage des ebrétiens, soit pour se purifier, soit pour administrer le baptême. Ce monument paraît être du xne au xme siècle. Ornée de sculptures singulières. On y remarque des hommes tenant de petites croix, et une main divine bénissant, suivant le rit grec; un agneau crucifère attaqué par un serpent; deux cerfs près d'un vase ou amphore, un lion, etc. Elle est percée de 15 trous et porte une inscription barbare, traduite ainsi : Dextera Domini fecit virtutem, dextra Domini exaltavit me. V. la pi. m de l'ouvragedePaciaudi, de Balneis sacris chrislianorum, in-4° et p. 156, 145, 153. .

CUVE (Grande), estimée du xir siècle, servant de lavabo dans un ancien couvent ; ornée à son pourtour de quelques signes du zodiaque, de figures allégoriques de vices et de tètes de dieux el déesses de l'antiquité païenne, etc., comme l'indiquent les inscriptions, moitié grecques, moitié romai-

(t) Dans l'édition de cet ouvrage donnée par Dubreulen ifii'J, format in-r>, p. me, on lit.- « Au cloître de la susdite maison (l'abbaye de Saint-Denis », se voit un bassin de fontaine, fort ancien et admirable pour être grand et d'une seule pièce, relevé à l'entour de ses bords de figures qui représentent quelques fa-

nes, mises au-dessus de chaque figure; placée sous le n° 25 , dans l'ancien Musée des Petits- Auguslins , présentement dans la deuxième cour de l'École des Beaux-Arts de Paris. Cette cuve, oubliée dans toutes les publications du Musée ci-dessus cité, doit être gravée dans la Bévue archéologique de Paris , publiée sous la direction de M. Jules Gailhabaud, chez Leleux, éditeur. Cette cuve semble citée par Dubreul (Antiquités de Paris ), in-12 (1).

CUVES ou CUVETTES. -- Dans les collections d'Objets d'art du moyen âge l'on trouve parfois quelques belles cuves, surtout dans les xive et xve siècles, soit pour bassins , soit pour lavabo dans des monastères, ou pour tel autre usage plus ou moins reconnu.

M. Lenoir a publié, dans son Musée des monuments français, une belle cuve de porphyre, réputée un ouvrage du Bas-Empire et déterrée dans la ville de Metz ; placée à sa cathédrale, elle sert de fonts de baptême. V. la pi. du t. VII, p. 117.

Autre du xve au xvr siècle , sculptée par Jean Goujon, publiée par Alexandre Lenoir. Même ouvrage, t. VIII , pi. 275, p. 40.

Autre placée au Musée des Petits- Angustins , dans une des baies du portique de Gaillon. V. le frontispice du 4e vol. du Musée des monuments français, de M. A. Lenoir, la planche portant le*n° 156 et la planche du Musée par La vallée el Reville, grand in-folio, intitulé Fues perspectives des salles du Musée des monuments français, etc., texte, pardeRocquefort, représentant le développement de l'arc de Gaillon. V. aussi les mots Urnes, Vases, etc.

CYCLES CHRÉTIENS (2). Un des plus célèbres monuments de celle classe est satii doule celui connu sous le nom de Cycle de Saint-Hippolyte, parce qu'il se trouve gravé sur les côtés du siège en marbre sur lequel ce saint est représenté assis.

Ce monument est publié dans plusieurs ouvrages dont les plus remarquables sont V Histoire littéraire de France , par les bénédictins, 1. 1, p. 566.

Dans un ouvrage de Vignoli , intitulé : de Anno primo imperii Severx ' Alexandri , in-4°; Rome, 1721.

Le cycle n'est pas très-visible sur la plan-

bles des dieiiK païens.... Au-delà est une figure de Dagohert, au bas de laquelle des vers sont tracés. »

2; Sur ce genre de monument, voir J&idore de Sévilb\ Durandi. Scalper, Rmione tewporum ; Bûcher, ad Cu)ioiic<s pa.se luiles ; Gassendi, de Kalendaiio romuno; Macri, Uierokxicon, veibo Cyclus.

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