EST
ÉTA
de l'architecture , dirigée par Daly , architecte; Paris, 1840, 4841 , t. I", p. 665, d'après celle de ^Iconographie chrétienne de M. Didron , in-4°.
ESPRIT ( Saint ) , représenté le plus ordinairement sous la forme d'une colombe (1 ), dans tous les sujets de la sainte Trinité. V. ce mot.
Esprit-Saint procédant du Père et du Fils. Iconographie chrétienne9, planches des p. 568, 569.
Quelquefois, mais rarement sous la figure d'un homme semblable aux deux autres personnes, le Père et le Fils, comme à un tombeau d'Abélard, élevé au Paraclet et publié par Alexandre Lenoir , dans le 1er vol. du Musée des monuments français , planche de la p. 225.
Le Père tient le globe du monde; le Fils tient sa croix; le Saint-Esprit une banderole, emblème de l'inspiration des livres sacrés (2). V. les planches de Y Iconographie chrétienne, représentant diverses figures du Saint-Esprit.
ESPRITS (Les sept) DE DIEU. — Une miniature du xne au xme siècle , du psautier de saint Louis , bibliothèque de l'Arsenal, représente l'arbre généalogique de Jésus-Christ entouré des sept Esprits de Dieu. M. Didron a reproduit cette curieuse miniature dans un fragment de son Histoire du nimbe , planche de la p. 421 , 122, de lai?evue générale de l'architecture.
Voir aussi Dons nu Saint-Esprit.
Un vitrail de l'église Saint-Denis, xnr siècle , offre la même représentation. V. la planche d'étude vi, Monographie de la cathédrale de Bourges, letlreD.Pour l'explication, voir le texte de M. l'abbé Cahier , qui se rattache à cette planche.
ESSLINGER(Allemagne).— L'église de cette ville couronnée d'un clocher magnifique du xive au xve siècle, est publiée dans l'ouvrage intitulé : Vues originales d'Ailemagne, etc., de Guaglio , peintre de Munich, 1822 et 1828,1 vol. in-folio, avec planches, sans numéros.
EST ( Maison d' ). — Les portraits des seigneurs et dames de ce nom sont peints à fresque dans la galerie qui entoure la cour d'honneur du palais des ducs d'Est, dans la ville de Ferrare. Nous n'en connaissons pas de gravures (3), quoiqu'il puisse en exister. Y. les collections du Cabinet d'estampes.
Alphonse d'Est représenté sur une intaille du xvie siècle. Trésor de numismatique , pi. xvi , 2e classe, 10e série, volume des Médailles d'Italie.
ESTHER. — L'histoire de cette femme célèbre se trouve reproduite dans diverses Bibles avec gravures sur bois ou au burin, suivant l'époque de leur publication.
On trouve dans l'œuvre de Lucas de Leyde une pièce capitale portant pour titre la Petite Esther.
Le Dominiquin , le Tintoret, Paul Véronèse ont publié quelques compositions sur l'histoire d'Esther. Y. les œuvres de ces maîtres.
ESTOC D'ARME. — Sorte d'épée trèslarge employée comme arme de guerre ou de parade. Y. les livres de batailles et de tournois signalés au mot Armes, Batailles, Tournois.
— Porté en tête d'une pompe funèbre d'Albert III , archiduc d'Autriche. V. Funérailles des Rois, Reines, Princes, etc., article Albert.
ÉTAGÈRES. — V. Dressoirs.
ÉTAMPES f Ville d'). —L'église Saint-Basile, d'architecture romane, fondée par le roi Robert, vers le xne siècle, et dont les sculptures viennent d'être étudiées tout récemment, est l'objet d'un rapport trèsintéressant, consigné au 2e vol. du Bulletin archéologique des arts et monuments, in-8°, p. 115 et suivantes, il est question d'un dessin du portail qui doit être envoyé au ministère des travaux publics.
Voir aussi la Topographie de la France, au Cabinet des estampes, à Paris (4).
Monnaies de cette ville. Bévue numisma-
(i) Sur l'origine des représentations du Saint-Esprit, voir Molanus, éd. Paquot, in-4°, p. 46, 490, 49i.
(2} Sur la question de savoir si le Saint-Esprit peut être représenté sous la figure d'un jeune homme, voir les détails trcs-étendus donnés par Quand, Progressus da Spiritu Sancio sub forma speciosi juvenis, in-4°, 1771, Regiomontanus. Molanus traite aussi celte question d'une manière trés-étendue, et cite à ce sujet une foule d'auteurs et d'autorités graves. Hisioria imaginumsacrarum, édition in-4°,deLouvain,p.48i à 490.
(3) Il nous arrive quelquefois de citer à l'attention
des curieux des monuments que nous ne connaissons que par citations historiques, sans être certain qu'ils soient publiés parce que, lorsque ces monuments sont importants, on pourrait nous faire le reproche de les avoir passés sous silence, mais même étant certain qu'ils ne sont pas publiés, nous pensons bien faire de les citer encore pour décider quelques artistes à les reproduire et à les publier.
(4) Sur celte ville et ses monuments, voir l'ouvrage de M. Maxime de Montrond, Histoire d'Êtampes, 2 vol. in-12, sans planches.