‹ Dictionnaire iconographique des monuments de l'antiquité chrétienne et du moyen ageChapitre 27 sur 321 · ANABAPTISTES · texte numérisé non relu

ANABAPTISTES

Diverses figures de

(1) Sur l'origine de la sainte ampoule, voir la dissertation insérée au 2e vol. des Mémoires de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, p. 619.

(2) Et à ce sujet le texte de l'ouvrage dit que ce miracle est la figure du changement du vin en sang, que le prêtre opère tous les jours à la messe.

(3) Reicherus, Traclatus de amulelis , Argenlor., 1676, in-4°. Tous les auteurs cités par le père Ménétrier, Traité de la philosophie des images, in-i2; Fabncius, Biblioiheca aniiquaria , in-i°, p. 618, suivant les ëdilions.

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personnages de cette secte, gravées par Wierix, Valdor, Stella, etc., dont les œuvres Théodore de Bry, d'après Aldegraf. Voir sont en grand nombre au Cabinet des esaussi l'œuvre de Sebald Beham. tampes , à Paris.

ANABOLAGIUM. - Voir Amict.

ANACHORÈTES. - La vie et le costume des anachorètes d'Orient et d'Occident sont représentés dans plusieurs planches des Acta sanclorum des Bollandistes. Voir les planches du Calendrier grec, publiées dans le volume supplémentaire du mois de mai.

Les deux volumes du Ménologe grec de l'empereur Basile, édition latine, ou les miniatures de l'édition du Vatican. D'Agincourt en a publié plusieurs dans son Histoire de l'art au moyen âge. Peinture, pi. xxxi, nos 4, 6, 15, 21, 22, 27, 31, 53.

Paciaudi, Ântiquitates christianœ, 1 vol. in-4°, donne plusieurs diptyques représentant des anachorètes. Voir Onuphre , Sabas.

Une des suites les plus complètes et des plus curieuses que l'on puisse consulter pour ce genre d'étude est celle gravée par les Sadelers et quelques autres de leur école, d'après les compositions de Martin de Vos; suite intitulée Silvœ sacrœ, Vita activa et contemplativa , composée de plus de 100 planches in-4°; les figures sont généralement très-belles, et les paysages d'une variété incroyable.

Sur le frontispice est une croix portant cette inscription : Monumenta sanctions philosophie? quam severa anachoretarum disciplina vit œ et religio docuit. On y lit celte épigraphe remarquable : Mortui vivimus.

Une autre suite a pour titre : Solitudo, sive vitœ Patrum eremicolarum , par les frères Jean et Raphaël Sadelers, toujours d'après Martin de Vos. Voir son œuvre. La première de ces suites est consacrée aux hommes, la deuxième aux femmes pénitentes, sous ce titre particulier : Solitudo, sive fœminarum anachoretarum vitœ , encore par Martin de Vos , et gravées par Adrien Collaert.

L'on trouve ces diverses suites dans les œuvres des gravures et de Martin de Vos, au Cabinet des estampes, à Paris, et dans tous ceux des principales villes de l'Europe.

Pour le nombre des pièces de chaque suite, voir les catalogues d'Hubert et Rost.

Les Fies des Saints , publiées à diverses époques, renferment beaucoup de planches offrant des anachorètes. Voir surtout les œuVres de Léonard Gautier ou Galter, des

(i) C'est le nom du jubé ou ambon chez les Grecs. Voir, au sujet de ce genre de tribune, la lettre de M. Didron dans {'Univers religieux du 6 décembre, i84i, 7" colonne du feuilleton, Archéologie nationale, et les divers articles de M. l'abbé Pascal, même journal et même année.

ANACLET (Saint). — Pape, représenté assis dans le célèbre tableau de la dispute du saint sacrement (ou sur la présence réelle), par Raphaël. Voir son œuvre et celles de ses gravures dans tous les cabinets d'estampes, et sa collection des saints du Cabinet des estampes, à Paris; magnifique collection en plusieurs volumes in-folio.

ANAGOLAG1UM. — Voir Amict.

ANALAGIUM (1). — Voir Ambon.

ANAGLYPHES. — Voir Camées.

ANANIE et sa femme SAPHIRE. — frappés de mort aux pieds des apôtres.

Outre plusieurs Bibles où ce sujet se trouve gravé , nous indiquerons surtout la composition de Raphaël, faisant partie de la suite connue sous le nom des cartons d'Hamptoncourt. Voir toutes les œuvres de Raphaël dans les divers cabinets de l'Europe.

ANANIE (Saint). — Martyr; miniature d'un ménologe grec (xe siècle); d'Agincourt, Histoire de l'art, Peinture, pi. xxxi, n° 14.

ANASTASE III. — Ce pape est représenté sur une mosaïque de l'oratoire Saint-Nicolas, à Rome, qui peut dater du xive siècle, à genoux, près de la sainte Vierge. Acta sanctorum des Bollandistes, mois de mai , tome supplémentaire , pars 2% p. 208.

Voir aussi au mot Papes toutes les collections de portraits que nous en citons.

ANASTASE ( Saint) (2). —Martyr, attaché à la queue d'un cheval indompté; peinture à fresque du xnr siècle, école gréco-italienne; d'Agincourt, Peinture, pi. xcviu , lettre Q.

La tête du saint est envoyée à un abbé (5) qui en fait le dépôt dans son église; ib., lettre I.

ANASTASE (Saint). — Moine et martyr. Voir la collection des saints du Cabinet des estampes, à Paris, en 25 volumes infolio classés par ordre alphabétique de noms.

(2) Fleurv dit qu'en 620, un saint Anastase l'ut martyrisé en Perse; et que sa tête fut envoyée à Rome, Histoire ecclésiastique, édit. in-4°, t. V, liv. xxxvn,

(3) Molanus, Histor. imag. sacrar., in-4°, p. 55 ; ce qu'il dit à ce sujet.

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ANASTASE (Saint). — De Tordre des Carmes; collection du cabinet des estampes , à Paris (1).

ANASTASIE (Sainte). — Figure debout tenant une couronne; mosaïque du vie siècle. Ciampini. Fêtera Monum., t. II, pi. xxv, n° 9, et p. 100 du texte.

Un diptyque publié par Paciaudi (Antiquitates christianœ ) , 1 vol. in-4°, représente sainte Anaslasie, vue à mi-corps, enveloppée de voiles, et tenant à sa main un vase (phiala), désignant, suivant le savant auteur, la charité de la sainte pour panser les plaies des martyrs , pour désaltérer leur soif ardente au milieu des tortures, et pour embaumer leurs corps après leur mort.

Cette curieuse sculpture est en ivoire, et paraît remonter au vme ou ixe siècle.

Planche à la page 369 de l'ouvrage indiqué ci-dessus.

Église de Sainte- Anastasie, à Rome , publiée dans le grand ouvrage de Vasi père , en 12 vol. in-folio, et le tome lï , p. 508 de V Itinéraire de Mar, Vasi , et toutes les descriptions de Rome , par Piranesi, Fontana, Maggio , les Israël Sylvestre, Rossi, Donati , etc. , et la Topographie de l Italie (Rome), au Cabinet des estampes, à Paris , en 92 volumes in-folio.

ANASTASIS (IV). — On trouve sur plusieurs monuments, peints ou sculptés, ce mot, pour exprimer soit la résurrection du Sauveur, soit sa descente aux limbes.

Voir les mots Résurrection et Limbes, et au mot Jésus-Christ, où l'on trouve la réunion des diverses compositions qui représent ces sujets.

ANASTASIUS (Sanctus). — Évêque (2), ligure debout, et de costume très-sévère, d'après une mosaïque publiée par Ciampini. Fêtera Monumenta , t. II, pi. xxx.

ANATOLE (Saint).— Voir la collection des saints du Cabinet des estampes, à Paris; les œuvres d'Adr. Collaert, David, Wierix, etc.

(i) M. Emeric David, p. 165 de son Discours sur la peinture, in-8°, parle d'un portrait du moine persan, saint Anaslase, peint du xie au xm* siècle , et conservé à Rome dans l'église Saint-Anastase-aux-trois- Fontaines, et qui a été gravé plusieurs fois.

(2) Peut-être celui de JNicée qui vivait entre les ve et vie siècles. Ciampini ne s'expliquant pas, nous ne pouvons rien assurer. Dans l'Histoire ecclésiastique on trouve plusieurs saints personnages du nom d'Anastase, et qui ont été évèques.

(3) Millin, qui nous donne le nom du vêtement que nous désignons ici, ne s'explique pas autrement qu'en disant que les mages portaient des anuxirides, et

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ANATOLIE ( Sainte), vierge. — Figure en pied, tenant une couronne. Mosaïque du vi6 siècle, Ciampini, Fêtera. Monumenta ., pi. xxv, n° 4, et p. 100 du texte.

ANAÏOMIE. — L'on trouve dans plusieurs beaux ouvrages, publiés du xveau xvie siècle, des planches curieuses, soit en bois, soit au burin, .offrant les divers procédés anatomiques connus au moyen âge, ainsi que les appareils et les instruments en usage à cette époque.

En tête de l'ouvrage intitulé : Opéra omnia Laurentii Archiatri, Ton trouve un beau frontispice représentant la dissection d'un cadavre, gravé par Léonard Gaullier ou Galter. On y remarque une boîte où sont posés les divers instruments du chirurgien.

Magnifiquefrontispice des OEuvres d'André Vésale, célèbre médecin. Il en existe deux planches, l'une gravée en bois, et l'autre au burin. Sur l'une, on voit l'ouverture du cadavre d'un homme , sur l'autre , celui d'une femme; les personnages sont, du reste, les mêmes.

Une gravure de Jacques Frey , d'après Rembrand, offre le même sujet. Voir l'œuvre du graveur et du peintre.

Tableaux anatomiques, avec les portrails et déclaration d'iceux, avec un dénombrement de 500 maladies diverses, par Jacques Guillemeau; Paris, 1586; planches en bois.

De symetriapartium in redis formis humanorum corporum, etc., avec planches en bois, par Albert Durer, 1534, in-folio, à Nuremberg. Voir aussi aux mots Cadavres, Chirurgie et Chirurgien.

Anatome corporis humani, auctor Is. Valverdo; Venise, 1589, avec planches.

Étude anatomique du corps humain, dessin de Michel-Ange. D'Agincoui t, Peinture, pi. clxxvii. On y voit l'autopsie d'un cadavre.

ANAXIRIDE. — Nom d'un vêlement en usage vers le ive siècle (3), représenté sur un beau bas-relief du sarcophage de saint Celse, cité par Millin, Voyage en Italie (4),

nous avons pensé que, comme à l'époque du ive ou ve siècle, les artistes ne copiaient guère que ce qu'ils avaient sous les yeux et qu'ils ne s'occupaient pas de savoir quel pouvait être le costume que portaient réellement les mages au siècle d'Auguste, nous avons pensé, dts-je, que nous pouvions bien indiquer le vêlement en question comme monument de 1 époque qui nous occupe. Au reste Vanaxiride est une espèce de pantalon que portaient les peuples de l'Orient, tels que les Mèdes, les Perses, les Parlhes, et tous ceux que les Grecs nommaient Barbares.

(4) C'est l'ouvrage intitulé: Voyuges dans le Milanais, 2 vol. in-8° que nous aurons l'occasion de citer

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