Tome f
de l'Annonciade. Voir au nom Jeanne,
ANNEAUX. — Anneaux symboliques (2), tirés de tombeaux des catacombes. D'Agincourt, Sculpture, pi. vin, nos 25 et 31; Ciampini, Fêtera Monumenta, t. II, p. 587 et 389. Le monogramme du Christ est trèscompliqué.
Anneau dit du Pécheur, publié dans le Cabinet de la bibliothèque Sainte- Geneviève, à Paris, par le père Dumolinet, 1 vol. in-folio, pi. î, nos 8, 9, et p. 5 du texte.
Dans la dissertation intitulée : Notiziesopra V origine e Puso delVAnello Pescatorio e degli altrianelli ecclesiastici, par F. Cancellieri,in-8°, 1825.
Deux autres de ce titre, en bronze, dont on trouve la figure et le développement dans l'ouvrage sur les Antiquités d'Âquilée. Voir au nom de cette ville, et p. 403 de l'ouvrage.
Anneau sigillaire, ou cachet, à l'usage des premiers chrétiens, trouvé dans le cimetière de Saint-Agnès. On y voit comme une semelle avec ce mot : Justus.
D'Agincourt, Sculpture, pi. vm, n° 23.
Et tous les anneaux publiés dans les ouvrages suivants :
Heineccius , De Sigillis Germanorum , in-folio, pi. i, nos4 et 5.
Abrah. Gorleus, Dactyliotheca, seude annulis cum explicationib. ; Lugd., 1695, 2 vol. in-4°, planches.
Kircher, De Annulis, in-12, planches.
Passeri (J.^Bap.), Novus thésaurus gemmarum ex dactyliotheceis insignioribus.
5 vol. in-folio, planches.
Deux anneaux tirés du Trésor de la ca-r thédrale de Mayence ; Gerbert, Liturgica vêtus alemannica, 2 vol. in-4° en un tome, p. 255. Ce monument est d'autant plus important à signaler qu'il porte sa date gravée en creux, 1282. On y lit le mot : Tetragramaton.
Cérémonies pour conférer le droit de porter l'anneau à un pape, ou évêque, un abbé , une abbesse , etc. Voir , à ce sujet ,
Rilibus ecclesiœ, in-8°, p. 237, 288. Durandus. Rationale divinorum ofliciorum, in-4°. Voir aux tables des différentes éditions de cet excellent auteur. Macri dans son Hierolexicon, verbo Annulas, Sigillum, et à tous les mots qui s'y rattachent. Arirtghi, t. II, p. 698 (Rorrta sublerranea), a fait de savantes recherches sur l'usage des anneaux parmi les chrétiens. Casalius, dans son traité de Ritibus chrislianorum t p. "402, édition in-4°, parle des douze cachets enfermés dans une bourse et qui faisaient partie des insignes d'un pape à son élection. Ces douze cachets (sigilla) représentent ou rappellent les douze apôtres. Voir aussi Fabricius, Riblioihecaantiquaria,in-i°,p. 354, 589, 854. Molanus, Histor. imaginant saçranan , in-4«, p. 57, 560, édition de Lyon.
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les planches du Pontificale romanum, édition de Rome, ou celle de Paris, pi. de la p. 78.
Voir aussi celles du Cer emoni aie pont ificum et episcopum, éditions in-4°.
Et encore celles des Cérémonies religieuses des divers peuples, de Bern. Picard. Voir les planches du volume des Cérémonies de la religion chrétienne, éditions in-folio et in-l°.
M. du Sommerard donne plusieurs exemples de l'usage de porter l'anneau, dans son ouvrage Les arts au moyen âge, dans V Album. Voir les pi. xi, chap. VI, série 6e; pi. xxix, mêmes chapilreet série ; pi. xxxvi, chap. VIII, série 9e.
Dans V Atlas, pi. vi du chap. VI, on voit un évêque portant deux anneaux par-dessus un gant orné de broderies.
Dans les Antiquités d'Aquilée, 1 vol.
in-folio, par Bartoli Giandomenico, p. 403, on trouve deux anneaux de patriarches, ou évêques, d'une forme singulière (xve siècle). On y remarque les figures de saint Jean et de saint iVlarc en relief. Sur la ceinture est écrit : P. Paulus, avec des figures allégoriques.
ANNONCE, -r Proclamation du jubilé de l'an 4600; médaille du pape Clément VIII. Numismata, pontificum, publiée par Dumolinet, in-folio, pi. xxvi, n° 20.
— De la paix d'Arras, miniature des Chroniques de Monstrelet (xve siècle), publiée par Monlfaucon dans ses Monuments de la monarchie française, t. III, pi. xxxvi ; dans le Trésor de la couronne de France, t. II, pi. CLV.
Voir aussi à Proclamations.
ANNONCIADE (Ordre de V). — Schoonebeck, Histoire des ordres militaires, t. II, pi. de la p. 498, n° lxix.
Voir aussi Héliot et Bar, mêmes ouvrages, ainsi que celui de Fialetti et de Bonanni, Boriani, etc.
Figure en pied de Jeanne de France, fille de Louis XI, et femme de Louis XII, en costume de cet ordre, dans la collection des reines de France, du Cabinet des estampes de Paris, d'après Abraham Diepenbeck, grav. par J. Picart. Pour les autres détails, voir au nom France.
ANNONCIADES. — Intérieur d'une salle du couvent des Annonciades, en Espagne.
On y voit plusieurs des religieuses du cou-
(1) Et l'histoire de cet ordre, publiée par les divers (2) Sur l'origine des représentations de l'Annonciaauteurs cités par LengletDufresnoy, Méthodepour élu- tion, voir Molanus, Histor. imaginum sucramm, in-4°, dier l'histoire, t. III, p- »79. p. 43, 275 et suiv.
vent réunies et exécutant sans doute un concert spirituel. Gravure tirée en couleur d'après un dessin de David Roberts pour son ouvrage sur V Espagne , publié chez MM. Weith et Hauser, à Paris.
Cette gracieuse composition, qui donne à la fois une idée de l'architecture du couvent et du costume des religieuses, est reproduite gravée à l'eau-forte dans l'ouvrage intitulée : Excursions en Espagne, par Edouard Magnien, et illustrées par David et Roberts de Londres, 5 vol. in-8°, également chez Weith et Hauser, à Paris.
Quant aux usages et coutumes de cet ordre, soit en France, soit en Espagne, ou ailleurs, voir les ouvrages de Bonanni, Fialetti, Héliot, Bar, etc. (1), tous avec planches.
ANNONCIATION (2), ou salutation angélique. — Les manuscrits avec miniatures, les sculptures les plus anciennes, offrent, comme à l'envi, ce gracieux sujet. Nous allons essayer d'indiquer les plus remarquables, comme point de départ ou comme chefsd'œuvre.
Bas-relief de l'église Saint-Michel, à Pavie ; façade. Sculpture du vir siècle environ; d'Âgincourt, Hist. de Vart, pi. xxvi, n° 5.
Autre tiré d'une église détruite et que d'Agincourt a découvert dans la construction d'une maison à Rome. Histoire de Vart, sculpture estimée du ive ou ve siècle, pi. xxvi, n° 1.
Sculptures dyptiques en ivoire de l'école gréco-latine, du vnc au vme siècle environ. D'Agincourt, Histoire de l'art, pi. xn,n°15, d'après Gory.
Le même sujet, sculpture en creux sur les portes de bronze de la basilique Saint-Paulhors-des-Murs. Ouvrage exécuté à Constanlinople vers le ixe siècle. D'Agincourt, ib., pi. xiii. Le premier sujet de la première bande, et plus en grand, ib., pi. xiv.
Très-beau bas-relief de la façade de l'église d'Orviette, par Nicolas de Pise, ou ses élèves (xme ou xive siècle). D'Agincourt, Histoire de Vart, pi. xxxm, n° 3, section Sculpture.
Bas-relief de Donatello, à Florence. Sculpture du xive au xve siècle, ib., pi. xxxvin, n°49.
Du xve au xvie siècle. Belle sculpture en bois de la porte de l'église Saint-Gervais, à Gisors, Voyages en France (Normandie), par Taylor et de Cailleux, pi. ccxni. Cette composition a beaucoup de dignité.
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Atlas du Musée du Sommerard, Y Art au moyen âge, sculpture du xive siècle, pi. n, du chap. V. Bas-relief d'une croix latine.
Terre modelée et émaiîlée. Ouvrage de Lucas Robbia. Atlas, pi. n, chap. XVI, des arts au moyen âge.
Sculpture de la partie supérieure d'une stalle d'église, pi. iv, chap. Xïï. Atlas du Sommerard. (Style de transition.)
Peintures remarquables de ce sujet.
Fresques des catacombes (premiers siècles du christianisme). Il est à remarquer que sur cette peinture l'ange n'a pas d'ailes.
Aringhi, Roma sublerranea, t. II, p. 297.
Bottari, même ouvrage, t. II, pi. clxxvi, p. 141.
D'Agincourt, Peinture, pi. xn, n° 4.
Mosaïque de l'arc triomphal, ou grand arc du chœur de Sainte-Marie-Majeure, à Rome (ve siècle environ). Ciampini, Fêtera Monumenta, 1. 1, pi. 49 et p. 206.
D'Agincourt, Peinture, pi. xvi, n° 4.
Miniature d'un manuscrit syriaque (vie siècle), à la bibliothèque Saint-Laurent, à Florence. D'Agincourt, Peinture, pi. xxvn, n° 2. Ce manuscrit est des plus importants comme antiquité.
Peinture sur verre (xve siècle) provenant d'une église Saint-Leu ( sans doute à Paris ), placée pendant plusieurs années dans la salle du xvesiècle,au Musée des Petits-Augustins. On la trouve assez bien gravée dans le t. VI, p. 68, pi. ccxiv, de l'ouvrage de M. Alex. Lenoir, sur son Musée, et dans la belle planche de M. Lavallée et Reville, représentant la vue générale de la seconde salle, dans le grand ouvrage in-folio sur le Musée en question. Voir aussi la 22e planche des Souvenirs du Musée, par M. Biet, 1 vol. petit in-folio.
Admirable tableau d'Emelinck, appartenant à un particulier, et publié dans le 2e volume du Messager des sciences et arts en Belgique ; à Gand, 1834; à Paris, chez Challamel et compagnie, éditeurs.
Autre, non moins remarquable, peint par Lucas de Leyde, et appartenant au Musée du Louvre (Paris). Voir l'œuvre du peintre et de ses graveurs, au Cabinet des estampes, à Paris.
Autre du même peintre. Album du Sommerard, pi. xvn, série 6e.
Peinture d'un triptyque sur bois, par Albert Durer, et publiée dans Y Atlas du Musée
(i) M. Duchesne aîné donne la désignation de plusieurs gravures de ce sujet par d'anciens maîtres dans son Catalogue du Cabinet des estampes de la Bibliothèque royale, et dans son Voyage d'un iconophile, in-8°. Voir le détail de ces pièces à la table des matières de ce volume.
(2) Cette tablette ressemble assez à une portion
du Sommerard, pi. vm du chap. VI. L'ange est séparé de la Vierge par une Adoration de bergers qui forme le sujet principal.
Les œuvres des Wierix, des Sadelers, des Martin de Vos, Valdor, et celles de tous les anciens maîtres (1), offrent ce genre de sujet plus ou moins bien traité.
Belle composition d'André del Sarte (xvie siècle ). Cette Salutation angélique a cela de particulier qu'on voit ici deux anges, l'archange saint Michel et l'ange Gabriel. Le premier tient une épée et des balances ; derrière la sainte Vierge est une figure de vieillard, qui ne peut être saint Joseph, puisqu'il ignorait ce qui se passait. Ce tableau est publié dans la Galerie de Florence, pi. xvi du 1er volume. Voir aussi l'œuvre du peintre.
Dans l'ouvrage intitulé : Imagines evangelica historiœ, publié en 1595, par le révérend père Jérôme Natalis, et dont presque toutes les planches sont composées par Bernard Passeri, peintre romain. L'on trouve aussi ce sujet, on ne peut mieux représenté, pi. î. Les gravures sont des deux Wierix. Voir leurs œuvres.
Annonciation représentée d'une manière allégorique. Voir au mot Licorne.
ANSCHAIRE (Saint), évêque d'Hambourg (xvie siècle). — Son tombeau, d'un gothique très-curieux, avec sa figure en pied placée dessous, est publié dans l'ouvrage intitulé : Origines rerum hamburgicarum , auctore Lambecio, in-4°, 1562. Autour du monument sont des figures de saints et d'apôtres. Voir la pi. de la p. 544 de l'ouvrage cité.
ANSELME (Saint), évêque. — Voir la collection des saints du Cabinet des estampes, à Paris.
ANTATHEMATA SACRA. — On trouve désigné sous ce nom, dans les Antiquitates christianœ de Paciaudi , 1 vol. in-4°, un genre de tablettes (2) nommées aussi tabula?, pallia, frontalia, dorsale, dossale, par divers auteurs, et sculptées en ivoire, en bois, or, argent, etc., et sur lesquelles s'inscrivaient les dons faits à une église par de pieux chrétiens, et qui se posaient sur l'autel auquel elles servaient d'ornement. Voir un monument de ce genre dans l'auteur cité, à la p. 268.
Dans l'ouvrage intitulé : Monumenta Am-
de petite colonne que l'on aurait partagée en deux dans la hauteur. Sur ce genre d'antiquité ecclésiastique, outre les ouvrages cités, voir encore le Musœum veronense, Notizia délie chiese ai Verona. Sartius, de Casula diplych., Suicerus, de Thesaur. eccl^siasiico, 1. 1; Ferrari, Biancolinus. (Macri n'en parle pas.)
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brosiœ basilicœ, vol. 1er, cap. LXXJII, Mediol.,1645. •
DansCostadi, Osservazioni sulle cattedrali di Torcello, § XIII.
Dans la Verona illustrata de Maffei, t. I, pi. liv. A la fin du volume on retrouve le même monument publié par Paciaudi, et cité ci-dessus.
ANTECHRIST. — La figure de ce célèbre séducteur du genre humain a exercée l'imagination de plusieurs peintres et graveurs du moyen âge.
Miniature de l'ouvrage manuscrit intitulé: Ifortus deliciarum, par l'abbesse Herrade de Landsberg, publié et gravé par les soins du libraire Engelhard et Millin, 1 vol. in-folio plat. Voir la planche n° 1. Ce manuscrit est du xive siècle (4).
Miniature d'une Bible du xive siècle. Bibliothèque royale de Paris, nos6829 et 1085, reproduite dans une des planches du 6e volume des Notices s ur les manuscrits delàdite Bibliothèque, par M. de la Porte du Theil. L'Antéchrist y est représenté avec trois visages. Voir la planche p. 107 et 108 dudit volume.
Couronnement de l'Antéchrist, miniature d'un manuscrit de la Bibliothèque impériale de Vienne, n° 2554, p. 45 du manuscrit, publié dans l'ouvrage intitulé : Vita Pétri beati Acotanti, par Georges Zappert;Vienne, 1859, 1 vol. in-8°, pi. de la p. 74.
Planche gravée en bois de la grande Chronique de Nuremberg, 1495, in-folio, p. 265. On y voit une figure de l'Antéchrist.
L'ouvrage le plus étendu que nous ayons rencontré sur ce personnage est celui intitulé : Le livre de l'Antéchrist; livre singulier, dont il existeplusieurséditions de 1460 à 1472. Il renferme 58 à 59 planches gravées en bois d'une manière remarquable, si toutefois le copiste est exact, et accompagné d'un texte allemand. L'on trouve quelques-unes des planches copiées dans l'ouvrage du baron de Heinecken, Idée d'une collection d'estampes (2). Voir p. 584 à 595. Une de ces planches représente l'Antéchrist, dans un
(i) L'on trouvera des détails très-curieux sur ce précieux manuscrit d'une femme, dans la dissertation signée A chéri, t. XVIII des Annales de philosophie chrétienne, p. 435, 437
(2) On sait que ce livre n'est autre chose que le catalogue des estampesdu Cabinetimpérial deDresde, ainsi que le baron le déclare lui-même dans sa préface, ce livre est devenu d'un prix exorbitant dans les ventes de bibliothèques. L'auteur fait précéder son catalogue par de savantes dissertations sur les gravures envois, les cartes à jouer, les premiers livres imprimés dont il donne de curieux spécimens et des fac-similé.
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laboratoire d'alchimiste, donnant de l'or à ceux qui l'écoutent; l'autre montre l'Antéchrist en voyage.
La séduction et la persécution de l'Antéchrist, sont peintes dans la cathédrale d'Orviette, en plusieurs tableaux à fresque, par Lucas Signorelli et sont gravées dans l'Histoire et la description de cette église (o), par P.-F. Antamori, évêque d'Orviette, 1 vol. grand in-folio de 56 à 57 planches au trait, dont quelques-unes sont doubles, publiée à Rome, en 1791. Voir surtout les pi. xxix et xxx. Lucas Signorelli a travaillé de 1459 à
ANTEPENDIUM. —Nom d'un voile qui se suspendait quelquefois au-devant des autels au moyen âge. Les miniatures du Menologium peuvent aider à se rendre compte de ce genre d'ornement, dont nous ne pouvons pas citer d'exemple dans la liturgie latine (4).
Plusieurs de ces voiles sont couverts de peintures ou broderies remarquables.
ANTE-PORTIQUE. — L'église Saint-Clément, à Rome, offre ce genre d'entrée. Monuments anciens et modernes, par Gailhabaud et ses collaborateurs, 1™ livraison et son texte.
Album des arts au moyen âge, du Sommerard, pi. n de la 2e série, et encore le Mémoire d'Albert Lenoir sur l'architecture des basiliques, Instructions du Comité des monuments, 2e série, p. 102, 105 et 104.
ANTIDORON. — Nom du pain béni chez les Grecs du Bas-Empire, et dont on trouve une représentation dans le livre de Goar, Euchologium Grœcorum, in-folio, p. 99 (5).
ANTIMENSIA. - Espèce de table de marbre, qui servait quelquefois d'autel (6). D'Agincourt en donne un exemple, Sculpture, pi. xxi, n° 15.
ANTIOCHIANUS ( Sanctcs ). — Figure en pied de ce saint personnage, évêque ou simple prêtre, tirée d'une mosaïque du ve
(|3) Déiliée à sa sainteté Pie VII.
(4) Du Cange, Glossaire, verbo Antependium, semble l'appliquer à un autre usap,e que celui que nous indiquons ci-dessus. Voir sur ces voiles ce que dit ïhiers, Traité ou dissertations sur les principaux autels des églises, in-12, p. 82 à 87; mais on ny trouve pas le mot Antependium que nous avons vu dans un livre de M. Bast, intitulé : Notice sur les frères Van-Eyck, in-8°.
(5) Molanus, Hisloria imaginum sacrarum, in 4°, p. 582, et dans notre Glossaire liturgique inséré aux Annales de philosophie chrétienne, t. XIV, p. 337.
yti) Voir le même Glossaire , mêmes tome et page.
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ou vic siècle. Ciampini, fêtera Monumenta, t. H, pi. xxx.
ANTIOCHE (1), capitale de Syrie. - Voir V Atlas du Voyage pittoresque de la Syrie, de la Phénicie, Palestine, etc., par Cassas; Paris, 1798, 3 vol. in-folio, t. I, pi. m. Ouvrage d'une magnifique exécution, mais dont il faut se métier, comme de tous les ouvrages pittoresques.
Le Patriarcat d'Antioche, carte dressée par d'Anville. Voir sa grande Géographie.
Vue de la ville d'Antioche, telle qu'elle était en 1630. Quoique celte planche paraisse faite d'imagination plutôt que sur nature, cependant elle est curieuse à consulter, et se trouve dans le Dictionnaire de la Bible deDom Calmet, t. I, pi. de la p. 174.
Monnaies des princes chrétiens d'Antioche^ l'époque des croisades. Planche des Mélanges de numismatique et d'histoire du baron Marchand, in~8°, 1818, pi. de la p. 62.
ANTIOCHUS (Saint), moine. — Figure en pied, dans la collection des saints du Cabinet des estampes, à Paris.
ANTIPHON AIRES (2). — Presque tous les anciens livres de ce nom sont détruits. On en trouve cependantquelques-uns échappés aux mains des vandales, et qui sont recueillis depuis la disparition des abbayes, des couvents et monastères, dans les bibliothèques publiques, ou dans les dépôts des archives des provinces. Quelques fragments de ces précieux spécimens de la calligraphie monastique, sont reproduits dans divers ouvrages, dont nous signalerons ici quelques-uns de ceux que nous avons pu découvrir.
Le Comité historique de France a fait pu-
(1) Pour son histoire, voir Morisson , Voyage au monlSinaï, in-4° M. Forbin, Voyage dans le Levant. Tayior, Voyage à Jérusalem, en Syrie, etc.
(2) Sur ce genre de livre, voir les liturgistes, tels
?[ue Bergier, Dictionnaire de théologie ;Macri, Hieroexicon ; Du Cange, etc.
(3) JNous n'ignorons pas qu'il existe plusieurs ouvrages intitulés.- Antiquitates chrislianœ ; celui de Paciaudi est du nombre et renferme bien des planches curieuses, mais qu'on sait consacrées spécialement à ce qui concerne les monuments du cultede saint Jean- Baptiste. Bingharn n'offre aucune planche. Mamachi en renferme plusieurs; mais il n'a pas eu l'intention de faire un traité complet sous le point de vue de l'art chrétien proprement dit , mais bien de la liturgie. Casalius, Goar, Durandus , Duranli , Thiers, Gerbert, Angélus Rocca, Cancellieri, Lebrun, Fabricius dans la Bibliotheca anliquaria, et bien d'autres, n'ont pas pensé à exécuter ce plan, ou s'ils y ontpensé, ils ne l'ont pas mis à exécution. Bianchini avait conçu le plan d'un Musée chrétien, mais il ne l'a couduit que jusqu'au me siècle, et lorsque les monuments lui manquaient pour sa classification il en composait.
blier dans une de ses Instructions à ses correspondants, les faosimile des notes de plain-chant d'un Antiphonaire, dont le manuscritdela main de saint Grégoire le Grand (vne siècle), appartient à la bibliothèque de l'abbaye de Saint-Gall, sous len° 559.
La bibliothèque de Monza (Lombardie) possède un Antiphonaire manuscrit du ixe au xne siècle, où l'on trouve une miniature représentant saint Grégoire le Grand assis devant un pupitre, et composant le chant qui porte le nom de chant grégorien ou plain-chant. Près de la tête du saint une colombe , emblème du Saint-Esprit. Frisi donne une copie de cette miniature dans ses Memorie di Monza, t. III.
Les éditeurs "des Voyages pittoresques dans l'ancienne France ont publié dans celui du Languedoc, t. I , pi. 33 et suivantes, deux grandes lettres majuscules ornées de figures et d'ornements, provenant d'un Antiphonaire du xve au xvie siècle, qui appartient à la bibliothèque de la Société archéologique de Toulouse.
Une belle miniature d'un Antiphonaire du xive au xve siècle, publiée par Langlois, p. 65, pi. ix de son Essai sur la calligraphie au moyen âge, offre une très-curieuse représentation de la sainte Trinité avec plusieurs anges en adoration.
P\us\eurs A ntiphonaires manuscrits des bibliothèques de Sainte-Geneviève, de celle dite Royale (fonds de Saint-Germain-des-Prés), celle de l'Arsenal, du Louvre, etc., sont aussi à voir et à consulter. On ferait des in-folios si on voulait analyser les richesses graphiques que renferment ces précieux volumes.
ANTIQUITÉS CHRÉTIENNES, ou ecclésiastiques, prouvées par les monuments (5). — Il serait impossible de réunir ici toutes les
(Voira Luc, Prédic\tion). Beaucoup se sont occupés de diverses branches de la liturgie; quelques-uns l'ont embrassée dans toutes ses faces, mais aucun ne l'a exécutée comme nous en traçons ici le plan iconographique La liste que nous présentons ici ne sera donc pas sans intérêt, même avec toutes ses imperfections. Nous indiqueronsaussi comme ouvrages modernes et spéciaux sur cette matière , le Glossaire liturgique publié avec quelques spécimens dans les Annales de philosophie chrétienne, t. XII, p. 43 et suiv. ; t. XV, p. 332 et suiv.; t. XVI, p. 29; t. XVII, p. 201 ; t. XXI, p. 303, 405. M. deCaumonta terminé son Cours d'antiquités monumentales par un volume intitulé.- 6e partie, consacré à la description des objets qui forment comme le mobilier des églises depuis les temps les plus reculés ; on y trouve des dissertations sur les autels, crédences, bénitiers, fonts de baptême, baptistères, tabernacles, boiseries des églises, etc. Ce précieux volume, que ce savant archéologue a été forcé d'abréger et même de tronquer, est accompagné d'un allas présentant les plus curieux spécimens de ces divers objets.
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matières qui peuvent servir à composer un traité complet sur ce genre d'études sous le point de vue monumental, d'architecture, peinture, sculpture, écriture, ciselure, broderie, orfèvrerie, tentures, tapisseries, vases, etc. Nous nous bornerons donc à citer, en manière de sommaire, les mots les plus curieux , tels que les suivants :
Abbayes, abbés, absides, acolytes, actes des apôtres, actes des martyrs," adoption par le baptême , adoration, agapes, agiothyride, Agneau pascal, ailes, alba, alacritas, alphabet en croix , altare, ambon, âmes, amict, amphithéâtre, amphores, ampoule, anabolagium, anagolagium, analogion, animaux symboliques, anneaux, Annonciation, antathemata , antependium , antimensia , antidoron, antiphonaires, apôtres, archevêques, archiprêtre, arcula, artophorium, artos , ascension, aspersion, aspersorium, assistants, assomption, aster, atrium, attributs, aumusse, aube, auréole, auscullantiam locus, autels, auxiliatores.
Baisement des pieds, bain chez les chrétiens, balustrades, bancs des églises, bannières, baptême, baptistères, bas-côtés, basiliques, bâtons d'abbés et d'autres, béatification, bénédictins, bénédictionnaires, bénédictions, bénitiers, Benoît ( Saint-), (ordre), béquilles, ou Tau, Bethléem, Bibles, Blaquernes (église des), Bollandistes, bonnets d'évêques, Bons-hommes, bref d'indulgence, bréviaires, broderies, bulles, burettes, butro.
Cachets chrétiens, calamus, calendriers chrétiens, calices, camail, campaniles, Campo Santo, candélabres, canons des évangiles, canonisation, cantharus, cantoria, capellanî, capes, ou capuces, cardinaux, carmes et carmélites, Gasa-Santa, casula, catacombes, catéchumènes, Catena Grœca, cathedra, cathédrales , catino-sacro , célestins , cemelia, cénacle, cène, cerapium, cérémonies chrétiennes, pontificales, cerfs, chaires, chalumeau eucharistique, chandeliers, chanoines, chantres, chapes, chapelles, chapelles ardentes, chapitres d'ordres , châsses , chasubles, chœurs des églises, chrétiens, chrisma, Christ, christianisme, ciboire, ciboria, cierge pascal, cierges, cimelia, cimetières, circoncision, cire baptismale, cire votive, clergé, clercs, clochers, cloches, cloîtres, clôture des chœurs, cochlear, coiffure ecclésiastique, collégiales, commémoration , communicantes, communion, coucha, conciles, concilia martijrum, conclave, concordances, confesseurs, confession, confessionnal, confirmation, confréries, consécrations, conserve, consistoire, contre-retable, corona, corporal, Corpus Domini, couronne ecclésiastique,
crédence , Credo, crepitaculum , crocea, croix, croix de consécration, crosses, crucifix, cucule, custode, cuve, cryptes chrétiennes.
Dapiferi, Décalogue, décrétales, dédicace, dégradations, dépositions, devant d'autel, Diable, diaconat , diaconesses, diaconicon, diacres, Dieu, dignités ecclésiastiques, diptyques, discipline, discos , disques, dominicum , dominical, dominicales, donations, dorsale.
Eau bénite, élections, élévation du corps, emunctoria, encens, encensoirs, encolpium, énergumènes, enfer, épargne, épreuves, éternité, étole, étoupes, Eucharistie, évangile, évangélistes, évangéliaires, évêques, exaltation, excommunications, exorcismes, exorcistes, extrême-onction, Exultet, exvoto.
Fanon, ferculum, feretrum, ferula, feu sacré, fioles, flabellum, foi, fondation des églises , fondateurs d'ordres , fonts de baptême , funérailles.
Gabatha, gamma, gammadée, gants d'évêques , Genèse, gésine de Notre-Dame, gloire, Gloria in excelsis, goupillon.
Heures, hexaptériges, hibernantes, hiératomie , hostie, humance salvationis, humeraie ou amict, hyemantes,
Iconostase, images saintes, immersions, indulgences, Innocents, invention de la croix des reliques, investiture, Jérusalem céleste, jubés, jubilés, jugement de Dieu.
Labarum, lavabo, lavatorium, lavement des pieds , des mains par le prêtre, lecteurs, lectorium, légendes, lettres d'absolution, liber pontificalis, limbes, litanies, listes épiscopales, liturgie, livres liturgiques, lorum, Lucifer, lutrins.
Manipule, martyrium, Martyrologes, martyrs, menées, ménologes , messe , missels , mitre, monastères, monastica, mosaïques chrétiennes, mules du pape, musique sacrée, mystères, mysticisme.
Naos, nartex, navette, nefs des églises, niblatus, nimbe , nymphœum.
Oblatorium, oblalions, obsèques de religieux, offrandes, onctions, orarium, oratoire, ordo, ordre, ordres majeurs et mineurs, orfroi , orgue, ornements sacrés, osculatorium, ostensoirs.
Pain dit signato , pains eucharistiques, paix, pallium, panagia, panegriœ, panctarium, parer, parements d'autel, paschalia, pastophoria, pectoral, pénitents, penula, peribolum, peristerium, pesée des âmes, philactères, piscines, plages, planétarium, plenarium, plombeaux, plombs des bulles, pluvial, pontifical, porches des églises, porta speciosa, porte-sainte, pouvoirs des clefs,
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presbyterium, présence réelle, prêtres, prêtres-clercs, prieurés, prise d'habit, prise de possession, Prophètes, prosternations, prosternés, prothèses, psalterium, psautiers , pupitres, purgatoire.
Quadratum.
Reliquaires , reiiques , repositorium, retables, rits sacrés, rituels, rose pontificale, rotulum.
Sacraires, sacramentaires , sacrarium, Sacrement (saint), sacres, Sacrifice (le saint), sacristie, sacro-catino, sacro-sancte, saint ciboire, sanctuaire, sanctus (le), sarcophages chrétiens , scapulaire , sceaux ecclésiastiques, scholarius capeilœ, scolastique (la), secretarium-minus, Séraphins, Sybilles chrétiennes, sièges pontificaux , signets, signum Tau, sista, solea, sophia, sort des saints, sous-diacres, spéculum humanœ salvationis, stalles des églises, stola, suaire (saint), subdiaconus, sudarium, superhumeral, surplis à la romaine, symbole, symbolique, synagogue, synaxis angelorum, synode.
Tabernacle, table pascale, tau, tenailles, terre sainte, tessères chrétiennes, theocodia, théologie, tiares, titre de la croix, tombeaux, tradition des clefs, translation de reliques, triclinium, triforia, Trinité, triomphe de l'agneau ou de Jésus-Christ, de l'Église, ou de la foi, triptyques, troncs, trônes épiscopaux, tunique (talaris), turriculd.
Umbella, umbracula, uma gratiarum, urceus, urnes chrétiennes.
Vases sacrés , vegloncs , veni Creator, vertus théologales, vestiaire, viatique, vigne , Visitation.
Zodiaques chrétiens, etc. Voir chacun de ces mots dans ce Dictionnaire, où l'on trouvera indiqués les monuments qui s'y rattachent.
ANTIQUITÉS NATIONALES. — A proprement parler, ce sont les antiquités de notre pays. On trouve le détail de ces antiquités monumentales dans l'ouvrage de Montfaucon sur la Monarchie française, qui est toujours comme le point de départ de ce genre d'étude. Il existe sous ce titre un ouvrage de Miilin , en cinq volumes in-4° avec planches.
Les planches de l'ouvrage de Montfaucon
sur les Monuments de la monarchie française, sont reproduites dans l'ouvrage intitulé le Trésor de la couronne de France; celui de Beaunier et Rathier, sur les Costumes français; Vïtistoire de l'abbaye de Saint- Denis, par dom Félibien; la grande collection d'estampes concernant l' Histoire de France, réunie par Fevret de Fontetle, en 71 vol. in-folio , et déposée au Cabinet des estampes.
\2 Atlas des Arts en France , 1 vol. infolio , par M. Alex. Lenoir, offre d'une manière chronologique les monuments les plus curieux de la France, d'après les statues des anciennes églises, les peintures des manuscrits, les armes, les sceaux de chaque règne , ainsi qu'une suite bien exécutée de leurs monnaies, depuis les temps les plus reculés, des vitraux, des tournois, des fêtes, des assemblées nationales, etc. Il faut joindre à cet Atlas les 8 volumes de la Description du Musée des monuments français , remplis de planches, dont plusieurs ne se trouvent pas dans VAtlas de M. Lenoir.
L'ouvrage de Miilin, en 5 volumes in-4°, renfermant 250 planches de monuments, soit de Paris, soit des départements; quoique généralement très-faibles de dessin et de gravure, elles offrent la représentation de plusieurs monuments curieux qui sans elles seraient totalement anéantis. Nous donnons l'indication de tous les monuments que renferment les 5 volumes, et dont on trouve la représentation dans les planches; il ne faut que chercher au mot indicatif, au nom de lieux ou de personne, ou de chaque objet. Si dans une église il y a des stalles, des vitraux, des portes, des reliquaires, un clocher, des tombeaux, des chapiteaux, des fonts de baptême, etc., qui soient intéressants à étudier, on les trouve à leur désignation spéciale.
L'ouvrage de Miilin a été publié de nouveau, en 1857, par le libraire Barba, en 1 volume de texte et 1 de planches. Il y existe des lacunes (I). Quelques monuments ne sont pas reproduits, tels que l'Hôtel-Dieu de Paris.
L'ouvrage de Willemin, celui de d'Agincourt, renferment beaucoup de planches de monuments de sculpture française ; les di-
(i) La table des planches de celte publication est tout aussi mal conçue que celle des 5 volumes de l'ouvrage original ; on y trouve une classilication en monuments divers et monuments religieux, et aux monuments divers, l'on rencontre des chapelles, le baptistère de Saint-Louis, des églises, des croix, des reliquaires et autres objets qui sont cependant très-religieux. Dans les monuments religieux l'on en trouve qui ne sont ni sacrés ni profanes, et qui eussent été assez bien classés dans la première catégorie, ce sont !
des tombeaux de rois, de reines, de chevaliers, des statues de chevaliers, de princesses, des hôtels de ville, des ordres de chevalerie, des armoiries de ville ou de seigneur, des figures des divers métiers et bien d'autres. En donnant une table alphabétique sans toutes les distinctions, on évitait ce chaos et les recherches étaient promptes, faciles, et surtout utiles pour les travailleurs, ce que nous avons essayé de réaliser par notre Dictionnaire.
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vers volumes des Mémoires de V Académie des inscriptions et belles-lettres , V Atlas des Voyages de Millin dans le midi de la France offrent des monuments de tous les genres pour la France.
Celui de M. Horace de Vieil-Castel, en 3 volumes petit in-folio, renfermant plus de 300 planches des monuments les plus curieux de la monarchie française; il donne souvent des monuments oubliés par M. Willemin , et même Montfaucon. On y trouve plusieurs sceaux curieux.
La France historique et monumentale de M. Abel Hugo présente un résumé en plus de 500 planches, assez bien gravées, sur tout ce qu'on peut désirer sur l'étude de nos monuments les plus curieux : architecture, sculpture, peinture, etc.
V Univers pittoresque * publié chez Didot, partie France , en plusieurs volumes in-8°, est encore une mine curieuse à exploiter; les planches sont généralement bien gravées, et prises aux bonnes sources.
Nous devons indiquer aussi les sceaux de tous les genres, les monnaies, les armoiries, etc. Voir ces divers mots.
Les habitations royales, châteaux, palais, les tombeaux des rois, des princes, princesses, seigneurs, etc.; les armures, insignes, étendards, etc. Voir à tous ces mots et bien d'autres, impossibles à détailler ici.
ANTOINE (Saint), solitaire (1). — Statue du maître-autel de l'église Saint-François , à Pise, sculpture du xve siècle; d'Âgincourt, Histoire de l'art, pi. xxx , n° 4.
Autre statue de saint Antoine, qui se voyait autrefois sur les murailles de la Bastille. Voir Bastille.
Figure du solitaire, peinture à fresque dans le style des peintures du Bas-Empire ; d'Agincourt, pi. lxxxvi.
Très-belle tête de saint Antoine en extase. Sur son manteau, la lettre ou signe T ; ïbid., pi. cxvn, n° 4.
Figure en pied , accompagnée d'anges jouant de divers instruments de musique. Le saint tient un livre ouvert ; il est assis sur des nuages. Peinture en détrempe , estimée du xive siècle ; d'Agincourt , Histoire de l'art, pi. cxxx.
Saint Antoine visité par saint Paul, ermite, dans son désert; peinture du Pinturrichio. Voir la planche xxxin de la Description du Vatican , par Érasme Pistolesi , infolio, t. III.
La tête de cette même figure , publiée en
grand, et calquée sur l'original, ib., cxxxi.
Plusieurs sujets de la vie de saint Antoine sont publiés dans les OFuvres de Martin de Vos, gravées par les Sadeler.VoirTiiÉBAïDE.
La grande collection des saints du Cabinet des estampes, à Paris, est également à consulter.
Reliquaire renfermant la langue de saint Antoine. Voir la planche du tome H du mois de juin (Acta sanctorum des Bollandistes), p. 742.
Autre renfermantsa mâchoire, ib., p. 743. Ce monument chrétien porte la date de 1263.
Paris possédait autrefois une célèbre abbaye de Saint- Antoine, qui datait de 1198, pour servir de refuge aux filles folles ou publiques. L'église, construite dans le xnr siècle, et d'un gothique très-estimé, ne subsiste plus. Voir les anciens plans de Paris , et la grande Topographie du Cabinet des estampes, à Paris.
A Rome, plusieurs églises, sous l'invocation de ce saint, parmi lesquelles nous citeronscelledite de Saint- Antoine > abbé (1191), celle dite des Po rtugai s, sous le pontificat d'Eugène IV. Pour l'aspect extérieur et intérieur de ces monuments, voir les Topographies de Rome, et la grande collection des Piranesi et de Vasi , en plusieurs volumes in-folio.
A Compiègne, très-belle église du xive siècle , dédiée à saint Antoine , où l'on trouve une vue extérieure et intérieure dans le grand ouvrage de Guétard et Laborde sur la France. Voir à la table des planches. Voir aussi la Topographie de Compiègne, au Cabinet des estampes.
ANTOINE D'OGNIES (Saint) - Son tombeau et sa statue, sculptures de 1478, publiées dans le tome I du mois de juin , p. 945 {Acta sanctor. des Bollandistes).
ANTOINE DE PADOUE (Saint).— Sculptures. Saint Antoine de Padoue ressuscitant un mort; bas-reliefs à l'église Saint- Antoine de Padoue (xve siècle), Cicognara, Storia délia scultura in Italia , t. Il , pi. xx.
Statue aux ermites de ce nom à Padoue , Cicognara, Storia délia scultura in Italia , t. II, pi. XII.
Peintures. Buste (Acta sanctor. des Bolland. ) , mois de juin, t. II, pi. de la p. 715.
Autre présentant une hostie à un âne à genoux, qui refuse de manger l'avoine qu'on lui présente. Vitrail d'une église de
(i) Sur les figures de saint Antoine et les attributs flammes, un porc, une croix en (forme de tau, un qu'on lui donne, voir Molanus, édition in-4°, p. 248, Jivre, un hippocentaure, des démons sous toutes sorte» ^49, 251- 254 Les attributs les plus connus sont des de formes hideuses.
ANÏ
ANV
Rouen, publié par Langlois du Pont-del' Arche. Essai sur la peinture sur verre (1). Voir au mot Ane , dans ce Dictionnaire.
Ce saint est assez souvent représenté debout ou à genoux devant l'Enfant-Jésus, ou le tenant entre ses bras; une belle eau-forte du Pesarese, peintre de l'école lombarde (1648) , le représente ainsi. Voir l'œuvre du peintre ou de ses graveurs , ou encore la collection des saints du Cabinet des estampes, à Paris.
Églises sous le titre de Saint-Antoine.
Vue de la cathédrale de Padoue , qui date de 4251,Cicognara, Storia délia scultura in Italia , t. I, pi. i; on y voit une suite de la vie des saints, les Acta sanctorum des Bollandistes en donnent aussi une vue générale , mois de juin, t. II, p. 748.
Vue extérieure d'une chapelle de l'église Saint-Antoine de Padoue , d'une décoration gothique extrêmement remarquable du xve siècle, mélangée, Moyen âge monumental et archéologique , chez Weith et Hauser, à Paris, 1 vol. in-folio, pi. vin. Voir aussi au mot Padoue les collections que nous y indiquons.
ANTOINE (Ordre militaire de Saint-) fondé en Ethiopie. — Schoonebeck, Histoire des ordres militaires , t. 1, n° 6, pi. delà p. 56 . Voir aussi Héliot et Bar.
Autre du même nom dans le Hainaut, ib., t. II, pi. de la p. 212, de Schoonebeck, et les autres.
ANTOINE DE LA HAYE. — Abbé de Saint- Denis au xive siècle, et fondateur de la chapelle Saint-Louis, dans l'église Saint-Denis. Sa pierre tombale, gravée en petit sur la planche de la p. 550 de l'histoire de l'abbaye, par Félibien , est placée adossée au mur qui regarde l'autel de la chapelle d'hiver des chanoines; elle est entourée d'une inscription dont Félibien donne le texte p. 576.
ANTONIN (Saint). —Voir la collection des figures de saints du Cabinet des estampes, à Paris, classée par ordre alphabétique de noms.
Un sceau de la ville de Pamiers, xive siècle, publié dans le Trésor de numismatique, volume intitulé : Sceaux des communes, représente un saint Antonin , évêque , aban-
(i) Le fait est très-simple : un hérétique, pressé par saint Antoine de se convertir, crut se tirer d'affaire et se débarrasser des sollicitations charitables du saint, en lui disant qu'il se convertirait quand son âne laisserait son avoine pour s'agenouiller devant le saint sacrement. Saint Antoine le somma de tenir sa promesse si la chose arrivait comme il venait de le
donné sur un navire au courant d'un fleuve.
ANUB (Saint). — Solitaire. Voir les figures réunies dans la collection des saints du Cabinet des estampes, à Paris, et dans la collection des solitaires, intitulée : Silva sacra ou Solitudo Patrum , par les Sadeler , d'après Martin de Vos.
ANVERS (2). - Cathédrale d'Anvers et son beau clocher, magnifique gravure de ce célèbre monument par Winceslas Hollard, 4 feuille in-folio. Voir l'œuvre du graveur, dans presque toutes les grandes collections de l'Europe.
Deux vues intérieures de la cathédrale et de l'église des Jésuites d'Anvers, par Séb. Franck et Peter Neift's , gravées par Prenner. Voir leurs œuvres.
Autre dans l'ouvrage publié par J. Nash, à Londres , Architecture au moyen âge, 4 vol. in-folio, très-belle planche.
Destruction de la citadelle d'Anvers, par ses propres habitants, en 4577; eau-forte de Torterel et Parisin. Voir leur œuvre.
Le clocher est publié dans le Moyen âge monumental, à Paris, chez Weith et Hauser, éditeurs ; et dans la collection topographique du Cabinet des estampes de Paris. Voir Anvers, Arche et Tombeau de saint Norbert.
Acta sanctorum des Bollandistes, mois de juin, t. I, planche delà p. 889. (Monuments de la fin du xve siècle et du xvie. )
Abbaye Saint-Michel. Même ouvrage et même tome, p. 946. On y voit une belle chaire sculptée en bois, ornée des quatre animaux des évangélistes. Ib.
L'église des Dominicains. Architecture du xive au xve siècle, et quelques parties du xvie. Possède des stalles sculptées, ornées de figures en pied, remarquables; publiée dans le journal Y Artiste , journal périodique, année 4837; lithographie exécutée d'après un tableau de M. Sebron, exposé au salon de 1857.
Pour la description générale des autres monuments de cette ville et les portraits des princes qui en furent les maîtres au moyen âge, voir les ouvrages suivants :
Notitia marchionatus S. R. imperii, sive urbis et agri antuerpiensis descriptio, infolio, Ant., 4678 par Jean Leroy; on y trouve des plans de châteaux, de villes, de maisons, etc.
dire, et l'hérétique en fit la promesse formelle. La sculpture explique le reste.
(2) Histoire du duché de ce nom et de la ville. Lenglet Dufresnoy, Méthode pour étudier l'histoire, t. III, p. 414,415, et l'ouvrage intitulé .- Délices des Pays- Bas, accompagné de quelques planches.
APO
APO
Origines antuerpienses, in-folio, 1580, par J. Becani; ouvrage curieux et qui renferme des planches.
Historia episcopatas antuerpiensis, continens seriem et capitulorum, abbatiarum et monasteriorum fundationes, in-4°.
Ghapeile particulière des ducs de Bourgogne, à Anvers, salle de l'Hôlel-de- Ville. Bourse de la ville. Chapelle de la cathédrale.
Voir les planches de l'ouvrage intitulé : Picturesque Sketches in Belgiumand Germa- /M/,parL. Haghe, Londres, 1840, 1 vol. in-fol. Voir les diverses éditions de l'ouvrage intitulé : Délices des Pays-Bas, qui renferme des planches assez bien exécutées dans les éditions les plus anciennes, et la collection topographique du Cabinet des estampes , à Paris.
AOST ou AOSTE (Piémont). — La cathédrale de cette ville (monument du xve siècle), est gravée dans le Theatrum Sabaudiœ, etc., in-folio, Blaeu; Amsterd., t. il, planche de la p. 59. Fragments du beau cloître du xir siècle; Moyen âge monumental, pi. liv. On y trouve aussi le magnifique tombeau ou mausolée d'un prince de Savoie, dont le nom est contesté (1). Ce monument, qui est du xve siècle, est placé dans la cathédrale d'Aoste; la statue est représentée dans le costume de guerre des chevaliers de cette époque; les pieds reposent sur un croissant , faisant allusion à la guerre contre les Turcs ou les infidèles ; derrière le croissant , un lion et la devise : Fert.
AOUT. — Personnification allégorique de ce mois, dans les Calendriers, sur les zodiaques peints dans les Heures et autres livres de prières, ou sculptés sur les porches de plusieurs églises. Voir les mots Calendriers, Heures , Missels , Zodiaques.
APELLES (Saint). — Solitaire; collection des saints du Cabinet des estampes, à Paris. Suite des solitaires, par Martin de Vos et Sadeler.
APER (Saint). — Évêque. Même collection.
APOCALYPSE. — Peintures anciennes de ce sujet (2) :
Mosaïque du ixe siècle, ou environ, représentant la Cité sainte ou la Jérusalem céleste dont il est parlé dans l'Apocalypse de saint Jean; Ciampini, Fêtera Monumenta,
(1) Cependant Guichenon dit que c'est Thomas Ier, mort en 1232. D'autres pensent que ce serait plutôt celui d'Humbert de Savoie, frère naturel du duc Amédée "VI1J , qui portait un croissant dans ses armes.
t. II, pi. xlv ; d'Agincourt, Peinture, pi. xvn, n°41.
Bianchini (Joseph) l'a également reproduite dans un des tableaux de sa Demonstratio historiœEcclesiœ.... comprobata monumentis , tabula na, sœculi i', n° 29, avec cette inscription : Nova Jérusalem ylpocalypseos ex musivo ecclesiœ Sanctœ Praxedis. Cette réduction est assez bien faite.
Un vitrail du xmc siècle, à la cathédrale de Bourges, représente quelques scènes de l'Apocalypse de saint Jean. On y voit l'agneau porte-croix; le glaive à deux tranchants qui sort de la bouche de Jésus-Christ; les sept chandeliers; le livre scellé de sept sceaux, etc. Voir la pi. vu de la Monographie de l'église ci-dessus citée, par MM. Martin et Cahier, prêtres.
Jean Cousin, peintre français du xvie siècle, a composé sur l'Apocalypse deux magnifiques verreries pour l'église de Vincennes. M. Alex. Lenoir en fit faire l'acquisition au Comité des arts lorsque les églises furent fermées en France, et les fit placer au Musée des Petits-Augustins, où elles sont restées jusqu'à la destruction de cet établissement; reportées depuis à Vincennes, à leur première destination. Il en existe diverses copies, soit dans l'œuvre de Jean Cousin , soit dans V Histoire de la peinture sur verre, par Alex. Lenoir, et dans les diverses publications gravées du Musée en question.
L'un de ces vitraux représente les hommes frappés par les anges exterminateurs, et l'autre le puits de l'abîme. Voir la planche de la salle du xvie siècle , dans le grand ouvrage de Reville, et Lavallée, Vues pittoresques des salles du Musée des monuments français, i vol. in-folio.
Plusieurs manuscrits offrent des miniatures représentant les diverses scènes de l'Apocalypse ; parmi ceux que nous avons vus, nous citerons celles de la Bible de Charles le Chauve. Bibliothèque royale, numéro cité par Dibdin, Voyage en France, t. III, p. 126.
Manuscrit dit de la reine de Suède, provenant de l'abbaye Saint-Denis ; cité par d'Agincourt, Peinture, p. 48.
Suite de l'Apocalypse, planches en bois, livre du xve siècle, intitulé : Historia sancti Joannis evangelistœ et visiones ejus Apocalypsœ, Heimecken, Idée d'une collection d'estampes, etc., planches des p. 554,
(21 Molanus, Ilistoria imaginant sacmnim, édition in-4°, sur les images apocalyptiques, p. 22, t>8, 148, 149,281, 348.
APO — 75 -
550 , 559 , 565. Jensens en donne un facsimilé, Traité de l'origine delà gravure sur bois, t. H, pi. m, et ce qu'il en dit, p. 90.
Autre du même livre, bibliothèque du Vatican, xne et xiii0 siècles. D'Agincourt, Peinture, pi. cm, n° 7, qui en a publié plusieurs, savoir : la vision de saint Jean, figure de Jésus-Christ avec Je glaive à deux tranchants, l'agneau immolé et les quatre animaux, Babylone, la prostituée assise sur la bête, Jésus-Christ à cheval, détruisant les impies; la bête de l'Apocalypse jetée dans l'abîme par l'ange.
Très-belle suite de quinze planches gravées en bois par Albert Durer, ou par d'autres graveurs, d'après les dessins de cet artiste; il serait difficile de trouver rien de plus remarquable. Voir l'œuvre de ce maître.
Les anciennes éditions de la Bible de Boyaumont, in-folio ou in-4°, renferment aussi d'assez curieuses gravures de l'Apocalypse, d'après des maîtres flamands ou hollandais.
APOLLINAIRE (Saint). — Figure en pied. Mosaïque de l'église de ce nom, à Ravenne, Ciampini, Fêtera Monumenta, t. Il, pi. xxiv, n° 49; d'Agincourt, Histoire de l'art ( Peinture ) , pi. xvi , nos 16 , 17 , 18, 19 et 20, donne plusieurs détails des mosaïques de l'église en question.
Eglise Sainte-Apollinaire in classe, près Ravenne. Ancienne basilique païenne appliquée au culte chrétien. D'Agincourt, architecture, pi. lxxiii, n° 55, en donne le plan et plusieurs détails, pi. xxv, lxv, nos 15 et 14. Voir aussi Ciampini, Fêtera Monumenta, t. Il, planche de la p. 79. Voir aussi Beltrami, // forestière instruito délie cose notabili di Ravenna, in-8°, p. 219, Fabri, Le sagre Memorie di Ravenna, deux ouvrages avec planches.
APOLLINAIRE (Saint). — Figure en pied de cet évêque, provenant du portail d'une église d'Auvergne. Voir le beau frontispice de l'Auvergne publié par Taylor, de Cailleux, etc., Voyages pittoresques dans V ancienne France.
Voir aussi dans la grande collection des saints du Cabinet des estampes, à Paris, en plusieurs volumes in-folio, classés par ordre
(i) Optatus Milivitanus, liber prvrtus, adversusParmenionem, cap. XVI; Pellicia (Alex. Aurel.), dechrisliana Ecclesia prim. mediœ, novissim, œiatis politicij cap. VJ, p. 3i7, in-8°. Prudence est le premier qui -*it employé ce! te expression dans un de ses ouvrages, Bibliothèque des Pères.
(2) Sur celte manière de représenter l'âme, voir à ce mol ce que nous y indiquons.
APO
alphabétique de noms. On le trouve dans la collection des hommes illustres, publiée par Thévet.
APOLLONIE (Sainte). — Tenant l'instrument de son supplice; on n'en distingue pas bien la forme, qui doit être une pince, peinture en bois du xve siècle; d'Agincourt, Histoire de l'art (Peinture) , pi. xxvn , n° 21 .
Autre figure gravée dans la Grande Chronique de Nuremberg, à la p. 120, on l'y voit tenant une de ses dents dans une grande pince en fer.
APOLLONIUS. — Solitaire; collection des saints du Cabinet des estampes, à Paris, lre série.
APOTHÉOSE CHRÉTIENNE. - Quelques auteurs désignent sous ce nom (1), assez impropre, la cérémonie de la béatification d'un saint personnage, ou l'enlèvement de l'âme au ciel d'un évêque, d'un empereur, d'un roi, ou de tout autre personnage de marque.
Cette action est ordinairement représentée par une petite figure (2), sans sexe, portée sur nappe et tenue par des anges, des évêques, diacres, quelquefois des guerriers.
Une médaille citée par Baronius, annales.... anno 557, n° 18, représente Constantin le Grand reçu au ciel, où une main figure Dieu le Père. Molanus, Historia imaginum sacrarum, in-4°, p. 56, au bas de la note D, lre colonne, cite ce monument.
Le célèbre monument gothique, dit le tombeau de Dagobert, qui est retourné à l'église Saint-Denis, après avoir été déposé pendant longtemps au Musée des Petils-Augustins, offre l'apothéose de l'âme de ce prince (5). Il est publié dans V Atlas dudit Musée, par M. Alex. Lenoir. Dans l'ouvrage de Reville et Lavallée sur le même monument. Biet, Souvenirs du Musée des monuments français, etc., pi. xxxvn , et p. 57 de l'explication. D'Agincourt, Sculpture, pi. xxxv, n° 15, donne un fragment de cette sculpture.
Apothéose de saint François d'Assise.
Fresque du Giotto, xive siècle. Cette composition présente quelques particularités singulières ; on y voit une figure à deux visages et qui est couronnée; et un centaure (4) qui,
(3) Émeric David, Discours historique sur la peinture, p. 45, entre dans le détail de la légende qui a donné lieu à cette sculpture. Voir aussi l'Histoire de l'abbaye de Saint-Denis pardom Félibien, in-fol., p. 38.
(4) Quel peut être le motif qui a déterminé le peintre à placer ici une ligure de centaure? nous l'ignorons ainsi que la présence de cette figure qui rappelle le Janus de la mythologie.
APO
APO
placé au milieu des anges, assiste à ce qui se passe; les nimbes qui entourent les trois ligures du fond du tableau sont aussi dignes de remarque (4). Cette peinture, du reste fort intéressante, est gravée dans P Histoire de l'art par d'Agincourt, pi. cxvi, n° 4.
M. Thibaud cite comme un autre exemple d'apothéose chrétienne ou de béatification, le bas-relief qui est sculpté au tympan de l'église de Mosac (2). Voir la pi. i, figure 2 de l'ouvrage de cet archéologue, Considérations historiques et critiques sur les vitraux anciens et modernes, etc., in-8°, 1842, et à la p. 55, l'explication (3).
APOTHICAIRE. — Une miniature du manuscrit Leges palatinœ, xme et xive siècles, publiée par les Bollandistes dans le 2e votume du mois de juin (Acta sanctorum), représente un homme de cet état pilant à son mortier (4). Voir p. 4, n° 44, me pi. de la p. 27.
Autre dans le livre intitulé : De artibus illiberalibus et mechanicis , 4 vol. in-12, dont les gravures sont de Jost Amon. Voir la pi. xm ; ce livre est aussi intitulé : Panoplia. Toutes les planches de ce volume assez rare (5) se trouvent dans l'œuvre du graveur.
Jolie statuette en bois à l'encoignure d'une maison à Nantes. Sculpture du xve siècle, cette figure est publiée dans le Magasin pittoresque, année 4839, p. 248.
Apothicaire de la ville de Sienne, costumes du xme au xive siècle; Bonnart : Costumes du moyen âge, t. I, pi. liv, d'après une peinture de l'hôpital de la ville.
APOTRES (6). — Pour leurs figures particulières, voir aux noms de chacun.
On trouve diverses compositions où les apôtres réunis forment un sujet, nous en citerons quelques-unes des plus remarquables.
Mosaïque de Saint- Jean de Latran, trèsbien gravée dans l'ouvrage de Nicol. Allemanus, De Picturis et Parietinis lateranen-
(i) Sur les nimbes, leurs formes variées, leur signification mystique, voir au mot Nimbes, les documents que nous y indiquons.
(2) Ou plutôt Mauzac, dans le diocèse de Clermont, dédié à saint Pierre et à saint Caprais; Annuaire du comité historique.
$) Une personne dont l'opinion peut faire autorité dans ces sortes de matières, M. l'abbé Cahier, pense qu'on ne doit voir ici qu'un donateur prosterné, qui fait hommage de quelque fondation à la Vierge.
(4) Au moyen âge, il était chargé, dit-on, de fournir le luminaire à la chapelle du roi.
(5) Sur ce volume curieux, voir le Catalogue de la bibliothèque de M. Leber.
(6) Sur l'origine des premières représentations ou images des apôtres. Voir Molanus, Historia imaginum sacrarum, édition in-4°, p. 51, 133, 540, 542, etc. Eme-
sibus restituas, etc., 4 vol. in-4°, pi. n et m, et pi. lvi et lxx (7), ou encore dans le 1er volume de la Vie des Papes, de Ciaconius, p. 567.
Autre de l'oratoire de Saint-Venance, près Saint-Jean de Latran; Ciampini, Fêtera Monumenta, t. II , pi. xxx , xxxi , cvi, cvm.
Les douze apôtres réunis autour de Jésus- Christ; ils sont assis sur des trônes. Aux pieds d'un des douze, est placé un cartarium avec des volumes. Mosaïque d'une époque ancienne , découverte dans la catacombe de la Via Salaria , style romain. Cette belle peinture, qui a été oubliée, ou qui était inconnue à Ciampini, est publiée dans le 3e volume de l'édition in-folio d'Anastase le bibliothécaire, par Guillaume, bibliothécaire du Vatican, planche de la p. 25.
Apôtres réunis dans le cénacle pour recevoir le Saint-Esprit. Fresque du cimetière ou catacombe Sainte-Priscille, in Fia Salaria, publiée par Bianchini, Demonstratio histor. ecclesiast., tabula n , saeculi i, n° 25 (8). On y voit le mot advintns.
Au mot Cénacle nous citons plusieurs compositions remarquables offrant la réunion des apôtres. Voir aussi les mots Credo, Funérailles de la Vierge , Lavement des pieds, etc.
Apôtres bénis et envoyés en mission par Jésus-Chist, miniature du ixe siècle ; d'Agincourt, Peinture, pi. xxxix, n° 2.
Les douze apôtres composant le Credo.
Voir les œuvres de Gollzius.
La Chronique de Nuremberg (4493), renferme une grande planche, au commencement du volume, qui représente les douze apôtres tenant chacun une banderolle portant un verset du symbole.
Peints par Raphaël dans son tableau de la Dispute du saint sacrement (9). Voir l'œuvre de ce peintre et de ses graveurs.
On voit encore les apôtres réunis, assis sur des trônes, dans presque toutes les com-
ric David, Discours sur la peinture aumoyenâge, 49. Raoul Rochetle , Types primitifs de l'art chrétien, p. 12, 15.
(7j Cette planche donne ici trois clefs à saint Pierre, posées sur ses genoux; Ciampini, dans ses Vêlera Monumenta, n'en donne pas du tout. On en voit deux dans la restauration faite de cette importante peinture.
(S) N" 27, Bianchini donne la vue du Monumentum arcuatum, où est la peinlureavec ses accessoires et le tombeau.
(9) M Rio, p. 297 et suiv., dans son ouvrage intitulé : Poésie chrétienne, forme de l'art, regarde cette partie du tableau comme supérieure à celle du bas, et comme servant à préciser l'époque où Raphaël a commencé à entrer dans les voies du sensualisme.
APO
APP
positions peintes sur toile, sur bois, sur verre, en miniatures, etc., représentant le jugement dernier. Voir ce mot.
Apôtres endormis au jardin des Oliviers, miniatures du xne siècle, d'Agincourt, Peinture, pi. lvii, n° 1.
Peints à fresque sur les piliers de l'église Saint-Paul; trois fontaines à Rome (extra muros). Voir toutes les descriptions des monuments de cette ville, au nom de cette église.
Statues colossales des douze apôtres, au Dôme de Florence. Cicognara en donne la copie de deux dans sa Storia délia scultura in Italia, t. II, pi. lxi du xive au xve siècle, environ.
Représentés en pied avec les instruments de leur martyre sur les belles portes de bronze damasquiné de l'église Saint-Paulhors-des-Murs, sculpture du xne ou xie siècle, environ, Ciampini, Fêtera Monumenta, t. I, pi. xviii, de la p. 55; d'Agincourt, Sculpture, pi. xiv, xv, xvi, en donne une idée bien plus exacte que Ciampini.
Sculptés sur un diptyque du xie siècle, environ, Gory, Thésaurus diptychorum, t. III, pars I, pi. xii.
Statues des douze apôtres existant autrefois dans l'intérieur de la Sainte-Chapelle de Paris. Voir à ce nom. Ces précieux monuments de la sculpture française aux xme et xive siècles, sont publiés dans l'ouvrage in-folio, intitulé : Vues pittoresques et perspectives des salles du Musée des monuments français, par Reville et Lavallée, le texte par de Roquefort, planche intitulée : Vue du cloître, dans l'ouvrage intitulé : Souvenirs du Musée des monuments français, in-folio, par Riet, pi. xvn, xx, xxv. V Histoire de la Sainte- Chapelle, par Morand, in-4°, renferme une planche, à la p. 31 , qui offre la vue intérieure de la Sainte- Chapelle, avec les statues en question à la place qu'elles y occupaient avant la révolution de 89.
Une de ces douze figures , tenant un disque crucifère d'un dessin curieux a été publiée à part par ordre du ministre de l'intérieur; nous en possédons une épreuve classée dans notre Topographie de Paris ( Sainte- Chapelle). Cette planche a été lithographiée d'après un dessin de M. Lassus, architecte, Voir aussi la Statistique de Paris ( Sainte- Chapelle), publiée par ordre du gouvernenement, sous la direction de M. Alb. Lenoir.
Sculptés en pied sur le tabernacle de Saint-Jean de Latran , ouvrage du xive siècle, d'Agincourt, pi. xxxvi.
(i) L'on a eu l'heureuse idée de mouler ces belles statuettes qu'on peut facilement se procurer à Paris,
Statues des douze apôtres, sculptées autour du tombeau de Louis XII, à Saint-Denis. Histoire de l'abbaye de Saint- Denis, 1 vol. in-folio , par D. Félibien , planche à la p. 562. Elles sont encore publiées dans l'ouvrage intitulé : Vues pittoresques des salles du Musée des monuments français, par Lavallée et Reville, in-folio, vue de la salle du xve siècle ; et dans les Souvenirs du Musée des monuments français, par Biet, in-folio, pi. xxi, xxn ; pour les détails, voir les textes de ces deux ouvrages.
Figures en pied des douze apôtres avec Jésus-Christ, et tenant les instruments et autres attributs qui leur sont particuliers. Bas-relief d'une porte latérale de l'église des Mathurins-Saint-Jacques, à Paris; publié par Millin, Antiquités nationales, t. III, n° 32, pi. i ; par Alex. Lenoir, Musée des monuments français ( xive siècle ) , t. II, pi. lxxii, n° 75.
On voyait aussi une suite des douze apôtres tenant les instruments de leur martyre, au beau retable en cuivre doré du maître-autel de l'église Saint-Germain-des- Prés, détruit en 95 par les vandales de cette époque. On n'en n'aurait plus d'idée sans la gravure placée p. 167 et 511, de V Histoire de V abbaye Saint- Germain, par dom Bouillard, 1 vol. in-folio.
Nous citerons encore ceux qui ornaient les deux grandes faces du magnifique reliquaire de Saint-Germain-des-Prés, gravé aussi, même ouvrage, planche de la p. 166.
Ceux du tombeau de saint Sebald, à Nuremberg (1), publiés dans l'ouvrage intitulé : Armures, meubles et objets divers du moyen âge et de la renaissance, chez Wielh et Hauser, à Paris, t. II, pi. cl, eu; sculptures allemandes du xve au xvie siècle, environ.
Voir aux noms de chacun des apôtres, toutes les figures peintes ou sculptées, réunies dans la grande collection des figures de saints du Cabinet des estampes de Paris.
Magnifique église dite des saints apôtres, à Cologne, style roman du xie au xme siècle, Monuments d'architecture du vne au xme siècle, situés sur les bords du Rhin, et publiés par Sulpice Boissérée,à Munich, 1850, 1 vol. in-folio. Voir les planches de la 5e livraison, savoir : 1° le plan de l'église et du cloître; 2° élévation sur la longueur; 5° élévation de l'église sur la largeur ; 4° coupe sur le même sens; 5° cloître, vue perspective.
APPARITIONS de Dieu à Adam dans le paradis terrestre. Voir la suite des Loges au
chez les principaux mouleurs , et surtout aux ateliers du Louvre.
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Vatican, par Raphaël. Dans ses œuvres, ou celles de ses graveurs; — de Dieu à Abraham. Même suite; — des trois anges à Abraham. Mosaïque de la basilique Libérienne, ou Sainte - Marie - Majeure , ou encore Ad Nives, vers le ve ou vie siècle. Ciampini, Fêtera Monumenta, t. I, pi. u,n° 1. — Même sujet, peint par Raphaël, au Vatican. Voir la suite des Loges.
— De Dieu à tsaac. Par le même.
— Des anges à Loth. Même suite.
— Des anges à Jacob, dans la vision dite l'Échelle de Jacob. Même suite.
— De Dieu à Moïse, mourant sur le mont Sinaï. Très-belle composition de Benozzo Gozzoli au Campo Santo. Voir dans ce Dictionnaire, au mot Campo Santo, le détail que nous en donnons.
— D'un ange armé à Josué. Mosaïque de Sainte-Marie-Libérienne. Ciampini, Fêtera Monumenta, t. I, pi. lxii, et dans d'Agincourt, Peinture, xxvm, n° 7.
— D'une main qui écrit sur la muraille. Voir à Balthasar et Main.
— De l'ange de l'Apocalypse à saint Jean. — De la femme ailée et de son enfant. — De l'ange de la mort; tous sujets qui se rattachent à l'Apocalypse. Voir toutes les gravures faites sur ce livre depuis les miniatures jusqu'aux gravures du xive au xvie siècle, que nous signalerons aux mots Apocalypse, Babylone, Dragon, Jérusalem céleste, etc.
— D'nn ange à la sainte Vierge. Voir Annonciation des anges aux bergers. Voir toutes les Bibles et les Vies de Jésus-Christ, et le mot Gloria in excelsis.
De Jésus-Christ à sa mère, après sa résurrection. Ce sujet qui n'est pas communément traité l'a été très-bien par Bernard Passeri, peintre romain du xvie siècle, et gravé par Jer. Wierix dans la Fie de Jésus- Christ, 1 vol. in-folio, publié par le révérend père Jérôme Natalis, 1595, pi. cxxxv. Voir les œuvres du peintre et des graveurs Wierix frères.
De Jésus-Christ aux saintes femmes, puis à ses apôtres. Voir les mêmes ouvrages que ci-dessus, et au nom Jésus-Christ, les principales actions que nous y signalons. Voir aussi Emmaus, Saint Pierre et Saint Thomas.
Apparitions des saints. De saint Pierre et saint Paul protégeant Rome et le pape saint Léon contre l'invasion d'Attila. Tableau de
Raphaël au Vatican. Voir ses œuvres et celles de ses graveurs.
- De saint Jacques qui combat les Maures. Voir au nom de cet apôtre les détails consignés.
— De saint Augustin à divers personnages. Voir la vie de ce Père de l'Église, publiée par Hieron. Petrus, sous ce titre : Iconographia sancti Augustini, etc.; les planches, par Bolswert. Voir les pi. xxn, xxvn, et l'œuvre du graveur.
On y remarque Jésus-Christ, qui apparaît à saint Augustin sous la figure d'un pèlerin, qu'il accueille et à qui il lave les pieds. Voir la pi. îx.
— De saint Paul et de saint Pierre à saint Thomas d'Aquin. Vie du saint publiée par Otho-Vœnius [Vita S. Thomœ Aquitanis), 1 vol. in-4°; Anvers, pi. xvm, au Cabinet des estampes. Voir l'œuvre d'Otho-Vœnius et celle de C. Galle.
— D'anges au pape Innocent III, au sujet de la fondation de l'hôpital des Enfants- Trouvés de Dijon. Miniatures d'un manuscrit du xve siècle , à la bibliothèque de Dijon, relatif à la fondation dudit hospice, publié par les antiquaires de la Côte-d'Or, in-4°; Dijon, 1858. Voir les planches nos 4, 8, 11. Dans cette dernière, on y voit le lit du pape, qui a une couverture brodée d'or, sans doute d'après ceux que voyait le peintre dans les châteaux des princes de son temps.
— D'un ange à un évêque, sur le mont Gargan(l), depuis mont Saint-Michel. Voir à ce dernier mot.
— D'un ange au roi Sigismond , roi de Bourgogne, près le mont de Saint-Maurice, vers le vr siècle. Bas-relief curieux, sculpté au xve siècle, et publié par Cicognara, Storia délia scultura in Italia, in-folio, t. II, pi. lxxxix. Le roi et sa femme portent des nimbes ronds (2).
APPOLINE (Sainte), vierge et martyre.— Collection de figures des saintes au Cabinet des estampes de Paris, série des femmes. Elle y est représentée assez souvent portant des tenailles, pour indiquer le genre de son supplice.
C'est sans doute la sainte de ce nom que nous voyons représentée tenant des tenailles, pi. xxxv de la suite des Peintres primitifs, appartenant à M. Artaud, et publiée par les soins de M. Challamel, éditeur ; Paris, 1842-
(0 Sur la légende qui concerne cette apparition, voir le texte de l'ouvrage de Cicognara, édition in-8°, tonoeV, page 547.
(2) La pénitence du roi, rapportée par les auîeurs contemporains { voir Grégoire de Tours , Hisior.
Francor., lib. III, p. 295 ) peut aider à comprendre la présence du nimbe, mais celui de la femme, auteur du crime de son mari, comment l'expliquer? Voir aussi de Rivaz, Éclaircissements sur le murlijrede la légion ihébêenne, in-8°, p. 73.
AQU — 79 -
18i5. Voir aussi le Catalogue de cette précieuse collection, publié par M. Artaud luimême; Paris, 1812, n° 90.
APSIDES. —Voir Absides.
AQUILÉE (Ville d') (1), dans le Frioul; nommée la seconde Rome au moyen âge.
Pour les monuments de cette ville, voir Le antichità d'Aquilea, profane e sacre, da Giandomenico Bertoli, chanoine, 1 vol.
in-folio renfermant beaucoup de planches, dont environ 140 consacrées aux antiquités chrétiennes, à partir de la p. 552 du volume à celle 451. Voir aussi l'inscription p. 440 et 441. On y trouve, à travers beaucoup d'inscriptions funèbres consacrées à la mémoire des fondateurs du christianisme, des sculptures très - curieuses, telles que celles des p. 565, une bénédiction; p. 564, saint Marc bénissant saint Ermagoras (2); p. 566, un ensevelissement du corps de ce saint; p. 569, un sujet inconnu qui semble représenter l'offrande de la fondation d'une église à un saint; p. 570, saint Ermagoras avec plusieurs personnages, dont un empereur d'Orient ; une femme, sainte Euphémie; p. 574, une pierre tombale.
Autres du xie siècle, p. 577, médailles d'Aquilée dn xne au xme siècle; p. 582, pierre tombale d'un patriarche; p. 584, bas-relief du tombeau ; on y voit saint Marc assis au milieu, ou peut-être Jésus-Christ bénissant; p. 585, un patriarche, ou évêque d'Aquilée sur sa pierre-tombeau, sans nom, et posant les pieds sur un dragon ; p. 596, une sculpture représentant un baptême par immersion ; d'un côté l'évêque; de l'autre, une figure qui pourrait bien être le parrain du cathécumène ; p. 598 et 599, le baptistère d'Aquilée vu en hauteur ; p. 405, sont représentés deux anneaux, dit du pécheur, dont on trouve le développement au-dessous. On y voit les noms de Paulus et Petrus. Quelques animaux symboliques dont un représente l'aigle de saint Jean l'évangéliste, le lion de saint Marc, etc.; p. 406, une peinture mystique des plus remarquables par sa complication et son importance. On y remarque l'allégorie du poisson, figure du chrétien qui est ramené à la vie spirituelle par le sang du Sauveur; le dragon, emblème
ARA
(i) Lenglet Dufresnoy, dans sa Méthode pour étudier l'histoire, t. III, p. 387, indique quelques auteurs qui ont donné des descriptions historiques de cette ville.
(2; Ou Hermagoras. Voir au Martyrologe romain, 12 juillet, année 69 de l'an de grâce.
(3) Il est réellement curieux de rencontrer, et intéressant de signaler, des monuments des origines chrétiennes qui se rattachent à son berceau, et dont saint
du mal, tué par un saint Georges, ou plutôt par saint Michel, quoique la figure n'ait pas d'ailes; p. 407, baptême par immersion en présence d'un parrain et d'une marraine (5), du moins à ce qu'il nous a paru, et ce qui n'est pas sans intérêt; p. 408, baptême par immersion et infusion. Un diacre assiste l'évêque (ancienne peinture); même page, saint Ermagoras baptisant quatre jeunes vierges, dont les noms sont désignés dans la peinture; p. 409, baptême par infusion. Deux personnages assistent à la cérémonie, mais on n'y voit pas de marraine; p. 410 et 411, plan et coupe intérieure d'une église; planche, p. 420, médailles ou monnaies de patriarches d'Aquilée ; planche, p. 422, médaille d'un patriarche de cette ville.
Les pages suivantes sont consacrées à retracer plusieurs autres monnaies et diverses inscriptions inutiles à signaler.
Dans les Acta sanctorum des Bollandistes, mois de juin, t. f, p. 778, on trouve un tombeau et les reliques d'un patriarche d'Aquilée.
Muratori, dans le t. Il de son ouvrage intitulé : Antiquitates italicœ, p. 661, donne une suite de monnaies d'Aquilée, qui complètent celles que nous avons déjà signalées.
ARABES. — Les plus beaux monuments arabes sont publiés dans divers ouvrages, dont les principaux sont (4) :
Les Voyages en Espagne, par Swinburne Travels through Spain, etc.; London, 1779, in-4°, avec atlas, dont plusieurs planches sont reproduites, pard'Agincourt, Architecture, pi. lxv, n° 21 et 22 ; pi. xlii, nos 15, 14 et 15, et pi. xliv, nosde 1 à 5, et nos26 à 54, où l'on trouve tout le système de l'architecture arabe développé.
Voyages en Espagne pittoresques et historiques, par Alexandre de La Borde, 2 vol. in-folio, avec un magnifique atlas; Paris,
Monuments arabes et mauresques comparés, à Cordoue, Séville et Grenade, vues générales, coupes, plans et détails des plus beaux monuments de ces villes, tels que V Alhambra, les mosquées, les bazars, etc., 1 vol. in-4°, avec plus de 40 planches, offrant Thistoire complète de l'architecture
Augustin parle dans ses écrits, comme d'usages déjà très-anciens. Bengham, Origines ecclesiasiicœ , t. VII, lib. XVI, cap. X, §5.
(4) Sur l'origine, l'histoire et l'influence de l'architecture et de la décoration de ces peuples, outre les textes des ouvrages ci-dessus cités, voir encore l'ouvrage intitulé : Nouveau voyage en Espagne, fait en 1777 et 1778 , parle baron Dublaisel, î vol. in-8°, à Paris et à Londres.
ARA
ARA
arabe et mauresque en Espagne, depuis le vuc siècle jusqu'à la destruction de ces peuples, par M. Girault de Prangey, et lithographie par divers artistes: à Paris, chez Ha user.
L'ouvrage de P. Goste intitulé : architecture arabe, ou monuments du Kaire, dessinés en 1820 et 1822, 1 vol. in-folio de 74 planches, avec un texte historique et artistique. On y trouve des recherches savantes faites sur l'origine de notre architecture , dite gothique ou ogivale.
Celui intitulé : l'Empire ottoman illustré, publié chez Fischer, à Londres et à Paris. Éditions anglaise et française formant un fort volume in-4°, dont les planches sont d'une exécution achevée.
Celui intitulé : Monuments anciens et modernes, publié chez les frères Firmin Didot, et dirigé par Jules Gailhabaud. Voir les livraisons 10, 11, 20 et 25.
Excursions en Espagne, par Edouard Magnien, illustrées par David Roberts, de Londres, 2 ou 3 vol. in 8°, avec des planches bien gravées; à Paris, chez Weith, Hauser et Lebrasseur.
ARABESQUES (1). — Parmi les nombreux exemples de l'emploi de ce genre d'ornement, nous citerons celles qui décorent plusieurs mosaïques chrétiennes des catacombes, plusieurs sarcophages chrétiens, publiées dans les ouvrages de Bosio, Aringhi, Ciampini, d'Agincourt, etc.
— De plusieurs tombeaux des papes, des cryptes vaticanes. Voir Cryptes , Tombeaux, etc.
Celles qui sont sculptées sur les pieds droits du grand portail de l'église Saint- Denis, en France, et publiées dans le Moyen âge pittoresque, chez Weith et Hauser, à Paris, in-folio, pi. exix.
Les portails de l'église Saint-Gilles, Saint- Trophime d'Arles , ceux de la cathédrale de Rouen, sont à consulter. Voir à ces divers noms.
Divers exemples d'arabesques, en style byzantin, sont reproduits par Willemin, Monuments inédits, t. I, pi. xxxm, xxxvm,