‹ Dictionnaire iconographique des monuments de l'antiquité chrétienne et du moyen ageChapitre 54 sur 321 · ATT · texte numérisé non relu

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Monuments anciens et modernes. D'Agincourt dorme encore ceux des églises Saint-Pierreès-Liens au xme siècle. Architecture , pi. xxv, n' 2; zô.,n° 14. L'église Saint-Ambroise de Milan offre un des plus beaux atrium à citer. Voir au nom de cette église. Voir aussi à Novare , Sainte-Sophie, etc.

ATTAQUE DE VILLES, de châteaux, etc.

Voir Antioche, Croisés, Génois, Louis XIÏ, Alexandrie de la Paille, etc., et tous les détails donnés au mot Sièges de villes.

ATTILA. — Attila arrêté par les représentations de saint Loup. Vies des saints en figures au Cabinet des estampes de Paris. Voir aussi au nom Saint Loup.

Attila arrêté dans sa marche par saint Léon, pape. Voir au nom de ce pape dans la Vie des saints en figures, même collection et au nom Léon.

Effrayé par l'apparition de saint Pierre et de saint Paul, peinture de Raphaël au Vatican. Voir son œuvre et celle de Volpato et de Samuel Bernard (1).

Voir aussi l'ouvrage intitulé : 77 Vaticano descritto , etc., par Érasme Pistolesi, infolio, t. II, pi. xliv.

ATTIQUE. — Monastère et église de Daphni , monument du vnr siècle, publié dans l'ouvrage intitulé : Églises byzantines en Grèce, in-4°, par M. Couchaud, architecte; Paris, 1842.

ATTOUCHEMENT de reliques sur un

(0 M. Émeric David, Discours sur la peinture au moyen âge, p. 91, cite une peinture de l'ancien palais de Milan où ce prince s'était fait peindre assis, recevant les tributs apportés par les empereurs qu'il avait vaincus. Nous ne pouvons indiquer de gravures de cette peinture, quoiqu'il puisse en exister. Marin Vasi, Itinéraire de Route, l. 11, p. 682, cite aussi un liasrelief de l'Algarde, représentant le sujet ci-dessus indiqué. Il vient de paraître dans la librairie un ouvrage intitulé .- Atiila sous le point de vue iconographique. Lettre à M. le vicomte de Sanlarem, par Pierquin de Gembloux, in-8°, et un aulre intitulé : Attila défendu contre les iconoclastes, Roulers, et de Reitténberg, par le même; Paris, cbez Techener et Dumoulin, 1813. On trouve dans le premier de ces deux opuscules une planche représentant une figure quelque peu singulière d'expression, sur l'authenticité de laquelle fauteur donne des explications que nous ne nous permettons pas d'apprécier.

(2) Sur les attributs des saints personnages, voir Molanus, Hist. imag. sacrai'., dont il existe des éditions de divers formats, et surtout celui in-4" donné parPaquot, à Lyon, 177 i.V. l'ellicia de Polilia Ecclesiœ,2 vol.in-8°. M. Paulin Paris, p. 65 du 2e vol. de ses Notices sur les manuscrits français de la bibliothèque loyale, indique comme très-utiles pour ce genre d'étude les chapitres sur les peintures et ornements des

prince malade, miniature du xir au xm' siècle. Shaw, Dresses and décorations, etc., t I, planche de la p. 14. Slrutt, dans son Angleterre ancienne, pi. xxxui,n° 2, donne une miniature du xve siècle qui semble rentrer dans ce genre de sujet; quoiqu'il n'y voie qu'un roi administré au moment de mourir, la petite croix pourrait bien renfermer des reliques , comme du reste on en trouve tant d'exemples à cette époque.

ATTRIBUTS DES SAINTS ET SAINTES.— II faut voir aux noms de chacun, car il serait impossible de tout énumérer ici en particulier (2). Les plus usités sont ceux des évangélistes,des apôtres, des Pères de l'Église des martyrs, des vierges, etc. Voir à ces divers mots, et dans ce Dictionnaire aux noms de chacun des attributs, ainsi : Animaux, Boeuf, Livre, Flammes, Épée, etc.

Attributs des villes (3), voir leurs sceaux, leurs médailles ou monnaies aux noms de chacune.

Attributs des états, métiers et des autres classes de la société. Voir également les sceaux et aux mots Bannières, Emblèmes , Devises et aux noms des divers états, métiers, etc.

— Envisagés comme simples ornements.

Voir Cartouches, Encadrements, etc.

Attributs des imprimeurs, libraires, graveurs, du xive au xvie siècle. Voir Devises, Imprimeurs, Libraires, Marques, Monogrammes, Rébus, etc.

AUBE. — Aube ecclésiastique (4). On trouve sa forme primitive représentée dans l'ouvrage du père Lebrun, intitulé : Explication des cérémonies de la messe, in-8° avec

églises de la traduction du Rationale divinor.officior. de Durandus, par Jean Colein, qui y décrit les attributs obligés d'un grand nombre de saints et de saintes. L'ouvrage de Frédéric liorromée , de Pictura sacra, 1 vol. in-s°. Ceux de Duranli, Casalius, Mainaehi, dont les ouvrages sont si souvent cités dans ce Dictionnaire. Celui intitulé : Erreurs des peintres, eic, 2 vol. in-1'2, par un auteur anonyme. La Théologie des peintres, par l'abbé Mery, 1 vol. in-12. L'ouvrage intitulé : Lipsonographia, par Gérard Molanus, retrouvé par Leibnilz, 1 vol. in-4°; Hanovre. A la suite de celui de Jungius, de lleliquiis. Voir Lipsonographia.

(3) Sur cette matière, voir Fabricius, Bibliolheca antiquaria, verbo Insignia. Les Traités de blasons, de Paillot, de Dubuisson, Menestrier, etc. Voir Blasons.

(4) Sur l'ancienne forme de ce vêtement, voir le Cours d'histoire monumentale des premiers siècles du christianisme, par Cyprien Robert, Université catholique, t. VI, p. 34. Du Gange, Macri, Bingliam et tous les liturgisles cités par Fabricius dans sa Bibliolheca antiquaria, verbo Alba, Albula. Tome VIII de V Université catholique, p. 67, note. On trouve que les pré- Ires d'Angleterre, avant le schisme d'Henri VII 1, porlaienllesignede l'unité sur leur aube.Voir letexte cité à ce sujet.

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planches, voir les diverses éditions. Celle du Pontificale romanum, i vol. in-folio, du Jïituale pontificum, et dans presque tous les ouvrages de liturgie, tels queceux deRocca, Cancellieri, Mamachi, etc. Voir aux tables des matières de ces ouvrages.

Willemin, dans ses Monuments inédits, donne la copie d'une tunique dite de Charleinagne,à laquelle on donnele nom d'aube. Voir la pi xxi, et ce qu'en dit M. Pottier, p. 14 de son texte sur les planches ci-dessus indiquées. Voir à Costumes ecclésiastiques.

AUBE. — Les monuments de ce département sont publiés avec le plus grand soin, texte et planches, par Arnaud de Troyes, 1 vol. in-folio, intitulé : Antiquités de la ville de Troyes (!), et cet autre: Voyages archéologiques dans le département de VAube, à Troyes et Paris. Voir surtout Barsur-Aube, Bar-sur-Seine, Troyes, etc.

AUBIN (Saint), évêque de ce nom. Voir la collection des saints du Cabinet des estampes , à Paris. Ancienne abbaye de ce nom, à Angers, construite vers le xie ou xiie siècle, dont on a retrouvé une galerie magnifique dans la cour de la préfecture, élevée sur les ruines de ce monastère. M. du Sommerard a publié cette belle décoration romano-byzantine, style fleuri, dans V Album des arts au moyen âge, pi. i de la 4e série.

AUBRAC. — Abbaye de ce nom , remarquable par sa belle construction. Voyages pittor. dans l'anc* France, par Taylor, de Cailleux, etc., Languedoc, t. I. pi. lxxxv,

AUBUSSON ( Seigneur d') — Sceau du xme siècle. Trésor de numismatique, volume intitulé : Sceaux des communes , pi. xxni, n° 6.

Pierre d'Aubusson, grand maître de l'ordre de Rhodes, reçoit la nouvelle du siège de cette ville par les Turcs. Belle miniature du xve siècle, reproduite dans l'ouvrage de M. le comte de Bastard intitulé : Peintures et ornements des manuscrits, etc. Voir au sujet de cette publication colossale le

Manuel du libraire par Brunet, t. I, p. 263, et dans notre Dictionnaire l'article Miniatures, etc.

AUCH. — La cathédrale de cette ville est publiée dans l'ouvrage de M Alex, de La Borde, Monuments français, in-folio, t. II, pi. ccl, et p. 46. Le portail est d'un autre style que l'intérieur de l'église (2). Les planches ccli , cclii à cclv sont consacrées à reproduire divers vitraux et détails de sculpture de cette église.

Les vitraux sont publiés en entier par Lettu dans un volume in-folio, intitulé: Musée sacré, renfermant 21 planches. Voir aussi la grande Topographie de la France au Cabinet des estampes, à Paris, pour d'autres monuments d'Auch.

AUCHI (Saint-Martin d' ). — Vue de l'entrée de celte ancienne abbaye, servant présentement de porte à une espèce de parc. On y remarque les armes de François Ier. On en trouve une très-belle lithographie par le colonel Alhalin, dans les Voyages pittor. et romantiq. en France, de Taylor, de Cailleux, etc., in-folio, Normandie, pi. xcix.

AUDEMART (Saint), évêque, représenté debout tenant une grappe de raisin. Voir la collection des saints du Cabinet des estampes à Paris, on y voit sa châsse.

AUDENARDE. — L'hôtel de ville, monument du xvi° siècle. Moyen âge monumental, pi. xlv. Voir aussi Belgique. Sceau d'un seigneur de cette ville. Trésor de numismatique (Sceaux des communes), pi. vu, n° 5.

AUDIENCES SOLENNELLES. — Diverses miniatures du manuscrit Leges palatinœ , publié par les Bol landisles. Acta sanctorum, mois de juin, t III.

Audience solennelle donnée par le pape Eugène IV aux ambassadeurs de l'Église d'Orient. Bas-relief des portes de bronze de la basilique de Saint-Pierre; d'autres y voient un couronnement. Trésor de glyptique, etc., volume intitulé : Ornements et bas-reliefs, 2e partie, pi. xxix, xxxn.

(i) Celte publication n'ayant pas obtenu l'encouragement que méritait son auteur, M. Arnaud a fondu ce travail dans l'ouvrage intitulé : Voyages archéologiques, etc., renfermant 120 pi., dont quelques-unes doubles, sont généralement du plus grand intérêt. On y trouve une partie des anciens trésors des églises de Champagne, de belles pierres tombales, des émaux, vitraux, châssis, etc.

,2) C'est à-Jire qu'on voit de l'architecture composée plaquée sur une église du xiv au xv* siècle, ce

que de certaines personnes admirent sans se rendre compte que c'est une absurdité dont M. Alex, de La Borde fait justice p. 46 de son texte : Il y a toujours, dit-il, quelque chose de choquant dans des rapprochements de styles si différents. L'église de Saint-Germain-des-Prés, de Saint-Gervais, de Saint-Eustache et de Saint-Etienne-du-Mont , à Paris, offrent des exemples de ce genre d'anachronisme ; il est à croire qu'on ne se permettrait pas aujourd'hui ces insipides amalgames.

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— Donnée par Charles V, scène très-remarquable publiée d'après un dessin de l'époque, dans V Atlas de M. du Sommerard, planche unique du chap. XXVIII (1).

Plusieurs médailles des papes sont aussi à consulter , voir enlre autres celles de Paul II; du pape Sixte IV, n° 3 ; du pape Pie VIII, n° 2; du pape Sixte V, pi. xxn, n° 26 ; du pape Clément VIII aux ambassadeurs de Russie (1595). Pour toutes ces médailles, voir les Vies des papes et notamment l'ouvrage intitulé : Numismata pontificum, par le père Dumolinet, 1 vol. in-folio auquel se rapportent les nos ci-dessus. On peut voir ces mêmes médailles mieux gravées dans Bonanni , Numismata pontifie, romanor., Ciaconius, Vita et g esta pontifie, romanor. , etc. Les belles planches de la Fie de V empereur Maximilien offrent plusieurs sujets de ce genre (œuvres d'Albert Durer et de Burgmayer ).

Voir aussi aux mots Assemblées, Lit de justice, Maximilien, Parlement, etc., les pièces que nous y signalons.

AUDIENTES (ou les Écoutants). — Pour connaître la place qu'occupait dans les basiliques de la primitive Église cette classe de pénitents, voir le plan d'une basilique donné par Golof. Voigt, dans son livre intitulé : Thysiastereologia sive de altaribus christianis , reproduit dans notre notice sur les basiliques chrétiennes, Annales de philosophie chrétienne, t. XVII, p. 420 à 421, et p. 423 du texte. Voir aussi celui donné par Sarnelli dans la Basilicographia antica, reproduit par l'abbé Cahier, Annales de philosophie chrétienne, t. XIX, p. 346, au sujet de sa notice sur les basiliques chrétiennes dans laquelle il réfute plusieurs assertions de notre travail.

AUDITEURS (auditores). — Cette dignité est représentée dans une miniature du manuscrit intitulé: Leges palatinœ. On y voit un homme qui paraît recevoir un placet et écouter les parties intéressées. Acta sanctorum , mois de juin , t. III , planche de la p. 40, n° 5. Voir au mot Leges palatine ce que nous disons de cet important manuscrit.

AUDOMART. Voir Audemart.

AUGSBOURG. — Lenglet du Fresnoy, Méthode pour étudier l'histoire, t. III, p. 299, édition in-4°, donne une assez longue liste

(1) Jusqu'alors celle miniature n'avait élé donnée que d'une manière tronquée, par Monlfaueon, eldans 1 ouvrage de l'abbé de Cboisy, Histoire de Charles V,

d'ouvrages concernant les antiquités de celte ville. Plusieurs sont accompagnés de planches généralement faites avec soin. Parmi ces ouvrages, nous citerons comme plus remarquables ceux d'Hartmann,Velde,Vertichius, et quelques autres plus ou moins estimés.

L'église cathédrale d'Augsbourg, architecture du xve siècle, dédiée à saint Ulric et à sainte Afre, vierge et martyre, est gravée dans l'ouvrage intitulé : Êasilica Sancti- Udalarici et Sanctœ-Afrœ historica descripta, Augusto-Findelicorum a Bernardo Hcrtelfeldero cum iconibus, etc., à Augsbourg, 1627, 1 vol. petit in-folio.

Les trois autels représentés dans les pi. vu et vin sont d'une richesse de sculpture incroyable. L'un des deux a 80 pieds de haut ; l'autre 70 environ et est couvert d'arabesques et de figures de saints et de saintes ; il serait difficile de trouver une décoration plus élégante et plus hardie.

L'église d'Augsbourg était riche en reliques ; son ancien trésor possédait plus de 50 reliquaires renfermant des cœurs, des entrailles, plusieurs crânes enchâssés , des bras, des mains et autres portions de corps de saints et saintes. Nous donnons l'explication de chaque reliquaire aux noms de chacun des saints personnages désignés dans l'ouvrage d'Hertelfelderus, et qui sont également gravés dans l'ouvrage ci -dessus.

Plusieurs de ces objets peuvent être cités comme des chefs-d'œuvre d'orfèvrerie.

Imagines sanctorum Augustœ - Vindelicorum, 1 vol. in-4°, sans nom d'auteur, enrichi de belles gravures au burin, représentant les figures en pied et les actions des saints personnages qui ont illustré la ville d'Augsbourg. On y voit enlre autres curiosités le tombeau de sainte Afre et un tableau représentant un évêque traçant le plan d'une église.

AUGUSTE (L'empereur). — Au tympan de l'église de PAra-Cœli, à Rome, est un bas-relief rappelant la singulière légende de l'empereur Auguste adorant l'enfant Jésus que lui montre une Sibylle. Pour les détails de la sculpture, voir au mot Ara-Coeli, où ils sont déjà expliqués.

AUGUSTIN 'Saint), nommé aussi saint Austin dans les liturgistes et les martyrologes, apôtre de l'Angleterre vers le vr siècle, figure en pied, assise, tenant un livre. Miniature du xnie siècle environ, dans le Pictorial history of England ; Londres , t. I, p. 350.

voir au nom de ce prince. M. du Sommerard a eu le bonbeur de découvrir une peinture de ce sujet comme nous l'indiquons ci-dessus.

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Les Bollandistes dans le t. III du mois de juin, Acta sanctorum, ont publié plusieurs monuments curieux qui rappellent la mémoire et la mission de saint Augustin; p. 431 est le plan géométral de l'église érigée en son honneur en 1525, en Angleterre. On retrouve ce même plan dans le 4« volume de Monasticon Anglicanum, pi. xxvm. On y voit représentée la disposition intérieure du chœur de l'église, autour duquel sont rangés plusieurs reliquaires ou châsses portant les noms de divers saints. Sur l'autel sont quelques autres châsses portant le nom sanctus Ethelbcrtus ; sur une autre sanctus Leucardus, et une autre dont nous n'avons pu déchiffrer le nom. Entre ces châsses sont posés plusieurs livres ou volumes au-dessus desquels on lit cette inscription, digne d'attention : Libri missi a Gregorio papa ad Augustinum (1). Au bas de la planche sont deux inscriptions qui indiquent l'époque de l'érection des autels, leurs dédicace et consécration, la translation des reliques, etc. Puis vient une autre inscription qui concerne la dédicace d'un autel en l'honneur de saint Ethelbert ; aux deux extrémités de l'autel sont de petites portes nommées regiolœ, servant à présenter les linges et autres objets qu'on faisait toucher aux reliques, etc.

AUGUSTIN (Saint), évêque d'Hippone et Père de l'Église latine (2), représenté debout près la sainte Vierge , il est vêtu de l'habit des moines de son ordre et couvert de lacucule. Peinture sur bois du xme siècle environ , par André Tarn* , Florentin. Etruria pittrice, t. I, pi. iv, et d'Agincourt, Peinture, pi. xcvn, n° 14.

Très-belle figure en pied, costume d'évêque. Peinture à fresque au Vatican , par Angelico Fiesole, du xive au xve siècle. Voir YOEuvre de Fiesole, 1 vol. in-folio, la même figure réduite. D'Agincourt , Peinture , pi. cxlv, n° 9.

Deux portraits de saint Augustin, en pied ou assis. Miniature du beau manuscrit de la Cité de Dieu à la Bibliothèque royale et de Sainte-Geneviève, à Paris. Nous ignorons s'ils sont reproduits dans quelques publications.

(0 Dans l'appendice des œuvres de Bédé le Vénérable, publié par Smith, p. 690, on trouve le détail des litres de ces divers volumes. On y dit qu'un de ces manuscrits qui datent du \ie ou vu" siècle, est passé à la bibliothèque du collège, Corpus domlni Chrisli, à Cambridge, et qu'il renferme les quatre évangiles.

(2) L'église de Pavie possède les restes de saint Augustin, voir Pavie. Millin, dans ses Voyages dans le Milanais et le Piémont, 2 vol. in-8% donne une description assez détaillée du tombeau et de sa découverte en 161)5. Sur la manière de représenter saint

Très-beau portrait vu à mi-corps, gravé dans l'ouvrage intitulé : Academia Christi de Spizelius, 1 vol. petit in-folio, quelquefois in-4°.

Vita et miracula sancti Augustini episcopi Hipponensis, suite de 25 ou 27 planches gravées au burin par A.-S. Bolswert, accompagnées d'un texte par Georges Maigreto, 1 vol. in-4°, à Louvain. Voir aussi l'œuvre de Bolswert. Une des planches représente la célèbre apparition de Jésus sous la figure d'un enfant puisant l'eau de la mer avec une coquille, pour apprendre au saint qu'il faut savoir s'arrêter dans les recherches sur l'immensité de Dieu (3).

Statue de saint Augustin exécutée en marbre par ordre du pape Innocent VIII dans le xvie siècle, gravée dans les Monumenta cryptarum Vaticani, 1 vol. in-folio, texte par Angelo de Gabrielis, à Rome, 1712. Voir la pi. xxxi dudit ouvrage.

Église Saint-Augustin, à Rome, xve siècle. D'Agincourt, Architecture, pi. lxxiii, n° 68; pi. lxvii, n° 13 et pi. lxviii, n° 61, où l'on trouve divers détails de ce monument. Voir aussi l'atlas in-folio en 12 vol. de Y Itinéraire de Borne, par Vasi, et Yltinéraire, par Marin Vasi, fils, 2 vol. in-12.

AUGUSTINES(les). — Pour le costume de ces religieuses, voir les ouvrages de Heliot, Fialelti, Bonanni et Bar.

AUGUSTINS (les). — Les divers monastères de cet ordre (4), sont gravés dans l'ouvrage intitulé : Collectio scriptor. rerum historico - monastico - ecclesiasticor. varior. religiosorum ordinum, par un auteur dont nous n'avons pu découvrir le nom. Les t. III et IV renferment 13 planches représentant les monastères de l'ordre des Augustins, en Allemagne.

Dans VOrbis Augustinianus, sive Conventum ordin. eremitar. Sancti Augustini, descriptio cum figuris, in-4°, par le P. August. Lubin.

Pour les costumes voir Heliot, Fialetti, Bonanni, Schoonebeck, etc. Une jolie gravure de du Brayet représente deux religieux de l'ordre recevant de saint Augustin leur règlement de vie, voir la planche de la

Augustin, voir Jean Molanus, Hist. imag. sacr., in-4% p. 338, 34t. Il y remarque que ce saint évoque est quelquefois représenté avec la cucule et le scapulaire.

(3) Voir, au sujet de celte petite figure, Molanus, Hist. imag. sacr., verbo Auguslinus (sanctus), p. 339, et la Théologie des peintres, de l'abbé Mery, iu-12, p. 166.

(4) Lenglet du Fresnoy, Méthode pour étudier l'histoire, in-48, t. III, donne une liste de nombreux ouvrages sur cet ordre, voir p. 165, 166, 171, 173, 180.

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p. 766. Théâtre des antiquités de Paris, de Dubreul, in-4°, 1612. Figures des différents habits des chanoines réguliers, etc., par CI. Dumolinet, in-4°. A Paris, existaient avant 1789 les couvents des Grands et Petits-Augustins, pour l'histoire et !a description de ces couvents, voir les anciens plans de Paris, avec la vue des bâtiments à vol d'oiseau dans VHistoire de Paris, par M. de Saint- Victor (1), les vues de Paris, par Israël Sylvestre dans les œuvres complètes de ce graveur (2), et dans la grande Topographie de Paris au Cabinet des estampes.

Mil lin, dans le 5e vol. de ses Antiquités nationales, en a publié quelques vues, voir article XXV.

On se rappelle que c'est dans les anciens bâtiments du couvent et de l'église des Petits-Augustins, dans la rue de ce nom, à Paris, que fut créé en 1795 le célèbre Musée des monuments français, par les soins de M. Alex. Lenoir. L'église fut convertie en salle d'instruction, la sacristie (3) fut transformée en salle dite du xme siècle, attendu que son aspect sombre et sévère rappelait un peu les caveaux de Saint-Denis, devenus déserts et dévastés.

Les diverses parties du cloître furent divisées en salles et galeries portant la désignation d'autant de siècles. Le jardin et les cours reçurent tout ce qui ne put entrer dans les bâtiments. Au mot Musée nous donnons tous les détails qu'on peut désirer sur celui des Petits-Augustins et l'indication des ouvrages qui nous en ont conservé la mémoire (4).

Les plans, coupes et vues tant extérieures qu'intérieures des deux couvents des Grands et Petits-Augustins, sont aussi reproduits d'une manière complète dans la Statistique de Paris, exécutée par les ordres du gouvernement, par les soins de M. Alb. Lenoir, architecte, in-folio, texte et planches; Paris, 1845.

Quant au costume de l'ordre, voir Millin, Antiquités nationales, t. III, art. XXV, pi. n, nos 1, 2. Bonnart, Costumes du moyen âge, donne un moine de cet ordre d'après une sculpture du xne au xnr siècle , à l'église Saint-Marc de Venise : il est assis et tient une école. Voir la pi. xlvii, t. II.

AULNE. — Feuillage de cet arbre employé comme ornement d'architecture au moyen âge; on en trouve un exemple dans le Bull, monum. deM. deCaumont, 8e vol., 1842, p. 44.

AUMALE. - Porte à pont-levis de la ville d'Aumale, Voyages pittoresques et romantiques dans Vancienne France, par ïayloret de Cailleux, et servant de cul-de-lampe à la p. 53 du texte de la Normandie.

Porte d'entrée de l'église d'Aumale, architecture du xvie siècle. Même ouvrage, pl.c, détails de l'église, ib., pi. ci.

Voir aussi la collection topographique du Cabinet des estampes de Paris.

Vue et plan général de la bataille d'Aumale, par Dominique Barrière, graveur, dans l'ouvrage de G. Dondini, de Rébus in Gallia gestis ab Alexandro Farnesio, etc., in-folio.

AUMONES. - Distribution des aumônes dans les premiers siècles de l'Église, par le ministère des diacres. Fresques de Fiesole au Vatican, xve siècle, voir l'œuvre du peintre. Elles sont reproduites dans l'ouvrage de d'Agincourt, Peinture, pi. cxlv, nos 1 , 5.

Figure et costume du préposé aux distributions des aumônes du roi de Majorque.

Miniature du manuscrit des Leges palatinœ, xinc siècle, publiée dans les Acla sanctorum des Bollandistes, t. III du mois de juin, planche de la p. 40, nos 10 et 11 .

Distribution d'aumônes par la reine Blanche, dans son palais, vitrail du xme siècle. Voir Blanche.

(i) M. de Saint- Victor et tous ceux qui ont donné des descriptions de Paris, ont fait copier les planches de leurs ouvrages sur les gravures d'Israël Sylvestre, et leurs copies sont restées bien loin des originaux.

(2) Israël Sylvestre n'ayant pas eu l'idée défaire une Topoyraphie, mais de donner simplement des vues pour amuser les curieux, il faut chercher dans son œuvre pour retrouver les vues dont on peut avoir besoin.

(3) 11 est étonnant que dans aucun des plans de cette église donnés par Alex. Lenoir et par Hiet, et dans toutes les descriptions qui existent à ce Musée, on ne trouve nulle part cette particularité indiquée.

,4) L'on sait que depuis la slupide et vandalique destruction de ce curieux Musée, unique en Europe, les monuments sont passés à de nouvelles destinations. Ceux qui sont retournés à Saint-Denis sont certainement bien placés, et c'était une justice, mais un grand nombre de ces monuments ont été dégradés, horri-

blement mutilés et jetés aux gravats, plusieurs totalement détruits, quelques-uns sont tombés dans les mains de quelques particuliers, qui du moins les ont sauvés dune entière destruction. Plusieurs sont recueillis dans les salles des Thermes, où ils attendent une classification depuis longtemps projetée; quelques autres sont passés au Musée de Versailles, à Chantilly, et ailleurs; quelques églises telles que la Sainte-Chapelle , Sainl-Germain-rAuxeirois, Saint- INicolas-du-Cliardonnet, Saint-Germain-des-Prés,etc, ont obtenu des statues, des bas-reliefs dont elles n'ont pas toujours su profiler. Les deux statues de la famille des d'Aligre gisenl encore aujourd'hui 1844) horriblement défigurées, placées par terre enire deux piliers, comme chose de rebut, n'attendant qu'un ordre de la fabrique pour sortir de l'église dont ils furent les bienfaiteurs. Espérons que nos faibles regrels seront enfin compris.

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