‹ Dictionnaire iconographique des monuments de l'antiquité chrétienne et du moyen ageChapitre 55 sur 321 · AUR · texte numérisé non relu

AUR

ÀUS

Femme chrétienne distribuant des pains ronds portant des croix. Miniature d'une Bible du xne ou xnr siècle (1). Willemin, 1. 1, pi. civ des Monuments inédits. Cette figure est remarquable. Sainte Elisabeth distribuant ses aumônes, saint Roch distribuant son bien aux pauvres, saint Martin partageant son manteau, sainte Cécile et quelques autres distribuant leurs biens. Voir à leurs noms.

AUMONIÈRES(2). — Celle d'une statue de Charles dit le Simple, collection de Dutillet, reproduite par Willemin, Monuments inédits franc, et autres, t. I, pi. xxxn, et p. 25 du texte.

Celle de Thibaut III , dit le Magnifique , comte de Champagne, xive siècle. Cette aumônière est un chef-d'œuvre de broderie. Willemin, Mon. inéd., t. I, pi. cxiv. La pi. ii des Voyages archéologiques dans le département de l'Aube, publiés par M. Arnaud de ïroyes, in-4°, par livraisons.

Celles de la pl. xv de V Album du Sommerard, 9e série.

AUMUSSE. — L'aumusse en forme de chaperon se trouve servir de coiffure dès l'époque des Mérovingiens. Voir les planches de costumes de Maillot, Atlas du 5e volume, p. 48, figure 4, et planche de la p. 255. Voir Chaperons.

Espèce de camail en usage pour les chanoines attachés à quelques églises et prieurés. Voir deux monuments de ce genre gravés dans l'ouvrage de Lebrun des Charmettcs ou le sieur de Moléon, intitulé : Voyages liturgiques, 1 vol. in-8°, planche de la p. 48, fig. 4, et planche de la p. 255, fig. 45.

Le marchand d'aumusses. Vitrail du xme siècle à l'église cathédrale de Chartres, publié par M. de Lasteyrie, Histoire de la peinture sur verre, pl. xin.

Aumusse de chanoine, xme siècle, Bonnart, Costumes, etc., t. I, pl. lxxxiii.

AURE (Saint), évêque (5) ou abbé (4), couché sur son tombeau. Monuments desxiv6

Cl) M. Poltier, à qui nous devons l'excellent {.ex le des planches de l'ouvrage en question, fait remarquer judicieusement* que le costume de celte figure et de celle qui l'accompagne, n'a aucun rapport avec ceux de l'époque du manuscrit ; que ce n'est qu'un coslume de convention, et qu'il serait bien de s'assurer à quelle époque on pourrait le fixer ; c'est peutêtre un coslume de femme juive arrangé.

(2 Sur l'ancienneté de l'usage de laumônière, voir ce que dit M. Potlier, p. es du texte de l'ouvrage de Willemin.

;3) Nous n'avons pu découvrir de quelle ville.

[4) Comme abbé, Fleurv en indique un de l'abbaye de Montolieu, en 1339; nous ignorons si c'est celui ci-dessus.

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