Tome I
et xve siècles. Acta sanctorum des Bollandistes, mois de juin, t. III, p. 57.
AURE (Sainte), vierge et martyre. — Collection des saints au Cabinet des estampes, à Paris. ïl en existe plusieurs du même nom dans le martyrologe romain.
AURÉOLE. — Voir toutes les figures de saints, saintes ou béatifiés. Sur la distinction qui peut exister entre l'auréole (5) et le nimbe, v. l'ouvrage deNicolausAllemannus, de Nimbis. Celui de M. Didron sur V Iconographie chrétienne; Paris, 1845, faisant partie du recueil des Instructions du Comité des arts et monuments, 1 fort vol. in-4°, rempli de planches tirées des meilleures sources.
AURIFLAMME (6). Voir Oriflamme.
AURILLAC, abbaye de ce nom. — Belles ruines de ce monument de style roman ou byzantin, Voyage pittor. et romant. dans l'ancienne France, Taylor et de Cailleux, Auvergne, in-folio, pl. ccvn.
AUSCULTANTIUM LOCUS. — La place assignée dans, les églises aux pénitents nommés oscultantes, est ainsi désignée sur les plans de* quelques basiliques publiées par divers auteurs. On le trouve ainsi sur le plan gravé dans l'ouvrage de Spanheim, Historia sacra et ecclesiast., p. 861 (7), reproduit par M. du Sommerard, les Arts au moyen âge, t. II, p. 80 à 81. Dans le plan que nous donnons à l'appui de notre notice sur les Basiliques chrétiennes, Annales de philosophie chrétienne, t. XVII, p 419, cette place est assignée aux pénitents dits audientes ou écoutants.
AUSTREMOINE (Saint), évêque d'Auvergne. — Sa statue au portail de l'église d'Issoire. Voir le beau frontispice du volume de V Auvergne, par M. Taylor et de Cailleux, Voyages pittoresques dans l'ancienne France, 1 vol. in-folio.
On trouve dans le Monasticon anglica-
(5) Quelques auteurs pensent que l'auréole, qui du reste ti est pas ancienne, est réservée aux saints, et le nimbe aux simples béatifiés encore vivants. Les monnaies du moyen âge fourmillent d'exemples de l'emploi varié de l'auréole et du nimbe même pour des personnages vivants plus élevés en dignités qu'en sainteté. Les planches de l'ouvrage de Du Gange, Familiœ byzaniinœ, in-folio, peuvent suffire pour en avoir la preuve.
(6) Du Gange l'écrit ainsi conformément à l'origine de ce mot- Les auteurs fiançais ledonneni autrement, Nous avons pensé bien (aire en donnant les deux.
(7) Faisant partie do ses œuvres en 3 vol. infolio.
AUÏ
AUT
num, une vue générale du beau monastère de Saint-Austremoine. Voir la liste des planches qui ne sont pas ordinairement numérotées. Voir aussi la collection topographique de France formée au Cabinet des estampes de Paris, volumes des départements du Puy-de-Dôme, Jura, etc.
AUTELS (1). — Une mosaïque chrétienne, publiée par Bianchini dans l'ouvrage , JDemonstratio historiœ ecclesiasticœ comprobata monumentis, tabula n, sœculi i', n° 22, représente la forme hiératique de l'autel dans les premiers siècles. Au-dessous est écrit Altare ex musivo Sixti III in basilica Liberiana. Sur cet autel est un rouleau ou volumen d'où pendent les 7 sceaux mystérieux; derrière est une espèce de trône, sans doute la cathedra des anciennes basiliques. Sur cette curieuse figure, voir le texte du savant auteur, in-folio, t. III, p. 250 et suiv., n°22.
Ceux des catacombes, dont l'origine fut un tombeau de saint, publiés et gravés dans les ouvrages de Bosio, Aringhi,Bottari, d'Agincourt et quelques autres dont les titressont si souvent cités dans ce Dictionnaire.
Autel portatif. Le seul exemple que nous puissions citer de ce genre, est celui dont d'Agincourt donne une gravure à la pi. vin, n° 27 de son Histoire de Vart, section Sculpture, d'après Aringhi, t. I, p. 519. Bianchini donne aussi ce curieux monument chrétien, Demonstratio historiœ ecclesiasticœ, etc., tabula ma, sœculi V, n° 28, mais sous la désignation Lucerna fictilis sans autre explication. Nous la reproduisons aussi dans la planche d'objets d'art chrétiens qui accompagne notre notice sur ce genre de monument, Annales de philosophie chrétienne, t. Xî, p. 60, voir le n° 1 de cette planche.
Celui de Péglise Saint-Laurent, à Rome, ive siècle, Album du Sommerard, pi. n de la 2e série; il est orné d'un ciborium avec confession. D'Agincourt, Histoire de l'architecture, Architecture, en donne quelques autres du iip au )ve siècle. Voir les pi. xn, xin, xvi. Au ixe siècle, celui de l'église Saint-Ambroise de Milan. Voir au nom Saint-Ambroise et Milan.
Celui représenté sur la grande mosaïque de l'église de Bethléem publiée par Ciam-
(1) Sur la forme des autels, voir les Traités liturgiques de Bona, Durandus, Duranti, Casalius, Thiors, qui a fait un ouvrage spécial sur la forme et tous les accessoires des autels. Macri, Hierolexicon, Molanus, Bist. iniag. suer., in-4°, p. 45, 112 et suiv., Sarnelli, basilicographia antica, Fabricius, Bibliotheca aniiquaria/iu-i", p. 4i2, cite une foule d'auteurs sur celle importante matière; on y remarque Voigt, de Altari-
pini, de JEdificiis sacris, in-folio, pi. xxxm, lettres C, D, E, F, G, H. On y trouve l'origine des devants d'autel ou parements. Le même auteur en donne plusieurs autres de diverses églises, mais si mal dessinés et si mal gravés qu'on ne peut rien en conclure, ni s'en servir pour l'élude, voir son texte. La table des matières, verbo Altare, en indique 55 dont il donne les vocables et les explications.
Voir aussi dans ses Fêtera Monumenta, t I, les pi. xliii, xliv, xlv et xlix, lettres B, C; t. il, pi. xv et xlvi.
Celui de l'église Saint-Clément qui date du vnr siècle. Voir au nom de l'église les détails que nous y donnons, et dans Ciampini, Fêtera Monumenta, t. I, pi. xn.
Autels à 1 , 2, 5 et 4 colonnes qui supportent la table. Voir les planches données par Beveregius et Voigt dans leurs ouvrages sur les basiliques ; ces autels sont curieux, mais nous ne pouvons en préciser la date.
Sur une pierre portant une inscription de 4250, publiée dans l'ouvrage intitulé: Histoire de Marseille, par Rufïi, in-folio, est représenté un autel à une seule colonne. Voir la planche p. 128 à 129. Nous trouvons des autels supportés par une seule colonne dans d'anciennes peintures à fresque gravées dans le Theatrum basilicœ pisanœ, in-folio, par Joseph Mariano, planche de la p. 46 et suiv. Pour l'époque de ces précieuses peintures, voir le texte de l'ouvrage même.
Au ixe siècle, l'autel de Saint-Ambroise, de Milan, dit Paliotto, Album du Sommerard, pi. xvin de la 9e série, est des plus remarquables.
Celui de la cathédrale de Sens , Album du Sommerard, pi. xm de la 9e série.
Celui de la cathédrale de Bâle, en style gréco-byzantin, même ouvrage, pi. xxi de la 9e série (2) et au mot Bâle.
Dans VHistoire de l'abbaye de Saint-Denis, par D. Félibien , in-folio, en têle du livre VI, p. 569, est une vignette qui représente un autel avec confession ou martyrium; est-il authentique et de l'époque? c'est ce que nous abandonnons à la décision des habiles en fait d'archéologie. Nous l'indiquons faute de mieux et au moins comme un mémento historique.
Belleforest dans son ouvrage intitulé :
bus, p. 416. V. aussi dans le 19e vol. des Annules de philosop. chrêt.., p. 435,1a dissertation signée Ch. Cahier, le Bulletin monuiueniul , de M. de Caumont, t. VIII, p. i et suiv., le Cours d'an'.iquités monum.j du même auleur, G* partie, p. 1 12 et suiv.
(2) Sur cette époque, voir I ouvrage de M. Couchau, Églises gréco-byzantines, in 4°.