‹ Dictionnaire iconographique des monuments de l'antiquité chrétienne et du moyen ageChapitre 65 sur 321 · DAT · texte numérisé non relu

DAT

Bassins d'aiguières, vases. Voir à ces divers mots, et encore à Patènes, Plats , Sa- «ro-Catino.

BASSUS (Junius). — Le tombeau qui porte ce nom aux catacombes, est célèbre pour la beauté de ses sculptures. Aringhi, Roma subterranea , t. I , planche de la p. 177. Il est reproduit par M. du Sommerard, Album des arts, pi. n de la 1" série.

BASTIONS. — Plusieurs exemples de constructions de ce genre, du xive au xve siècle, en Italie, d'Agincourt, Architecture, pi. lui, nos 13, 14, 15, 16, 17.

Voir aussi aux mots Forteresses , Châteaux forts, etc.

De la maison des Nassau. Vues originales des principales villes de l'Allemagne, etc., in-folio, par Lange et Rauch, 1833; et pi. lxxiv de VUnivers pittoresque, chez Didot, frères, Allemagne, t. II,

Voir tous les exemples de bastions donnés dans le Mémoire de M. Alb. Lenoir, sur l'architecture militaire, Instructions du Comité des arts et monuments, in-4°, Paris, 1843.

BATAILLES. — La grande bataille des iinges rebelles contre Dieu et ses anges. Peinture à fresque de Spinello Aretino, de 1328 à 1400, dans l'église du couvent de San Miniato , près Florence. Voir les descriptions de ce couvent, avec planches, verbo Miniato.

Autre, par un graveur du xive siècle, dans le Spéculum humanœ salvationis, dont le baron de Heinecken donne quelques fac-similé dans le t. I de son ouvrage : Idée d'une collection complète d'estampes, p. 442.

Grande composition du même sujet par Pierre- Paul Rubens , gravée par divers.

Voir son œuvre.

— Des Israélites contre les peuples étrangers. Miniature d'un manuscrit du vne siècle, au Vatican, d'Agincourt, Peinture, pl.xxvn, nosll, 13,19.

Autre du xve siècle, ib. , planche lxii , n° 6, Ciampini, Fêtera Monumenta, tome I, pi. lxiy.

Miniature d'un manuscrit de la Genèse, xie siècle environ, publiée dans l'Archeologia britannica, t. XXIV, pi. lv.

Mêmes sujets aux Loges du Vatican, composées par Raphaël. Voir son œuvre.

Bataille de Constantin contre Maxence, par le même. Voir l'œuvre du peintre.

— Des Bulgares contre des chevaliers, miniatures du xiic au xme siècle, d'Agincourt,

i Peinture, pi. lxi, n° 5.

— De chevaliers chrétiens contre les infi-

dèles, même époque, ib., pi. lxxi, n°8. Des femmes attendent leur délivrance.

— Des croisés contre les infidèles. Anciens vitraux de l'église Saint-Denis, Montfaucon, Monuments de la monarchie française, 1. 1, pi. LI, lu, liv.

L'atlas de l'Histoire des arts en France, par Alex. Lenoir, pi. xxm, n'en donne que deux. Voir aussi à Croisades.

Bataille de Rosebecque; miniature du xve siècle, Monuments de la monarchie française, par Bernard de Montfaucon, t. III, pi. XXI.

Autres tirées de miniatures de manuscrits français, et publiées dans V Album des arts au moyen âge, de M. du Sommerard, pi. xiv de la 4e série; pi. xxxvm de la 8e série , tirée du manuscrit des Histoires romaines.

Toutes les batailles gravées dans la Vie de Maximilien d'Autriche. Voir ce nom, et dans la Collection des tapisseries nationales et historiques, par A. Jubinal.

Bataille de Poitiers perdue par le roi Jean, miniature deschroniques de Froissard, xivc siècle, Trésor de la couronne de France, t. I, pi. cix; Montfaucon, Monum. delamonarchie, t. II, pi. liv, et l'Atlas de M. Al. Lenoir, pi. xxxvm.

Bataille de Patay, où figure la Pucelle d'Orléans, et où Chandos, célèbre chevalier anglais, fut tué. Miniature des Chroniques de Monstrelet, publiée par M. Silvestre,dans son ouvrage intitulé: Paléographie universelle, etc., t. II, pi. xn.V. le texte par MM. Champollion.

Batailles de Cerisolles et de Marignan, gagnées par François Ier. Sculpture du tombeau de ce prince, à l'église Saint-Denis. Bas-relief publié par M. Imbard,danssaZtescription du tombeau de François Ic% et par M. Lenoir, Musée des monuments français, t. III, pi. cm, n° 448 du Musée et p. 75.

Grande bataille de Sampach, gagnée en 1486 par les Suisses sur les Allemands. On y voit de belles armures de fer. Pour les détails au mol Suisses.

Batailles navales. Miniature du xiv° siècle environ , Trésor de la couronne de France, t. I, pi. ci.

Atlas des arts en France, Alex. Lenoir; in-folio, pi. xxxvn, n° 1 , d'après une miniature du grand Froissard.

Miniature de manuscrits de 1545. Archeologia britannica, t. xxiv, pi. l et cm.

Grande composition de Jules Romain, gravée par le Mantouan. Voir les œuvres du peintre et du graveur.

Autre d'après une miniature du xmc ou xivc siècle. On y remarque un abordage

BAT

BAT

au moyen d'un crampon, Angleterre ancienne, de Strutt ; in-4°, pi. xxxi , n° 9. L'atlas de la traduction de cet ouvrage, par Boulard, mêmes format et numéro; mais la copie est loin de l'original.

Pour la conquête de la Bretagne, grande et petite, voir la suite des Tapisseries nationales et historiques, publiée par A. Jubinal, surtout celles de Berne, pi. iv.

BATALHA. — Murphy's plans , élévations , sections , and views of the ancient church of Batalha , in the province of Estramadura , in Portugal, with Us history and description by F. Luis de Sousa, and an Introductory Discourse on gothic Architecture, by Murphy, impérial folio, illustrated by 27 fine copper-plates, engraved by Lowry (published at 61 6s), elegantly hf. bd. morocco , gilt top, with glazed paper to the plates, 21 8s.

"The royal monastery of Batalha is one ofthe most celebrated édifices in Europe. Its beautiful arches are fretted and pinnacled and crocketed in the best style of gothic at its best period, and the graceful arching ofthe roof, unsupported by console or column, is unequalled. Every object so pure in taste, so harmoniousincolour; and the Plantagenet cast of the whole building conveyed home to my bosom a feeling so interesting, so congenial, that I could hardly persuade myself to moveaway." — Beckford.

BATAVIA SACRA (i). — Sive res gestœ virorum apostolicorum qui fidem primi intuerunt in duas partes divisa , cum typis œneis industria et studio T. S. F. H. S. T. L. P. V. T. Imprimé à Bruxelles, en 1 vol. in-folio, ou 5 vol. in-4°. Curieux ouvrage représentant en pied les figures des saints personnages de la Belgique. Toutes ces planches sont généralement bien gravées.

Batavia illustrata, seu de Batavia insula, Hollandia, Zelandia , Frisia , etc. ; 1 vol. in-4° , par P. Schriverius. Lugdun.-Batav., Elzevir, avec planches et portraits.

Athenœ Bataviœ, sive de urbe Leidensi (Leyde) et academia viror. clarissim., 1 vol. in-4°. Lugd.-Batav., orné de figures, sans nom d'auteur. Lenglet du Fresnoy, dans sa Méthode pour étudier l'histoire , t. III , p. 426, 427, donne une liste des ouvrages

(i) Nous avons déjà dit plusieurs fois que nous donnions des indications latines, grecques, etc., pour conserver les anciens documents, écrits, etc., consacrés.

(2) Cependant la forme de la mitre pourrait peutêtre aider à fixer l'époque de la sculpture.

(3) Le corps de l'cvêque, dit la légende, fut déposé

de ce genre, dont plusieurs sont accompagnés de planches. Voir aussi Belgique.

BATEAUX. — Forme du xe au xie siècle, Beaunier et Rathier, Recueil de costumes français, etc.; in-folio, t. I, pi. cciv. La forme en est assez gracieuse.

Un bas-relief de l'église de Décize, dans le Nivernais, représente un bateau dans lequel est couché un évêque mort. Cette sculpture, dont la date nous est inconnue (2), est publiée dans VAlbum historique du Nivernais, chez Bussières, libraireéditeur, à Nevers ( 1858), in-4°, p. 9.

Les légendaires donnent le nom d'Are ou Arégiusà l'évêque (5); et, suivant les chroniqueurs que nous avons consultés , son pontificat remonterait au vie siècle ; mais la sculpture est moins ancienne.

Une frise de la chapelle du roi Edouard le Confesseur, à l'église de l'abbaye de Westminster, offre quelques sujets de personnages portés sur des bateaux. Cette frise, dont la sculpture date du xive siècle, est assez bien gravée dans l'ouvrage intitulé : V Angleterre pittoresque, par le baron Roujoux et Charles Nodier, lre édition, vol. I, p. 121, d'après la planche donnée plus en grand dans l'ouvrage de John Carter, intitulé : Spécimens of ancient sculpture and painting, in-folio, t. I, pi. li à lv.

Miniature représentant le plan d'un combat naval ou l'attaque d'un château de mer. On y voit deux navires ou bateaux de forme singulière. Dans Y Angleterre ancienne de Strutt, in-4°, pi. n; consulter aussi la tapisserie de Baveux , et aux mots Barques, Songe de Dagobert, Navigation.

BATELEURS. — Faisant des tours de passepasse , un autre faisant danser un ours, et quelques autres amusements de ce genre.

— Gravures en bois du xve ou xvie siècle, dont le docteur Dibdin donne un fac-simil& dans le 1er volume de son Bibliographical Decameron, p. cxcvm de l'Introduction.

Voir aussi Jeux, Monuments, Théâtres, etc.,

BATELIERS et BATELIÈRES. — Miniature du xme ou xiv siècle. Strutt, Angleterre ancienne, in-4°, pi. xxxn , ou dans, l'atlas de la traduction française de ce livre, par Boulard. La copie est bien loin del'original, qu'il faut voir.

dans un bateau avec des croix et des cierges, et livré ainsi au courant du fleuve ; le bateau remontant tout seul contre le courant, de Nevers à Décize, s'arrôla devant cette dernière ville où le corps fui reçu par lo clergé à la vue de tout un peuple, qui, frappé de cette translation miraculeuse, suivait le saint corps en ebantant des psaumes et portant des cierges allumés,

BAT

BAT

Voir aussi Pinléressanle légende de Saint- Julien, qui s'est fait batelier par charité, au mot Julien l'Aumônier.

Willemin , Monuments français, planche ccxlvii, a donné quelques costumes de cette profession vers le xvie siècle, copiés d'après un vitrail de l'église de Pontde-1'Arche de la France monumentale, par A. Hugo, t. IV, pi. l; Paris, chez Delloye.

Les descriptions de Venise sont ordinairement accompagnées de vues de la mer avec des gondoles conduites par des bateliers dont le costume est assez recherché. Voir Gondoliers et Venise.

BATHILDE (Sainte ).— Voir Bandour.

BATONS (1) d'évêques, d'abbés, de chantres et de diverses dignités ecclésiastiques, civiles ou militaires. — Une des plus anciennes formes que nous ayons rencontrée, est le bâton pontifical donné au pape Gélase, et qui ressemble à un sceptre. On le trouve représenté dans une peinture du ve ou vie siècle, publiée dans divers ouvrages, dont les principaux sont : Une Fie du pape Gélase II, par le cardinal Cajetan ; les Acta sanctorum des Bollandistes, mois de mai, t. I, ou vol. supplémentaire intitulé : Propylœum, p. 90 et 208.

Dans VHierolexicon de Macri, au mot Baculus.

Dans l'ouvrage de Muratori, Rerum italicar. scriptores, t. II, p. 560.

Celui de l'évêque Absalon Hulde, vers le xnr siècle, publié par Jean Oligerus, dans le Musœum régis Norvégien et Daniœ , 1 vol. in-folio, pi. xin.

Ceux de deux abbés d'une époque incertaine, mais qui accuse le xn° ou xnr siècle. L'un des deux est surmonté d'une petite figure foulant un dragon sous ses pieds, Actasanctor. des Bollandistes, mois de septembre, t. II, p. 725.

Celui d'un évoque de Dijon, au portail de la cathédrale. Voir la planche de ce portail dans V Histoire générale de Bourgogne, par dom Plancher et au mot Bénigne et Dijon.

Bâton de confrérie au xvie siècle. Album des arts au moyen âge, par M. du Sommerard, pi. xxxm de la 1" série. On y voit sculptée une fuite en Egypte.

Deux autres bâtons des confréries de Saint-Michel et de Saint-Nicolas, ib.

(î) Sur l'usage et l'origine du bâton pnsloral, voir Du Cange au mot Baculus. Di.ssertalio hislorica an romanus ponlifex baculo paslorali uialur, in-4°, à Rome. Jean Molanus, in-4°, p. 5 '«9 et suiv.

i2) Et le texte sur l Hôtel ae Cluny, par le même, p. 49 et 50, une brochure in-8°; Paris.

(3) Et le Dictionnaire du blason, Encyclopédie me-

Bâton du grand maître de l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalcm , surmonté d'un disque crucifère, Monasticum anglicanum, t. VII , planches de costumes de divers ordres, non numérotées.

Bâton cantoral ou de grand chantre, gravé dans Y Histoire de la Sainte- Chapelle, par Morand; 1 vol. in-4°, pi. xn, p. 57. Ce bâton représente un buste de l'empereur Valenlinien III, tenant une couronne d'épines , de l'autre une croix grecque. Voir aussi Banduri, ATumis. imper., in-folio, 2e partie, p. 503, n° I.

Celui de Guillaume de Chesy, grand chantre de l'église de Mortam , mort en 1509. Willemin, Monuments français, t. I, pi. cxviii, et le texte de M. Potlier sur cette planche. — Celui d'un prévôt, voir ce mot.

Bâtons de confréries , surmontés de niches de saints. Musée de l'hôtel de Cluny, Atlas des arts au moyen âge, du Sommerard, pi. v, chapitre II (2).

Bâton de pèlerin avec le bourdon, est donné ordinairement à saint Alexis, saint Jacques, saint Roch. Voir ces noms et la pi. ccLxxvdu 2e vol. des Monuments inédits de Willemin, et au mot Pèlerins.

Fosbroke, dans son ouvrage Encyclopedia of anliquities ; in-8°, t. II , planche de la page 804 , donne plusieurs figures de pèlerins avec leurs bâtons de voyage.

Bâton de la Mère-Folle. Singulier monument de folie, de 1182, Mémoire sur la confrérie dite de la Mère-Folle , par du Tillet, in-4°, 4751, pi. iv.

Bâton péri, terme de blason. On le trouve servant de brisure dans l'écu de France (Bourbon), jusqu'à la mort de Henri 111. Voir les armoriaux de France (3).

Bâtons noueux, meuble d'armoiries. Encyclop. mélhod., in-4° (Blason), pi. vin, fig. 401. On voit deux bâtons de ce genre placés en sautoir dans le collier de l'ordre de la Toison d'or et dans les étendards de Bourgogne (4).

BATTEUR D'OR à son atelier. Voir le livre intitulé : Panoplia, de artibus illiberalibus, etc., par Schopperus, les planches par Jost Amman; 1vol. in-12, très-recherché, pi. xxxi, intitulé : Bractearius.

BATTEURS EN GRANGE représentés dans un des médaillons du zodiaque , exécuté en

thodiqite, édition in-4", verbo Bâton péri. M. du Sommerard, Hôtel de Cluny, p. M.

(4) M. de Barante, Histoire des ducs de Bouryoyne, t. II, p. 389, parle du bâton noueux et du rabot des étendards du duc d'Orléans pour abattre les nœuds du bâlon de son rival.

Page 1