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stantinople à Catane en un seul jour, ce qui lui acquit tout d'un coup, parmi le peuple, une grande réputation ; mais ayant été pris, malgré son habileté et sa puissance, on le jeta en un four ardent où il fut brûlé1.
Dion de Syracuse. — Etant une nuit couché sur son lit, éveillé et pensif, il entendit un grand bruit, et leva pour voir ce qui pouvait le produire. Il aperçut au bout d une galerie une femme de haute taille, hideuse comme les Furies, qui balayait sa maison. Il fit appeler aussitôt ses amis et les pria de passer la nuit auprès de lui ; mais le spectre ne reparut plus, et quelques jours après le fils de Dion se précipita d'une fenêtre et se tua. Sa famille fut détruite en peu de jours, et, « par manière de dire, ajoute Leloyer, balayée et exterminée de Syracuse, comme la Furie, qui n'était qu'un diable , avait semblé l'en avertir par le balai. »
Byonisio dal Borgo, — astrologue italien qui professait la théologie à l'université de Paris au treizième siècle. Villani conte (livre X) qu'il prédit juste la mort de Castruccio, tyran de Pistoie.
Diopite , — bateleur, né à Locres , qui , après avoir parcouru la Grèce, se présenta sur le théâtre de Thèbes pour y faire des tours. Il avait sur le corps deux peaux de bouc, l'une remplie de vin, et l'autre de lait, par le moyen desquelles il faisait sortir de ces deux liqueurs par sa bouche, si bien qu'on l'a mis au rang des sorciers 2.
Bîscours. — Discours des esprits follets, publié dans le Mercure galant de 1680. — Discours épouvantable d'une étrange apparition de démons en la maison d'un gentilhomme , enSilésie, in-8°, Lyon, par Jean Gazeau, 1609, brochure de 7 pages. — Discours sur la vanité des songes, et sur V opinion de ceux qui croient que ce sont des pressentiments. Voy. Songes.
Disputes. — L'abominable Henri VIII avait une telle passion de l'argumentation, qu'il ne dédaigna pas d'argumenter avec un pauvre argumentateur nommé Lambert. Une assemblée extraordinaire avait été assemblée à Wesminster pour juger des coups. Le roi voyant qu'il avait affaire à forte partie, et ne voulant pas avoir le dernier, donna à Lambert le choix d'être de son avis ou d'être pendu. C'est ainsi qu'un dey d'Alger, faisant un cent de piquet avec son vizir, lui disait : « Joue cœur ou je
1 Leloyer, Histoire des spectres et apparitions des esprits, liv. ni, ch. 8, p. 316.
» Ibid., liv. I, p. 63.