‹ Dictionnaire infernalChapitre 121 sur 368 · DOU · texte numérisé non relu

DOU

Seigneur 450 , les sept Dormants se réveillèrent et entrèrent dans la ville d'Éphèse, croyant n'avoir fait qu'un bon somme ; mais ils trouvèrent tout bien changé. Il y avait long-temps que les persécutions contre le christianisme étaient finies ; des empereurs chrétiens occupaient les deux trônes impériaux d'Orient et d'Occident. Les questions des frères et l'étonnement qu'ils témoignèrent aux réponses qu'on leur fit surprirent tout le monde. Ils contèrent naïvement leur histoire. Le peuple, frappé d'admiration, les conduisit à l'évêque , celui-ci au patriarche et le patriarche à l'empereur. Les sept Dormants révélèrent les choses du monde les plus singulières, et en prédirent qui ne l'étaient pas moins. Ils annoncèrent, entre autres, l'avénement de Mahomet, l'établissement et les succès de sa religion comme devant avoir lieu deux cents ans après leur réveil. Quand ils eurent satisfait la curiosité de l'empereur, ils se retirèrent de nouveau dans leur caverne et y moururent tout de bon : on montre encore cette grotte auprès d'Éphèse. — Quant à leur chien Kratim ou Katmir, il acheva sa carrière et vécut autant qu'un chien peut vivre, en ne comptant pour rien les deux cents ans qu'il avait dormi comme ses maîtres. C'était un animal dont les connaissances surpassaient celles de tous les philosophes, les savants et les beaux-esprits de son siècle ; aussi s'empressait-on de le fêter et de le régaler ; et les musulmans le placent dans le paradis de Mahomet, entre l'âne de Balaam et celui qui portait Notre Seigneur le jour des Rameaux. — Cette historiette a tout l'air d'une contrepartie de la fable d'Épiménides de Crète, qui, s'étant endormi sur le midi dans une caverne en cherchant une de ses brebis égarée, ne se réveilla que quatre-vingt-sept ans après, et se remit à chercher ses brebis comme s'il n'eût dormi qu'un peu de temps. — Delrio dit qu'un paysan dormit un automne et un hiver sans se réveiller *.

Bourdans, — VOtJ. ESPRITS.

Dourlet ( SlMONE ) , — VOy. POSSÉDÉES DB

Flandre.

Douze, — c'est un nombre heureux. Les apôtres étaient douze, dit Césaire d'Hesterbach, parce que le nombre douze est composé de quatre fois trois , ou de trois fois quatre. Ils ont été élus douze, ajoute-t-il, pour annoncer aux quatre coins du monde la foi de la sainte Trinité. Les douze apôtres, dit-il encore , sont les douze signes du Zodiaque , les douze mois de l'année , les douze heures

1 Dans les Pisquisitions magiques,

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