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du jour, les douze étoiles de la couronne de l'épouse. Les douze apôtres sont encore les douze fils de Jacob, les douze fontaines du désert, les douze pierres du Jourdain, les douze bœufs de la mer d'airain , les douze fondements de la Jérusalem céleste.
Drac , — voy. Ogres.
Braoonîtes ou Dracontia, — pierre fabuleuse que Pline et quelques naturalistes anciens ont placée dans la tète du dragon ; pour se la procurer, il fallait l'endormir avant de lui couper la tête.
Dragon. — Les dragons 1 ont fait beaucoup de bruit, et parce que nous n'en voyons plus les sceptiques les ont niés ; mais Cuvier et les géologues modernes ont reconnu que les dragons avaient existé. C'est seulement une race perdue. C'étaient des sortes de serpents ailés. Philostrate dit que, pour devenir sorciers et devins, les Arabes mangeaient le cœur ou le foie d'un dragon volant. — On montre auprès de Beyrouth le lieu où saint Georges tua un monstrueux dragon ; il y avait sur ces lieux consacrés par le courage de saint Georges une église qui ne subsiste plus2. — Il est fait mention de plusieurs dragons dans les légendes, il est possible que quelques-unes soient des allégories. — Le diable porte souvent le nom d'ancien dragon, et quelquefois il a pris la forme de cet animal merveilleux : c'est ainsi qu'il se montra à sainte Marguerite. On dit que le dragon dont parle Possidonius couvraitun arpent de terre, et qu'il avalait comme une pilule un cavalier tout armé; mais ce n'était encore qu'un petit dragon en comparaison de celui qu'on découvrit dans l'Inde , et qui, suivant Maxime de Tyr, occupait cinq arpents de terrain. — Les Chinois rendent une espèce de culte aux dragons. On en voit sur leurs vêtements, leurs livres, dans leurs tableaux. Ils le regardent comme le principe de leur bonheur ; ils s'imaginent qu'il dispose des saisons et fait à son gré tomber la pluie et gronder le tonnerre. Ils sont persuadés que tous les biens de la terre ont été confiés à sa garde, et qu'il fait son séjour ordinaire sur les montagnes élevées. — Le dragon était aussi très-important chez nos aïeux; et tous nos contes de dragons doivent remonter à une haute antiquité. Voici la chronique du dragon de Niort 3. — Un soldat avait été condamné à mort pour crime de désertion ; il apprit qu'à Niort , sa patrie , un énorme dragon faisait depuis trois mois des ravages, et qu'on pro-
1 Lenglet Dulïcsnoy, Recueil de dissertations sur les apparitions, etc., t. I, p. exiv.
2 Voyage de Monconis, de Thévenot et du P. Goujon.
3 Voyage dans le Finistère, X. III, p. 112,
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mettait bonne récompense à celui qui pourrait en délivrer la contrée. Il se présente ; on l'admet à combattre le monstre , et on lui promet sa grâce s'il parvient à le détruire. Couvert d'un masque de verre et armé de toutes pièces, l'intrépide soldat va à l'antre obscur où se tient le monstre ailé, qu'il trouve endormi. Réveillé par une première blessure, il se lève, prend son essor et vole contre l'agresseur. Tous les spectateurs se retirent, lui seul reste et l'attend de pied ferme. Le dragon tombe sur lui et le terrasse de son poids ; mais au moment qu'il ouvre la gueule pour le dévorer, le soldat saisit l'instant de lui enfoncer son poignard dans la gorge. Le monstre tombe à ses pieds. Le brave soldat allait recueillir les fruits de sa victoire, lorsque, poussé par une fatale curiosité , il ôta son masque pour considérer à son aise le redoutable ennemi dont il venait de triompher. Déjà il en avait fait le tour, quand le monstre blessé mortellement, et nageant dans son sang, recueille des forces qui paraissaient épuisées, s'élance subitement au cou de son vainqueur, et lui communique un venin si malfaisant qu'il périt au milieu de son triomphe. — On voyait encore , il y a peu de temps , dans le cimetière de l'hôpital de Niort, un ancien tombeau d'un homme iuè par le venin du serpent. Est-ce une allégorie ? — A Mons , on vous contera l'histoire du dragon qui dévastait le Hainaut, lorsqu'il fut tué par le vaillant Gilles de Chin, en M32. Et que direz-vous du dragon de Rhodes? — Voy. Trou du château de Carnoet.
Dragon rouge. — Le Dragon rouge, ou l'art de commander les esprits célestes, aériens, terrestres, infernaux, avec le vrai secret de faire parler les morts, de gagner toutes les fois qu'on met aux loteries, de découvrir les trésors cachés, etc., etc., in— 4 8, 1521. — Fatras qu'on réimprime souvent et dont on trouvera l'essence dans ce Dictionn ire. Voy. Conjurations, Baguette, Évocations, Pactes, Loteries, etc., etc.
Drapé. — On donne à Aiguës-Mortes le nom de Lou Drapé, à un cheval fabuleux qui est la terreur des enfants, qui les retient un peu sous l'aile de leurs parents, et réprime la négligence des mères. On assure que quand Lou Drapé vient à passer, il ramasse sur son dos, l'un après l'autre, tous les enfants égarés; et que sa croupe, d'abord de taille ordinaire, s'allonge au besoin jusqu'à contenir cinquante et cent enfants, qu'il emporte on ne sait où.
Driff, — nom donné à la pierre de Uuttler, à laquelle on attribuait la propriété d'al-