‹ Dictionnaire infernalChapitre 148 sur 368 · FE · texte numérisé non relu

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astral , soumis aux régénérés , a donné aux prophètes et aux apôtres le pouvoir d'opérer des prodiges et de chasser les démons. Ayant été mis en prison à cause de quelque scandale qu'il avait causé , il composa un livre où il prouvait la divinité de sa mission par ses souffrances. Il y raconte une révélation dont le Seigneur, disait-il , l'avait favorisé. Ses principaux ouvrages sont : -1° Chronologie ou efficacité des années du monde, sans désignation du lieu d'impression, 4 620, in-4°. Il prétend y démontrer que le monde est de 235 ans plus vieux qu'on ne le croit ; que Jésus-Christ est né l'an 4235 de la création ; et il trouve de grands mystères dans ce nombre , parce que le double septénaire y est contenu ; or, le monde ne pouvant pas subsister plus de six mille ans, il n'avait plus, en 4 620, à compter que sur une durée de 4 45 ans. Le jugement dernier était très-proche , et Dieu lui en avait révélé l'époque, qui était 4765. 2° Miroir des temps, dans lequel, indépendamment des admonitions adressées à tout le monde, on expose aux yeux ce qui a été et est parmi tous les Etats , écrit par la grâce de Dieu et par l'inspiration du Saint-Esprit , 4 620 , in-4° ; 3° Postillon ou Nouveau calendrier et prognosticon astrologico-propheticum , présenté à tout l'univers et à toutes les créatures, 4 656 ,in-12 ( en allemand ).

Femmes. — Il y eut une doctrine, adoptée par quelques hérétiques , que les femmes étaient des brutes, mulieres non esse homines. Un concile de Mâcon foudroya cette extravagance. — Nous ne rapporterons pas ici toutes les mille et une erreurs qu'on a débitées contre les femmes. Delancre et Bodin assurent qu'elles sont bien plus aptes que les hommes à la sorcellerie, et que c'est une terrible chose qu'une femme qui s'entend avec le diable. — D'anciens philosophes disent aussi que la présence des femmes en certains jours fait tourner le lait, ternit les miroirs, dessèche les campagnes , engendre des serpents et rend les chiens enragés. Les philosophes sont bien niais.

Femmes blanches. — Quelques-uns donnent le nom de femmes blanches aux sylphides , aux nymphes , et à des fées qui se montraient en Allemagne ; d'autres entendent par là certains fantômes qui causent plus de peur que de mal. Il y a une sorte de spectres peu dangereux, dit Delrio, qui apparaissent en femmes toutes blanches , dans les bois et les prairies ; quelquefois mémo on les voit dans les écuries, tenant des chandelles de cire allumées, dont ils laissent tomber des gouttes sur

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