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qui déroba au prince de Salm la bague qu'il avait au doigt, un jour qu'il le trouva assoupi pour avoir trop bu. Ce M. de Pange avait quarante mille écus de revenu ; il avait de belles terres ; il était surintendant des finances du duc de Lorraine. Cependant à son retour d'Espagne, où il ne réussit à rien, quoiqu'il y eût fait pendant long-temps bien de la dépense ( il était ambassadeur chargé d'obtenir une fille du roi Philippe II pour son maître), il trouva tout son bien dissipé, il mourut de regret, et ses trois filles qu'il avait mariées furent abandonnées de leurs maris.
— On ne saurait dire de quelle matière sont ces dons de la fée. Ils sont grossiers. On raconte que Diane de Dampmartin , marquise d'Havré , de la maison de Croy, ayant laissé tomber le gobelet en le montrant, il se cassa en plusieurs pièces. Elle les ramassa, les remit dans l'étui en disant : « Si je ne puis l'avoir entier, je l'aurai au moins par morceaux; » et le lendemain, en ouvrant l'étui, elle trouva le gobelet aussi entier que devant... — Voilà, ajoute Tallemant, une belle petite fable. — On lit, dans la légende de saint Armentaire, écrite en l'an 1300, quelques détails sur la fée Esterelle, qui vivait auprès d'une fontaine où les Provençaux lui apportaient des offrandes. Elle donnait des breuvages enchantés aux femmes. Le monastère de Notre -Dame- de -l'Esterel était bâti sur le lieu qu'avait habité cette fée.
— Mélusine était encore une fée ; il y avait dans son destin cette particularité , qu'elle était obligée tous les samedis de prendre la forme d'un serpent dans la partie inférieure de son corps. La fée qui épousa le seigneur d'Argouges, au commencement du quinzième siècle , l'avait , dit-on , averti de ne jamais parler de la mort devant elle ; mais un jour qu'elle s'était fait long-temps attendre , son mari , impatienté , lui dit qu'elle serait bonne à aller chercher la mort. Aussitôt la fée disparut en laissant les traces de ses mains sur les murs, contre lesquels elle frappa plusieurs fois de dépit. C'est depuis ce temps que la noble maison d'Argouges porte dans ses armes trois mains posées en pal , et une fée pour cimier. L'époux de Mélusine la vit également disparaître pour n'avoir pu vaincre la curiosité de la regarder à travers la porte dans sa métamorphose du samedi. — La reine des fées estTitania, épouse du roi Obéron, qui a inspiré à Wieland un poème célèbre en Allemagne.
Felgenhaver ( Paul ), — visionnaire allemand du seizième siècle. Il se vantait d'avoir reçu de Dieu la connaissance du présent, du passé et de l'avenir; il prêchait un esprit astral, soumis aux régénérés, lequel esprit