‹ Dictionnaire infernalChapitre 171 sur 368 · GAZ · texte numérisé non relu

GAZ

Gauthier (Jean), — alchimiste. Charles IX, trompé par ses promesses, lui fit donnercent vingt mille livres, et l'adepte se mit à l'ouvrage; mais après avoir travaillé huit jours il se sauva avec l'argent du monarque: on courut à sa poursuite , on l'attrapa et il fut pendu.

Gauthier, — conspirateur écossais , voy. Walter.

Gauthier de Bruges. — On COnte que ce cordelier, nommé évèque par le pape Nicolas III, et déposé par Clément V, appela à Dieu de cette déposition et demanda qu'en l'inhumant on lui mît son acte d'appel à la main. Quelque temps après sa mort, le pape Clément V étant venu à Poitiers, et se trouvant logé au couvent des Cordeliers , désira visiter les restes de celui qu'il avait déposé ; on ajoute qu'il se fit ouvrir le tombeau , et qu'il fut effrayé en voyant Gauthier de Bruges agitant son acte d'appel d'une main desséchée 4. »

Gazardiel , — ange qui , selon le Talmud , préside à l'Orient, afin d'avoir soin que le soleil se lève, et de l'éveiller s'il ne se levait pas.

Gaze (Théodore de), — propriétaire d'une ferme dans la Campanie, au seizième siècle; il la faisait cultiver par un fermier. Comme ce bonhomme travaillait un jour dans un champ, il découvrit un vase rond où étaient enfermées les cendres d'un mort; aussitôt il lui apparut un spectre qui lui commanda de remettre en terre le même vase avec ce qu'il contenait, sinon qu'il ferait mourir son fils aîné. Le fermier ne tint compte de ces menaces, et, peu de jours après, son fils aîné fut trouvé mort dans son lit. Quelque temps plus tard, le même spectre lui apparut, lui réitérant le même commandement , et le menaça de faire mourir son second fils. Le laboureur avertit de tout ceci Théodore de Gaze, qui vint lui-même à sa métairie , et fit remettre le tout à sa place : sachant bien, dit Leloyer, qu'il fait mauvais jouer avec les morts....

Gaziel, — démon chargé de la garde des trésors souterrains, qu'il transporte d'un lieu à un autre pour les soustraire aux hommes. C'est lui qui ébranle les fondements des maisons et fait souffler des vents accompagnés de flammes. Quelquefois il forme des danses qui disparaissent tout à coup; il inspire la terreur par un grand bruit de cloches et de clochettes ; il ranime les cadavres, mais pour un moment.

* M. de Marchangy, Tristan le voyageur , ou la France au quatorzième siècle, t. l<f, cliap. 4, p. 63.

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