LIB
est tenace , ferme à son poste et difficile a exorciser. — On donne aussi le nom de Léviathan à un poisson immense , que les rabbins disent destiné au repas du Messie. Ce poisson est si monstrueux , qu'il en avale d'un coup un autre qui , pour être moins grand que lui , ne laisse pas d'avoir trois lieues de long. Toule la masse des eaux est portée sur Léviathan. Dieu , au commencement, en créa deux, l'un mâle et l'autre femelle ; mais , de peur qu'ils ne renversassent la terre et qu'ils ne remplissent l'univers de leurs semblables , Dieu , disent encore les rabbins , tua la femelle , et la sala pour le repas du Messie qui doit venir. — En hébreu , Léviathan veut dire monstre des eaux. Il parait que c'est le nom de la baleine dans le livre de Job , chap. 41 . Samuel Bochard croit que c'est aussi le nom du crocodile.
Lewis (Mathieu-Grégoire) , — auteur de romans et de pièces de théâtre, né en 1773 et mort en 1 818. On a de lui le Moine , 1795 , 3 vol. in- 1 2 , production effroyable et dangereuse, qui fit plus de bruit qu'elle ne mérite ; h Spectre du château, opéra ou drame en musique, etc.
Lézards. — Les Kamtschadales en ont une crainte superstitieuse. Ce sont, disent-ils, les espions de Gaeth (dieu des morts) , qui viennent leur prédire la fin de leurs jours. Si on les attrape , on les coupe en petits morceaux pour qu'ils n'aillent rien dire au dieu des morts. Si un lézard échappe, l'homme qui l'a vu tombe dans la tristesse, et meurt quelquefois de la peur qu'il a de mourir. — Los nègres qui habitent les deux bords du Sénégal ne veulent pas souffrir au contraire qu'on tue les lézards autour de leurs maisons. Ils sont persuadés que ce sont les âmes de leur pere, de leur mère et de leurs proches parents , qui viennent faire le folgar, c'est-àdire se réjouir avec eux '.
Libanius, — magicien né en Asie, qui, pendant le siège de Bavenne par Constance , envoyait des moyens magiques en place d'armes pour vaincre les ennemis 2.
Libanomancie , — divination qui se faisait par le moyen de l'encens. Voici , selon Dion Cassius, les cérémonies que les anciens pratiquaient dans la libanomancie. On prend , dit-il, de l'encens, et, après avoir fait des prières relatives aux choses que l'on demande, on jette cet encens dans le feu, afin que sa fumée porte les prières jusqu'au ciel. Si
1 Abrégé des voyages, par de La Harpe, t. II, p. 131 . 7 Leloyer, Ilist. et dise, des spectres, etc., p. 726.