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petite figure de eue mystérieusement enveloppée dans un écrin. Celte figure représentait Jean , duc de Normandie, fils du roi *.
Robert, — roi de France. Ce monarque avait épousé Berthe, sa cousine issue de germain. Le pape Grégoire V examina l'affaire dans un concile ; suivant la discipline du temps, le mariage fut déclaré incestueux , et le concile décréta que les époux seraient tenus de se séparer et de faire pénitence. Le roi Robert, refusant de se soumettre, fut excommunié et son royaume mis en interdit. — Un jour qu'il était allé faire sa prière à la porte d'une église, on lui présenta un petit monstre qui avait le cou et le dessus de la tête d'un canard. «Voyez-vous, lui dit-on, les effets de votre désobéissance; la reine Berthe vient d'accoucher de cet enfaut.» Le roi, à ce spectacle, répudia Berthe, et l'excommunication fut levée. C'est à cause de cet incident que la reine Berthe, femme de Robert, fut représentée dans ses statues avec un pied d'oie.
Roderik ou Rodrigue. — Roderik, dernier roi des Golhs en Espagne, se rendit fameux par ses crimes et ses débauches au commencement du huitième siècle ; mais il y eut une fin. Il était devenu épris de la fille du comte Julien , l'un des grands seigneurs de ''Espagne; il la déshonora et la renvoya ensuite de la cour. Le comte Julien , qui était alors en ambassade chez les Maures d'Afrique, n'eut pas plutôt appris sa honte et le malheur de sa fille, qu'il forma la résolution de se venger. 11 fit venir sa famille en Afrique, demanda aux Maures leur appui et promit de leur livrer toute l'Espagne. Cette proposition fut avidement reçue ; une armée partit sous la conduite du prince Mousa et de Julien luimême. Ils débarquèrent en Espagne et s'emparèrent de quelques villes avant que Roderik fût instruit de leur approche. — Il y avait auprès de Tolède une vieille tour déserte, que l'on appelait la Tour enchantée. Personne n'avait osé y pénétrer, parce qu'elle était fermée de plusieurs portes de fer. Maison disait qu'elle renfermait d'immenses trésors. Roderik, ayant besoin d'argent pour lever une armée contre les Maures, se décida à visiter cette tour, malgré les avis de tous ses conseillers. Après en avoir parcouru plusieurs pièces, il fit enfoncer une grande porte de fer battu, que mille verrous, dit-on, fermaient intérieurement. Il entra dans une galerie où il ne trouva qu'un étendard de plusieurs couleurs, sur lequel on lisait
1 M. Garinct, Hist. de la magie en France, p. 87.
2 M. Salgues, des Erreurs et des préjugés, etc., t„ III, p. 1U.
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