‹ Dictionnaire infernal, ou Recherches et anecdotes sur les démonsChapitre 132 sur 319 · FED · texte numérisé non relu

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à ceux à qui elle a entendu tenir des discours iiiconveDants, 4ant contre Dieu que contre son service ; elle se montre bonne envers les pau* vres, et se tourmente, fort quand on ne les aide pas à sa fantaisie. EUe en donna des marques iorsqu'après que les Suédois eurent pris le château, iû oublièrent de (kHmer aux pauvres le repas de bouiUie qu'elle a institué de son \ivant. £lle fit un si rgrand charivari que les soldats qui y faisaient la garde ne savaient où se cacher. Les généraux mêmes ne furent pas exempts de ses importunités, jus* qu'à ce qu'enfin un d'eux rappelât aux autres qu'il fallait faire de la bouillie et la distribuer aux pauvres j ce qui ayant été fait, tout fui tranquille, i»

Fer ohaud ( ÉPREUVE DU ). — Celuî que

Von condaninait à Tépreuve du fer chaud était obligé de porter, à neuf ou douze pas , une barre de fer rouge pesant environ trois livres. Cette épreuve se faisait aussi en mettant la main dans un gantelot de fer sortant de la fournaise, ou en marchant sur du fer rougi. Voy: Emma. — Un mari de Didymolèque, soupçonnant la fidélité de sa femme, lui proposa d'avouer son crime ou de prouver son innocence par Tattouchement d'un fer chaud. Si elle avouait, elle était morte; si elle (entait l'épreuve, elle craignait d'être brûlée. Elle eut recours à l'évêque de Didymotôque, prélat recommandable ; elle lui avoua sa fuute en pleurant et promit de la réparer. L'évoque , assuré de son repentir, lui dit qu'alors elle pouvait sans crainte se soumettre à l'épreuve. Elle prit un fer rougi au feu , fit trois fois le tour d'une chaise, l'ayant toujours à la main, et le mari fut pleinement rassuré. Ce trait eut lieu sous Jean Cantacuzène. — Sur la côte du Malabar, l'épreuve du fer chaud était aussi en usage. On couvrait la main du criminel d'une feuille de bi;nanier, et l'on y appliquait un fer rouge ; après quoi le surintendant des blanchisseurs du roi enveloppait la main de l'accusé avec une serviette trempée dans de l'eau de riz ; il la liait avec des cordons; puis le roi appliquait lui-même son cachet sur le nœud. Trois jours après on déliait la main, et OD déclarait le prévenu innocent, s'il ne restait aucune marque de brûlure ;* mais s'il eo était autrement , il était en\oyé au supplice. ^ Au reste , l'épreuve du fer chaud est fort ancienne; car il en est question dans V Electre de Sophocle.

Ferdmand XV ( dit L'AJOUaNÉ ), — roi de bastille et de Léon, né en 4285. Ayant con- ^wmé à mort deux frères que l'on accusait d'^ivoii: aâsaçsiqê un sçigaeur castillan au

sortir du palais, i( voulut que la sentence fût exécutée, quoique les accusés protestassent de leur innocence, et quoiqu'il n'y eût aucune preuve contre eux. Alors, disent les histoHens de ce temps, les deux frères ajournèrent Ferêinand à comparahre dans trente jours au tribunal du juge des rois; et, précisément trente jours après, le roi s'étant retiré, après le diner, pour dormir, fut trouvé mort dans son lit.

Fernattd ( ANTOINE ) , — jésuite espagnol , auteur d'un commentaire assez curieux sur les visions et révélations de l'^ncten Testa^ ment, publié en 1617 *.

Ferragas, — géant dont parle la chronique de Farchevèque Turpin. Il avait douze pieds de haut, et la peau si dure qu'aucune lance ou épée ne la pouvait percer. Il fut vaincu par l'un des preux de Cbarlemagne.

Wemut ( AuGBR ) , *-i médecin et astrolo~ gue , auteur d'un livre peu connu , intitulé : JugemenÈs d'astronomie sur les nativités , oo horoscopes, in-IC, qu'il dédia à la reine Catherine de Médicis. Auger Ferrier a laissé encore un petit traité latin, De somniis, imprimé à Lyon en 1549 , avec le traité d'Bippocrate sur les insomnies.

Fétiobas^ — » divinités des nègres de Guinée. Ces divinités varient : ce sont des animaux desséchés, des branches d'arbres, des arbres mêmes, des montagnes, ou toute autre chose , ils en ont de petits qu'ils portent au cou ou au bras, tels que des coquillages. Ils honorent un arbre qu'ils appellent V arbre des fétiches; ils placent au pied une table couverte de vins de palmier, de riz et de millet. -^ Cet arbre est un oracle que l'on consulte dans les occasions importantes; il ne manque jamais de f^ire connaître sa réponse par l'organe d'un chien noir, qui est le diable, selon nos démoaographes. — Un énorme rocher nommé Tabra, qui s'avance dans la mer en forme de presqu'île, est le grand fétiche du cap Corse^ On lui rend des honneurs particuliei^, conune au plus puissant des fétiches. Au Congo, personne ne boit sans faire une oblation à son principal fétiche, qui est souvent une défense d'éléphant.

Feu. — Plusieurs nations ont adoré cet élé«ment. En Perse, on faisait des enclos fermés de murailles et sans toit, où l'on entretenait du feu. Les grands y jetaient des essences et des parfums. Quand un roi de Perse était à l'agoriie, on éteignait le feu dans les villes

I Antonii Fernandii, etc. Commentarii in visiones veteris Tesiamenti. Lugd., 1617,

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principales du royaume, pour ne ie rallttmer qu'au couronneoieot de son auecesseur. -^ Certain» Tartar^ n'abordent jamais les étra»« gor^ qu'ils n'aient passé entra deux feux po»f gç purjô^ ; ito ont bien ^in de boire la lace ^urnée vers le midi,, en Tbonneur du feu. Leb iagous, peuple de Sibérie, croient qu'il existe diM)^ le feu un être qui dispense le bien et le verni; i^iui offrent des gacrificea perpétuels. — On sait que, selon les cabalistes, le feu eel Tçlément de^ salamandre^. Foi/, pe mot, — Parmi les épreuves superstitieuses qu'on ap^ pelait jugements de Dieu, l'épreuve dja feu ne doit pas être oubliée. Lorsqu'il fallut, décider en Espagne si Ton y conserverait la liturgie mtizarebique ou si Ton suivrait le rft tï^rhatn ^ on résolut d'abord de terminer le différend t)ar lin combat où les deux liturgies seraient représentées par deux champions; maî$ ensuite on jugea qu'il était plus convenable de jeter au feu les deux liturgies et d» relêhir celle que le feu ne consumerait pas ; ce prs^ dige Alt opéré, dit<-on, en faveur de tft )it«nigle moaarabtque ^ Fby. Fe^i chaud.

iTeu de la Saint-Jean. — En 1634 , à Ouimper, en Bretagne, les habitants mettaient encore des sièges auprès des feux de jbie dô la Saint-Jean , pour que leurs parents morts pussent en jouir à leur aise . -*- On réserve, ^n Bretagne , un tison du feu de la Saint-Jean pour se préserver du tonnerre. Les filtee, "pcm elfe silres de se marier dans Tannée, sont obligées de danser autour de neuf feux de jme dansoètte Rième nuit : ce qui fa'est t)âfS diffîeile , car ces feux sont tellement muUî'pliês dans èa campagne , qu'elle paraît îHuminëe. On conserve ailleurs le même opinion qu'il faut garder dies tirons du feu -de la SaintHjean ednuaae d'excellents préservatifs qui, de ptos, perlent bonheur. -»-A i^aris, autrefbis, enjetait deux douzaines de petits cbaits ( emblèmes du diaMie sans doute ) dans le feu et la Sain^Jean, parce qu'on étati persuadé que les sorciers faisaient leur grand sabbat cette Mûttlà. On disant aussi que ta nuit de Ui Saintlean était la plus propre aux maléfices, .et (ftt'ii faUait recueillir alors toutes ies h&t¥m é»at on aivait loesoin pour tes somiléges.

Peu grégeois. — Du terrible feu grégeois eè^ kL memèté de k (mnpùser, (% feu es> si viokeat qu'il brôle tout ce qu'il toac^ , shm pouvoir être éteint, si ce n'est avec de l'uHïie, de lort vinaigre ou du sable. On le composa avec du soulVe vif, du lartre, de la sarcocole, de la picole, du sel commua recuit, du pentréole et de Thuile commune; on fait bien

* Bergicr, Dict. théolog.

bouillir le tout, juequ^à ce qu'un morceau de toile qu'on aura jeté dedans soit consumé ; on le remue avec une spaliAe de fer. Il ne faut pas s'exposiar è faire cette €OiB()Offition dans ane chambre, mais dans une^ceor; pdree que it le feu prenait, on serait trèsMeialimrraflsé de l'éteindre 4.*^ de af^est sans do>ate pas là le fau grégeois d'ArdiiiHècle.

Feti SaSnt-SIme, OU f^« Sàini-Ctermaîn, Oii fèa Saint -Anselme. — Le prince de Radzîvîrt, dans son Voyage de Jérusaleni, parle d'un feu qui parut plusieurs fois au haut du grand mât du vaisseau sur lequel il était monté; il le nommait feu Saint - Germain ^ d'autres fèu Saint-Eîme^ et /feu SamMnselme. Les païens attribuaient ce prodige â Castor et, Foiiux, parée q^ quelquefois il parait double. Les phy^ciens disenlique oe n'eM qu'une exh^iai$on enflammée. Mais tes ao^ cm& cray^ent y voir qaelque choae de saf^ aatyrel et dedivin^.

' Faus Mleti. — On appelle feulé fbllets, ou esprits follets, ces exhalaisons enflammées que la terre , échauffée par les ardears de l'été^ laisse échapper de son sein, pHneîpalement dans les longues nuits de Y^Avent; et, comme ces flamnoes routent naiuréllèmeM vêfs les lieux bas et les niarécages, leë paysans, qui les prennent pour de malins esprits, sV maginent qu'ils conduisent au précipice le voyageur égaré qoe leur éclat éblouU , et qtri prend pour guide leur tronypeusé lumière. Olaus Magnus dit que les voyageurs et lea bergers de son temps rencontraient des eëpHia follets qui brûlaient tellement t'endroit «ù fls passaient, qu^oa n'y voyait plus croître ftî herbes ni verdure *. ^- Un jeviie hocnme revenant de Milan pendant ané huit fort noire, fut surpris en chemin par un orage ; bientdl Û crut apercevoir dans le lointain làne krsMèm et eoteadi^e plusieurs voix à sa ^ijche; pea après il «listingua un char eofiammé qui accourait à lui , conduit par des boaviers diM lés cris répétés liaiissaient entendre ees mets : Frei$d» garde à toi! Le j^ne homme épaavanté pressa son charal; taàis pN» il •eoarait; pkis te char le sernait dia près. BaM, apt^ uae heura de course, il atrivit , eA setecom* ■vaddant à Diea de • toutes ses forces-, à la porte d'à ne égtise Où tout s'^Ai^gflattCR. €tm visibn, ajoute Cavdaa , était le prééage d*une ffitmSii^ peste qui ne larda pas à sethireaen(#*, accompagnée de plusieurs autres ftéawis K

* Icdkilr&bfes secret» du t'etit Alfetert, -p.'W.

* Doitt CftlaïQd, Sis^rtat. suc lest app*rilteia,ykS8. ^ 3 DoBQ. C^nict, Di3SQEUtian sur l«fr a^f^rif i9nS(,{>. UHk

^ Cardan était enfant lorsqu'on lui raconta cette histbfre, de èofte ^u'il'frèut aisément TaVoir déiiatiME^. 1a

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