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Figures du dt«ble. -^ Le dialift^itontçc souvent de formes , selon le témoignage de quantité de sorcières. Marie d'Aguère confessa qu'il sortait, en forme de bouc, d'une cruche placée au milieu du sabbat. Françoise Secrétain déclara qu'il avait la forme d'un î»rand cadavre. D'autres sorcières ont dit qu'il se faisait voir 9oiis les traits d'un tronc d'arbre, sans bras et sans pieds, assis dans une chaire, ayant cependant quelque forme de visage bumain. Mais plus généralement c'est un bouc ayant deux cornes par devant et deux par derrière. Lorsqu'il n'a que trois cornes , on voit une espèce de lumière dais celle du mi-*lieu , laquelle sert à allumer les bougies du sabbat; il a.auasi une >espèce de bonnet oo chapeau au-dessus dés cornes. — On a pré^ tendu que le diable se présente souvent sons l'accoutrement d'un homme qui ne veut pas se laisser voir dairement, et qa il a le visage rouge comme du feu K D^autres disent qu'ii a deux visages à la léte, oomme Janus. -~ De^ lancre rapporte quotas les procédures de la Tournelle on l'a représenté en grand levrifr noir, et parfois comme un bosuf d'aitain cou»ché à terre. Il prend encore la forme d'un dragon. Quelquefois c'est un guedc qui porte les livrées de la misère, dit Leioyer. D'autres fois il abuse de la figure des prophètes; et du temps de Théodose il prit celle de Moilie pour noyer les-juifs de Candie, qui comptaieiit selon ses promesses traverser la mer à pied sec *. — Le oommenlateur de Thomas Yal^sioghatm rapporte que le diable sortit du corps d'an diacre schismatique sous la figure d'ua âne, et qu'un ivrogne du comté de Warwiok fut long-temps poursuivi par un esprit maUa déguisé en grenouille. Leioyer cite quelque part un démon qui se montra à Laon sous la figure d'iune mouche. :ordin«ire.~nC|98 figuras diverses , que prennent les démons pour se faire voir aux hommes, sont multipliées à l'infini. Quand ils apppnaisseot avec un corps d'homme, on les reconoatt à leurs 'pieds de bouc ou de canard, à leurs griffes et à leurs cornes, qu'ils peuvent bien cacber en partie^ tuais qu'ils ne déposent jamais entiél^ment. Cassanus d'Heisterbach ajoute à œ signale* ment, qu'en prenant la' forme humaine le diable* n'a ni dos,; ni. derrière , de sorlequ'H 88 garde de montrer ses taloiis. (. Miramlus lib. 3. ) -^ Les Européens représentent ordir nairement k diable avec un teint noir e^ brûlé.; les nègresi. soutiennent ajui-con^naire que le. diable a la peau Manche* Un .officier ■• ' ., , . .. •
' Dclancre , Tableau de l'inconstance des démotià, ' ic. , ' Bocrate, Hist. Mct.j liiT. Vit, eh ftp. 28. • ' <
frnriçnis se trouvant , au dix-septième siècle . dans le royaume d'Ardra, en Afrique, alla faire une visite au chef des prêtres du pays. Il aperçut, dans la chambre du pontife , une grande poupée blanche, et demanda ce qu'elle représentait. On lui répondit que c'était le diable, o Vous vous trompez, dit bonnement le Français, le diable est noir. —C'est vous qui êtes dans l'erreur, répliqua le vieux prêtre ; vous ne pouvez pas savoir aussi bien que moi quellp est la couleur du diable : je le vois iom iee jimny et je vous assure qu'il est blane comme vous*. » Kof/. Samat, Diiiefiis, etc. .
ra« de la Vierge. — Les bonnes gens croient que ces flocons blancs cotonneux , qui nagent dans Valmosphére et descendent do ciel , sont des présents que la Sainte-Vierge nous fait , et que c'est de sa quenouille céleste qu'elle les détache. Le physicien Lamarck prétend que ce ne sont pas des toiles d'araignées ni d'autres insectes fileurs , mais des filaments atmosphériques qui se remarquent dans les jours qui n'ont pas offert de brouiltard. Selon le résultat des observations de ce savant , les (ils de la Vierge ne sont qu'un résida des brouillards dissipés , et en quelque sorte réduits et condensés par l'action des rayons solaires , « de sorte qu'il ne nous faudrait qu'une certaine suite de beaux sok'ils et de brouillards tecs pour approvisionner nos manufactures et nous fournir un coton tout filé beaucoup plus beau- que celui que nous tirons du Levant *, a
Fin du monde. — Hérodote a prédit que le monde durerait 40,800 ans; Dion, qu'il durerait U,98i; Orphée, 120,000; Cassander, 1,800,000. Il serait peut-être mieux de croire â ces gens-là, dont les prédictions ne sont pas encore démenties , qu'à une foule de prophètes , maintenant réputés sots dans les annales astrologiques. Tel fut Âristarque, qui prédisait la débâcle générale du genre humain en l'an du monde 3484; Darétès, en l'an 5552; Arnauld de Villeneuve, en l'an de Notre-9eigneur 4395; Jean Hilten , allemand , en 4654. L'Anglais Wistons, explicateur de l'Âpoca-^ lypse^ qu'il voulait éclaircir par la géométrie et l'algèbre , avait conclu ,/ après bien des supputations , que le jugement dernier aurait lieu en 4745, ou au plus tard en 4716, On nous a donné depuis bien d'autres frayeurs* Le 48 juillet 4846 devait être le dernier jour. M« de Krudêner l'avait remis à 4849 , M. de Libenstein à 4823, M. de Sallmard-Montfort
< Anoedotes-ftfkicatncsde la côte des Esclaves, p. 37.
2 M. Salgaes. Des Erreurs et des préjugés, t. 1I1> p. 184.