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ejL pour en user, Tua desdits particuliers re-* mit à Boury la somme de cent quatre-viogtrdouze francs; et Boury présenta le consultant à un individu déguisé en démon dans le bois de Naours. Le démon promit au particulier huit cent mille francs , qui n'arrivèrent jamais. Boury, Flaque et Russe n'en gardèrent pas moins les cent quatre-vingt-douze francs; mais le bailleur les poursuivit. Boury fut con* damné à quinze mois de prison ,' Flaque et Russe à une année, à Tameode de cinquante francs y et au remboursement des frais , etc. — Voici ce qu'on apprit dans les débats. Boury exerçait l'état de chirurgien dans la commune de Mirvaux; et d'abord ^ n'étant pas toujQurs heureux dans ses cures , il per^ suadait à ses malades que l'on avait jeté un sort sur eu^ , et leur conseillait de chercher un devin plus savant que lui ; cependant il se faisait payer et se relirait. Ces escroqueries n'étaient que le prélude de facéties plus grades. En 4820 lé charron Louis Pâque, ayant besoin d'argent , se rendit à Amiens , et en emprunta à un menuisier. Boury dit qu'il procurerait de l'argent à meilleur compte, moyen-' nant quelques avanqes. Le charron alla le trouver, et Boury lui déclara que le meilleur moyen était de se vendre au diable. Il lui d&> manda deux cents francs pour assembler le conseil infernal ; Louis Pâque les donna, ^ury s'arrangea de façon à toucher ainsi sept à huit mille francs» — Eniin il fut coni venu qu'en donnant encore quatre louis Pâ-* ^ue obtiendrait cent mille francs ; malheureusement il n'en put donner que deux. Il partit néanmoins avec Boury, Flaque et un sieur de Noyencourt, pour le bois de Saint-Gervaia. Boury tira d'une de ses poch'es un papier écrit qu'il fit tenir aux assistants , chacun par un coin : il était minuit ; Flaque Bt trois çonjurar tions. Le diable ne parut pas. Noyencourt et Boury dirent alors que le diable était oocupé ce jour-là , et on prit un autre rendez-vous au bois de Naours. Pâque mena sa fille avec lui ; Boury lui avait dit qu'il fallait que son premier-né assistât à l'opération. Flaque et Boury appelèrent le diable en latin. Le diable parut; il avait une redingote rougeâtre-bleud" tre^ un chapeau galonné; il portait un sabre. Sa taille était d'environ cinq pieds six pou* ces. Le nom de ce démon était Robert; et celui du valet qui l'accompagnait, Saday. — Boury dit au diable : a Voici un homme que je te présente , il désire avoir quatre cent mille francs pour quatre louis , peux-tu leg| lui donner? » — Le diable répondit : « il le^ aura. » — Pâque lui présenta l'argent, et le diable lui fit faire le tour du bois en quaranle-
dnq miuutes , avec Boury et Fl&que , avant de bailler les»iOO,000 francs : l'un des sorciers perdit un de ses souliers dans la course. Aussitôt Pâque aperçut une table et des chandelles dessus ; il poussa un cri : « Taîs-toi , lui dit Flaque , ton affaire est manquée. » — Pâque s'enfuit à travers le bois et revînt devant le diable, qui lui dit : a Scélérat, tu as traversé le bois an lieu d'en faire le tour. Retire-toi sans te retourner, ou je te tords le cou. » — Une autre opération eut encore lieu dans le même bois; et quand le pauvre Pâque demanda l'argent, le diable lui dit : « Adressetoi au bureau. » <-^ C'était un buisson. . . . Comme il n'y avaR rien, ledénuon proMit que la somme- se trouverait ie lendemain dans la cave de Flaque ; Pâque eY rendit le lendemain avec sa femme et celle du bonhomme qui avait donné les cent quatre-vingt-douze francs pour la première affaire. Biais Boury les mit à la porte en annonçant qu'il allait se plaindre au procureur du roi. Pâque reconnut f|o'ii était trompé , et se retira avec son argent perdu.... — Nous sommes cependant dans le dix-^neuvième siéde, et nous avons les lumières du diit^huitième 1
Flaaro* , — grand-général aux enfers. Il se fart voir sous la figure d'un terrible léopard ; et lorsqu'il prend la forme hunfiaine , il porte un visage affreux , avec des yeux en- Qammés ; il connatt le passé , le présent et Favenir, soulève tous les démons ou esprits contre ses ei^nemis les exorcistes, et commande vingt^légions *.
FlavU-VénérÎA-Beita, -^ femme qui fit
bâtir une chapelle en l'honneur des anciens monarques de l'enfer, Pluton et Proserpine , par suite d'un avertissement qu'elle avait eu
en songe
Flavîn^ — auteur d'un ouvrage intitulé VEtat des âmes trépassées ^ in-rS^^ Paris., 4579.
. Fla^îaider. — Le professeur Hanov, bibliot^éqaire a Dastzick , après avoir oombatta les apparitions et les erreurs des différents peuples touchant les revenants et les spectres, raconte toutefois ie liait suivant : — «r Flax* binder, plus connu sous le nom de Johanm ék CuriiSy passa les années de sa jeonesse dans l'intempérance et la débauche. Un soir, tandis cpi'il se plongeait dans l'ivresse des plus sales plaisirs, sa. mère vit un speeirequi ressemblait si fort,. par la figues et la eoate^ nance» à son fils, qu'elle le prit pour loimême. €e spectre étaitassis près:d-Uta boreaa
I Wierus , de prœstig. dœm, p. 929.
> Leioyar, Hist. do« «poçtres oa npparitiont, t. l^i p. 439.