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couvert de livres, et paraissait profondément occupe à méditer et à lire tour a tour. Persuadée qu'elle voyait son fiU, et agréablement surprise , elle se livrait à la joie que lui donnait ce changement inattendu , lorsqu'elle entendit ^ dans la rue, la voix de ce même Flazbinder qui était dans la chambre. Elle fut horriblement effirayée; on le serait à moins : cependant, ayant observé que celui qui jouait le rôle de son fils ne parlait pas , qu'il avait l'air sombre, hagard et taciturne, elle conclut que ce devait être un spectre ; et , cette conséquence redoublant sa terreur, elle se hâta de faire ouvrir la porte au véritable Flaxbinder. Il entre, il approche; le speare ne se dérange pas. Flaxbiuder, pétrifié à ce spectacle , forme , en tremblant, la résolution de s'éloigner du vice , de renoncer à ses désordres , d'étudier enfin , et d'imiter le fantôme. A peine a-t-il conçu ce louable dessein que le spectre sourit d'une manière un peu farouche comme les savants, ferme les livres et s'envole.... »
Flèohes. —-Voici une divination qui se pratique chez les Turcs par le moyen des flèches. S'ils doivent aller à la guerre , entreprendre un voyage , ou acheter quelque marchandise, ils prennent quatre flèches qu'ils dressent en pointe l'une contre l'autre , et les font tenir par deux personnes ; puis ils mettent sur un coussin une épée nue devant eux , et lisent un certain chapitre du Koran ; alors les flèches se battent durant quelque temps , et enfin les unes montent sur les autres ; si les victorieuses ont été nommées chrétiennes (car ils en appellent deux les Turcs, et donnent aux deux autres le nom de leur ennemi), c'est signe que les chrétiens vaincront; si autrement, c'est une marque du contraire *....,
Voy. BÉLOMANCIB.
Flins. — Les anciens Vandales adoraient
sous ce nom une grossp pierre, qui représentait la Mort couverte d'un long drap, tenant un bâton à la main , et une peau de lion sur les épaules. Ces peuples croyaient que cette divinité pouvait les ressusciter après leur trépas.
Florent de VSUîers , — VOy, ViLLIERS.
Florme , — Florina et Florinde , noms d'un démon familier qui , au rapport de Pic de La Mirandole, fréquenta long-temps un sorcier nommé Pinet.
FloroB , — démon familier de Gecco d'Ascoli. Il est de l'ordre des chérubins damnés.
< Lebnm, Hiit. des praUquei Bapentitieaseâ, t. Il, p. 406.
Flotîlde — Ce personnage est inconnu ; mais ses visions ont été conservées. On les trouve dans le Recueil de Duchesne ^.
Flot*. — Cambry parle d'un genre de divination assez curieux , qui se pratique dans les environs de Plougasnou : des sorciers ou devins interprètent les mouvements de la mer, les flots mourants sur la plage , et prédisent l'avenir d'après cette inspection *.
Fo ou Foé , — l'un des principaux dieux des Chinois. 11 naquit dans les Indes , environ mille ans avant notre ère. Sa mère , étant enceinte de lui^ songea qu'elle avalait un éléphant blanc , conte qui a donné lieu aux honneurs que les rois indiens rendent aux éléphants de cette couleur. Il finit ses jours à soixante-dix-neuf ans. Les bonzes assurent qu'il est né huit mille fois , et qu'il a passé successivement dans le corps d'un grand nombre d'animaux , avant de s'élever à la divinité. Aussi est-il représenté dans les pagodes sous la forme d'un dragon, d'un éléphant, d'un singe, etc. Ses sectateurs l^dorent comme législateur du genre humain.
Foœlor, — général aux enfers. Il se montre sous les traits d'un homme ayant des ailes de griffon. Sous cette forme il tue les bourgeois et les jette dans les flots ; il commande à la mer, aux vents, et renverse les vaisseaux de guerre II espère rentrer au ciel dans mille ans, mais il se trompe ; il commande à trente légions, et obéit en rechignant à l'exorciste ^.
Follet, — voy. Feux Follets, Lutins, Farfadets, etc.
Fong-cniwi , — Opération mystérieuse qui se pratique dans la Chine, dans la disposition des édifices, et surtout des tombeaux. Si quelqu'un bâtit par hasard dans une position contraire à ses voisins, et qu'un coin de sa maison soit opposé au côté de celle d'un autre, c'est assez pour faire croire que tout est perdu. Il en résulte des haines qui durent aussi longtemps que Tédifice. Le remède consiste à placer dans une chambre un dragon ou quelque autre monstre de terre cuite, qui jette un regard terrible sur le coin de la fatale maison , et qui repousse ainsi toutes les influences qu'on en peut appréhender. Les voisins qui prennent cette précaution contre le danger, ne manquent pas chaque jour de visiter plusieurs fois le monstre chargé de veiller à leur défense. Ils brûlent de l'encens de-
1 Flotildie visiofies, in tom. 2 Script. Hist. franc. And. Duchesne, 1836.
» "Voyage dans le Finistère, t. l*', p. 195. 3 WieruB, De praestigiis dcem. p. 926.