‹ Dictionnaire infernal, ou Recherches et anecdotes sur les démonsChapitre 150 sur 319 · GÉNIES · texte numérisé non relu

GÉNIES

Ginniingagap, — nom de l'abîme, partie de l'enter, chez les Scandinaves.

GSoernlnoA-Vedur. — Les Islandais appellent de ce nom le pouvoir magique d'exciter des orages et des tempêtes, et de faire périr des barques et des bâtiments en mer. Cette idée superstitieuse appartient autant à la magie moderne qu'à l'ancienne. Les ustensiles' que les initiés emploient sont très-simples : par exemple , une bajoue de tète de poisson , sur laquelle ils peignent ou gravent différents caractères magiques , entre autres la tête du dieu Thor, de qui ils ont emprunté cette espèce de magie. Le grand art consiste à n'employer qu'un ou deux caractères , et tout leur secret est que les mots Thor, hafot ou hafui puissent être lus devant eux ou en leur absence sans être compris de ceux qui ne sont pas admis à la connaissance de ces mystères.

GîottrUsoh , — pierre mystérieuse que les Turcs orientaux croient avoir reçue de main en main de leurs ancêtres , en remontant jusqu'à Japhet, fils de Noé, et qu'ils prétendent avoir la vertu de leur procurer de la pluie , quand ils en ont besoin.

Girard (Jean-Baptiste) , — jésuito, né à Dôle en 4680. Les ennemis de la société de Jésus n'ont négligé aucun effort pour le présenter comme un homme de scandale. Us l'ont accusé d'avoir séduit une fille nommée Catherine Cadière ; et sur ce thème ils ont bâti tous les plus hideux romans. Cette fille , folle ou malade , sembla possédée dans les idées du temps, ou le fut peut-être, et on dut l'enfermer aux Ursulines de Brest. Sur quelques divagations qu'elle débita, un procès fut intenté par le parlement d'Aix. Mais toutes choses examinées et pesées , il fallut se bor*ner à rendre Catherine Cadière à sa famille. On ne put pas même trouver moyen d'impliquer le père Girard dans cette affaire , comme coupable , quoiqu'on eût ameuté trois parti»

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