‹ Dictionnaire infernal, ou Recherches et anecdotes sur les démonsChapitre 151 sur 319 · GNO · texte numérisé non relu

GNO

violents contre lui , les jansénistes , le parlement et les philosophes. — Ce qui n'a pas empêché les écrivains anti-religieux de faire revivre sur son compte des calomnies con* damnées.

GîrtiML^er, — docteur de Gottingue qui a annoncé que dans le dix -neuvième, siècle tout le monde aurait le secret de la transmutation des métaux ; que chaque chimiste saurait ifaire de Tor; que les instruments de cuisine seraient d'or et d'argent; ce qui contribuera beaucoup, dit-il, à prolonger la vie, qui se trouve aujourd'hui compromise par lés oxydes de cuivre , de plomb et de fer que nous avalons avec notre nourriture ^ Les bons chimistes actuels partagent cet avis. Voy, Alchimie.

CUtanos, ^- mot espagnol qui veut dire Egyptiens. Voy. Bohémiens.

Gîwon , — esprit japonais. Les habitants croient qu'il veille particulièrement à la conservation de .leur vie, et qu'il peut les préserver de tout accident fâcheux , comme des chutes , des mauvaises rencontres , des maladies, et surtout de la petite vérole. Aussi ont-ils coutume de placer sur la porte de leurs maisons l'image de Giwon.

C^nvUle,:— curé anglican d' Abbey-Church ^ Bath, mort en 4680. On lui attribue un traité des Visions et apparitions , in-Bo, Londres, 4700; mais il est certainement auteur d'un Quvrs^e intitulé : Considérations phHo" sophiq^Àis touchant l'easistenoe des sorciers et la sorcellerie , 4 666 , in-4®.

Glaphyr«i, — épouse d'ÂJexandre, fils de cet effroyable Hérode qu'on a appelé Hérode-* )e-Graod. Cette princesse ayant perdu Alexandre, se maria av^ec Archélaiis, son beaufrère , et mourut la nuit même de ses noces ^ l'imagination troublée par la vision de son preinier époux, qui semblait lui reprocher ces secondes noces avec son frère *.

Glatlalabolai ^ — voy. CmcrinolAAS.

aïooester. — Sous Henri YI, les ennemis de la ducheâse de Glocester voulant la perdre , l'accusèrent d'être sorcière. On prétendit qu'elle ^vait .eu des entretiens secrets avec Roger BoUngbrocke , soupçonné de nécromancie , et Marie Gardemain , réputée sorcière. On déclara que ces trois personnes réunie^ avaient, à l'aide de cérémonies (^aboliques, placé sur un tfeu lent une effigie du roi faite

I Philosophie magique, t. YI, p. 383, citée dans Ips Curiosités de la littérature, t. I"', p. 262.

^ Leioyër, Hist. des spectres et des apparitions des «apcits, ehiip. 23, p. 43fl.

en cire, dans l'idée que les forces de ce prince s'épuiseraient à mesure que la cire fondrait, et qu'à sa totale dissolution la vie de Henri VI serait terminée. Une telle accusation devait s'accréditer sans peine dans ce siècle crédule; plus elle s'^oignait du bon sens, plus elle semblait digne de loi. Tous trois furent déclarés coupables , et ai le rang ni l'innocence ne purent les j^auver. La duchesse fut condamnée à un emprisonnement perpétuel , Roger BoUngbrocke pendu , et Marie Gardemaio brûlée dans Smitbfield ^

OlaliiMiubdrib , — tle des sorciers , dans les voyages de Gulliver. Swift y fait des contes très-piquants.

Chiomei , — esprits élémentaires a^nîs de rhomme , composés des plus subtiles parties de la terre , dont ils habitent les entrailles , selon les cabalistes. — La terre , disent-ils , est presque jusqu'au centre remplie de gnomes, gens de petite stature, gardiens des trésors, des mines et des pierreries. Ils aiment les hommes, sont ingénieux , et faciles à gouverner. Ils fournissent aux cabalistes tout l'argent qui leur est nécessaire , et ne demandent guère, pour prix de lelirs services , que la gloire d'être commandés. Les gnomides, leurs femmes , sont petites , mais agréables , et vêtues d'une manière fort curieuse '. — Les gnomes vivent et meurent à peii près comme les hommes; ils ont des villes et se rassemblent en sociétés. Les cabalistes prétendent que ces bruits qu'on entendait, au rapport ci'Aristote , dans certaines îles , où pourtant on ne voyait personne, n'étaient autre chose que les réjouissances et lés fêtes de noces de quelque gnome. Ils ont une âme mortelle ; mais ils peuvent se procurer fimmortaKté en contractant des alliances avec les hommes. Voy. Cabale, Ptgmées, Nains.

Gnofttîqaes, — hérétiques qui admettaient une foule de génies producteurs de tout dans le monde. L^ur nom signifie illuminés; ils l'avaient pris parce qu'ils se croyaient plus éclairés que les autres hommes. Ils parurent au premier et au second siècle , principalement dans rOrient. Ils honoraient, parmi les génies , ceux qu'ils croyaient avoir rendu au genre humain les bons offices les plus importants. Ils disaient que le génie qui avait appris aux hommes à manger le fruit de l'arbre de la science du bien et du mal .avait fait pour nous quelque chose detrès-signdlé....

' Goîdsmith, Hist. d'Angleterre.

' Il y a iHDp&rence que c^ contes é» gnomes doivent leur origine aux relations de quelques anciens voyageurs en Lapunie. '■■, ■

Page 1