‹ Dictionnaire infernal, ou Recherches et anecdotes sur les démonsChapitre 152 sur 319 · COD · texte numérisé non relu

COD

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Ils rhonoraient sous ia fij^ure qu'il avait prise , «t tenaient uo serpent enfermé dans une caget lorsqu'ils célébraient leurs mystères ils ouvraient la cage et appelaient le serpent , qui montait sur une table où étaient les pains , et s'entortillait alentour. C'est ce qu'ils appelaient leur eucharistie... •— Les gnostiques , auxquels se rattachaient les basilidtens , les ophites, les simoniens, les carpocratiens, etc., tentèrent contre le catholicisme de grands efforts. Leur serpent, non pius que les autres, n'y put faire qu'user ses dents. Vay, TÉTfi PB BopBOMcr, ÉoNs, etc.

Iloap, — roi des démons de midi. On peut l'évoquer de trois heures du malin à midi , et de neuf heures du soir à minuit ■.

, 7- VOy, iMAGINATIOrr.

— espèce de latins domestiques qui se rôtirent dans les endroits cachés de la maison , sous des tas de bois. On les jiourrit des mets les plus délicats , parce qu'ils apportent à leurs matlres da blé volé dans les greniers d'antrui. — On dit que la manufacture des Gobelins à Paris doit son nom à quelques follets qui , dans l'origine , venaient travailler avec les ouvriers et leur apprendre à faire de beaux lapis. C'est d'eux , ajoute-ton , qu'on lient le secret des riches couleurs.

Gobes. — On appelle gobes , dans la campagne , des boules sphériques que Ton trouve quelquefoià dans l'estomac des animaux ruminants , et qui pont formées de poils avalés spontanément, môles de fourrages et agglutinés par les sucs gastriques. On persuaderait difRcilemenl à la plupart des gens de la campagne , que ces boules ne sont pas Peifet d'un sort*.

Goâe»l«». — Lorsqu'on prêcha la première croisade dans le diocèse de Maëstricht, une bulle permettant aux vieillards et aux infirmes de s'exempter du voyage de Terre-Sainte moyennant une certaine conlributiou, un meunier, nommé Godeslas , qui était en même temps riche , v^çux et usurier, s'arrangea de manière qu'il nç donna que cinq iparcs d'afgent pour avoir la liberté de rester à son moulin. Ses voisins rapportèrent à celui qui levait l'inipôt que le meunier Godeslas pouvait donner quarante marcs sans se gêner, et sans diminuer l'héritage de ses enfants; mais 'il soutint le contraire , et persuada si bien le dispensateur, qu'on le laissa tranquille. Son imposture, dit la légende, fut punie. — Un

' tVienis, în fseudomonarchia dsmon.

s Salgues, Des JBmura et d«a |iréjuiéff t. IJ, p. 14.

jonr que, dans le cabaret, il avait raillé les pèlerins qui faisaient le saint voyage, leur disant : « Il faut convenir que vous ^s ibus d'aller traverser les mers et risquer votre vie, tandis que, pour cinq marcs d'argent , je reste dans .ma maison, et que j'aurai autant de mérite que vous , » il advint ce qui suit : -^ De retour en s(m logis , le meunier s'étant couché, entendit tourner la meule de son moulin , et toute la machine se meMre .en mouvement d'elle-même , avec le ^rujt ^pccoutumé. Il appela le garçQn , e^t b^i dit d'aller voir qui faisait tour^ier le ^noulin. Ce,lui-c;i y alla ; mais il fut si effrayé qu'il rentra sans trop savoir ce qu'il avait vu. a Ce qui se passe dans votre ii(ioulin m'a tçllement ,épouvamlé , répondit-il, que, quand on /^n'assommerait , je n'y retournerais point. » — 0 Fût-ce Ip diable , s'écria le meunier, j'irajet je le verrai. » — Il saute donc à bas du lit ; il met ses chausses, il ouvre la porte de son moulin, il entre et voit deux grands chevaux noirs gardés p^r un nègre , qui lui dit : « Monte ce cheval , il est préparé pour toi. » — Le meunier, tremblant, cherchait à s'esquiver; le diable lui cria d'une voix terrible : « ttus de r^ard ! été ta robe, et suis-moi.... » Or, Godeslas portait une petite croix attachée à sa robe ; il ne réfléchit point que ce signe le garantis^ sait; il fit ce qu'on lui commandait, et grimpa sur le cheval noir, ou plutôt sur le démon qu'on lui disait de monter. Le diable ae jeta sur l'autre cheval, et ces quatre personnages s'éloignèrent , allant aux enfers. Là on fit voir au meunier une chaise enflannnèe , où f'on n^ pouvait attendre ni tranquillité , pi fi^s , et QQ lui dit : 0 I^u vas retourtior dans ta mai- ^n , tu mourras dans trois jours , et tM reviendras ici pour y passer l'éterniitié tout entière sur cette chaise brûlante. » A ^çes ^roles, le diable reconduisit ,God^slas' i^ ^op moulin. Sa femme, qui trouvait son absence longue , se leva enfin , e,t fut étonnée de Ip voir étendu sur le carreau , ipourant (jle peur. Comme il parlait de l'enfer, du diable , de 1^ p3ort , .(^'.une chaise ardente , on envoya chercher un prêtre pour le rassurer. « Jjç n'ai pas besoin de me confesser, dil-il au prêtre, mon sort est fixé. Ma chaise est prêlç, jaji^ mort arrive dans trois JQurs ; ma peinte est inêvitajble. » £t ce malheureux nao.unut sans vouloir se reconnaître «.

Godwîn , — écrivain anglais qui a publié la Vie des Nécromanciens , ou histoire des p^sonnages les plus célèbres auxquels on a aUri-

> Casarli Heistcrbach. de contritione, lib. 'J, Mii^cj, cap. 7>

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