‹ Dictionnaire infernal, ou Recherches et anecdotes sur les démonsChapitre 155 sur 319 · GAI · texte numérisé non relu

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les femmes du pays regardaient comme an préservatif contre toute fascination et sortilège. Aussi le diable ne le pot emporter, mais le laissa près de la porte. £Ue assura aussi qu'en revenant un jour du sabbat, elle vit le diable en forme d'homme noir avec six cornes sur la tôte, jine queue au derrière, deux vidages, etc. ; qu'ayant été présentée à lui> elle en reçut une grosse poignée d'or ; qu'il la ât renoncer à son Créateur, à la Sainte-Vierge , k lous les saints et à tous ses parents K

Gratidia, — devineresse qui trompa Pompée, comme le rapporte Horace: car lui aydnt demandé l'issue de la guerre de Fharsale, elle l'assura qu'il serait victorieux; néanmoins il fut vaincu*.

Gratoulet, — insigne sorcier qui apprenait le secret d'embarrer ou nouer Taiguillette , et' qui s'était vendu à Beizébulh. H donna des leçons de sorcellerie à Pierre Aupetit , condamné en 1598.

Cirefttrakei (Valentin) , — empirique qui fil du bruit en Angleterre dans le dix-sep* tième siècle; il était né en Irlande en 4628. On ignore la date de sa mort. II remplit de brillanls emplois , mais il avait la tête dérangée ; en 4662> il lui sembla entendre une voix lui dire qu'il avait le don de guérir les écrouelles; il voulut en user et se crut même appelé à traiter toutes les maladies : ce qui lui attira une grande célébrité. Cependant une sentence de la cour de l'évèque de Lismore lui défendit de guérir. Sa méthode consistait à appliquer les mains sur la partie malade et à faire de légères frictions de haut en bas. 11 touchait même les possédés , qui tombaient dai\s des convulsions aussi tôt qu'ils le voyaient ou rentendaiient parler. Plusieurs écrivains se moquèrent de lui. Saint -Ëvremont écrivit contre la crédulité qu'on lui accordait. Mais Greatrakes a eu des défenseurs, et Deleuze, dans ^n Histoire du magnélisnie animal, l'a présenté sous' un jour qui fait voir que c'était un magnétiseur.

Orégoiré'Vll (saint), Tun des plus grands papes, sauva TEurope au onzième siècle.

Comme il fit de grandes choses pour l'unité , il eut des enfnemiâ dans tous les hérétiques, et en dernier Heù dans les protestants, qui l'accusèrent de magie et même de commerce avec te diable. Leurs mensonges furent stupidement répétés par les catholiques. Ce saint pape vient d'être vengé ; car l'histoire qui lui rend

* Delancre, Tabl. de l'inconstance des démons, etc., liv. TV, p, 132.

' Delancre, Tabl. de rinconstance des démons, etc., Uv. 11,^. 03.

justice enfin est écrite par un protestant

(Voigt).

Ch>êl«. — Chez les Romains, lorsqu'une nuée paraissait disposée à se résoudre en grêle, on immolait des agneaux, ou par quelque incision à un doigt on en faisait sortit* du sang, dont la vapeur, montant jusqu'à la nuée, l'écartait ou la dissipait entièrement : ce que Sénèque réfute comme une folie ^.

Oreniêr (J&4N), — loup-garou qui florissaifr vers l'an 4600. Accusé d'avoir mangé des enfants par Jeanne Garibaut , et pa^ d'autres , quoiqu'il eût à peine quinze ans, il aVoua qu'il était fils d'un prêtre noir (prêtre du sabf* bat) qui portait une peau de loup % et qui lui avait appris le métier. On ne sait ce que devint ce jeune homme. — Voy, Poirier et PiBBRB Labourant.

OreaottiUa.—- On n'ignore pas cet admira bie secret des paysans, que la grenouille des buissons, coupée et mise sur les reins, fait tellement uriner que les hydropiques en sont guéris — Vo|/. Messib des JtJirs, Tremble*

MBNTS de terre , etC.

OrîAon. — Brown' assure qu'il y a des griffons, c'est-à-dire des animaux mixtes, qui par-devnnt ressemblent à l'aigle et par derrière au lion, avec des oreilles droites, quatre pieds et une large queue.

Origri, — ttémon familier que l'on voit chez les Américains , et surtout dans les forêts du Canada et de la Guinée ^.

Orîltattdiif (Paul), — Castillan, auteur d*un traité des maléfices (De maleficiis), publié à Lyon en 1555, d'un traité des Sortilèges, des Lamtês , de la Torture , etc. , Lyon , 453^ , et de quelques autres ouvrages de ce genre. Il conte quelque part qu'un avocat ayant été noué par un puissant maléfice, que nul art de médecine ne pouvait secourir, eut recours à un magicien qui lui fit prendre, avant de dormir, une certaine potion , et lui dit de ne s'eflfirayer de rien. A onze heufes et demie de la nuit survint un violent orage accompagné d'éclairs ; il crut d^abord que la maison lui tombait sur le dos ; it entendit bientôt de grands cris , des gémissements , et vit dans sa chambre une multitude de personnes qui se meurtrissaient à coups de poing et à coups de pied, et se déchiraient avec les ongles et les dents; il reconnut une certaine femme d'un viHage voisin, qui avait la répu-

» Lebrun, t. !•»■, p 376.

I 3t M. Jales Gàrinut, Histoire de la mugie eft Ft&nce, p. 173.

** l^sài sur les erreurs, etc., 1. 1»*", p. 294.

* Wierus, de Prwstig., p. 119,

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