‹ Dictionnaire infernal, ou Recherches et anecdotes sur les démonsChapitre 18 sur 319 · ALP · texte numérisé non relu

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certain 0"<*snel, joyeux qiiinraillier do Dijon, aftu!)lé du nom que le fameux appelant a tant atlrislé. Elle est devenue rare, attendu qu'elle fut supprimée pour quelques prédictions trop hardies. Nous ne la citons qu'à cause de son titre. Les jansénistes y répondirent par un lourd et stupide pamphlet dirigé contre les jésuites et supprimé également. Il était intitulé : Almanach de Dieu, dédié à M. Carré de Montgeron, pour Tannée 4738, in-24, au ciel

Almogaoenses , — nom que les Espagnols donnent à certains peuples inconnus qui, par le vol et le chant des oiseaux, parla rencontre des bêtes sauvages et par divers autres moyens, devinaient tout ce qui devait arriver. a Us conservent avec soin, dit Laurent Yalla, des livres qui traitent de cette espèce de science, où ils trouvent des règles pour toutes sortes de pronostics. Leurs devins sont divisés en deux classes : Tune de chefs ou de maîtres, et l'autre de disciples et d'aspirants. » — On leur attribue aussi l'art d'indiquer nonseulement par où ont passé les chevaux et les autres bètes de somme égarées, mais encore le chemin qu'auront pris une ou plusieurs personnes ; ce qui est très-^utile pour la poursuite des voleurs. Les écrivains qui parlent des Almoganenses ne disent ni dans quelle province ni dans quel temps ont vécu ces utiles devins.

Almuchéfi , — voy, Bacon.

Alm^lu• (Salomon), — auteur d'une explication des songes en hébreu. In-8®. Amsterdam, 4642.

Alooer, — puissant démon, grand-duc aux enfers; il se montre vêtu en chevalier, monté sur un cheval énorme ; sa figure rappelle les traits du lion ; il a le teint enflammé, les yeux ardents ; il parle avec gravité ; il enseigne les secrets de l'astronomie et des arts libéraux ; il domine trente-six légions.

Alogrious, — voy. Alrvy.

Alomancîe , — divination par le sel , dont les procédés sont peu connus. C'est en vertu de l'alomancie , qu'on suppose qu'une salière renversée, est d*un mauvais présage.

Alopécie, — sorte de charme par lequel on fascine ceux à qui l'on veut nuire. Quelques auteurs donnent le nom d'alopécie à l'art de nouer l'aiguillette. Voy, Lig.\titres.

Alouette , — voy, Casso .

AlphîtomamcSe , — divination par le pain d'orge ; cette divination importante est trèsancienne. Nos pères, lorsqu'ils voulaient dans plusieurs accusés reconnaître le coupable et obtenir de lui l'aveu de son crime , faisaient manger à chacun des prévenus un rude mor-

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ceau de pain d'orge. Celui qui l'avalait sans peine était innocent \ le criminel se trahissait par une indigestion *. C'est même de cet usage, employé dans les épreuves du jugement de Dieu , qu'est venue l'imprécation populaire : — Je veux , si je vous trompe , que ce morceau de pain m'étrangle I — Voici comment se pratique cette divination, qui, selon les doctes, n'est d'un effet certain que pour découvrir ce qu'un homme a de caché dans le cœur. On prend de la pure farine d'orge ; on la pétrit avec du lait et du sel ; on n'y met pas de levain ; on enveloppe ce pain compacte dans un papier gras, on le fait cuire sous la cendre ; ensuite on le frotte de feuilles de verveine et on le fait manger à celui par qui on se croit trompé , et qui ne digère pas si la présomption est fondée. — Il y avait, près de Lavinium, un bois sacré où Ton pratiquait Taiphitomancie. Des prêtres nourrissaient dans une caverne un serpent, selon quelques-uns ; un dragon, selon d'autres. A certains jours on envoyait des jeunes filles lui porter à manger ; elles avaient les yeux bandés et allaient à la grotte, tenant à la main un gâteau fait par elles avec du miel et de la farine d'orge. « Le diable , dit Delrio , }eâ conduisait leur droit chemin. Celle dont le serpent refusait de noanger le gâteau n'était pas sans reproche. ^

Alphonse X, — roi de Castille et de Léon , surnommé l'Astronome et le Philosophe, mort en 1284. On lui doit les Tahlos Alphonsines, C'est lui qui disait que, si Dieu l'avait appelé à son conseil au moment de la création , il eût pu lui donner de bons avis. Ce prince extravagant croyait à l'astrologie. Ayant fait tirer l'horoscope à ses enfants, il apprit que le cadet serait plus heureux que l'aîné, et le nomma son successeur au trône. Mais malgré la sagesse de cet homme , qui se jugeait capable de donner des conseils au créateur, l'ainé tua son frère cadet, mit son père dans une étroite prison et s'empara de la couronne; toutes choses que sa science ne lui avait pas révélées.

Alpîel , — ange ou démon qui , selon le Talmud, préside aux arbres fruitiers.

Alrinaoh , — démon de l'Occident , que les démonographes font présider aux tempêtes, aux tremblements de terre , aux pluies , à la grêle, etc. C'est lui qui submerge les navires. Lorsqu'il se rend visible , il paraît sous les traits et les habits d'une femme.

AIruaes , — démons succubes ou sorcières, qui turent mères des Huns. Elles prenaient

I Pelrio dis()u|sit, rnagic, lib. iv, cap. 2, qumai. 7.

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