‹ Dictionnaire infernal, ou Recherches et anecdotes sur les démonsChapitre 17 sur 319 · ALL · texte numérisé non relu

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élU do TèlMuz , — Qoaae du monastère de Saintr-Plerre de Lyon , qui s'échappa de son couvent au commencemenl du seizième siècle, mena mauvaise vie et mourut misérablement. Son âme revint après sa mort. Cette histoire a été éprite par Adrien de Montalembert, aumônier de François I"*.

AUmUUI, — cri d'allégresse dea Kamts* cbadales ; ils le répètent trois fois à la fête des balais, en l'honneur de leurs trois grands dieui, Fili(U^hmU^hi, la père; Touiia^ son fils, et Gaëlch, son petitr&ls. La fàte des balais consiste, cbea ces peuples sales, à balayer avec du bouleau le foyer de leurs cabanes.

AlMtt« , — voy, Ettbila.

Alléluia, — mot hébreu qui signifie louange à Dieu. Les bonnes gens disent encore dans plusieurs provinces qu'on fait pleurer la sainte Vierge lorsqu'on chante alléluia ^ndant lecarême». — !1 y avait à Chartres une singulière conlume. A l'époque où l'on cesse léchant, Talleluia était personnifié et représenté par une toupie qu'un enfant de chœur jetait au milieu de régTise et poussait dans la sacristie avec un fouet. Cela s'appelait VAUeluia fouetté. — On appelle trèfle de Talleluia une plante qui donne , vers le temps de Pâques , une petite fleur blanehe étoilée. Elle passe pour un spécifique contre les philtres. Voy. Alkal.\laÏ.

Aline. — Voici un de ces traits qui accusent l'ignorance et la légèreté des anciens juges de parlement. — Allix , mathématicien, mécani'cien et musicien , vivait à Aix en Provence , vers le milieu du dix-septième siècle ; il fit un squelette qui , par un mécanisme caché , jouait de la guitare. Bonnet, dans son Hiêlotte de la Musique^ page S2, rapporte l'histoire tragique de ce pauvre savant. Il mettait au cou de son squelette une guitare accordée à Funisson d'une autre qu'il tenait lui-même dans ses mains, et plaçait les doigts de l'automate sur le manche ; puis , par un temps calme et serein, les fenêtres et la porte étant ouvertes, il s'installait dans un coin de la chambre et jouait sur sa guitare des passages que le squelette répétait sur la sienne. |l y a lieu de croire que l'instrument résonnait à la manière des harpes éoliennes, et (jpe le mécanisme qui faisait mouvoir les doigts du squelette n^était pour rien dans la production des sons. (Nous citons M. Fétis» sans l'approu-

' La merveilleuse Histoire de l'esprit qui depuis naguère s*e8t apparu au mohaiitére des religieuws dcSaint* Pierre de Lyon, etc., par Ad. de Montalembert. Paris, 1528, petit in*4'* gnthlquo. Wttyet dans les Léfettdes infernales ÂUs de Télieux.

' Thiers, Traité des superstitions.

^ Bic^aphis universelle des musiciens.

— ALM

ver , et nous le renvoyons aux automates musiciens de Vaucanson, qui n'étaient pas des harpes éoliennes).— Quoi qu'il en soit , poursuit le biographe, ce concert étrange causa de la rumeur parmi la population superstitieuse de la ville d'Aix ; Allix fut accusé de magie, et le Parlement fît instruire son procès. Jugé par la ciiambre de la Tournelle , il ne put faire comprendre que l'effet merveilleux de son automate n'était que la résolution d'un problème mécanique. L'arrêt du Parlement le condamna à être pendu et brûlé en place publique, avec le squelette complice de ses sortilèges ; la sentence fut exécutée en 1664. »

AlnuinMb. — Nos àncétres du Nord traçaient le cours des lunes pour toute Tannée sur un petit morceau de bots carré qu'ils appelaient al-mon-agi (observation de toutes les lunes) : telles sont, sekm quelques auteurs, l'o* rigioe des afaninachs et l'étymologie de leur nom. D'autres se réclament dos Arabes, cbex qui al-œanack veut dire le mémorial. -*- Les Chinois passent pour les plus anciens faiseurs d'Blmaaâcbs, Kous n'avons que douze cûastel^ lations ; ils eo oui vingb-huit. Toutefois leurs almanachs ressemfaieot à ceux de lïfotthieu Laensbergh par les prédictions et les décrets dont ils sont farcis ^ Bayle racoate l'anecdote suivante, pour faire voir qu'il se rencontre des hasards puérils qui éblouissent les petits asprits sur la vanité de l'astrologie. Marcellus , professeur de rhétorique au collège de Lisieux, avait composé en latin l'éloge du maréqhal de Gassion, mort d'un coup de mousquet au siège de Lens. Il était près de la réciter eo public, quand on représenta au recteur de PUniver*site que le maréchal était mort dans la religion prétendue réformée , et que son oraison funèbre ne pouvait être prononcée dans une université catholique. Le recteur convoqua une assemblée où il fût ré^tu , à h pluralité des voix , que l'observation était joalte MArœllus ne put donc prononcer son p^nég^riquo ; et les partisans de l'astrologie triomphèrent en faisant remarquer à tout le mopde que« dans l'Almanach de Pierre Larrivey pour cette même année 1648 , entre autres pçédiçjjoQS , il se trouvait écrit en gros ca^çictères : X«âTIN PERDU!

Almanaah dn Bîablei ^contenant des pré^ dictions très-curieuâes pour les annéos.i737 et 1738, aux enfers, in-24. Cette plaisanterie contre les jansénistes était l'ouvrage d'un

« L'Almanach de Matthieu Laensbetgh commença ft paraître en 1636. Mais avant lui on avait déjà des an* suaires de mêmenature. Fischer a découvert a Mayence, en 1804, un almanach imprimé ponf U67, tout à fatt i la naissance de l'imprimerie.

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